Christian Bourgois

  • Rien ne va plus pour Lucy : alors que sa thèse sur Sappho est au point mort, elle vit une grande rupture amoureuse et touche le fond de la dépression. Pour l'aider à remonter la pente, sa soeur lui propose de garder sa maison de Los Angeles le temps d'un été, à deux conditions : s'occuper de Dominic (son chien diabétique) et prendre soin d'elle.
    Voici Lucy enrôlée dans un groupe de parole de femmes au bord de la crise de nerfs aussi drolatique que cruel, mais qui est loin de résoudre ses problèmes. Tout change un soir où Lucy rencontre en bord de mer un homme merveilleux - à bien des égards.
    Tour à tour hilarant, cru et émouvant, Sous le signe des Poissons fait voler en éclats les injonctions au bonheur et à la résilience. Avec une franchise qui n'aurait pas déplu au Philip Roth de Portnoy et son complexe, Melissa Broder nous offre un roman d'amour inoubliable, celui d'une femme combattant l'appel du vide.

  • L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • « Au premier abord, elles sont invisibles. Et puis, un beau jour, vous commencez à les remarquer... »
    Pupa, une ex-gynécologue acerbe au corps tout fripé, décide d'offrir à ses deux amies des vacances luxueuses dans un spa à Prague. Beba, une ancienne infirmière aux cheveux blonds et aux seins énormes, est la reine des lapsus et cite constamment des poèmes qu'elle n'a jamais appris. Kukla, une grande femme élégante, a été veuve plus souvent qu'à son tour. Pendant leur séjour, ce trio étonnant de vieilles sorcières vivra de folles aventures dans un décor de massages, de mousse, de jeux de hasard : elles croiseront un jeune masseur dont le membre est perpétuellement au garde-à-vous, un Américain richissime, un mafieux russe ruiné et un médecin spécialiste de la jeunesse éternelle...
    Avec Baba Yaga a pondu un oeuf, Dubravka Ugresi? réécrit le mythe slave de Baba Yaga - une sorcière mangeuse d'enfants - pour évoquer le devenir des femmes âgées. C'est un roman érudit, hilarant et plein d'autodérision.

  • Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • Au coeur d'Esquisses musicales se trouve un personnage paradoxal : un peintre que l'on n'a jamais vu peindre, et dont aucune oeuvre n'a jamais pu être admirée. C'est pourtant à lui que l'on a confié la tâche de décorer les murs de la mairie de Coronel Pringles, une ville d'Argentine. Cet homme est-il vraiment l'artiste qu'il prétend être ? Et plus largement, qu'est-ce qui fait de quelqu'un un artiste ?

    Pour tenter de dissiper son mystère, le narrateur suit le parcours de ce curieux individu. Un chemin où l'on croisera d'autres personnes tout aussi étranges, et rythmé par des événements qui ne le sont pas moins. Jusqu'à, peut-être, trouver l'origine de l'art.
    Avec humour et un sens aigu de l'absurde, César Aira nous livre un singulier portrait d'artiste - un roman partagé entre logique pervertie et réalisme magique.

  • Un narrateur se souvient de ses années d'enfance en Argentine, en plein péronisme. Sur la place de la ville trônait un immense tilleul dont son père utilisait les fleurs pour préparer des infusions. Ce père avait du sang noir. Sa mère, elle était descendante d'Européens. La ville, Coronel Pringles, était parcourue de rumeurs, de tensions politiques. Son paysage se transformait. Et les pauvres, guidés par Eva Perón, aspiraient à faire partie d'une nouvelle classe moyenne.

    Cette enfance, c'est celle de César Aira. Ou peut-être pas : derrière ce qui semble être une autobiographie se cache un texte ludique et émouvant où la fiction et la réalité se confondent. Rien n'est plus faux que la mémoire, nous dit Aira. Et c'est une chance : cela permet de se réinventer. Et donne naissance à des vocations d'écrivain.

  • Rosary, Californie. Ici, pas de palmiers et de plage dorée mais une raffinerie de pétrole, une décharge de pneus et de fervents chrétiens évangéliques. C'est ici que Helen tente de vivre une adolescence normale, malgré le décès de sa mère et un père à côté de la plaque. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa bande d'amis plus ou moins marginaux, les « Têtes-de-bite », et sur celui de sa tante, une voyante mal tolérée par la communauté.
    Alors que les adolescents se cherchent à coups d'Action ou Vérité et d'antiques romans porno, la tension monte à Rosary : le cabinet de voyance de la tante de Helen est de plus en plus menacé, et quelques-uns de ses amis commettent des actes qui pourraient leur coûter cher.
    Des dieux sans majuscule déborde de personnages aussi tordus que touchants. À les voir se lancer dans l'exploration hasardeuse de leurs coeurs respectifs, on glane de quoi réviser sa copie sur l'art et la manière de bâtir une famille face à un avenir dont on ignore tout.

  • Il est quatre heures du matin dans la gare de Peterborough, en Angleterre. Un renard solitaire trotte sur les voies tandis que le silence est parfois rompu par le lent crissement d'un train de marchandises. Un homme se croyant seul se dirige vers une partie isolée de la gare, au bord du quai numéro 7, et se jette sur les rails. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est observé par Lisa Evans, ou plutôt par son fantôme : elle aussi est décédée au même endroit, dix-huit mois plus tôt.
    Deux décès en dix-huit mois : pourraient-ils être liés ? Personne n'est plus désespéré de comprendre ce qui les relie que Lisa Evans elle-même. Après tout, elle a été la première des deux à mourir. Et elle est bien décidée à comprendre ce qui a poussé cet inconnu à commettre l'irréparable.
    Quai numéro 7 décrit la mécanique implacable qui peut faire basculer les vies dans la tragédie, et transformer l'amour en une relation d'emprise et de manipulation. Louise Doughty explore les zones d'ombre présentes au coeur de nos vies.

  • Paris, 1927. Dans le jardin du Luxembourg, un homme est retrouvé mort, poignardé. Pierre Le Noir, détective de la Brigade nocturne - une division de la police aux méthodes peu communes - se lance dans cette nouvelle enquête. Tout porte à croire que le meurtrier serait Jack l'Éventreur, et que le crime annoncerait une menace plus grande...
    Pour éviter le désastre, Pierre part dans une course effrénée durant laquelle il croisera Robert Desnos rue Champollion, discutera avec une gargouille de la Tour Saint-Jacques, prendra un train de nuit avec Rabelais et surtout, lira entre les lignes les conseils du comte de Monte-Cristo, expert en pouvoirs surnaturels et armes secrètes. Le Noir devra prendre garde à ses nombreux poursuivants - et par-dessus tout à la lumière de la lune.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Des rapaces parcourent le ciel, des chiens gambadent et des couguars se tapissent parmi les arbres. Les plaines sont balayées par les vents, les forêts sont lugubres ou enchanteresses et quand il ne neige pas, c'est qu'il va neiger. Dans La Rivière en hiver, Rick Bass se consacre aux fluctuations météorologiques, à la terre et à ceux qui l'habitent, solitaires et touchants. Que les hommes affrontent la nature ou la négligent, cette dernière les fascine au point de leur couper le souffle. Et si ses personnages s'adonnent à des activités quotidiennes - pister un élan, veiller sur un énorme poisson-chat ou trouver le parfait sapin de Noël - celles-ci se transforment, sous la plume de Rick Bass, en une expédition aux allures mythologiques parfois périlleuse, toujours mémorable.
    Rick Bass, considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'Ouest américain, démontre avec La Rivière en hiver qu'il excelle dans la forme courte. Les huit nouvelles de ce recueil ont la densité et la force des meilleurs romans.

  • Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d'intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l'arrivée d'enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d'où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu'ils parlent et qui n'appartient qu'à eux ? D'abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l'ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d'événements ayant conduit au drame.
    Dans une échappée à l'ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l'enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.

  • Le syndrome de Gilles de la Tourette est-il héréditaire ? Qu'est-ce que la clupéophilie ? Comment appréhender les expériences de mort imminente ? Autant de questions abordées par Oliver Sacks dans Chaque chose à sa place. Qu'il parle de natation, des musées londoniens, de ses dissections de seiches, qu'il décrive des cas neurologiques ou aborde des sujets aussi variés que la vie extra-terrestre, les fougères et autres plantes de Park Avenue, c'est toujours avec le même précieux mélange d'érudition, de sensibilité et d'humour qu'il dépeint, explique ou théorise. Le lecteur découvrira l'homme derrière l'écrivain neurologue, un formidable pédagogue capable de nous passionner en toute chose.

  • Nunavut, fin des années 1970. Dans ce territoire isolé du nord du Canada, la rudesse de la nature et du froid est redoublée par le mépris dans lequel sont tenus ses habitants, les Inuits.
    Une adolescente grandit. Elle connaît l'amitié, l'amour parental, l'art du camouflage et de la survie. Elle connaît l'ennui et l'intimidation. Les ravages de l'alcool, la violence sourde, la menace des hommes, le courage d'aimer les petites peurs. Elle connaît le pouvoir des esprits. Elle scande en silence la puissance brute, amorale, de la glace et du ciel.
    C'est l'histoire d'une fille qui devient femme, en s'appropriant son corps, sa culture, sa voix.
    Croc fendu chronique les jours terribles d'un village écrasé sous le soleil de minuit. Mêlant descriptions hallucinées et plongées intimistes, ce portrait d'une héroïne inoubliable nous pousse à reconsidérer la différence entre le bon et le mauvais, l'animal et l'humain, le réel et l'imaginaire.

  • Le 7 février 2009, les flammes ont ravagé le bush australien et causé la mort de 173 personnes. Un des incendies les plus meurtriers de l'histoire de l'Australie.
    Derrière ce géant de flammes et de fumée se dessine bientôt la silhouette d'un monstre à taille humaine, accusé d'avoir délibérément mis le feu avant de contempler, assis sur le toit de sa maison, les eucalyptus brûler à perte de vue. Dans la vallée minière reculée de Latrobe, dominée par les énormes cheminées de la centrale à charbon la plus polluante du monde, Chloe Hooper se lance sur la piste du présumé pyromane, dix ans après les faits.
    Qui devient incendiaire, et pourquoi ? Thriller psychologique documentaire aux allures de chasse à l'homme, L'Incendiaire met à nu les ambiguïtés de la société australienne et aborde de front son rapport à la crise environnementale contemporaine.

  • Dans la maison rêvee Nouv.

    Alors qu'elle est encore une écrivaine débutante, Carmen Maria Machado rencontre une jeune femme sophistiquée et fascinante qui la séduit. Très vite, cette passion est partagée et elles s'installent ensemble dans leur « maison rêvée » pour vivre pleinement leur amour.
    Mais ce rêve tourne rapidement au cauchemar quand la compagne de Machado devient jalouse, paranoïaque et violente tant en paroles qu'en actes. Cette « maison rêvée » ne serait-elle pas un piège ou une prison ? Peu à peu l'autrice s'enferme dans une relation toxique dont elle peine à s'échapper...
    Dans la maison rêvée explore le tabou de la violence conjugale au sein des couples de même sexe. C'est aussi un récit d'une inventivité extraordinaire : en courts chapitres qui manipulent les codes de tous les genres littéraires, elle s'interroge sur les histoires qu'on choisit de taire et les voix qu'on ne veut pas entendre - et ce que cela dit de nous. Un texte nécessaire, courageux et innovant qui fait l'effet d'une détonation.

  • Mortepeau Nouv.

    Récit de la chute et de la décadence d'une famille, Mortepeau est un conte noir. Lucas, un jeune homme, s'adresse à son père décédé et enterré dans le jardin familial. Autrefois, il était luxuriant et entretenu par Josephina, sa mère passionnée de botanique. Dorénavant, il n'est plus que mauvaises herbes et désolation. Si la famille en est arrivée là, c'est à cause de deux hommes mystérieux invités dans la maison, bouleversant son équilibre et la précipitant vers sa fin.
    Avec Mortepeau, Natalia García Freire nous offre un premier roman gothique qui n'est pas sans rappeler Shirley Jackson ou Daphné du Maurier. Elle y sonde de sombres dynamiques de pouvoir dans une langue envoûtante, proche de la prose poétique - dans un univers qui n'appartient qu'à elle.

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