Jean-Marie Fallu

  • Il est faux de croire que le fascisme n'avait pas élu domicile au Québec alors qu'il était en pleine émergence en Europe peu avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce numéro d'Histoire Québec explore diverses facettes de ce mouvement à l'aide de sources telles que des discours politiques, des photos ainsi que des caricatures et publicités tirées de journaux commandités par le Parti national social chrétien (PNSC) fondé par Adrien Arcand. Également dans ce numéro, un article soulignant les 100 ans du Cercle des Fermières du Québec par Louise Lagarde, présidente de l'organisme, un texte de Jean-Marie Fallu portant sur la chanson en Gaspésie et un portrait de l'enracinement du théâtre et de la musique dans la ville de Québec au dix-neuvième siècle.

  • «Répondre à un appel 911, c'est la pointe de l'iceberg.»Accident tragique, infanticide, noyade, agression sexuelle, proxénétisme, disparition, incendie, sauvetage d'enfants, identification judiciaire, poursuite routière, déploiement à l'étranger: autant d'interventions marquantes qui font vivre aux policiers et policières des émotions intenses, les forçant parfois à repousser leurs limites et à en subir les conséquences.Coeur policier regroupe les témoignages de 30 membres actifs ou retraités des diverses forces de l'ordre québécoises, dont plusieurs se confient pour la toute première fois. Avec générosité, ils se souviennent des gestes posés pour dénouer des situations de crise où leur apport s'est révélé vital.Au-delà des clichés et des stéréotypes réducteurs, on redécouvre le visage de ceux qui ont choisi de servir et d'aider avec professionnalisme, courage et humanité. Ce livre, qui inclut aussi le récit d'une survivante de la tuerie du Collège Dawson en 2006, leur rend un vibrant hommage.

  • Intitulé « La Gaspésie chantée », le dossier de ce numéro fera revivre aux lecteurs une époque où la fête et les rencontres étaient coutumes. Loin des grands centres, isolés, mais pas seuls, les Gaspésiens ont appris à chanter au rythme de la mer et des saisons et nombreux sont les artistes ayant émergé de cette région qui se sont illustrés sur la scène nationale. De ses origines folkloriques dans les « veillées » jusqu'à son évolution vers l'époque des chansonniers et de son véritable essor dans les années 1980 et 1990, ce dossier spécial présente notamment l'ensemble vocal Les Voix du Large de Gaspé, le témoignage du chansonnier Pierre Michaud ainsi qu'une entrevue avec le poète, chanteur et auteur de chansons Gilles Bélanger.

  • Le besoin d'aimer et d'être aimé est vieux comme le monde, tout comme l'est le désir de concrétiser l'amour entre deux êtres par le mariage. Le dossier thématique de ce numéro s'est intéressé à l'évolution des traditions entourant l'amour et le mariage depuis le 17e siècle - où le libertinage est coutume chez les Mi'gmaq - jusqu'à l'âge d'or du mariage dans les années 30 et aux unions libres d'aujourd'hui. Des chansons issues de la tradition orale nous renseignent sur toute l'importance du sentiment amoureux dès les années 1750. Quelques anecdotes entourant des mariages mixtes (entre anglophones et francophones, interdits par le clergé catholique) et clandestins sont évoqués ainsi qu'une histoire d'amour particulière unissant un couple ayant fêté leurs noces de platine (70 ans) en 2014.

  • Lorsque l'automne s'installe en Gaspésie, de nombreux villages se vident de leurs citoyens et de leurs travailleurs. Mais où sont-ils tous? Partis dans la forêt, à la chasse! Les premiers Gaspésiens ont appris l'art de la trappe et de la chasse chez les Mi'gmaq, ce qui a forgé le développement économique de la région. De génération en génération, la chasse a évoluée, s'est implantée pour devenir un moyen de subsistance puis une tradition pratiquée avec une ferveur quasi religieuse. Qu'elles soient vues comme utilitaires, louables, économiques, abusives ou destructrices, la chasse et la trappe ne laissent personne indifférent. Les textes de ce numéro font valoir différents point de vue sur cette tradition passionnante en nous faisant découvrir son histoire, sa magie, ses héros et ses défis.

  • La navigation le long des côtes accidentées de la péninsule gaspésienne a toujours été des plus périlleuses. On le doit à l'abondance des récifs et à l'absence, avant le milieu du 19e siècle, de phares et de cartes marines adéquates. Confrontés à d'épais brouillards imprévisibles, les navigateurs confondent parfois l'entrée de la baie des Chaleurs avec celle de la baie de Gaspé ou du fleuve Saint-Laurent. La Gaspésie s'avère donc ainsi la scène de centaines de naufrages et de tragédies humaines. Grâce à une abondance d'articles sur le sujet, le lecteur découvre au fil des pages de ce numéro un univers fascinant fait d'échouements, de mutineries, de pillages, de survivants et d'épaves... Des récits aux péripéties et aux dénouements tous plus imprévisibles les uns que les autres.

  • Le thème de ce numéro d'hiver de Magazine Gaspésie, le monde de l'enfance, particulièrement celle d'autrefois : celle des familles nombreuses, de la camaraderie, des rituels religieux, du voisinage tissé serré, des traditions. Sept auteurs se relaient pour évoquer le passé de manière pittoresque à travers des récits autobiographiques qui incluent les souvenirs de nul autre que René Lévesque! La chronique Archives donne quant à elle de nouveau la parole à Charles Robin, personnalité marquante du XVIIIe siècle dans la région. D'autres articles nous brosseront le portrait de municipalités (le poste de pêche Manche-d'Épée) ou d'individus engagés politiquement (Joseph Sasseville-Roy et Évariste Dubé). À noter qu'en collaboration avec le magazine, le Musée de la Gaspésie présentera également jusqu'en mai 2017 une exposition sur le thème de l'enfance.

  • Pendant longtemps, les Gaspésiens ont dû compter sur leurs propres moyens pour confectionner leurs vêtements. Les habits, plus fonctionnels qu'esthétiques, passent d'un enfant à un autre jusqu'à ce qu'ils soient recyclés dans la confection d'une courtepointe ou d'un tapis. Quelle place le vêtement a-t-il occupé dans l'histoire de la péninsule? Magazine Gaspésie dresse le portrait de la tradition vestimentaire gaspésienne en s'intéressant à celle des pêcheurs et des religieuses ainsi qu'aux métiers du vêtement et des artisans ayant marqué leur profession. À lire, notamment, le parcours du Syrien Michel Abdelnour, propriétaire d'un magasin général de Chandler, l'histoire de tante "Bake", une chapelière avant-gardiste de Cap-Espoir et l'itinéraire impressionnant de la jeune designer de mode Marie Geneviève Cyr, originaire de Carleton-sur-Mer, aujourd'hui enseignante et adjointe à la direction du programme BFA Design à la Parsons School For Design à New York.

  • Que mangeait-on autrefois? Dans quelles mesures la diversité du peuplement a-t-elle façonné une tradition culinaire bien gaspésienne? Des pratiques mi'gmaq à la cuisine familiale et traditionnelle et aux tables des restaurants, un art culinaire, un goût pour le bien-manger a pris forme en Gaspésie, marqué par des influences tant locales qu'étrangères. Les articles de ce numéro nous font découvrir des méthodes anciennes de préparation des aliments, comme la cuisson à la cambuse, pratique bien courante chez les pêcheurs d'autrefois, et la cuisine de camp de bûcheron des années soixante, entre autres. D'autres textes témoignent de plats marquants, comme le cipâte de Haute-Gaspésie, la « kiaude » d'Alma Pelletier de Pointe-Jaune ou les « langues de morues », un mets très prisé des Gaspésiens, mais pas par les visiteurs! Cuisiniers, mères de familles et restaurateurs sont à l'honneur dans cette édition parsemée de recettes d'antan que les lecteurs pourront s'amuser à cuisiner à la maison.

  • Ce numéro de printemps porte sur un sujet fascinant et pittoresque : la toponymie, livre ouvert sur la petite et la grande histoire d'une région. Les noms des villages, des lacs, des rivières, des routes et des rangs forment une toponymie unique qui permet de parcourir l'âme et la tradition orale de la Gaspésie. Magazine Gaspésie se propose de lever le voile sur l'origine de toutes ces appellations qu'elle soit amérindienne, particulièrement mi'gmaq, française ou britannique. Certaines dénominations sont plutôt baroques : à vous de découvrir ce qui se cache derrière la « craque-à-Madame-Chauvin »! Quelles sont les originalités de la toponymie gaspésienne par rapport au reste du Québec? Que dit-elle sur la mémoire collective particulière de la région? Au-delà des noms officiels existent également une pléthore d'expressions locales que le rédacteur Jean-Marie Fallu et plusieurs autres auteurs se plaisent à lister et à décrypter. Douze articles composent ce grand dossier.

  • D'où remonte la tradition du hockey dans la péninsule gaspésienne et qu'elle en a été l'évolution? À Gaspé, on fait mention de parties qui se tiennent sur la baie dès les années 1890. Ce numéro nous transporte à cette époque où des patinoires étaient improvisées sur des marres d'eau gelée et où l'on utilisait du crottin de cheval gelé comme rondelles et des catalogues comme jambières aux gardiens. Au quatre coin de la Gaspésie, chaque village avait ses patinoires, ses équipes de hockey ainsi que ses « glorieux ». Tant chez les joueurs que chez les partisans, le hockey est devenu au fil des ans une véritable passion et, avec la venue des arénas, le sport s'organisera et se développera afin de permettre à plusieurs Gaspésiens d'atteindre les rangs des professionnels. Ce dossier consacré à la fièvre du hockey accompagne l'exposition « Nos glorieux Gaspésiens » du Musée de la Gaspésie.

  • Nos faiseurs de bateaux, le numéro de août-novembre du Magazine Gaspésie, rend hommage à ces hommes, pour la plupart, qui en bâtissant des bateaux, permirent la pêche et le transport à une époque où les routes n'existaient pas encore dans cette région bordée par la mer. Nombreux furent ceux qui développèrent une expertise de pointe qu'ils transmirent ensuite de génération en génération, bien que désormais plusieurs techniques de fabrication se soient perdues au fil du temps. L'espace d'un numéro, découvrez ou revivez l'histoire de la Gaspésienne n° 20, des goélettes et flates de Carleton, des chantiers navals et celles, entre autres, du charpentier George Fallu et de Stanley Doucette « tout un constructeur de bateaux ».

  • Le Musée de la Gaspésie a le plaisir de présenter le tout dernier numéro du Magazine Gaspésie : Les gardiens de la mer. Partez à la découverte des phares qui jalonnent nos côtes et découvrez l'histoire de personnages mémorables qui y ont vécu. Vous y lirez, entre autres, des témoignages sur les phares de Fame Point (Pointe-à-la-Renommée) et de Cap Madeleine, découvrirez les phares flottants de Sandy Beach et les technologies du phare de Cap-Chat, retracerez l'historique des phares de Cap Blanc et de Cap D'Espoir, sans oublier les incontournables phares de Cap-des-Rosiers et La Martre ainsi que tous les autres. Lumière sur ces bâtiments emblématiques, autrefois repères pour la navigation, aujourd'hui symboles de notre histoire maritime.

  • C'est de tourisme dont il est question dans le plus récent numéro de Magazine Gaspésie. Avec ses paysages grandioses baignés par la mer, la région a toujours exercé un attrait chez ceux qui la visitent. Les premiers touristes issus de l'élite politique et financière y viennent à compter du milieu du 19e siècle. Mais ce n'est qu'une fois la ceinture routière complétée, en 1929, que la Gaspésie devient une destination touristique populaire. Les adeptes de l'automobile, influencés par la publicité gouvernementale, s'aventurent en pays pittoresque et viennent faire ce qui deviendra avec le temps le légendaire Tour de la Gaspésie. On le fait également à pied ou en vélo, pour le travail ou en famille. Aussi, allez à la rencontre des Gaspésien.ne.s Joseph Sasseville-Roy, Willie Tapp et Jeanne Bourque et découvrez Eugénie Lalonde-Ranger, fondatrice du premier musée de Percé, qui de touriste, deviendra collectionneuse.

  • Bien que chaque soldat ait une histoire qui lui est propre, tous partagent de fortes expériences collectives. Ces récits intimes, courageusement racontés tels qu'ils ont été vécus, ouvrent une perspective unique sur le parcours de chacun, ainsi que sur l'engagement du Canada envers la sécurité mondiale depuis plus d'un siècle.
    L'honorable Roméo Dallaire,
    lieutenant-général (retraité)

    Au service de la sécurité nationale et de la paix mondiale, les militaires des Forces armées cana­diennes déployés en mission sont témoins de drames horribles, quand ils ne sont pas carrément pris pour cibles. Ils reviennent souvent au pays meurtris, ayant laissé une partie de leur âme en zone de guerre. Pourquoi se sont-ils enrôlés? Comment leur mission s'est-elle dé­rou­lée? De quelle façon ont-ils vécu le retour au bercail? Pourquoi un si grand nombre d'entre eux ont-ils de la difficulté à réintégrer la vie civile?

    Ce livre réunit les histoires de 30 soldats et vétérans, dont plusieurs se racontent pour la première fois. Il jette un pont entre la communauté des mi­litaires, méconnue, et la population civile, qui ne comprend pas toujours les sacrifices faits pour elle.

  • Le milieu associatif étant le meilleur garant de la sauvegarde de notre patrimoine, il faut lui donner les moyens de jouer pleinement le rôle qu'on lui attribue dans la sauvegarde du patrimoine bâti, d'où la parution annuelle d'un numéro de la revue Histoire Québec dévoué à ce thème. Cette édition printanière s'ouvre avec le résumé des interventions du comité du patrimoine de la Fédération Histoire Québec, puis présente des exemples de préservation réussie dont la maison Jobin-Bédard, en page couverture. La Société d'histoire de Charlevoix relate pour sa part le sauvetage de la Maison Lapointe de Clermont. Deux articles traitent de la sauvegarde du patrimoine religieux à travers l'histoire de l'église Notre-Dame-des-Anges de Québec et la conservation des archives religieuses. Lisez ensuite sur le fief d'Argentenay à l'île d'Orléans et la chapelle anglicane St. Mary, aussi sise sur l'île. Il est également question du cinquantième anniversaire du parc Forillon, et d'un hommage à feu Jules Bélanger, homme important pour la conservation de l'histoire de la Gaspésie.

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