FeniXX réédition numérique (Saint-Germain-des-Prés)

  • Ces poèmes représentent trente et une confidences du coeur et de l'âme. Un florilège de sentiments, de réflexions ; en même temps : poésie-conversation, autobiographie essentielle et prière. L'attaque en prend un tour moral : « Le mal que j'ai dans l'âme est-il bon ? » et l'ombre du Golgotha s'étend aussitôt sur notre destin. Même si la décision de joie de vivre reste centrale. Le poète promène son regard sur les incidents intérieurs, le trajet du passé et les choses autour de lui. chacun des mots qu'il emploie, non sans lutte, contient son « propre chant », et l'ensemble est conçu comme un « cri de vérité ». L'art retient les « actes fugitifs de l'homme créateur ». S'il y a de beaux vers sur la mort, c'est qu'elle n'existe pas pour un croyant : « l'unique vérité », c'est Dieu, même s'il est difficile de « rendre clair l'infini ». Le goût du rêve, nous confie l'auteur, a ouvert en lui la route à l'amour, puis à la « ferveur ». Voici des souvenirs d'enfance. Pour les jeunes d'hier et d'aujourd'hui la question reste celle du bien et du mal. Du choix ou de la nonchalance. Certains rêves sont endormis en nous, enlacés à un monstre. Il faut savoir trier. Le passé nous « ignore, pille et ment ». Continuons à rêver d'un monde éternel. Surtout : confiance en la résurrection.

  • La quête de l'identité au milieu des orages de l'amour, tel est le sujet principal de ce recueil. Un homme, agité d'espoirs et de chagrins passionnés, nous décrit l'accord érotique, les joies sensuelles, la beauté du corps féminin. Mais vite interviennent l'insatisfaction, un sentiment d'échec, puis la faim physique excessive, d'où une lassitude, le sentiment d'une « impureté » qui pèse. Il se dégage du lieu amoureux, connaît le désespoir romantique, Éros obsédant, voit du mensonge partout, même chez lui, veut se dégager pourtant des « interdits », est étouffé par les contradictions de la dualité... Mensonge sur le visage aimé, banalité, usure des choses, envie d'ailleurs (« Je viens de l'avenir », lance-t-il, jeune et triomphant), puis des accès de naïveté crédule, le regret de l'amour originel, « noire douceur » ; la Nature devient un vaste berceau de beauté. États d'âme en dents de scie ; l'amour s'est brûlé les ailes ! Le poète se bat pour la sérénité, pour la chance de communiquer, pour briser ce sentiment d'insécurité qui l'habite, harcelé par l'idée de la mort, qui rend tout caduc. Dans à la fois le désir de pureté, l'appétit sexuel et sensible, le désir de « la petite fille » ; in fine, le poète semble trouver le salut à travers Isabelle. Il s'est souvent posé les questions de la création, de la page blanche et du sentiment de l'impuissance, mais aussi du barrage fait par les mots à la souffrance...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Gérard Gambier utilise des mètres éprouvés qu'il assouplit et façonne à l'usage de ses incantations. Agileté bien rare, douée d'humour et d'une sève paysanne. Il y a ici une sorte de rapport cosmique avec la Terre : les odeurs, les ardeurs des sillons inondent le poète. Il chante avec volupté les saisons apostrophées par le coq du village ! Ses thèmes sont variés, à la fois comme la vie et comme un rêve de paix, une fois pour toutes, qui passerait par l'âme. Sensualité mélancolique, gravité, et là-dessous une légère naïveté, comme le centre étincelant d'un cri qui serait, par pudeur, chloroformé.

  • « Si je pose une question à cet oiseau, il se rapprochera, il se posera et me répondra... et me répondra que ta bonté est infinie... Si je pose une question à ce roseau, il se tournera, il se penchera, et alors me dira... et alors me dira que ta vérité est infinie... et cet oiseau parlera à ce roseau. Ils parleront de toi, ils nous montreront du doigt. Si je pose une question à ce grand chêne, il me regardera en me parlant de toi et te remerciera, et si l'oiseau se pose une question au dessous, le roseau lui répondra et ils parleront de toi. Et si le chêne te regarde à nouveau, en posant une question au roseau, alors l'oiseau leur dira... et si ce soir je le revois, je lui parlerai de toi. » Un recueil en prose de Dominique Villars, paru dans la collection « à l'écoute des sources ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Si je pose une question à cet oiseau, il se rapprochera, il se posera et me répondra... et me répondra que ta bonté est infinie... Si je pose une question à ce roseau, il se tournera, il se penchera, et alors me dira... et alors me dira que ta vérité est infinie... et cet oiseau parlera à ce roseau. Ils parleront de toi, ils nous montreront du doigt. Si je pose une question à ce grand chêne, il me regardera en me parlant de toi et te remerciera, et si l'oiseau se pose une question au dessous, le roseau lui répondra et ils parleront de toi. Et si le chêne te regarde à nouveau, en posant une question au roseau, alors l'oiseau leur dira... et si ce soir je le revois, je lui parlerai de toi. » Un recueil en prose de Dominique Villars, paru dans la collection « à l'écoute des sources ».

  • Gérard Gambier utilise des mètres éprouvés qu'il assouplit et façonne à l'usage de ses incantations. Agileté bien rare, douée d'humour et d'une sève paysanne. Il y a ici une sorte de rapport cosmique avec la Terre : les odeurs, les ardeurs des sillons inondent le poète. Il chante avec volupté les saisons apostrophées par le coq du village ! Ses thèmes sont variés, à la fois comme la vie et comme un rêve de paix, une fois pour toutes, qui passerait par l'âme. Sensualité mélancolique, gravité, et là-dessous une légère naïveté, comme le centre étincelant d'un cri qui serait, par pudeur, chloroformé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ces Fables, contes et histoires, c'est vrai, sont des poèmes narratifs, intéressants, parfois même non sans suspense. À l'exception de trois ou quatre, ils délaissent le monde contemporain, nous entraînent du côté de l'avant-guerre ou vers la fable mythologique, les faits divers ou récits nobles et intenses inspirés par l'Histoire d'Israël, l'Égypte, la Grèce, l'Italie et la France. Ce sont des récits, ou même des sculptures à incantations ; formes mobiles et volutes des voix, obsession de l'art lyrique. À la fois un côté Pierre Louys modernisé tout à fait, et, pour l'élégance, le raffinement, le luxe sensible, un goût à la Visconti. Peu de pages échappent ici, directement ou indirectement, au thème, à la loi de l'amour. Si, davantage que les autres, « Les Conforts et inconforts d'une puce »... dans la mesure où l'art lyrique y est le sujet essentiel. Cependant, les conseils d'Abigaïl sur le choix des peaux à opérer et le « carpe diem » sur le plaisir et la vie courte, contiennent une philosophie de la prudence devant les passions. Et la marque d'une grande sensualité, qui s'avoue de biais ou en direct, selon l'oeuvre. L'univers de cet ensemble est dans le frémissement sensuel et les colorations, la culture, les valeurs communes de civilisation, la gourmandise de l'oeil non moins que la subtilité musicienne de l'oreille.

  • Poésie d'impressions, tour à tour grave et fantaisiste, somme toute singulière, J'irai repeindre le soleil éveille un monde qui s'installe d'emblée dans sa dimension propre, à dominance de fantastique, de surréel même. À coup sûr, J'irai repeindre le soleil accumule l'observation de ces réalités sous-jacentes révélatrices des rapports mystérieux que l'homme entretient avec le cosmos. La grâce de cette poésie est qu'elle démasque des issues dans une tension magique dont l'aspect insolite nous étonne souvent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une partie de ce recueil est consacrée à l'amour des enfants, dépeint à travers l'expérience d'un médecin des hôpitaux ; l'autre regarde en face l'univers contemporain. Une sensibilité peu commune perdure chez Robert Heyblon, quand il raconte ses interventions sur les enfants malades, nous dit ce qu'il sait d'eux, la façon dont les adultes ne savent pas les comprendre. « Mes petits frères de la mouise », dit-il ; et il évoque en même temps ses souvenirs d'enfant malchanceux. Autres thèmes chantés, ceux de la vraie vie : l'amour, la pitié, pour les filles populaires, une certaine joie de respirer malgré les entraves. Un instinct prolétarien robuste donne un relief à ces évocations en prosodie classique ou libre. La mort est évoquée, non sans arrière-plan chrétien, débarrassé des bagatelles. Notons l'humour qui fait contrepoids à la gravité des poèmes : vengeur, libertaire, somptueux, à la Prévert (lire le poème charge « Exercices de nuit » en bord de Seine), à la Villon. Amour et eaux fraîches : des pages simples, âpres, d'une force de satire assez rare, un brin anarchiste, quant à notre absence fondamentale d'altruisme. Et c'est un soigneur d'hommes qui parle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Dans ces poèmes d'amour, nous gravissons nombre d'étapes qui alternent : l'attente de la coïncidence, la plénitude sensible et sensuelle, le quotidien de la tendresse, la rencontre des âmes, voire l'égoïsme parfois violent nécessaire au couple. « Hymne à la vie » est le narratif de l'affection de Martine Cerf pour son frère jumeau, de leurs accords, de l'angoisse qui sépare jusqu'à la pieuse fraîcheur des souvenirs, revécue sur la tombe du disparu. Voici un chant intime et douloureux, proche du sacré.

  • Souvenirs et futur investis de force au bout d'une angoisse qui crie sa révolte jusque dans les fibres de l'être, Chantal Nadège chante sa prison d'exister. À force d'user le mot pour « tuer ce vide » à force d'échouer « sur un rivage d'attente », son malheur concentre des éclairs à tous les coins du corps. Et, lancinante, éclate la pensée pour la mort, l'homme parti. Les premiers poèmes d'ailleurs lui sont destinés : « Reste ce souffle auquel je n'accède pas ». Alors apparaît l'aveu du désir éternel du retour : « Je ne veux rien avoir à te dédier ». Ou bien encore : « Je n'ai ni nom ni corps Je suis l'abîme que tu réclames Et qu'à chaque heure Tu emplis de sacs d'amour » Mais, par-delà l'obsession du couple séparé perce aussi la volonté d'étouffer l'idée de Dieu pour que disparaisse à jamais une éternité de crainte. Dans ce recueil, désirs de réconciliation et de paix suprême font route avec les étoiles.

  • C'est d'abord un lyrisme de l'amour, ses blasons : l'autre est « l'animal de lumières embrassées ». Voici le vaste ballet dans la nuit protectrice, les caresses « sous-marines » (d'où le titre). Une violence se joue devant les « interdits flamboyants », puis vient la douceur, et surtout de fines connotations avec la Nature. Les sources de la passion (mais sommes-nous toujours dans le premier jardin de l'Éden, comme se plaisent à le croire les amoureux ?), de tendres rêves comme celui d'avoir un enfant, un « enfant de feu de paille », une ironie, une réflexion sur l'être devant l'énergie que donne le désir... sans cesse le cosmos est convoqué à la fête des sens pour « s'arracher de l'absence ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Il faudrait s'attendre à voir » « être ni béat ni non plus avisé » laisse tout d'abord entendre l'auteur. Mais on ne doit pas s'y tromper : Pascal Lambusier ne rêve pas de nous imposer le diktat d'une vision à l'orientale, voire un cynisme de mise. Ce poète avide de la joie et des sens ne saurait y rester longtemps enfermé ! À coup sûr, Trajectoire fictive tend plutôt vers un constat sans concession, tranché sur le mode surréaliste. Celui-ci semble être, en effet, le seul système suffisamment libre aux yeux de l'auteur pour ne pas occulter le réel dont les dimensions percent dans des visions baroques : « Des aigles meurent dans les barbelés de grésillements ». Dans ce livre « brut », sans cesse un fort lyrisme relance les inquiétudes du temps - que l'auteur veut liées à un quotidien tout à fait ordinaire - loin d'absurdes discours, là où chaque tressaillement explose comme un pouls.

  • Ruptures, angoisses, bricolages de vie au bout du silence, lignes de vie, lignes de mort, l'amour comme un suspense à bout de souffle, l'obsession bruyante des femmes, leurs corps à vif des vitrines (confetti de douceur), le mélange hagard des peuples, des cultures, des haines ; les gens, la turbulence des vices, les quais vides, l'envie de rire, la blessure, la porte qui claque, les émotions machinales, le geste robot un ami qui revient, la tendresse quand même, la rencontre d'une odeur... Le lyrisme au quotidien de Kaléidépoques cultive la désinvolture. Mais, sous-jacent à un catalogue de vie déjà bien inquiétant, Michel Luc prône, au milieu du foisonnement apparent des richesses équilibrées de nos sociétés, plus qu'un rictus de mise : le régal du rien.

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