Essentielles librairies

  • Tracts (N°26) - Essentielles librairies Nouv.

    « Voilà donc une ambition véritable, celle de traquer le vrai, et de participer à le rendre visible, lisible. » Christian Thorel

    « Le seul conseil qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions. » (Virginia Woolf. « L'Art du roman ») Rien, dans aucune librairie, ne saura jamais s'opposer à la liberté de choix laissée à chacune et chacun. À quoi bon des librairies, direz-vous ? Les librairies sont les lieux privilégiés et ordonnés de la présence des livres, celle de leur matérialité et de leur lumière, sans lesquelles aucune décision n'est permise. La possibilité d'évoluer parmi eux associe au silence nécessaire des livres la parole de ceux qui en sont au quotidien les jardiniers. Appelons les libraires.

  • "(Ce peu de bruits qui parviennent encore jusqu'au coeur, coeur de presque fantôme. Ce peu de pas risqués encore vers le monde dont on dirait qu'il s'éloigne, quand c'est plutôt le coeur qui le fait, de mauvais gré. Pas de plainte là-dessus toutefois, rien qui couvrirait les ultimes rumeurs ; pas une seule larme qui brouillerait la vue du ciel de plus en plus lointain. Paroles mal maîtrisées, mal agencées, paroles répétitives, pour accompagner encore le voyageur comme une ombre de ruisseau.)"

  • Rue de l'Odéon

    Monnier Adrienne

    "Adrienne Monnier était comme un jardinier, et dans la serre de la rue de l´Odéon où s´épanouissaient, s´échangeaient, se dispersaient ou se formaient les idées en toute liberté, en toute hostilité, en toute promiscuité, en toute complexité, souriante, émue et véhémente, elle parlait de ce qu´elle aimait : la littérature." Jacques Prévert évoquait ainsi la fondatrice de « La Maison des amis des livres ». Inaugurée en 1915 au 7, rue de l´Odéon, cette librairie devient très vite le rendez-vous du Tout-Paris littéraire. Louis Aragon, Walter Benjamin, André Gide, Nathalie Sarraute, André Breton s´y croisent lors de lectures, expositions ou soirées musicales. Foyer de la vie culturelle de l´entre-deux guerres, dont la renommée franchira les frontières françaises avec la traduction en 1929 de l´Ulysse de Joyce, édité par Adrienne Monnier, ce lieu mythique est indissociable de la personnalité qui l´habite et l´anime. Autoportrait d´une femme de passion et d´idées, subtile évocation de l´incroyable atmosphère d´émulation qu´elle sut créer autour d´elle, ce livre de référence est avant tout un hommage à la littérature.

  • Quelle est la place des librairies dans l'imaginaire collectif ? Quel a pu être et est encore leur rôle dans l'histoire de la littérature ? Dans la vie des idées ? Pour répondre à ces questions, Jorge Carrión a beaucoup lu. Et beaucoup cheminé, sur les cinq continents. De Sydney à Buenos Aires, de Londres à San Francisco, Paris ou Tanger, il nous emmène sur les traces du livre et de sa circulation. Poussant les portes de ces lieux qu'il aime et dont il éprouve un besoin vital : les librairies, leurs rayonnages et leurs secrets. L'auteur ne mène pas seulement son enquête dans l'espace. Il le fait également dans le temps, évoquant aussi bien les origines de la librairie que les formes actuelles de diffusion du livre, volontiers dématérialisées et virtuelles. Mais ses périples ne s'arrêtent pas là : ce sont encore des circuits culturels et politiques que Jorge Carrión met en lumière, tant le livre peut s'avérer une arme de résistance d'une puissance redoutable. Et la librairie, le lieu qui révèle toute sa force, l'endroit où l'écriture prend sens. Au fil des pages, porté par une érudition personnelle, Jorge Carrión exprime son amour de la littérature et de la librairie dans un ouvrage singulier qui relève tour à tour de l'essai, de la chronique et du livre de voyages. Mais qui est avant tout le fruit d'une curiosité insatiable et toujours gourmande. Traduit de l'espagnol par Philippe Rabaté Jorge Carrión est né en Espagne, à Tarragone, en 1976. Il a publié de nombreux essais et récits de voyage. Il est également l'auteur d'une trilogie romanesque très remarquée. Librairies est le premier de ses livres traduits en français.

  • Présentation d'une des facettes du métier de libraire : le financement et la rentabilité des stocks. Les lois de l'offre et de la demande, l'assortiment, l'achat, le transport et la réception des marchandises, ainsi que l'inventaire sont notamment détaillés.

  • Quand on flâne entre les rayons, on oublie souvent que le libraire est là qui nous observe. Et quand l'un d'eux épingle nos bizarreries et nos manies d'une plume malicieuse, il peut en faire un joyeux jeu des sept familles, caustique et cocasse. Vous reconnaîtrez-vous dans un des lecteurs de ce savoureux recueil de portraits et d'anecdotes ?

  • Bienvenue à Wigtown, charmante petite bourgade du sud-ouest de l'Écosse. Wigtown, son pub, son église... et sa librairie - la plus grande librairie de livres d'occasion du pays. De la bible reliée du XVIe siècle au dernier volume d'Harry Potter, on trouve tout sur les kilomètres d'étagères de ce paradis des amoureux des livres. Enfin, paradis, il faut le dire vite...
    Avec un humour tout britannique, Shaun Bythell, bibliophile, misanthrope et propriétaire des lieux, nous invite à découvrir les tribulations de sa vie de libraire. On y croise des clients excentriques, voire franchement désagréables, Nicky, employée fantasque qui n'en fait qu'à sa tête, mais aussi M. Deacon, délicieux octogénaire qui se refuse à commander ses livres sur Amazon.
    Entre 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff et Quand j'étais libraire de George Orwell, Le Libraire de Wigtown invite le lecteur à découvrir l'envers du décor : si l'amour de la littérature est primordial pour exercer le métier de libraire, on y apprend qu'il faut aussi un dos en béton et une patience de saint !

  • " Il est des textes dont l'intérêt est tel que l'on finit par oublier les circonstances qui entourèrent leur publication et qui deviennent quasi intemporels, presque éternels [...], ainsi en est-il de la Lettre sur le commerce de la librairie de Denis Diderot. Si la Lettre a acquis un tel statut, c'est au prix d'un véritable détournement de signification. Intitulée initialement Mémoire sur la liberté de la presse, fondatrice en matière de défense de la liberté d'expression, elle a pris un tout autre sens dans l'Histoire. Rédigée fin 1763, publiée seulement en 1861, brandie par Bernard Grasset en 1937 pour contrer les propositions du ministre Jean Zay, puis à nouveau lors des débats préparatoires au vote de la loi [sur la propriété intellectuelle et littéraire] de mars 1957, elle est aujourd'hui tirée du linceul où dorment les grandes oeuvres, comme chaque fois qu'un péril réel ou supposé semble menacer le monde de l'édition. " Jean-Yves Mollier

  • Le commerce électronique détient aujourd'hui 20 % du marché français du livre imprimé. Il exerce une concurrence croissante sur les librairies indépendantes et sur les grandes surfaces culturelles, que ce soit par la taille de l'offre ou par le biais d'avantages divers. Quelles innovations ces opérateurs apportent-ils à la vente au détail ? Qui sont leurs consommateurs et de quelle manière s'approprient-ils les nouveaux services en ligne tels que les commentaires de lecteurs ou les recommandations automatiques ? Amazon et les autres détaillants numérique ont-ils une influence sur les pratiques d'achat ou sur le modus operandi des maisons d'édition ? Et, plus largement, quels modes de consommation contribuent-ils à façonner ? À travers une enquête menée auprès de sites marchands, d'éditeurs et de lecteurs-consommateurs, Vincent Chabault analyse - avant le prochain essor du livre numérique - les répercussions de la révolution du commerce en ligne sur l'organisation des marchés culturels.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Plus de cent écrivains rêvent, réfléchissent et se souviennent, pour que vive la librairie, lieu essentiel et fragile. Maître de conférences à Sciences-Po, secrétaire de la Journée du livre politique, D. Reynié a fondé une association, Un livre à soi, pour favoriser la lecture chez les gamins de banlieue.

  • Pour le livre également, la révolution numérique est en marche. Les libraires français en sont bien conscients et n'entendent pas en rester des acteurs passifs. D'où le présent rapport, fruit d'un travail de plusieurs mois d'une commission réunie par l'ALIRE (Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques) et le SLF (Syndicat de la librairie française). Point par point, ses auteurs répondent aux grandes questions posées par le développement de l'édition électronique et identifient les défis qu'elle lance aux professions du livre.
    Comment permettre aux libraires de jouer un rôle concret dans le nouvel environnement du numérique ? Y a-t-il un risque de voir disparaître certains prescripteurs traditionnels ? Quel sera l'impact de la numérisation sur l'enrichissement des fonds et sur l'élargissement de l'offre éditoriale ? Comment les auteurs eux-mêmes envisagent-ils l'arrivée du numérique ? Autant de questions posées à tous les acteurs de la chaîne du livre - auteurs, éditeurs, diffuseurs, distributeurs et libraires -, qui ont tout à gagner à accompagner, en douceur, la mutation de leurs métiers en concertation avec les organisations professionnelles et interprofessionnelles qualifiées.

    Site dédié : www.accueillirlenumerique.com COEDITION CAHIERS DE LA LIBRAIRIE ; PDF WATERMARKE PAR EPAGINE ; SANS DRM Pour toute information sur la distribution de ce format, contacter le Syndicat de la Librarie Française = 01 53 62 23 10 / slf@nerim.fr

  • Propos sur le métier de Libraire. Conversations sur le commerce des livres est la réunion de six grands entretiens réalisés par Olivier Carrérot en avril 2013 avec sept responsables de six librairies françaises : Compagnie (Josette Vial) et Le Divan (Philippe Touron) à Paris, Millepages (Pascal Thuot) à Vincennes, Tonnet (Jean-Jacques Tonnet) à Pau, L'Arbre à Lettres Mouffetard (Isabelle Schulmann & Antoine Fron) à Paris et Ombres Blanches (Christian Thorel) à Toulouse. Ces six conversations « thématiques » sont précédées d'une introduction. Lors de ces échanges, lucides et vivants, parfois graves mais où l'humour et l'humilité ne sont pas absents, sont passés à la moulinette tout ce qui fait le quotidien d'une librairie : de l'assortiment (stock, offre, fonds/nouveautés, rotation.) au rôle du libraire dans son rapport au lieu, à son équipe, à ses clients, à son quartier, à sa ville en passant par le travail avec les diffuseurs, la gestion et le management, l'accueil, le conseil et la vente en magasin, l'animation du magasin (tables, vitrines, débats, lectures, signatures,.), la vente en ligne, le numérique ou encore la transmission.

  • Troyes, Paris, Amsterdam, Anvers, Lyon...
    Au gré de ses souvenirs, Guillaume Pradel, libraire et cartographe, nous fait voyager de ville en ville, au temps des guerres de religion. Retraçant la vie de son père et celle de son grand-père, libraires-typographes eux aussi, il évoque la haine réciproque des deux hommes, leur foi fanatique, l'un catholique, l'autre devenu protestant.
    Le milieu des imprimeurs est difficile, le travail est acharné, les rivalités sont grandes et l'on déplaît si vite au roi que le métier est dangereux. Pourtant, en ces temps obscurs ravagés par la peste noire et les haines religieuses, malgré une histoire et une enfance mouvementées, Guillaume choisira cette voie. Fasciné par les progrès des sciences et des techniques, ami de la raison humaniste et du savoir éclairé, il rencontre philosophes et astronomes de son époque, et le cours de sa vie en est bouleversé. En proie au doute, ballotté par des événements auxquels il tente de donner un sens, Guillaume cherche une raison au chaos du monde. Animé par une soif inextinguible de connaissance, il trouve dans son ami Jean des Sept-Écluses, marin et marchand à l'esprit aventurier, son alter ego. Ensemble, ils décident de partir pour le Nouveau Monde.
    Traduit de l'italien par Jacques Barbéri.
    Amineh Pakravan est née en 1946 en Iran. Après des études secondaires au lycée franco-iranien de Téhéran, elle effectue des recherches d'histoire sous la direction de Georges Duby, à Aix-en-Provence. Viticultrice, elle vit en Toscane.
    Le Libraire d'Amsterdam est son premier roman. Il a reçu le prix Molinello (2006), le prix Elio Vittorini (2006) et a été finaliste des prix Berto et Chianti (2006).

  • Cybernétique, images numériques, manipulations génétiques, informatique : à l'aube du XXIe siècle le retour en force de l'immatériel. Un essai qui accompagne une exposition au Centre Pompidou.

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