Nahal Tajadod

  • Au XIIIe siècle, alors que la Perse est à feu et à sang sous les assauts des Mongols, le mystique Shams de Tabriz (1185-1248) part à la recherche d'un maître qui saura être son disciple. Après des années de quête infructueuse, il parvient à Konya en Anatolie et trouve Mowlana, cet homme vanté pour son enseignement et sa majesté mais prisonnier de sa renommée. Shams sera son libérateur. Par leur rencontre puis leur séparation, Mowlana deviendra l'un des poètes les plus vertigineux de la littérature mondiale, que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Roumi.

  • Comment le renouvellement d'un passeport permet d'avoir un point de vue totalement différent et finalement drôle de la vraie vie à Téhéran aujourd'hui. Voilà ce que nous offre le récit de Nahal Tajadod à partir d'une histoire authentique qui lui est arrivée en avril 2005. Pour obtenir le précieux document toute la folie, la générosité, l'humour d'un peuple pourtant sous une lourde emprise politique, apparaît dans une galerie de portraits plus surréalistes les uns que les autres. Deux photographes spécialistes de portraits islamiques lui présentent un médecin légiste qui troque des organes. Des femmes en noir attendent assises dans la rue l'ouverture des administrations, une maquerelle qui veut envoyer des filles à Dubaï, une grand-mère qui offre une poule vivante à un militaire implacable, un chauffeur qui s'indigne que l'on refuse « la bombe » à l'Iran alors que les Indiens et les Pakistanais - qui pourtant ont la peau plus foncée - la possèdent, un technicien qui cache une parabole TV dans une marmite d'offrandes religieuses... un autocuiseur qui mérite une bénédiction. Une énumération qui a la fantaisie et la générosité désordonnée des souks orientaux où le rituel du târof ? qui consiste à d'abord refuser tout paiement - est infiniment plus vivant et précieux que la loi du talion, où Hâfez côtoie Balzac avec un même appétit de vivre. Voilà l'Iran que nous fait découvrir Nahal Tajadod avec espièglerie et humour, et surtout avec l'immense tendresse d'une femme qui aime passionnément son pays et qui refuse l'image qu'on offre de lui.

  • Elle joue

    Nahal Tajadod

    Deux femmes se parlent. Deux Iraniennes. La première, née après la révolution de 1979, et qui n'a connu que le régime islamique, est une jeune comédienne au succès grandissant. La seconde, écrivain reconnu, a grandi dans l'Iran du Shah.Nous les suivons pas à pas dans leur vie quotidienne. La première raconte son enfance, sa découverte de l'amour, ses engagements politiques, ses démêlés avec la censure, son exil. La seconde, installée à Paris depuis trente ans, se souvient de l'Iran de sa jeunesse où elle pouvait se promener sans foulard et en minijupe.Un roman à deux voix se construit, drôle, pathétique, violent, doux parfois. Les deux femmes confrontent leur passé et leur présent, se racontent et racontent la vie des femmes dans l'Iran d'aujourd'hui.Dans ce livre bouleversant qui ne ressemble à aucun autre, Nahal Tajadod retrouve les accents de vérité qui ont fait le succès de Passeport à l'iranienne.

  • À l´intérieur du Masnavi, l´oeuvre maîtresse du grand mystique Rûmi, Nahal Tajadod a choisi trente-sept récits, qu´elle a adaptés et revisités. Ils sont allégoriques, surprenants, assez souvent énigmatiques. Ils mettent dans le même sac les pets d´un âne et la plus haute spéculation mystique, la résolution des contraires, la nécessité de l´absurde.
    Pour nous présenter ces histoires, Nahal Tajadod a inventé un personnage vraisemblable, un relieur de Neyshabour, ville importante du Khorassan, province du nord-est de l´Iran. Comme Rûmi, le relieur vagabond doit s´enfuir. Au dernier moment, il doit abandonner sa maison, son travail, ses ouvriers. Amateur d´histoires, il va devenir histoire lui-même, dans ses rencontres et dans ses aventures, avant de rejoindre Rûmi en Anatolie, d´entrer dans son intimité, d´assister à son enterrement.
    Cet ouvrage reprend le texte, sans les illustrations, d´un livre paru chez Albin Michel en 2006

  • Roumi, le brûlé

    Nahal Tajadod

    Roumi représente aujourd'hui, et dans le monde entier, le plus haut degré jamais atteint de la poésie mystique. Ses vers ont une élévation, une flamme et un rythme qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. Il a marché dans « la prairie des anges ».Mais on ne connaît pas l'origine, la naissance de cette flamme. Né au XIIIème siècle, en Afghanistan actuel, exilé à Konya en Turquie, à la suite d'une invasion mongole, il fut d'abord un immense esprit académique, entouré de milliers d'élèves. Soudain, à quarante ans, marié et père de famille, il rencontra un derviche errant de soixante ans, un homme frileux, étrange et provocant. Les deux hommes s'enfermèrent ensemble pendant quarante jours et, lorsque Roumi sortit de cette retraite, il dansait. Il était littéralement devenu un autre homme. Il abandonna ses disciples et se mit à chanter des vers inoubliables.Cet événement extraordinaire ? encore énigmatique aujourd'hui -, la métamorphose d'un théologien en poète d'amour fou, pose mille questions. La première, à laquelle répond ce roman, est celle-ci : Pourquoi un homme, sachant que son amant est menacé d'être assassiné s'il quitte la demeure où ils sont enfermés, lui dit néanmoins : « sors » ? La flûte, pour devenir une flûte, doit se séparer du roseau. C'est une séparation déchirante, qui équivaut à une mort. Mais comment, sans cela, le roseau pourrait-il chanter ?Dans ce roman magique et incandescent, Nahal Tajadod restitue tout un monde et une passion fabuleuse qui ont donné naissance à quelques unes des plus belles pages de la littérature persane et mondiale.

  • « Maintenant elle sait que le bonheur est vagabond, fait de tout petits instants, provoqué, peut-être, par des inconnus. » Cécile Renan est une femme singulière. Elle est riche et spendide. Mais cette bonne fortune s'accompagne d'un frisson secret et tenace. Elle a peur de tout perdre, de se perdre, de traverser la vie tout en marchant à côté d'elle-même. Un jour, elle pousse la porte d'une épicerie iranienne à Paris. Que cherche-t-elle ? Elle l'ignore. Mais elle se lie avec le patron et sa famille délurée, fantasque, qui n'ont rien à lui refuser. Ils bouleversent la vie de Cécile et se laissent éblouir par elle.Nahal Tajadod nous plonge dans un univers loufoque, oriental, où une femme française, se faufilant entre deux mondes, part à sa propre reconquête.

  • Un groupe de Chrétiens iraniens - des missionnaires - cherche refuge en Chine sous la dynastie des Tang. Ils se disent porteurs d'une « religion radieuse », toute de lumière. Ils parlent d'un messie, qui s'appelle Jésus, et qui serait mort sur une croix pour tous les hommes. Cela se passe à l'époque de Charlemagne. En un temps où l'Europe se cherche encore, les premiers Chrétiens arrivent de la Perse en Chine. Comment les Chinois vont-ils recevoir ces nouveaux venus, dont l'empire vient d'être abattu par les Arabes ? En mêlant des personnages historiques et d'autres qu'elle a imaginés, Nahal Tajadod raconte une parenthèse extraordinaire, un moment d'accueil et de tolérance. Nous pourrions dire : de culture. Plus tard, quand le pouvoir se sent menacé, il se fait plus dur, plus aveugle. L'utopie, qui a duré deux siècles, s'achève en exil forcé, en massacre. Révoltes, rituels, déguisements, perfidies, grâce incomparable d'une nature domestiquée, manie des titres honorifiques, extrême précision des habits, des nourritures et des objections théologiques : un livre lointain, et pourtant très proche, un voyage là-bas et ici, une « rareté de l' Histoire ».

  • Un groupe de Chrétiens iraniens - des missionnaires - cherche refuge en Chine sous la dynastie des Tang. Ils se disent porteurs d'une « religion radieuse », toute de lumière. Ils parlent d'un messie, qui s'appelle Jésus, et qui serait mort sur une croix pour tous les hommes. Cela se passe à l'époque de Charlemagne. En un temps où l'Europe se cherche encore, les premiers Chrétiens arrivent de la Perse en Chine. Comment les Chinois vont-ils recevoir ces nouveaux venus, dont l'empire vient d'être abattu par les Arabes ? En mêlant des personnages historiques et d'autres qu'elle a imaginés, Nahal Tajadod raconte une parenthèse extraordinaire, un moment d'accueil et de tolérance. Nous pourrions dire : de culture. Plus tard, quand le pouvoir se sent menacé, il se fait plus dur, plus aveugle. L'utopie, qui a duré deux siècles, s'achève en exil forcé, en massacre. Révoltes, rituels, déguisements, perfidies, grâce incomparable d'une nature domestiquée, manie des titres honorifiques, extrême précision des habits, des nourritures et des objections théologiques : un livre lointain, et pourtant très proche, un voyage là-bas et ici, une « rareté de l' Histoire ».

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