Arrien

  • Pour atteindre le bonheur, tout est question d'attitude. Sur l'avis des autres, la richesse, la chance ou la mort, nous n'avons pas de prise. C'est donc aux opérations de l'âme qu'il faut accorder tous nos soins, et apprendre à jouir des choses matérielles sans nous y attacher. Désirer que les choses arrivent comme elles arrivent, voilà la clef pour Épictète. En illustrant cette voie de manière concrète, il expose avec simplicité et sagesse une manière différente de voir le monde, qui affranchit l'homme des angoisses et des préoccupations de sa condition.
    Compilé par Arrien, le Manuel est suivi de morceaux choisis parmi les Entretiens avec ce même disciple : « À ceux qui craignent la pauvreté », « Contre les gens querelleurs et méchants » ou « Pour ceux qui parlent trop aisément d'eux-mêmes »...

  • Ce volume offre une nouvelle traduction française de deux textes majeurs de l'historien grec Arrien de Nicomédie (actif sous Hadrien, qui régna de 117 à 138). L'Art tactique d'Arrien, qui n'avait pas fait l'objet d'une traduction française depuis 1758, est un manuel militaire composé de deux parties, la première étant destinée à enseigner au lecteur de quelles unités se composent les armées de l'âge hellénistique, et quelles manoeuvres les phalanges ou les cavaliers sont susceptibles de devoir exécuter dans toutes les circonstances que peut offrir un combat. La seconde partie offre au lecteur une description saisissante des exercices pratiqués par la cavalerie romaine de son temps. L'Histoire de la Succession d'Alexandre, quant à elle, était un vaste ensemble historique composé de dix livres, qui racontait avec abondance de détails les trois années qui suivirent la mort du Conquérant à Babylone en juin 323. Elle embrassait la première guerre des Diadoques et allait jusqu'aux événements de l'hiver 320/319. Cette oeuvre n'est plus aujourd'hui connue que par un résumé byzantin du IXe siècle (fait par le patriarche Photios), et trois passages non résumés nous sont livrés par un témoin papyrologique et deux témoins médiévaux. C'est la première fois en France que ces témoignages sont réunis dans un même volume.

  • Arrien et Oppien ont chacun écrit une Cynégétique, c'est-à-dire un ouvrage sur la chasse au moyen des chiens, l'un en prose, l'autre en vers. Ces deux auteurs suivent une tradition, inaugurée par Xénophon d'Athènes, qui vise à vanter les bienfaits de la chasse et à en exalter les vertus aristocratiques. Les Grecs de l'Antiquité qui associaient les chasses mythiques au mode de vie de leurs ancêtres, s'étaient construit un univers, où les images reliées à chasse faisaient office de code, un code qu'exploitent Arrien et Oppien.
    Malgré ce but commun, les deux oeuvres diffèrent considérablement. Chez Oppien, l'animal est toujours dangereux, souvent étrange et même monstrueux ; le chasseur est un explorateur courageux qui fréquente des contrées où nul ne voudrait s'aventurer sans armes. Arrien est un stoïcien pour qui la chasse n'élève l'esprit que si elle est dénuée de cruauté ; l'animal sauvage est un adversaire que l'on doit respecter et même protéger.
    Au-delà de la chasse, chaque oeuvre nous offre une perspective fascinante sur la perception du monde naturel propre à son auteur et au monde ancien.

  • Le manuel d'Epictète

    Arrien

    Le Manuel invite à reconnaître l'impossibilité pour l'homme de contrôler ce qui ne dépend pas de lui : l'avis des autres, la richesse, la chance, les malheurs, la mort. L'idée à la racine de l'ouvrage est la nécessité de n'attacher d'importance qu'à ce qui dépend de nous : opinions, désirs, pensées, et autres « opérations de l'âme ».
    Le philosophe doit se concentrer sur ce qui est sous son contrôle, c'est-à-dire son âme, seule partie libre de son être. Vouloir changer ce qui ne dépend pas de lui rend l'homme malheureux, tandis qu'accepter son impuissance sur ces choses et ne s'occuper que de la partie de lui-même qu'il peut contrôler l'amène à un bonheur immuable et infini : cette distinction entre ce qui peut être contrôlé et ce qui échappe à la volonté humaine est la base fondamentale de la doctrine.
    Les trois principes pour l'ataraxie y sont développés, de manière à apprendre à distinguer ce qui dépend de soi et ce qui ne dépend pas de soi : concevoir et comprendre la fatalité, être indifférent aux événements extérieurs qui ne dépendent pas de soi, agir au mieux dans les domaines qui dépendent de soi.

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