Lydie Salvayre

  • Pas pleurer

    Lydie Salvayre

    Deux voix entrelacées.Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les Nationaux avec la bénédiction de l'Église contre « les mauvais pauvres ».Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, des jours qui comptèrent parmi les plus intenses de sa vie.Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et qui font apparaître l'art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du Premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Prix Décembre) pour La Compagnie des Spectres et le prix François Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l'objet d'adaptations théâtrales.

  • Marcher jusqu'au soir

    Lydie Salvayre

    • Stock
    • 3 Avril 2019

    L'humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d'une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s'est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d'intimidation, tout en faisant l'éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie.

  • Des hommes retournent sur d'autres la brutalité d'un ordre dont ils souffrent. Ils s'inventent à peu de frais de commodes ennemis. Certaines frayeurs en eux les agissent.
    Des questions vieilles comme le monde mais d'une brûlante actualité, auxquelles Lydie Salvayre donne ici forme littéraire.
    Un roman, donc, et d'une causticité jubilatoire, où vont se faire face, d'une part : un solitaire, un lettré, un pas-tout-à-fait-pareil, un pas-tout-à-fait-conforme, un homme malade qui a choisi de se retirer dans un lieu de beauté, et de l'autre : les habitants d'un paisible village que l'arrivée de ce nouveau, de cet intrus, bouscule et profondément déconcerte.
    Très vite surgiront, entre l'un et les autres, l'incompréhension et la méfiance, puis les malentendus et les soupçons mauvais, puis les grandes peurs infondées et les violences que sourdement elles sécrètent. Puisque tout homme est une nuit.
    Lydie Salvayre a écrit douze romans traduits dans une vingtaine de langues. Elle a obtenu le Prix Hermès du premier roman pour la Déclaration, le prix Novembre (aujourd'hui Prix Décembre) et le Prix du Meilleur Livre de l'année pour la Compagnie des Spectres, le prix François Billetdoux pour Hymne, et le Prix Goncourt pour Pas pleurer.

  • Deux femmes, la mère et la fille, vivent recluses dans un petit appartement. Survient, Maître Échinard, un huissier de justice chargé de procéder à l'inventaire de leurs biens avant saisie. Et c'est l'affolement.La mère, Rose, voit aussitôt dans cet intrus un milicien aux ordres de Darnand. C'est pour elle le monde s'est arrêté en 43, l'Occupation dure encore, et Darnand, Pétain et les autres sont encore là. D'ailleurs elle leur parle, sans arrêt. Et les insulte, abondamment.La fille, Louisiane, se bouche les oreilles. Les élucubrations de sa mère, ses éclats, ses fracas, les spectres avec lesquels elle dispute jour et nuit, les injures jetées au Maréchal qu'elle appelle Putain, tout cela l'exaspère.Devant l'homme de loi impassible, les deux femmes vont se livrer à de furieux soliloques et tisser le récit, aussi hilarant que monstrueux, de leurs batailles et de leurs douleurs, de leur mémoire et de leur peur.

  • Hymne

    Lydie Salvayre

    Lorsque Jimi Hendrix entame les premières notes de l'hymne national américain devant la foule de Woodstock, c'est le cri retentissant de toute une génération qu'il fait entendre. Une génération qui ressent un violent sentiment de révolte face à la guerre du Vietnam. Une génération pour laquelle la musique représente un refuge, un foyer. Dans une langue inspirée et mélodieuse, Lydie Salvayre retrace la vie du célèbre guitariste. Elle entonne un hymne captivant à la gloire d'un musicien de légende.

  • L'homme qui se livre ici est coupable. Quel est son crime ? Entre les murs de sa prison, de son avocat à son psy, cet ancien guide de musée confesse les dessous de son enfance, bercé par la haine du père, les pensées de Pascal, les sarcasmes et l'ennui, les rêves jamais avoués que le meurtre a libérées. La parole est acide, jouissive, douloureuse parfois, salutaire peut-être...Fille de réfugiés espagnols immigrés en France, Lydie Salvayre a publié une dizaine de romans, dont La Compagnie des spectres (prix Novembre 1997) et La méthode Mila (2005), également disponibles en Points.« Le roman de Lydie Salvayre permet d'atteindre, sans aucun effort, des profondeurs abyssales, et de poser des questions éternelles. »Lire

  • Tout oppose, a priori, l'écrivain et le businessman. L'un incarne (ou le croit) la soif d'absolu, le goût de l'inutile, l'esprit de révolte. L'autre, la brutalité affairiste, l'accumulation avide et le désir violent de dominer. Qu'advient-il lorsque l'un

  • Les belles ames

    Lydie Salvayre

    Il s'agit de belles âmes. En visite chez les pauvres. Cela se fait.

    La visite est organisée par Real Voyages qui prône un tourisme un peu particulier puisqu'il consiste à faire découvrir l'envers des grandes villes et leur désolation.

    Projet admirable - nous vous demandons d'applaudir - qui va être sérieusement mis à mal.

    Car dans le bus qui conduit ces très charitables personnes à travers six pays d'Europe, il y a Jason, le trouble fête, que les pleurnicheries de ses voisins et leurs hoquets indignés exaspèrent.

    Et il y a Olympe. Olympe qui se tait. Olympe qui se tait parce qu'elle n'a pas les mots qu'il faut, ni les façons, mais dont le rire s'entend de l'autre côté de la mer.

  • BW

    Lydie Salvayre

    Qui est B.W. ? Éditeur, sportif, voyageur, lecteur, le compagnon de Lydie Salvayre est un homme hors du commun. Atteint d'une maladie des yeux qui le rend aveugle, privé de lecture, il est comme un ours en cage. Lydie Salvayre à ses côtés recueille ses coups de gueule, regrets, témoignages, et les rassemble en un roman d'une puissance hors du commun.

  • L'inspecteur Arjona, chargé par les Renseignements généraux d'infiltrer un groupe de délinquants, s'oblige à rédiger des rapports secrets à l'adresse de son ministre de tutelle.
    Mais deux éléments inopportuns perturbent la rédaction de ses écrits : l'abus de haschich auquel le contraignent ses mauvaises fréquentations, et la présence bouleversante, dans le groupe observé, d'une jeune personne prénommée Dulcinée.
    Et l'on va voir, insidieusement, le ton implacable et martial des premiers rapports s'adoucir, vaciller, s'amiévrir et se désordonner, jusqu'à complètement se retourner. Et notre inflexible agent des RG, être gagné, insidieusement, à la cause délinquante, et plus encore à la cause amoureuse.
    Cette ironique métamorphose donne à Lydie Salvayre l'occasion de fustiger avec une allègre férocité les tenants d'un Ordre renforcé contre ceux-là qui, petitement, le menacent. C'est l'occasion aussi pour elle d'écrire, car elle a un coeur, une histoire d'amour silencieuse et nocturne.

  • Un quadragénaire esseulé décide d'appliquer le Discours de la méthode à sa vie quotidienne. Mais pour faire face à la mort prochaine de sa mère, Descartes ne lui est d'aucun secours. Il finit par consulter, non sans défiance, l'extravagante et très peu cartésienne Mita. Elle saura l'initier à l'amour et l'orienter dans le brouillard. Avec une allégresse ravageuse, Lydie Salvayre réhabilite la science du coeur.

  • La médaille

    Lydie Salvayre

    L'événement qui rassemble aujourd'hui les membres du personnel de l'entreprise Besson est exceptionnel puisqu'il s'agit de la remise des médailles du travail aux meilleurs d'entre eux.Tout au long de la cérémonie, la Direction en profite pour rappeler quelques principes de base : « L'amour est incompatible avec le travail », « La paresse corrompt absolument », « Privatisez votre vie privée », « Foncez et vous réussirez », « Haïssez-vous les uns les autres ! », « La vie au travail, le travail à vie ! ».Les médailles acceptent leurs récompenses, expriment leur gratitude et répondent aux allocutions de leurs supérieurs. L'assistance applaudit, le protocole semble réglé dans ses moindres détails. Pourtant des désordres vont surgir et perturber le rituel immuable.Car Lydie Salvayre aime le désordre, les discours qui perdent le nord, le rire et les fous rires. Après La Déclaration et La Vie commune, elle poursuit dans La Médaille avec force et jubilation son exploration d'un drôle de monde qui pourrait bien être le nôtre.

  • 7 femmes

    Lydie Salvayre

    • Perrin
    • 4 Avril 2013

    Sept femmes. Sept figures emblématiques de la littérature qui ont follement investi leur vie. Leur relation à l´écriture est passionnelle, et, pour certaines d´entre elles, les a conduit au suicide. Singulières et exigeantes, elles transcendent leur douleur personnelle dans l´oeuvre. Leur rapport au quotidien, qu´elles considèrent médiocre et sans intérêt, est vécu comme tragique. Mais ce « quotidien » n´est-il pas aujourd´hui celui qui a marqué l´Histoire ? Celui du Paris d´avant-guerre, des Années folles, de la Russie stalinienne...

    Comment retranscrire une oeuvre au travers de la vie même de son auteur ?

    Lydie Salvayre s´adonne à cet exercice de portraitiste, comme l´ont déjà magnifiquement réussi Cioran et Sainte-Beuve, en choisissant celles dont la lecture a marqué sa vie et par là-même fécondé son oeuvre : Emily Brönte (1818-1848), Colette (1873-1954), Virginia Woolf (1882-1941), Djuna Barnes (1892-1982), Marina Tsvetaeva (1892-1941), Ingeborg Bachmann (1926-1973) et Sylvia Plath (1932-1963). Dérangeantes, scandaleuses, elles ont témoigné à leur façon du monde dont elles ont autant souffert qu´elles ont contribué à la façonner... Leurs oeuvres sont désormais des monuments littéraires. Lydie Salvayre les fait revivre en écrivant leur histoire, leur beauté, leur démesure, leur rébellion mais aussi leur côté sombre et leur désespérance.

empty