Robert De Saint Jean

  • « On a essayé d'esquisser dans cet ouvrage, et bien moins par des chiffres que par des tableaux, des petits faits vrais et des impressions de voyage, une psychologie du Rooseveltisme. La vraie révolution américaine n'a-t-elle pas été surtout psychologique ? Tâchons de bien la comprendre au moment où elle entre dans une seconde phase, et peut-être dans le déclin. On souhaiterait faire sentir que M. Roosevelt a fortifié l'Etat sans asservir l'homme, qu'il n'a pas traité ses concitoyens comme des choses, qu'il a façonné son oeuvre avfec de la cire et qu'il peut encore la modifier... »Robert de Saint Jean

  • Journaliste, écrivain, personnalité du Tout-Paris des arts et de la politique pendant plus de cinquante ans, Robert de Saint Jean a été l'intervieweur, le confident et l'ami des plus grands écrivains. Ce livre est le récit d'une vie où il a été le témoin privilégié d'un siècle de littérature, entre guerre et fracas du temps. Voici Paul Morand, Jean Cocteau, Pierre Drieu de la Rochelle, André Malraux et bien d'autres encore... Avec Passé pas mort, Robert de Saint Jean semble vouloir priver la posterité de sa pompe en parcourant le passé vite et gaiement. Recueillant tel ou tel souvenir selon l'agrément de sa mémoire, endiguant telle plate période pour en privilégier telle autre pleine de talent, le voici seul ordonnateur des entrées dans l'éternité, en homme de goût, de plaisir et de style.

  • « Je n'aime pas les commémorations, les célébrations : elles confirment trop la mort. Certes le passé prête au rêve, une douceur dans notre grisaille, une flatterie aussi. Il donne bonne conscience. Et puis il est réalisé : on ne risque plus de se tromper. Il semble toujours que ce qui a eu lieu devait concilier dans l'histoire de la vie et la mort. On sait que la mémoire a bonne presse, mais que nous dit-elle au juste, sinon notre fatalité de salut ou de perte. Elle transfigure le passéisme en optimise, la rumeur en légende, l'histoire en dogme, et voilà une stèle immobile. » P.S. R.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cette nouvelle parution de Voix et images nous propose un réexamen de « La révolution littéraire des années 1940 au Québec ». Voulant éclairer autrement le récit officiel, ce dossier cherche à déterminer les interactions qui existent entre le centre et la marge, entre les oeuvres reconnues et les discours trop souvent délaissés par la critique. En tenant compte des productions populaires et médiatiques, les articles réunis ici proposent une saisie inédite des bouleversements de la décennie 1940, marquée par la Seconde Guerre mondiale, le déploiement des grands journaux et de la presse spécialisée, l'essor de la radio, etc. En somme, ce dossier souhaite faire voir la complexité du choc qui provoque l'exceptionnelle ébullition des années 1940 et qui offre l'occasion de saisir la façon dont le littéraire fait sens de l'ensemble de la société de l'époque, où à la fois le pôle littéraire, le pôle médiatique, le marché, la critique savante et les institutions acquièrent d'un coup une maturité sans précédent.

  • Ecrivain et journaliste, Philippe de Saint Robert, qui a eu maintes fois le privilège de s'entretenir en privé avec le général de Gaulle et Georges Pompidou, peut faire d'importantes mises au point et des révélations inattendues sur leurs « septennats interrompus ». Analyser par exemple la nature « monarchique » de la Ve République, exposer les idées et les nostalgies du général de Gaulle à ce sujet, lever un voile sur ses rapports avec le comte de Paris. Mais les éléments les plus neufs concernent Georges Pompidou. Avec ce dernier, Philippe de Saint Robert, qui entretint avec lui une correspondance et des rapports réguliers, peut donc non seulement apporter de l'inédit sur sa politique, mais donner du Président un portrait nouveau et nuancé. Le témoignage de Philippe de Saint Robert est d'un écrivain et d'un essayiste. Passionnant comme un récit, contenant des anecdotes et des confidences inédites, des portraits vifs et nets, il contribue de façon magistrale à enrichir le débat politique d'aujourd'hui. Il nous permet de connaître les hommes qui nous gouvernent et l'enjeu des choix qu'ils opèrent. A l'heure des batailles politiques, il faut lire ces « Mémoires » de notre proche passé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans cet ouvrage, Robert de Saint Jean et Luc Estang tentent de nous expliquer qui fut réellement Julien Green : à la fois citoyen américain et écrivain français, né le 6 septembre 1900 à Paris de parents originaires de Virginie et de Georgie, Green eut, toute sa vie, à s'expliquer sur sa double appartenance et sur ses ancêtres ; alors pour « échapper à ces morts trop présents », il décida de les faire passer dans son oeuvre littéraire...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Si la France a pu, à travers les siècles de son Histoire, parce qu'elle avait le nombre, la richesse et la puissance, traverser des crises beaucoup plus graves que celle d'à présent, en revanche - aujourd'hui que nos moyens ne sont plus de tout premier ordre - il apparaît que, pour la première fois peut-être de cette Histoire, la France pourrait cesser d'exister en tant que nation. Une certaine propagande délétère, sous couvert de l'atlantisme d'abord, de la petite Europe ensuite, c'est-à-dire de mythes à prétention idéologique et caractère aliénant, a tout fait pour persuader les Français que leur bonheur, leur prospérité, leur paix dépendait désormais d'un prétendu dépassement de ce qui, historiquement, les a faits ce qu'ils sont. Aliéner une nation millénaire, sous couvert de l'inviter à un généreux dépassement, masquer l'âpre ambition d'une hégémonie extrême-occidentale sous couvert de la pieuse idéologie des abandons de souveraineté, baptiser Europe une résurgence du Saint Empire germanique, et l'opposer à la France avec la bénédiction d'une Rome toujours en retard d'une révolution sinon de deux, voilà l'entreprise générale et permanente qui, depuis vingt-cinq ans, reproduit - dans notre plus dur moment - tous les avatars de notre histoire... Que vienne - une fois encore - le souffle des profondeurs et les médiocres mêmes auront du courage, et la France, une fois encore, sera portée au-delà d'elle-même. »

  • L'édition hivernale de la revue Études littéraires est consacrée à l'héritage intellectuel et littéraire de Jeanne Lapointe, professeure de littérature à l'Université Laval, ayant oeuvré pour la modernité dans le Québec des années 50. L'accent y est mis sur sa contribution littéraire, ses textes et ses collaborations, ancrés dans sa passion pour la littérature, la poésie et les idées, ainsi que sur les amitiés nées de son activité de mentore. Claudia Raby et Lucie Robert dans leur article respectif se penchent sur le rôle déterminant joué par Jeanne Lapointe au sein de l'institution universitaire dans les décennies 1950-1960. Camille Néron examine son discours sur la poésie entre 1954 et 1996. Les contributions de Nathalie Watteyne et Mylène Bédard, elles, proposent des analyses du travail d'accompagnement critique avec plusieurs écrivaines québécoises. Enfin, Lori Saint-Martin retrace son parcours de doctorante avec Jeanne Lapointe et le cheminement parfois ardu des femmes au cycle supérieur.

  • La vie d'une langue, c'est d'abord la vie de ceux qui la parlent. Et les mots sont aussi des idées. Au fond, la question est simple : voulons-nous encore penser avec nos propres mots, c'est-à-dire par nous-mêmes ? Entre l'excès de purisme qui, par peur des néologismes, conduit à emprunter à une langue étrangère, toujours la même, et le laxisme ou l'opportunisme du « franglais », il existe au bout du compte une complicité tacite. Philippe de Saint Robert, Commissaire général de la langue française depuis 1984, est demeuré l'écrivain engagé pour qui la France n'existerait plus vraiment si le français perdait sa vocation universelle. Il démontre, preuves à l'appui, que la vocation de notre langue demeure parfaitement actuelle. Pour autant toutefois que ceux qui la parlent en France même sachent faire qu'elle donne accès à ces domaines modernes de la culture que sont la science et la technique. Cette « Lettre ouverte » constitue une mise au point incisive et particulièrement bienvenue.

  • Ce discours fait se rejoindre une démarche philosophique et une démarche politique. On a dit que la France n'aurait plus d'histoire Philippe de Saint Robert montre qu'on ne peut sortir de l'histoire, mais seulement s'abandonner, par renoncement, à celle que font alors les autres à nos dépens. C'est la voie de la dépossession. Les Français seraient-ils des chiens endormis ? C'est ce que semble croire l'ancien chancelier Willy Brandt, et avec lui toute une pensée politique allemande qui transposa son vieux nationalisme dans une apparence d'Europe qui risque de se faire contre la France. À cet égard, ce discours est aussi une charge politique vigoureuse contre une idéologie prétendant abolir les États-nations qui ont encore une politique au seul bénéfice des hégémonies et du système des blocs. Ce texte est également, à partir du colloque d'Athènes sur l'avenir de la démocratie (1977), une interrogation sur nos conceptions politiques fonda mentales. L'auteur pense que la civilisation française, à égale distance d'empires exagérés et d'États trop faibles est à la mesure du monde d'aujourd'hui, menacé tant par la chimie du cerveau que par les moyens propres à l'informatique. Cet ouvrage est enfin une promenade littéraire parfois très personnelle, dans l'Europe de l'après-guerre : l'auteur y raconte ses espoirs et ses désespoirs, ses doutes et sa volonté, mais il s'inscrit avec beaucoup de précisions et d'arguments dans le grand débat politique qui va précéder l'élection européenne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au-delà d'une analyse au vitriol de cinq ans d'exercice désastreux du pouvoir par un président qu'il ne nomme jamais, Philippe de Saint Robert fait justice de ce mythe enfoncé dans la tête des Français, à grand renfort de propagande : la crise. Il s'agit en fait d'une gigantesque « arnaque » par compagnies pétrolières et Amérique interposées, aidées par leurs commensaux atlantiques en Europe, et, en France, par ceux qui s'obstinent à se faire les suppôts de manoeuvres conduisant le pays à sa ruine. Philippe de Saint Robert, avec un bonheur de plume exceptionnel, une documentation de première main et des sources inédites, dynamite en 150 pages les discours officiels prêchant la résignation devant la déesse Crise, qui masquent en réalité l'incompétence, le cynisme de nos gouvernants, leur souci de chloroformer l'opinion. Écrit par un homme qui ne se résout pas à la vassalisation de la France, « Dieu, que la crise est jolie ! » démonte, point par point, la formidable machination pétrolière, économique, politique dont nous subissons tous les conséquences.

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