FeniXX réédition numérique (François Bourin)

  • Illustré de 200 documents d'époque, cet album nous emmène dans une promenade à travers l'histoire du jardin médiéval. L'auteur renseigne sur l'histoire, la composition, la symbolique de ces jardins et nous décrit le rôle des plantes dans la vie quotidienne, leur utilisation dans la cuisine ou la médecine.

  • Un gant rouge éclairé par les étoiles. Un chat pêcheur. Des oeillets pourrissant sur une tombe. Des canaux noirs d'où montent d'inquiétants soupirs. Une coupe d'argent découverte dans les sables. Des réverbères allumés en plein jour. Souvenirs, entre brumes et fantômes, qui dessinent un paysage romantique derrière ces huit nouvelles de mort et d'amour, ces huit étapes ensorcelées d'un étrange itinéraire. Et le lecteur se laisse entraîner sur cette route dont le rêve et le réel se disputent le droit de passage, sans savoir qui l'emportera, à qui il devra payer son tribut. La réponse à ces mystères est peut-être en haut d'un clocher délabré que cerne l'hiver. À moins que là encore les illusions ne triomphent. À moins qu'au jeu de l'oie funèbre et douloureux auquel Bertrand Renard nous invite, où la tendresse cache des secrets, où la mort elle aussi a des excuses, l'on ne risque de tout perdre au moment même où l'on parvient à tout gagner.

  • Le 18e siècle est celui des Lumières. Mais cette vision n'est-elle pas trop simpliste? La biographie de ce journaliste et polygraphe, en conflit avec la plupart de ses contemporains, est l'occasion de redécouvrir un 18e siècle infiniment plus tumultueux et contradictoire qu'on ne le croit.

  • Tandis que deux grands spécialistes s'interrogent sur les conditions de son accident et les raisons de son état comateux, Mme X rêve. De voyages en vagabondages dans un pays qui pourrait être la Finlande, elle mêle les êtres qui ont partagé sa vie et ceux qui l'entourent à présent dans la salle de réanimation de l'hôpital. Ils se confondent, se superposent et se transforment encore, mais la jeune femme les reconnaît toujours. Qu'importe la réalité si cette fantasmagorie permet à Mme X de vivre dans un monde meilleur, et d'y retenir l'homme absent qui hante ses pensées ? Car ce Voyage en Finlande ne décrit pas les seules hallucinations d'un esprit capricieux, il constitue la dernière tentative d'une femme qui s'abandonne sans retour à l'illusion du bonheur.

  • Jacques Brun, pilote français qui survole l'Italie en avion, remarque au sol, près de Florence, de curieux dessins : il s'agit des vestiges d'un labyrinthe. Intrigué, il retourne sur place en voiture et finit par mettre à jour de très anciens documents, oubliés dans une bibliothèque. Il découvre que le labyrinthe fut au XVIe siècle le théâtre d'un drame inexpliqué. Giulio et Zaccharia, deux jeunes Florentins pourchassés pour hérésie par l'Inquisition, y entraînèrent leurs poursuivants et les y firent disparaître à jamais. Jacques Brun retrouve aussi un curieux cahier dans lequel Giulio avait transcrit son histoire avec Zaccharia dans l'espoir qu'un jour le secret du labyrinthe puisse être dévoilé. À travers les divergences qui les opposent à l'Église et les discussions de Zaccharia, versée dans les sciences occultes, avec Giulio, passionné par les travaux de Copernic, ce sont trois conceptions du monde qui s'affrontent : la religion, l'ésotérisme et la science naissante. Débat qui n'est peut-être pas encore tranché aujourd'hui, mais qui conduira les. deux jeunes amants florentins vers leur tragique destin.

  • L'homme disparaît sous la légende : poète de grand chemin. Le rail, le rhum et les rafiots. Hollywood, la pègre, les Années folles. La forêt vierge. Cendrars. Le reporter lyrique. L'amiral à l'encre bleue, passager clandestin des lettres, tout barbouillé d'outremer et d'indigo. Le baroudeur en nage qui troqua les odes au rossignol contre un hymne à l'aéroplane. L'ami des peintres : Léger, Delaunay, Chagall, Modigliani, Soutine. Le poète qui détecta le génie du siècle : l'électricité, le jazz, la pub, le shrapnel, le cinématographe. Je vous invite à rencontrer un autre Cendrars : violent, solitaire, mystique, désenchanté et pourtant amoureux de la vie. Des voyages, quels voyages ? A-t-il jamais cru lui-même à son personnage d'aventurier mirobolant ? Cendrars a transformé les circonstances de sa vie réelle en trajectoire idéale, en destinée. Il a beaucoup vécu, beaucoup rêvé, beaucoup menti. Reproche-t-on à Picasso ou à Braque d'avoir menti sur la forme d'une guitare ? On croit connaître Cendrars. Mais qui était Blaise sous son panama de bourlingueur des Tropiques. F.F.

  • Brasília. Une capitale construite suivant un plan d'une symétrie absolue, qui reproduit l'image d'un volatile aux ailes déployées. Une capitale où grouillent d'ailleurs de drôles d'oiseaux, entre les villas du Lac et les favelas. Quels liens unissent Édouard Loriot, fonctionnaire international, Chico le gamin des rues récupérateur d'ordures, Élizabeth, femme pulpeuse aux principes rigides, Flavio l'apatride écartelé, Minelvina aux yeux rieurs, si belle, si brésilienne, et Jérôme le coopérant ? Des liens tissés en secret par cette ville folle qu'une poudre de césium aux reflets bleus menace d'une fin dramatique. Dans « L'Oiseau-carcasse », Michel Sauquet fait de Brasília un véritable personnage romanesque. Séduisante et repoussante, gigantesque et fragile, obsédée par la mort mais, par îlots, débordante de vie, elle ressemble bien à un oiseau cloué au sol qui tenterait d'empêcher son âme de fuir vers d'autres galaxies.

  • Le mensonge, depuis toujours, est au coeur de la vie politique. La démocratie elle-même n'en est pas exempte. Depuis l'Antiquité, on le sait. Mais aujourd'hui, l'importance de l'image et de la communication donne au mensonge politique une tout autre ampleur. Développé au contact du pouvoir, des médias, de l'argent et des microcosmes, il met la société en péril. Rien ne sert d'accuser nos hommes politiques et de les dénoncer au détour d'affaires de plus en plus sordides. Mieux vaut, par une typologie des mensonges politiques, suivre à la trace leurs avatars, les sortir de l'ombre pour les identifier et comprendre la maladie de notre démocratie. Vouloir éradiquer le mensonge politique est une naïveté, mais le réduire est une obligation civique. Il n'est pas de démocratie sans la confiance du citoyen, qui s'ancre d'abord dans une vertu républicaine partagée.

  • Les philosophes ne sont pas des êtres désincarnés. Comment ont-ils vécu ? mangé ? aimé ? En répondant à ces questions et à quelques autres (l'argent, la solitude, les lieux propices), ce livre veut redonner toutes leurs couleurs aux grandes figures de la philosophie. Descartes le baroudeur a mené une vie bien peu « cartésienne ». Saint Augustin ? Comme on dit aujourd'hui, un « Maghrébin »... Et Kant, outre la dialectique transcendantale, a inventé le porte-jarretelles pour hommes. Au-delà de l'anecdote - genre noble qu'il cultive sans complexe -, l'auteur porte aussi un regard critique sur les philosophes modernes, trop souvent cantonnés depuis deux siècles dans leurs amphithéâtres, voués à des vies bien monotones, comparées à celles de leurs ancêtres. Car la philosophie n'est pas seulement le commentaire de commentaires, la rumination de textes « sacrés », La philosophie est aussi un mode de vie.

  • L'expression, trop galvaudée, de « témoin du siècle » convient parfaitement à Georges Charensol. Né en 1899, il annonce, avec un humour teinté de fierté, qu'il s'apprête à entrer dans son... troisième siècle ! Pilier des Nouvelles littéraires, où il a passé soixante ans de sa vie, Georges Charensol se raconte aujourd'hui à Jérôme Garcin, avec cette voix passionnée qui fit les beaux soirs du « Masque et la plume ». Il évoque son arrivée à Paris en 1918, ses débuts de journaliste à Paris-Journal, avec Jacques Hébertot, et il brosse surtout une exceptionnelle galerie de portraits-vérité. Ses visites à Claude Monet, Vlaminck et Chagall, la découverte de Rouault, alors inconnu, son enthousiasme pour le cinéma naissant et une indéfectible amitié pour René Clair, la rencontre d'Antonin Artaud, des conversations avec Aragon, Pagnol, Kessel, Montherlant, Cocteau : c'est toute l'histoire culturelle du siècle qui défile au rythme syncopé de ses souvenirs.

  • À la veille de l'an mille, l'Islam, cultivé et raffiné, règne en maître sur l'Espagne et le pourtour de la Méditerranée. La Chrétienté, encore barbare, se déchire les lambeaux du vieil empire de Charlemagne. Dans les palais francs, romains ou maures, se succèdent alliances et trahisons, intrigues et assassinats. De Rome à Cordoue, de Cordoue à Aix-la-Chapelle, "La fille du Pape" nous conte le destin exceptionnel de deux femmes : Zoé, jeune et jolie Byzantine, victime de la convoitise des hommes, et surtout Kassiani, sa fille, à la personnalité bien trempée et à la volonté farouche. Avec elles, nous rencontrons le Pape, surnommé la "Poule Blanche", et sa mère Théodora l'Ogresse, le vieux calife, Lothaire le roi des Francs, et Otton l'empereur germanique. Mais nous vivons aussi avec les pèlerins, les marchands et les paysans, qui subissent épidémies et guerres, et s'en remettent à Dieu omniprésent dans cette époque de foi. Un long voyage plein d'aventures, d'amour et de violence, dans un siècle troublé qui s'achève par l'avènement d'Hugues Capet, roi des Francs, et le bonheur peut-être trouvé pour "La fille du Pape".

  • À la veille de l'an mille, l'Islam, cultivé et raffiné, règne en maître sur l'Espagne et le pourtour de la Méditerranée. La Chrétienté, encore barbare, se déchire les lambeaux du vieil empire de Charlemagne. Dans les palais francs, romains ou maures, se succèdent alliances et trahisons, intrigues et assassinats. De Rome à Cordoue, de Cordoue à Aix-la-Chapelle, "La fille du Pape" nous conte le destin exceptionnel de deux femmes : Zoé, jeune et jolie Byzantine, victime de la convoitise des hommes, et surtout Kassiani, sa fille, à la personnalité bien trempée et à la volonté farouche. Avec elles, nous rencontrons le Pape, surnommé la "Poule Blanche", et sa mère Théodora l'Ogresse, le vieux calife, Lothaire le roi des Francs, et Otton l'empereur germanique. Mais nous vivons aussi avec les pèlerins, les marchands et les paysans, qui subissent épidémies et guerres, et s'en remettent à Dieu omniprésent dans cette époque de foi. Un long voyage plein d'aventures, d'amour et de violence, dans un siècle troublé qui s'achève par l'avènement d'Hugues Capet, roi des Francs, et le bonheur peut-être trouvé pour "La fille du Pape".

  • Objectif capital, l'unification de l'Europe entre dans une phase décisive. Quelles sont les règles du marché unique ? Quelles sont les chances de la France dans la nouvelle compétition ? Et de quelle Europe accouchera la suppression des frontières, prévue pour 1992 ? Âgés de trente ans, Dominique Bocquet et Philippe Delleur sont nés avec le traité de Rome. Abordant la perspective européenne en praticiens, ils livrent les clés indispensables pour comprendre l'accélération des événements. Soulignant la possibilité offerte à l'Europe de devenir un géant économique, à l'égal des États-Unis et du Japon, ils montrent à quelles conditions la dynamique peut s'élargir vers une Europe sociale, politique et culturelle répondant aux aspirations de leur génération.

  • Comptable depuis plus de vingt-cinq ans, Basile Lorrieux voit toutes ses certitudes s'effondrer le jour où il est licencié de son entreprise. Seul, terré chez lui, obsédé par l'idée d'avoir raté sa vie, il décide de se venger des injustices et des humiliations subies. Il tue le chien de son voisin puis, de méfait en méfait, entame une descente aux enfers que même l'amour ne pourra arrêter. Peinture dure et lucide du monde d'aujourd'hui, de ses tensions et dissensions, La Mort d'un chien est aussi un conte moderne aux personnages troubles et contradictoires. Nul n'y est tout à fait bon ni tout à fait méchant. L'égoïsme et la médiocrité s'y mêlent sans cesse à la générosité et au courage. Basile lui-même n'est ni responsable ni irresponsable du sort qui est le sien. Son vrai crime, celui qui lui fait perdre jusqu'à son identité, est d'être devenu tout entier l'homme du ressentiment.

  • Deux cent cinquante écrivains français contemporains rédigent leurs propres notices de dictionnaire, à la troisième personne.

  • Et si les organes n'étaient pas seulement ces pièces fonctionnelles que les planches d'anatomie donnent à voir ? S'ils avaient une existence propre avec leurs passions, leurs ambitions, leurs luttes, leurs amours et leurs haines ? Sur ce thème, unique dans notre littérature, Michel Luneau a bâti La Légende du corps. Il nous entraîne dans le monde fantastique des chairs où les organes s'attirent, se repoussent, se jalousent, s'affirment, se déchirent... Écoutez-les. Écoutez le sang, le sexe, le cerveau, le coeur parler à tour de rôle, chacun avec sa vision personnelle, de la vie du corps profond au quotidien, et révéler les secrets du dedans qu'ils cachaient jusqu'ici. Découvrez les seuls grands personnages de la comédie humaine. Ils vous racontent le roman de leur vie. Le roman de la vie.

  • Peu de destins sont aussi étonnants que celui de la Païva. Née à Moscou, en 1819, dans une famille juive pauvre, elle meurt en 1884 en Allemagne, millionnaire et célèbre. Très jeune, elle met toute son intelligence au service de son ambition. Mariée à un tailleur français rencontré à Moscou, elle l'abandonne et se rend à Paris où elle collectionne les amants. En 1851, elle épouse puis répudie le marquis de Païva, dont elle ne gardera que le nom. Femme d'affaires, la Païva acquiert une fabuleuse fortune et se fait construire un splendide hôtel particulier sur les Champs-Élysées. Elle y reçoit journalistes et écrivains célèbres, dont Théophile Gautier qui se prend d'une grande passion pour elle, puis épouse un richissime aristocrate prussien, conseiller de Bismarck. Grâce à lui, elle entame, après la guerre de 1870, une surprenante et difficile carrière politique, à laquelle elle consacrera les dernières années de sa vie. Personnage hors du commun, la Païva est plus qu'une grande courtisane : elle symbolise le Second Empire, son goût du luxe et de la fête, des arts et de l'argent. Elle préfigure aussi la femme moderne par son indépendance et son ambition sociale, et Maupassant s'est sans doute inspiré d'elle pour écrire un de ses plus grands romans, « Bel-Ami ».

  • Juin 1816 : l'été est pluvieux au bord du lac Léman. Pour passer le temps, un groupe de jeunes gens décide d'écrire des histoires de revenants. Parmi eux, Byron, Shelley et sa future femme, Mary. Ainsi naît Frankenstein. En le créant, Mary Shelley ignore qu'elle fonde un mythe, un des seuls mythes contemporains. Un siècle et demi plus tard, la fabrication de l'humain n'est plus imaginaire : procréations artificielles, embryons congelés, manipulations génétiques... donnent à la science les pouvoirs qu'avait anticipés Mary. Comment cette fille des Lumières eut-elle tant de prescience ? Pourquoi le mythe de Frankenstein a-t-il gardé une telle puissance sur nos esprits ? Que peut-il nous enseigner aujourd'hui face aux dangers que fait peser sur l'humanité l'irruption de la technique dans le domaine de la reproduction ?

  • Louis Vuitton, BSN, Elf-Aquitaine, Michelin, Évian, Géo Martel, Badoit, Sodexho, LVMH, autant de cas particuliers qui laissent penser qu'il n'existe pas de modèle unique de management.

    En ces temps d'OPA, de rachats, de cessions, les entreprises sont soumises à des tensions qui mettent en cause leur singularité, ce qu'on peut appeler leur « âme ». Rien de spiritualiste dans le choix de ce mot, mais la volonté d'ancrer l'analyse de l'entreprise dans une démarche philosophique et rationnelle. L'âme évoque l'animation, l'animateur et le ressort d'une entreprise vivante. Encore reste-t-il à la connaître grâce aux outils des sciences humaines et sociales, en particulier de l'ethnologie, pour permettre la cohérence de la stratégie, de la communication et de la gestion des ressources humaines. Ainsi peut être préservée et enrichie la personnalité propre d'une entreprise.

  • L'homme a toujours rêvé l'impossible : aller dans la Lune, rester jeune éternellement... Mais parfois le rêve se réalise : on a marché sur la Lune. Et si un biologiste génial découvrait la formule d'une moderne fontaine de Jouvence ? Et si, malgré leur nouvelle jeunesse, ses cobayes ne revenaient pas à leur état mental initial ? Et si ce biologiste mourait et qu'un autre, retrouvant sa formule, en fasse un usage singulier ? Le monde entier s'affolerait, agité par la convoitise et les drames nés d'un vieux rêve. La Cinquième Clé nous ouvre l'une après l'autre les portes (réelles) de l'univers de l'espionnage moderne avec ses faux James Bond et ses vrais fonctionnaires, et nous promène de l'Union soviétique au désert libyen en passant par la CIA et la Maison-Blanche. Grâce à sa connaissance intime des mécanismes de la guerre secrète, mélange détonant des technologies les plus avancées et de passions humaines éternelles, Jean de Souzy nous annonce ce qu'un avenir très proche pourrait bien nous réserver.

  • La petite ville de Galeston dans le sud des États-Unis n'a qu'une célébrité : Spencer Ridge, biologiste. John Andrea Curzio, ex-étudiant du maître, s'y rend dans l'espoir de le rencontrer. Il ne verra que son cercueil. Pour Curzio, chargé par les proches du professeur défunt de rédiger son panégyrique, commence alors, une difficile enquête policière et scientifique : qu'elles étaient exactement les recherches du professeur ? Qui était ce frère de Ridge, mort assassiné ? Comment et pourquoi les politiciens locaux veulent-ils « appliquer » à leurs projets d'urbanisme les travaux du savant ? Curzio fait grincer la machine. La campagne pour l'élection du maire de Galeston dégénère. Les Noirs et les Chicanos envahissent le quartier blanc. Mais quel lien unit donc tous ces événements ? Ce roman noir à la dérision permanente, est aussi une allégorie : il dénonce à sa façon la collusion de certains hommes de science avec le pouvoir politique.

  • Faire des études littéraires n'est plus un handicap. Aujourd'hui, cela peut même devenir un atout. Dans un monde de plus en plus complexe, les entreprises s'interrogent sur le recrutement des hommes de demain. Que les jeunes formés aux lettres saisissent leur chance : ce qu'ils ont accumulé tant dans la forme que dans le contenu constitue un « capital » rentable pour les entreprises. Certaines d'entre elles l'ont déjà compris et ouvrent leurs portes pour mêler littéraires et ingénieurs. À l'aube du marché européen, elles ont tout à y gagner. Seize hommes et femmes, dirigeants d'entreprise viennent ici, aux côtés d'Alain Etchegoyen, témoigner de l'efficacité du Capital-Lettres :

  • Varsovie années trente : le pauvre Moïse aime la très riche Marysia. Roméo et Juliette, version yiddish. À peine surmontés tous les interdits, leur amour se trouve confronté à la guerre qui éclate. Ils vont alors entreprendre un incroyable parcours qui les mènera en France en passant par un camp soviétique, un wagon russe, un séjour à Téhéran et à Monte Cassino bombardé par les obus allemands. Partout Moïse fait du commerce avec un égal succès (et Marysia ne rêve que de dépenser). À Paris, son entregent l'amène à la fortune, tandis qu'un événement inattendu empêche Marysia d'en profiter. La Mélodie d'Alzenheimer mêle réalité et imagination dans ce combat pour la vie qui pourrait être tragique, mais dont le seul vainqueur est l'humour.

  • Depuis l'origine des temps, le poison, secret par nature, hante les sociétés, s'abrite dans les maisons, se cache dans les armoires, s'enfouit au coeur des nourritures et peuple les mauvais rêves. Étrange subversion, parfois il lui arrive de se muer en accusateur public au cours de monstrueuses ordalies. À l'occasion foudroyant, il sait aussi opérer si lentement qu'il devient insoupçonnable. Au XIXe siècle cependant, ses jours semblent comptés. On peut le détecter. Pire encore, les progrès thérapeutiques risquent de l'éliminer. Mais sa métamorphose est en cours : individuel jusque-là, le poison se fait collectif et l'industrie nouvelle remplace l'apothicaire de jadis. Le poison est produit par millions de tonnes : sur les champs de bataille apparaît l'arme chimique. De la plus haute Antiquité jusqu'à nos guerres modernes, des rituels magiques au froid rationalisme de l'extermination, Jean de Maleissye, docteur ès sciences physiques, explore dans tous ses détails l'histoire de l'étrange relation qui, depuis toujours, lie le poison à l'homme.

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