FeniXX réédition numérique (Petit Véhicule)

  • La Grande Guerre a épargné Henri Donadieu mais elle en a fait un homme meurtri. En 1915, son ami Mariette a été fusillé pour l'exemple après un simulacre de procès. Parisien, descendant d'Alsaciens, Donadieu a choisi l'exil d'un poste d'instituteur dans un village du Cotentin, à l'abri, croit-il, de la fureur du monde. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, cet homme désabusé jure qu'il se tiendra à l'écart des événements. Mais on n'échappe pas aisément à son destin. Un jour, il frappe à la porte de l'instituteur d'une manière imprévisible. Ce livre simple et complexe à la fois, a pour décor le Cotentin à la fois sombre et luxuriant, maritime et terrien. Les hommes et les enfants s'y croisent dans une tentative d'exprimer la bonté, l'ignominie, l'engagement, l'humiliation. Une plongée dans la douleur des hommes silencieux qui ont subi les malheurs du siècle.

  • Tout a commencé avec une minuscule fiole contenant un bien étrange liquide, trouvée au tréfonds d'une cave... Voir ses grands-parents, métamorphosés en perroquet et en souris, se promener dans le Nantes de 1874, voyager à bord d'un authentique clipper anglais en compagnie d'un savant bizarre membre du club du Pébroque... Voilà bien des aventures lorsqu'on s'appelle Vannie et qu'on n'a que douze ans !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « La poésie me fait marcher. Marche, marche, marche. Un mot devant l'autre, un mot devant l'autre et recommence. Il est noir, noir, noir le chemin de l'encre, long, long serpent. » Illustré d'une encre de Jacques de Féline, un recueil de 20 poèmes en prose de Michel Dunand paru en 1989.

  • Le prêtre, le docteur et la sage-femme, dans le froid très vif de cette matinée de février, sous le soleil qui a enfin percé le brouillard matinal, se hâtent vers la place de l'église. Sans dire un mot, perdus dans les mêmes pensées, leur coeur au diapason, ils vont vers d'autres tâches, d'autres services, d'autres gens, d'autres joies, d'autres misères, d'autres vies. Ils n'ont pas vu le sein - gonflé du liquide de vie - jaillir de la chemise de Marie Coulon. Ils n'ont pas vu le geste tendre de Pierre Coulon, posant une couverture de laine sur les épaules de sa femme et, au passage, caressant le visage de son fils qui tête goûlument. Ils n'ont pas vu Marie, que la révolte a quittée au moins pour un temps, pleurer doucement, en caressant le semblant de main et le pauvre petit moignon. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon dévaler l'escalier et, pleurant à chaudes larmes, s'activer pour ranimer le feu dans la cuisinière à charbon, et réchauffer les bienfaisantes bouillottes de son fils. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon « barrer » la porte. Cette journée du 17 février 1907 a bousculé leur vie. Ils ont besoin d'être seuls. Quelques heures encore...

  • « La poésie me fait marcher. Marche, marche, marche. Un mot devant l'autre, un mot devant l'autre et recommence. Il est noir, noir, noir le chemin de l'encre, long, long serpent. » Illustré d'une encre de Jacques de Féline, un recueil de 20 poèmes en prose de Michel Dunand paru en 1989.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Malo Bouëssel du Bourg est nantais. Sa poésie ne rejette ni le lyrisme, ni l'image, ni l'affirmation d'un possible sens. Malnoë se prête au couleurs de la vie, laissant au déploiement de l'émotion le soin de modeler les formes variées du poème, jusqu'à la concision narquoise du haïku. Mais trouverons nous encore du temps pour lire la poésie ? Peut-on être inspiré dans la cavalcade de notre quotidien ? Oui, nous dit Daniela Jordanova. Passionnément, nous disent ses illustrations. Les navigations mentales de cette artiste plasticienne la mènent à travers le monde, entre lithogravure et scénographie. Malnoë est une escale. Une même ferveur y réunit le poète et l'artiste, la foi en l'esprit, sous surveillance d'une ironie dont le fil nous attache à cette inspiration humaine, que Malnoë nous invite à partager.

  • Le prêtre, le docteur et la sage-femme, dans le froid très vif de cette matinée de février, sous le soleil qui a enfin percé le brouillard matinal, se hâtent vers la place de l'église. Sans dire un mot, perdus dans les mêmes pensées, leur coeur au diapason, ils vont vers d'autres tâches, d'autres services, d'autres gens, d'autres joies, d'autres misères, d'autres vies. Ils n'ont pas vu le sein - gonflé du liquide de vie - jaillir de la chemise de Marie Coulon. Ils n'ont pas vu le geste tendre de Pierre Coulon, posant une couverture de laine sur les épaules de sa femme et, au passage, caressant le visage de son fils qui tête goûlument. Ils n'ont pas vu Marie, que la révolte a quittée au moins pour un temps, pleurer doucement, en caressant le semblant de main et le pauvre petit moignon. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon dévaler l'escalier et, pleurant à chaudes larmes, s'activer pour ranimer le feu dans la cuisinière à charbon, et réchauffer les bienfaisantes bouillottes de son fils. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon « barrer » la porte. Cette journée du 17 février 1907 a bousculé leur vie. Ils ont besoin d'être seuls. Quelques heures encore...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ma tête en tranches sur un livre pomme verte ou saucisson rouge, le bon vieux temps fait ses valises... Cet ensemble de textes a été glané à partir d'un journal, tenu de façon plus ou moins continue, depuis maintenant une quinzaine d'années. C'est rien que de la parole. Ça ne veut décrire un peu que ce qui se passe tout le temps sans "arriver" jamais. C'est plus de l'ordre de ce qu'on remâche, que de ce qui s'énonce glorieusement sous le soleil. Ritournelles, paroles, choses entrevues plutôt que vues. L'inchoatif. Ça commence et ça recommence sans cesse.

  • Ma tête en tranches sur un livre pomme verte ou saucisson rouge, le bon vieux temps fait ses valises... Cet ensemble de textes a été glané à partir d'un journal, tenu de façon plus ou moins continue, depuis maintenant une quinzaine d'années. C'est rien que de la parole. Ça ne veut décrire un peu que ce qui se passe tout le temps sans "arriver" jamais. C'est plus de l'ordre de ce qu'on remâche, que de ce qui s'énonce glorieusement sous le soleil. Ritournelles, paroles, choses entrevues plutôt que vues. L'inchoatif. Ça commence et ça recommence sans cesse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La fondation à Paris, au début du XIXe siècle, de la Société asiatique, donna une impulsion nouvelle aux études orientales en Europe. Marie-Félicité Brosset (1802-1880) comptait parmi les premiers membres de cette compagnie savante. Ayant débuté par le chinois, il s'est ensuite intéressé à la Russie et au Caucase, et s'est surtout consacré à l'étude du passé historique et de l'héritage culturel de la Géorgie. Élu à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Marie-Félicité Brosset résida en Russie de 1837 au printemps 1880. Né à Paris, et rentré en France peu avant sa mort, il repose au cimetière de Châtellerault. Pionnier des études géorgiennes en Europe, Marie-Félicité Brosset est le Français le plus estimé en Géorgie, et le moins connu en France. Le tirage de la version russe du présent livre - publiée en 1983 à Tiflis par les éditions Mérani - fut épuisé dans l'année. Remaniée, la sélection française n'en reprend qu'à peu près la moitié. Si le livre trouve un accueil favorable auprès du lecteur, l'auteur se propose de reconstituer intégralement le texte initial, et de le compléter par de nouveaux chapitres, qui évoqueraient notamment les rapports de Marie-Félicité Brosset et du peintre russe Grégoire Gagarine (1810-1893), dont une composition illustre la couverture.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Malo Bouëssel du Bourg est nantais. Sa poésie ne rejette ni le lyrisme, ni l'image, ni l'affirmation d'un possible sens. Malnoë se prête au couleurs de la vie, laissant au déploiement de l'émotion le soin de modeler les formes variées du poème, jusqu'à la concision narquoise du haïku. Mais trouverons nous encore du temps pour lire la poésie ? Peut-on être inspiré dans la cavalcade de notre quotidien ? Oui, nous dit Daniela Jordanova. Passionnément, nous disent ses illustrations. Les navigations mentales de cette artiste plasticienne la mènent à travers le monde, entre lithogravure et scénographie. Malnoë est une escale. Une même ferveur y réunit le poète et l'artiste, la foi en l'esprit, sous surveillance d'une ironie dont le fil nous attache à cette inspiration humaine, que Malnoë nous invite à partager.

  • Je ne parvenais pas à y croire. Tu venais d'entrer dans ma vie et je n'avais rien fait pour ça. Si peu en tout cas. Je m'étais retrouvé dans un état d'esprit bizarre, incertain. Surpris et flatté de me sentir à nouveau désiré par une femme, mais aussi extrêmement troublé par la révélation de cet amour partagé, irréfléchi et, à vrai dire, si extravagant. Tu aimais jouer avec ton corps sans fausse pudeur et, avec ma complicité, tu ne t'en privais pas. Je te regardais, détaillant avec sollicitude chaque parcelle de ce corps, de ces membres qui s'enroulaient comme des lianes autour de mon cou et de mon buste. Je ne me lassais pas de cette observation aussi minutieuse qu'affectueuse. Tu m'y encourageais volontiers, en me susurrant à l'oreille : "Tes regards sont si tendres, mon amour, tu as tant à me donner..." Tu m'apparaissais si clairement différente des autres femmes, que j'en éprouvais jusqu'à de l'admiration pour toi, qui étais venue m'aimer "du bout des doigts", comme tu disais, coiffée d'un petit chignon sagement exécuté depuis de longues années dans la solitude de ton coeur.

  • La beauté d'une ville est une des formes de l'égalité. Tel est le postulat qui inspire cet ouvrage. « Nantes, ambivalence des sentiments » est le livre d'un promeneur, qui s'indigne du bétonnage de la ville, et de l'incapacité des bâtisseurs à faire une ville humaine pour des humains. À l'image des idéologies qui ont défiguré ce siècle, l'architecture « contemporaine » ne sait produire que de la concentration. De l'inhumanité. Voilà pour la modernité. Là dessus vient se greffer ce qu'on appelle « la » crise, et qui est bien autre chose qu'une péripétie. Nantes est ici considérée comme métaphore de « la » ville. Et « la » ville porte les balafres d'une décomposition sociale avancée. La ville est paradoxe, contradiction, ambivalence, comme elle est liberté, solitude et foule. Et la beauté dans tout cela ? Peut-être lui manque-t-il simplement un projet ? Absorbés par l'emploi, l'économie, leur place dans le concert international des villes, et leur carrière, les politiques ont concédé au marché ce pouvoir régalien. Ça n'a pas toujours été de gaîté de coeur. Plutôt une sorte de résignation. Un aveu d'impuissance...

  • Nantes, lundi 20 octobre 1941. Il est 7h45. Rue du Roi Albert, à proximité de la cathédrale, deux coups de feu sont tirés dans le dos d'un officier. Celui-ci s'écroule, pratiquement tué sur le coup. Ce qui n'a d'abord que l'apparence d'un tragique fait divers, se révèle être un événement de la plus haute importance, un moment de la lutte "au couteau", que se livrent - partout en Europe occupée - les Nazis et les Résistants : l'homme qui a tiré - et qui s'enfuit aussitôt en courant - est un jeune Franc-tireur parisien, Gilbert Brustlein. Celui qui est mort, est l'officier le plus haut gradé de l'armée allemande en poste à Nantes, le Feldkommandant Karl Hotz. Hitler et ses Nazis vont exiger aussitôt la mort de 50 otages, pour venger la mort de Hotz. Le hasard a-t-il pu, innocemment, diriger les pas de G. Brustlein dans le dos de K. Hotz ? Ce même hasard intervient-il dans la désignation des otages ? Que non : les 16 otages fusillés à Nantes sont des Résistants connus, arrêtés et maintenus en prison par la Gestapo ; de même pour les 5 Nantais fusillés au même moment, le 22 octobre à 16 heures, au Mont-Valérien ; dans le camp de Choisel, à Chateaubriant, on prend 27 militants communistes pour les fusiller aussitôt : ceux-là ont été désignés au bourreau nazi par les services du ministre de l'Intérieur du Maréchal Pétain, Pierre Pucheu. Les familles n'apprendront le drame que le lendemain, en lisant le journal... C'est à la fois en tenant compte de l'histoire des événements (livres et documents), et de la mémoire que les familles éprouvées ont gardée de ces terribles journées d'octobre 41, que l'auteur a voulu écrire cette histoire, tout en apportant un regard neuf sur cet événement, qui demeure un moment important de la Deuxième Guerre mondiale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment vivre ? « Continuel désemparé », entre aveu et silence, Pierre Maubé nous jette au coeur d'une interrogation universelle. Sa quête est celle de « la chair parfaite », du « cri réconcilié ». Mais la vie s'écoule, « rivière qui demeure infranchissable ». Malgré l'amitié, l'amour, l'écriture, la nuit est là, toujours. D'où naît l'attente. En pure perte ? Un livre fort, désespéré, tendre.

  • La beauté d'une ville est une des formes de l'égalité. Tel est le postulat qui inspire cet ouvrage. « Nantes, ambivalence des sentiments » est le livre d'un promeneur, qui s'indigne du bétonnage de la ville, et de l'incapacité des bâtisseurs à faire une ville humaine pour des humains. À l'image des idéologies qui ont défiguré ce siècle, l'architecture « contemporaine » ne sait produire que de la concentration. De l'inhumanité. Voilà pour la modernité. Là dessus vient se greffer ce qu'on appelle « la » crise, et qui est bien autre chose qu'une péripétie. Nantes est ici considérée comme métaphore de « la » ville. Et « la » ville porte les balafres d'une décomposition sociale avancée. La ville est paradoxe, contradiction, ambivalence, comme elle est liberté, solitude et foule. Et la beauté dans tout cela ? Peut-être lui manque-t-il simplement un projet ? Absorbés par l'emploi, l'économie, leur place dans le concert international des villes, et leur carrière, les politiques ont concédé au marché ce pouvoir régalien. Ça n'a pas toujours été de gaîté de coeur. Plutôt une sorte de résignation. Un aveu d'impuissance...

empty