Sylvain Boudreau

  • La navigation le long des côtes accidentées de la péninsule gaspésienne a toujours été des plus périlleuses. On le doit à l'abondance des récifs et à l'absence, avant le milieu du 19e siècle, de phares et de cartes marines adéquates. Confrontés à d'épais brouillards imprévisibles, les navigateurs confondent parfois l'entrée de la baie des Chaleurs avec celle de la baie de Gaspé ou du fleuve Saint-Laurent. La Gaspésie s'avère donc ainsi la scène de centaines de naufrages et de tragédies humaines. Grâce à une abondance d'articles sur le sujet, le lecteur découvre au fil des pages de ce numéro un univers fascinant fait d'échouements, de mutineries, de pillages, de survivants et d'épaves... Des récits aux péripéties et aux dénouements tous plus imprévisibles les uns que les autres.

  • Pendant longtemps, les Gaspésiens ont dû compter sur leurs propres moyens pour confectionner leurs vêtements. Les habits, plus fonctionnels qu'esthétiques, passent d'un enfant à un autre jusqu'à ce qu'ils soient recyclés dans la confection d'une courtepointe ou d'un tapis. Quelle place le vêtement a-t-il occupé dans l'histoire de la péninsule? Magazine Gaspésie dresse le portrait de la tradition vestimentaire gaspésienne en s'intéressant à celle des pêcheurs et des religieuses ainsi qu'aux métiers du vêtement et des artisans ayant marqué leur profession. À lire, notamment, le parcours du Syrien Michel Abdelnour, propriétaire d'un magasin général de Chandler, l'histoire de tante "Bake", une chapelière avant-gardiste de Cap-Espoir et l'itinéraire impressionnant de la jeune designer de mode Marie Geneviève Cyr, originaire de Carleton-sur-Mer, aujourd'hui enseignante et adjointe à la direction du programme BFA Design à la Parsons School For Design à New York.

  • Nos faiseurs de bateaux, le numéro de août-novembre du Magazine Gaspésie, rend hommage à ces hommes, pour la plupart, qui en bâtissant des bateaux, permirent la pêche et le transport à une époque où les routes n'existaient pas encore dans cette région bordée par la mer. Nombreux furent ceux qui développèrent une expertise de pointe qu'ils transmirent ensuite de génération en génération, bien que désormais plusieurs techniques de fabrication se soient perdues au fil du temps. L'espace d'un numéro, découvrez ou revivez l'histoire de la Gaspésienne n° 20, des goélettes et flates de Carleton, des chantiers navals et celles, entre autres, du charpentier George Fallu et de Stanley Doucette « tout un constructeur de bateaux ».

  • C'est de tourisme dont il est question dans le plus récent numéro de Magazine Gaspésie. Avec ses paysages grandioses baignés par la mer, la région a toujours exercé un attrait chez ceux qui la visitent. Les premiers touristes issus de l'élite politique et financière y viennent à compter du milieu du 19e siècle. Mais ce n'est qu'une fois la ceinture routière complétée, en 1929, que la Gaspésie devient une destination touristique populaire. Les adeptes de l'automobile, influencés par la publicité gouvernementale, s'aventurent en pays pittoresque et viennent faire ce qui deviendra avec le temps le légendaire Tour de la Gaspésie. On le fait également à pied ou en vélo, pour le travail ou en famille. Aussi, allez à la rencontre des Gaspésien.ne.s Joseph Sasseville-Roy, Willie Tapp et Jeanne Bourque et découvrez Eugénie Lalonde-Ranger, fondatrice du premier musée de Percé, qui de touriste, deviendra collectionneuse.

  • Inspirées par la musique, les nouvelles composant ce numéro hivernal de XYZ. La revue de la nouvelle referent tantôt explicitement aux grands compositeurs tantôt plutot à de grands courants, mais chaque fois ramenent la musique a la question du sens, comme si notre raison d'etre se trouvait quelque part dans le son, dans le rythme, dans la vibration. Vanessa Berger, Genevieve Boudreau, Jean-Francois Chassay, Sylvain David, Caroline Guindon, Frederic Hardel, Francoise Major, Gilles Pellerin, Emmanuel Poinot, Maude Poissant, Claudine Potvin et Christiane Vadnais interrogent, sans poser de questions et sans donner de reponses, notre place dans cette existence vibrante. Anaïs Gachet signe quant à elle La sanguinaire, une nouvelle en thème libre. Le numero est complete par une entrevue avec le laureat du prix Adrienne-Choquette 2019, Simon Brousseau et des comptes rendus des plus recents recueils de Mo Yan et de David Dorais. (source : communiqué, XYZ. La revue de la nouvelle)

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