Maria Dolores Vivero Garcia

  • Dans les contextes de crise, l'humour peut-il avoir un rôle subversif ? Peut-il bousculer les opinions et les valeurs dominantes ? Mais, tout d'abord, comment décrire l'humour ? A-t-il des formes propres à une culture ? Cet ouvrage aborde, dans des perspectives différentes (analyse du discours, pragmatique, sémiologie, argumentation et rhétorique littéraire), l'étude de l'humour, en confrontant la théorie à l'analyse de textes littéraires et journalistiques en France et en Espagne.

  • L'humour a-t-il des formes propres à une culture ? Comment les décrire ? Comment définir et délimiter l'humour, l'ironie, la parodie ou l'insolite ? Quels sont les problèmes spécifiques posés par l'image humoristique ? Il s'agit d'explorer les différentes frontières qui se trouvent impliquées dans la problématique de l'humour : frontières interculturelles (entre l'humour français, danois, espagnol), mais également catégorielles et discursives.

  • Donner son aval à une cause, clamer son allégeance ne se fait jamais dans l'indifférence. Une force de conviction se manifeste, de même que la tension vers un but auquel on souhaite rallier auditeurs ou lecteurs. Quant au dictionnaire, il propose une définition de l'engagement en ces mots : « Acte ou attitude de l'intellectuel, de l'artiste qui, prenant conscience de son appartenance à la société et au monde de son temps, renonce à une position de simple spectateur et met sa pensée ou son art au service d'une cause[1]. » Qu'en est-il de la littérature : est-elle un espace propice à l'engagement ? En dépit de la difficile cohabitation entre les canons littéraires et l'engagement, que les études de Sartre et de Barthes, notamment, ont abordée sous des angles particuliers, parfois contestés comme l'a fait ressortir Benoît Denis dans son ouvrage Littérature et engagement : de Pascal à Sartre[2], la littérature regorge de ces élans d'adhésion à une cause que les pratiques d'écriture soutiennent avec des tons et une intensité variables.

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