FeniXX réédition numérique (Nouvelles éditions Debresse)

  • Capturés pendant la guerre d'Indochine, une centaine d'officiers vont, là-bas, dans le Haut Tonkin, vers le camp 13. Avant même qu'ils y soient parvenus, l'ennemi cruel qui les tient à sa merci tente d'obtenir d'eux le reniement des raisons qui les ont fait se battre. Alors, aussitôt, deux hommes s'opposent : le médecin-capitaine Monteil, compétent, dévoué, qui pour sauver non seulement les malades mais tous les hommes, serait partisan de se soumettre aux exigences des Viets, et le colonel du Herson, qui farouchement, au nom de l'honneur, se refuse à toute compromission avec l'ennemi. Au milieu des pires souffrances, tandis que les Viets, sur les prisonniers affaiblis par les sévices et la faim, accentueront leur pression, l'opposition entre les deux hommes se poursuivra, élevée, pathétique, au cours de dramatiques péripéties, pour s'achever en une tragédie où finalement le dévouement de celui qui n'a songé qu'à sauver des vies humaines se montrera aussi grand que l'intransigeance dans l'honneur. Ce roman âpre, dur, nouveau « Pont de la rivière Kwaï » pourrait-on écrire, constitue aussi un document original sur la condition terrible et si mal connue des Français pris par les Viets ainsi que sur les méthodes utilisées par ceux-ci pour tenter de faire de leurs prisonniers des adeptes à leur cause.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans son nouveau roman, Maurice Lime pose un des problèmes essentiels de notre époque : la montée des Technocrates qui prennent la relève des capitalistes - comme jadis les Maires du Palais le firent pour les rois fainéants - tout en conservant à leur profit les privilèges de leurs prédécesseurs. Dans le milieu technocratique, anguleux, cerné d'un esprit de classe hautain, les ambitions s'affrontent, l'amour est mis au service de l'arrivisme, les « bons sentiments » à l'égard des ouvriers font partie de froids calculs de rendement : malheur aux vaincus ! Pour nous décrire la montée de son Rastignac au travers de tout cela, l'auteur a puisé à même la vie... En effet, pendant plusieurs années, Maurice Lime, sorti du rang, a été chef de production d'une grande entreprise moderne, avant de démissionner pour protester contre le sabotage de sa politique sociale. Totalement anticonformiste, qu'il s'agisse des tabous de droite ou de gauche, son froid mais féroce humour pourra passer inaperçu des lecteurs « conditionnés », tellement certains trouvent normal l'antihumain ; en revanche, les non-embrigadés, les allergiques aux propagandes, goûteront ce livre dans lequel, comme le disait très justement un critique, se dessine à l'arrière-plan une sagesse amère, cynique et pourtant optimiste !

  • Un peintre obscur et timide a fait du sédentarisme un principe. D'une ressemblance étonnante avec un accidenté dont il fut seul témoin de la mort, il se rend chez la veuve de son sosie pour lui restituer les papiers ramassés près du cadavre. Une femme déplaisante, le prenant pour son mari retour de voyage, sans lui laisser placer un mot, le reçoit avec l'humeur agressive des couples désunis. Elle lui lance une feuille de route du Ministère des Colonies sans lui souhaiter bon voyage. Notre artiste croit en rester là mais, revenu chez lui, sa pensée est assaillie par les ennuis divers nés de la méchanceté et de l'imbécillité humaines. Il se souvient qu'il détient une identité neuve et dont il peut user. Il décide de changer de pays. Devenu fonctionnaire Outre-Mer, il entre dans la peau de son personnage et s'applique à faire son métier honnêtement et avec conscience. Il ne récolte que blâmes et désaveux et se tire, de justesse d'aventures risquées. Les variations politiques jouant contre lui il est rapatrié et liquidé mais il n'a souci que de retrouver ses pinceaux. Évoquant sa vie errante, il constate qu'une lumière étrange, n'a fait de ses souvenirs que paraboles, illusions, grimaces et mystifications se bousculant en un joyeux désordre sans égard pour la géographie, la chronologie et les bienséances. Et, ainsi que le dit Henry de Monfreid dans sa préface, « l'auteur nous conduit et nous guide en souriant sur cette piste jalonnée de ruines et de cadavres que, naguère, il parcourut sur le fringant coursier de sa jeunesse : l'illusion ! ».

  • Les héros de notre roman sont deux négrillons du Cameroun, fils d'un chef de tribu. Leur village, situé en bordure de la grande forêt, a pour nom l'« Eau-qui-Chante ». À l'école de Yaoundé où ils sont envoyés, ils rencontrent un orphelin, fils de sorcier, dont la famille a été autrefois massacrée à l'« Eau-qui-Chante » sans que le chef du village - père des enfants - ait rien fait pour empêcher le massacre. L'orphelin Komo, le coeur plein de haine, veut venger la mort des siens sur le plus jeune des deux frères... Vous verrez par la suite, si les sinistres desseins du fils du sorcier se sont enfin réalisés, en faisant une innocente victime de la personne du petit Zanga.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cadomette, une petite ville que l'on pourrait situer quelque part en Normandie, connut, en un certain temps, la réalité de l'implantation martienne. Ainsi les imaginations cadométiennes n'eurent-elles pas l'occasion et le temps de se dévergonder, d'enfanter des images chimériques et apocalyptiques à leur sujet. Les Martiens n'avaient pas de pattes de poules, ni la cervelle ensachée dans un globe métalliforme brillant. Bons buveurs, ils fréquentèrent, entre autres, les bistrots de la banlieue Sud de Cadomette (le quartier le plus ouvrier de la ville), se saoulèrent au cognac, essayèrent d'attirer Jojo sur leurs genoux, lui apprirent à compter en martien, devinrent monnaie courante. Seuls leurs officiers portaient au-dessus de la visière bleue de leur casquette l'insigne agaçant de la petite soucoupe rose. Le siège libérateur de Cadomette dura un bon mois. Ces événements allaient avoir le privilège d'être découverts à travers la lentille un peu grossière, légèrement alcoolisée, une miette obscène, des personnages d'un petit bistrot de la banlieue Sud, de connaître surtout l'heureuse déformation apportée par Jojo (10 ans) dont le regard allie la fraîcheur à la douleur, la cocasserie à la cruauté, qui raconte le siège de Cadomette à sa manière, apprivoise la guerre, essaie de transformer l'avion et l'obus, la peur et la mort en « blasons », petite mythologie naïve et portative, où se mêlent le mouvement vagabond du rêve et le récit minutieusement réaliste de l'enfance blessée « aux yeux terriblement ouverts ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre torturé et bizarre n'est pourtant pas déprimant, car l'auteur fait planer sur cette très attachante histoire, si humaine qu'elle a presque l'air d'une confession, sa foi profonde et son espérance. On s'étonne aussi qu'un tel ouvrage ait été réalisé au sein de l'agitation et du vacarme de New-York, mais la contemplation est une expérience toute intérieure qui trouve en soi sa solitude et son silence. Georges Agadjanian tourne le dos au réalisme pur, à la manière dont on rejette une inféconde et ingénieuse bêtise, un rationalisme myope et suffisant. La psychologie, aussi subtile qu'elle puisse l'être, ne saurait jamais atteindre à elle seule l'homme dans sa substance réelle. Elle étudie le coeur dans ce qu'il est présentement, elle ignore ce qu'il est dans ses possibilités futures. Elle ne voit pas l'homme de demain, qui vit d'une existence virtuelle dans l'homme d'aujourd'hui. Elle analyse avec une gravité maniaque et majestueuse les tristes égouts de l'âme, y pensant trouver le sens éternel de la vie. Aussi Georges Agadjanian ne se contente pas de nous disséquer dans nos infirmités présentes. Il nous appelle de l'avenir, cherche à fonder notre être dans ce « nous-mêmes » mystérieux, qu'il sent toujours hors de nous-mêmes. Cette oeuvre curieuse et vibrante nous apporte plus que du plaisir. Elle nous apporte l'espérance de l'Homme qui est en nous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au Sanatorium de Ker-Venell, de nombreux jeunes gens sont prisonniers pour de longs mois de leurs gouttières de plâtre. Leurs instincts amoureux, attisés par l'isolement du lieu et par leur inaction forcée, s'enflamment à l'arrivée d'une nouvelle malade, la superbe Irène, princesse Soubianska. L'abbé Marcellac - un « gisant » lui aussi - s'efforce de résister à son charme, mais c'est sur lui qu'elle porte sa convoitise. Ils sont tous deux de la même race, et brûlés du même feu. Marcellac reniera-t-il ses voeux ? Entendra-t-il la voix de Dieu ? Ce beau roman éclaire d'un jour nouveau l'éternel problème du prêtre devant l'amour humain ; ses héros, dont l'âme tourmentée est analysée avec lucidité, atteignent à la grandeur de la tragédie antique.

  • Cadomette, une petite ville que l'on pourrait situer quelque part en Normandie, connut, en un certain temps, la réalité de l'implantation martienne. Ainsi les imaginations cadométiennes n'eurent-elles pas l'occasion et le temps de se dévergonder, d'enfanter des images chimériques et apocalyptiques à leur sujet. Les Martiens n'avaient pas de pattes de poules, ni la cervelle ensachée dans un globe métalliforme brillant. Bons buveurs, ils fréquentèrent, entre autres, les bistrots de la banlieue Sud de Cadomette (le quartier le plus ouvrier de la ville), se saoulèrent au cognac, essayèrent d'attirer Jojo sur leurs genoux, lui apprirent à compter en martien, devinrent monnaie courante. Seuls leurs officiers portaient au-dessus de la visière bleue de leur casquette l'insigne agaçant de la petite soucoupe rose. Le siège libérateur de Cadomette dura un bon mois. Ces événements allaient avoir le privilège d'être découverts à travers la lentille un peu grossière, légèrement alcoolisée, une miette obscène, des personnages d'un petit bistrot de la banlieue Sud, de connaître surtout l'heureuse déformation apportée par Jojo (10 ans) dont le regard allie la fraîcheur à la douleur, la cocasserie à la cruauté, qui raconte le siège de Cadomette à sa manière, apprivoise la guerre, essaie de transformer l'avion et l'obus, la peur et la mort en « blasons », petite mythologie naïve et portative, où se mêlent le mouvement vagabond du rêve et le récit minutieusement réaliste de l'enfance blessée « aux yeux terriblement ouverts ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre torturé et bizarre n'est pourtant pas déprimant, car l'auteur fait planer sur cette très attachante histoire, si humaine qu'elle a presque l'air d'une confession, sa foi profonde et son espérance. On s'étonne aussi qu'un tel ouvrage ait été réalisé au sein de l'agitation et du vacarme de New-York, mais la contemplation est une expérience toute intérieure qui trouve en soi sa solitude et son silence. Georges Agadjanian tourne le dos au réalisme pur, à la manière dont on rejette une inféconde et ingénieuse bêtise, un rationalisme myope et suffisant. La psychologie, aussi subtile qu'elle puisse l'être, ne saurait jamais atteindre à elle seule l'homme dans sa substance réelle. Elle étudie le coeur dans ce qu'il est présentement, elle ignore ce qu'il est dans ses possibilités futures. Elle ne voit pas l'homme de demain, qui vit d'une existence virtuelle dans l'homme d'aujourd'hui. Elle analyse avec une gravité maniaque et majestueuse les tristes égouts de l'âme, y pensant trouver le sens éternel de la vie. Aussi Georges Agadjanian ne se contente pas de nous disséquer dans nos infirmités présentes. Il nous appelle de l'avenir, cherche à fonder notre être dans ce « nous-mêmes » mystérieux, qu'il sent toujours hors de nous-mêmes. Cette oeuvre curieuse et vibrante nous apporte plus que du plaisir. Elle nous apporte l'espérance de l'Homme qui est en nous.

  • Un jeune instituteur remplit sa mission dans un village isolé de la montagne. Il recueille une jeune sourde et muette, dont il s'éprend d'un amour si chaste qu'il le baptise « pitié ». Mais la médisance et la folie d'un simple d'esprit provoquent le drame ; consciente du trouble qu'elle a semé, Angeline disparaît comme elle était venue. Ce roman, très simple et très pur, retrace avec bonheur la vie d'un village transfiguré par le passage d'une humble fille ; il évoque l'amour des enfants, des bêtes, des plantes, de tout ce qui touche encore à la pureté première ; il dépeint, en des pages vibrantes d'émotion et de tendresse, les phases d'un bel amour romantique.

  • C'est le drame, non de la laideur, mais disons d'une disgrâce physique, en l'espèce une bouche démesurée, d'où le surnom de Rana. Ce défaut, aggravé à partir de l'adolescence par l'antithèse d'une « académie éblouissante », la famille d'abord, puis le milieu scolaire s'acharneront à le grossir, à en faire, par leur cruauté, une sorte de cancer de l'âme. Cette férocité poussera Grenouillette, comme on l'appelle aussi, être d'élite doué d'une exquise sensibilité et, tel Mozart, d'une soif d'affection inapaisable, jusqu'au bord du suicide. Elle trouvera un refuge dans la nature, dans l'amour des animaux, dans la musique et, au cours des années, dans des amitiés passionnées. Le goût de l'étude et la grande pitié de nos « frères inférieurs » en feront un médecin vétérinaire (carrière nouvelle et bien inattendue chez une femme), la sauveront à tout jamais et élèveront cette jeune fille à un niveau rarement atteint. Écrit dans une langue poétique, mais nerveuse ; classique, mais vivante et imagée, ce roman, païen et chrétien à la fois, est tout imprégné de l'amour de l'auteur pour tout ce qui vit, pour notre terre et son univers dont il magnifie les beautés. Ennemie déclarée d'une hypocrisie qui empoisonne tous les rapports humains, entre les sexes aussi bien qu'en eux-mêmes, cette oeuvre est traversée des plus grandes espérances. Si le romancier prétend à un paradis, s'il y croit, c'est sur cette terre d'abord. Pour lui, le Ciel se passe de nous, mais nous ne pouvons nous passer d'un certain ciel intérieur qu'une fausse dévotion ne peut que fermer. Attitude toute franciscaine, avec ses certitudes de fraternité universelle. Dans l'époque brutale et de noir pessimisme qu'est la nôtre, dans cet infini de l'absurde et du malheur, ce roman tend un nouvel arc-en-ciel, portique de la future harmonie humaine.

  • Lecteur, vous nous direz si le père d'Arlette a raison de ne donner, qu'en tremblant, sa plus jeune fille, à cet artiste de François, venu tout spécialement de Paris pour la lui enlever. Une intellectuelle qui connaît mieux le latin que l'art culinaire ne risque-t-elle pas de faire aller la barque tout de guingois ? Las ! Las ! Et quand on songe qu'une épouse doit encore s'improviser infirmière, ministre du budget, conseillère pédagogique... Mais François, malgré nombre de mésaventures, jure que son sort demeure digne d'envie. Cobaye ? Tant pis... puisque cobaye chéri. Le secret des époux qui s'aiment vraiment est de savoir faire des vicissitudes quotidiennes, encore du rire, encore de la joie... et de ne pas regretter les sombres minutes passées ensemble. Quelle épouse ne revivra là sa propre expérience ? Quel époux ne se reconnaîtra tout de bon dans ce « cobaye chéri » ?

  • C'est le drame, non de la laideur, mais disons d'une disgrâce physique, en l'espèce une bouche démesurée, d'où le surnom de Rana. Ce défaut, aggravé à partir de l'adolescence par l'antithèse d'une « académie éblouissante », la famille d'abord, puis le milieu scolaire s'acharneront à le grossir, à en faire, par leur cruauté, une sorte de cancer de l'âme. Cette férocité poussera Grenouillette, comme on l'appelle aussi, être d'élite doué d'une exquise sensibilité et, tel Mozart, d'une soif d'affection inapaisable, jusqu'au bord du suicide. Elle trouvera un refuge dans la nature, dans l'amour des animaux, dans la musique et, au cours des années, dans des amitiés passionnées. Le goût de l'étude et la grande pitié de nos « frères inférieurs » en feront un médecin vétérinaire (carrière nouvelle et bien inattendue chez une femme), la sauveront à tout jamais et élèveront cette jeune fille à un niveau rarement atteint. Écrit dans une langue poétique, mais nerveuse ; classique, mais vivante et imagée, ce roman, païen et chrétien à la fois, est tout imprégné de l'amour de l'auteur pour tout ce qui vit, pour notre terre et son univers dont il magnifie les beautés. Ennemie déclarée d'une hypocrisie qui empoisonne tous les rapports humains, entre les sexes aussi bien qu'en eux-mêmes, cette oeuvre est traversée des plus grandes espérances. Si le romancier prétend à un paradis, s'il y croit, c'est sur cette terre d'abord. Pour lui, le Ciel se passe de nous, mais nous ne pouvons nous passer d'un certain ciel intérieur qu'une fausse dévotion ne peut que fermer. Attitude toute franciscaine, avec ses certitudes de fraternité universelle. Dans l'époque brutale et de noir pessimisme qu'est la nôtre, dans cet infini de l'absurde et du malheur, ce roman tend un nouvel arc-en-ciel, portique de la future harmonie humaine.

empty