Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une Parisienne, élevée par de riches cousins et lassée de ce milieu snob, a épousé un hobereau de la Haute-Auvergne, qui l'emmène dans son château des Bois-Noirs. Dans cette région perdue sous la neige, au milieu des brouillards, Hélène, surprise par la vétusté et l'abandon d'une antique demeure, plus semblable à une prison qu'à un château, s'efforce de s'adapter à une vie déconcertante où elle s'engage pourtant avec toute sa loyauté. Elle sera aidée par l'amitié affectueuse - et bientôt passionnée - de son beau-frère. Leurs intérêts ne tardent pas à s'opposer à ceux du mari. Dans ce conflit, Gustave le Taciturne, qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour, deviendra irrésistiblement le ministre d'un destin qui a fait séculairement de cette maison le royaume de la mort la plus cruelle.

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  • Métier à tisser de Vaucanson, fardier de Cugnot, pendule de Foucault, caméra de Louis Lumière, pâtes de verre de Gallé... Quel mystérieux protocole réunit dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs les objets mythiques de notre civilisation ? En 179

  • Dans les années 1960, à Paris, Pauline a rencontré Nicolas et l'a aimé. A 18 ans, on ne sait pas « bien » aimer. Surtout quand on a lu beaucoup trop de romans. Nicolas, un an après, tombe amoureux de la meilleure amie de Pauline, Julie. Nicolas et Pauline se ressemblent : après le bac, ils errent en faculté. Pauline fait de la politique. Nicolas réunit les éléments dont il a besoin pour écrire son premier livre. Julie, recalée du bac, est contrainte « à travailler pour vivre ». Tous les jours (ouvrables) elle prend le train gare Saint-Lazare pour se rendre dans les bureaux de l'usine Simca à Poissy. Pauline, Nicolas et Julie ne se quittent plus. Nicolas trahit Pauline et Julie. Dix ans après. Nicolas est un jeune écrivain à la mode. Julie, mariée, gagne bien sa vie. Pauline, toujours errante, rencontre Martin, professeur quinquagénaire. Avec lui, Pauline revit ses amours perdues. Avec Martin, Pauline tente de reconstruire son existence. Mais, sur les décombres de sa jeunesse, elle ne peut rien bâtir. Pauline quitte Martin, Paris, ses vingt ans. Elle part. Gare de Lyon. Vers le Sud.

  • Tel un musicien pour se délasser se laisse aller à une composition sans plan déterminé, pour nous faire entendre ses fantaisies sur les thèmes les plus variés, Francis de Miomandre nous ouvre un univers des plus variés où il accueille les plus humbles choses de la vie quotidienne : une bulle de Champagne, une touffe de chiendent, une pierre. Les ayant accueillies, il les pénètre, leur insuffle son âme emplie d'amour universel, leur prête nos sentiments humains, nos rêves, nos déceptions, et jusqu'à nos larmes. Puis il nous enchante par de petites histoires, vrais contes d'Andersen où l'humour se mêle au lyrisme et nous révèle quelques-uns des symboles les plus pathétiques de notre absurde existence, nous fait entrevoir les vérités les plus profondes. Ce livre que l'on peut ouvrir n'importe où, lire dans tous les sens sans perdre un iota de son charme et de sa haute portée philosophique est enveloppé d'un halo de féerie, d'une vapeur somnambulique, et l'on se demande où est le réel, où est le rêve parce que les envols du songe reposent sur les bases solides de la plus lucide connaissance de la réalité. « Caprices » est un pas de plus sur la voie royale que l'artiste a empruntée depuis « Direction Étoile », « Le Fil d'Ariane », « Samsara », les « Jardins de Marguilène », « Fugues », avec une sûreté sans cesse plus grande. Tout frémissant d'amour bouddhique et nimbé du sourire tendre et mélancolique de la sagesse, « Caprices », dans un style de plus en plus dépouillé et ruisselant de poésie, nous amuse, nous enchante et nous laisse au bord de cette angoisse métaphysique qui préoccupe tant d'écrivains plus réalistes.

  • Comment la Gaule, qui depuis cinq siècles vivait bon an mal an sous la domination romaine, est-elle devenue la France ? L'auteur nous fait traverser cette période de grand brassage de races, de langues, d'arts et de cultures, ces trois siècles qui aboutirent à la France d'aujourd'hui.

  • L'autobiographie, genre littéraire, répond au désir d'authenticité des lecteurs. Une authenticité naturellement trahie par l'auteur. On y parle de soi, dans une demi-sincérité qui fait l'objet d'une convention tacite entre l'auteur et le lecteur, c'est le « pacte autobiographique ». À travers l'étude précise des Mots de Sartre, des références aux Confessions de Rousseau, aux récits de Chateaubriand, Stendhal, Sarraute, Perec et de tant d'autres, cet ouvrage introduit aux fragiles rapports de la fiction, du réel et du « moi ».

  • Ils ont une passion commune, les avions. Une passion qui pousse Antoine et Santois à réaliser un rêve : construire un ULM pour décoller, s'envoler... Mais Antoine s'interroge sur ce père héroïque et invisible dont Santois parle tant. Existe-t-il vraiment, ce pilote de chasse, membre des Services Secrets? Car Santois est prêt à tout pour attirer l'attention de son nouvel ami. Prêt pour l'opération Mister Friendship?

  • Un groupe de Juifs riches et pauvres s'embarquent en 1942 à Marseille pour l'Amérique. Ce départ est pour la plupart un départ vers l'inconnu. Ils font escale à Casablanca dans un camp de réfugiés. Puis un second bateau les prend qui les emmène à New York. Séparés pendant la durée de la traversée, non seulement de la France, mais du monde, et réduits à eux-mêmes, privés du secours de leurs habitudes et de leurs attaches sociales, ils tenteront néanmoins de reconstituer très exactement, avec toutes ses erreurs et ses insuffisances, la société qui les a rejetés. Le livre de Claudine Hermann est fait des portraits et des actions des émigrants : la baronne Gunsberg, snob et égoïste, la sympathique famille Wormser, le peintre Koch qui meurt en arrivant à New York, le docteur Gles, psychiatre, et quelques jeunes gens. Tous ces personnages sont peints à petites touches, avec beaucoup de vérité et de finesse. L'art de Claudine Hermann fait que chacun, en raison des circonstances difficiles où il est plongé, en raison aussi des promiscuités, finit par révéler, bon gré mal gré, sa réalité profonde. En même temps qu'un roman très vivement et très intelligemment mené, Claudine Hermann a donné, avec l'Étoile de David, l'image de la sensibilité d'une certaine époque.

  • Une toute jeune femme - qui n'est autre que l'auteur - lui-même atteint du mal de Pott - est envoyée à Berck, cité des grands malades osseux au bord de la mer du Nord, pour y faire une cure en sanatorium. La terrible maladie qui l'oblige à porter une gaine de plâtre, à s'astreindre aux régimes les plus durs, ne l'empêchera pas de vivre résolument, profondément, avec une extraordinaire lucidité, les étapes de ses souffrances, dont elle finira d'ailleurs par triompher. Pourquoi ? parce qu'elle croit en la force de la vie, en ses souvenirs heureux du pays de soleil où elle est née. Mais cette même lucidité, et cette même foi, l'amènent à pénétrer les drames de tous les « allongés » qui sont ses compagnons : des enfants innocents, qui s'interrogent sur l'injustice de leur sort ; des garçons et des filles, qui rêvent à l'amour, à la danse, à la souplesse de leur corps enfin délivré ; de cette Fanny Mazurier, qui trouve dans sa foi de quoi transfigurer son mal ; d'Alain Gilbert, dont l'extraordinaire passion obtiendra son exaucement ; de toutes ces vies mutilées, qui restent pourtant si vivantes, plus vivantes que les ordinaires existences, comme enrichies par leur épreuve.

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  • « Pour moi, le lycée avait été peuplé par des gens supérieurs, qui avaient "occupé" le foyer, "bombé" les murs et mis le feu à la porte du surveillant général, monsieur Lesourd. Je compris vite que ni moi ni personne n'en ferions autant. » Une adolescence au début des années 70.

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  • Le monde est fou. La seule sagesse est de chasser le plaisir dans les forêts de l'absurde, en attendant que la terre nous manque sous les pieds, pense Marc Lascaut. Seulement, on ne perd pas sur ordre le goût des grands sentiments périmés. Les hommes ont autant besoin d'aimer, de croire et d'agir que de respirer. D'où cette révolte sans cause qui pousse à être, par défi, encore plus fou que le monde. Mais une brume noie les bords du Rhin, en même temps que l'égoïsme sarcastique de Marc. Il rencontre Isolde, qui semblait l'attendre, et l'amour frappe comme la foudre. Il essaye de fuir, de se débattre contre cet amour absolu qui l'obligerait à accepter l'espoir, les responsabilités, le don de soi. Et chacun de ses efforts l'enfonce plus avant dans cette vieille évidence qu'il faut, pour sauver sa vie, accepter de la perdre. Comme les deux premiers romans de Gabriel Veraldi, Le Chasseur captif se passe sur deux plans étroitement mêlés ; celui des rapports entre l'homme et les mystères de son destin ; celui de l'aventure, de la satire et de la comédie quotidienne. Dans un style qui passe en jouant de l'humour glacé à la mélancolie, de la raillerie de soi-même à la passion, il raconte comment un grand amour bouscule toutes les prudences avec un aveuglement de force naturelle.

  • Quoi de plus révoltant qu'un enlèvement d'enfant ? Y a-t-il un être plus méprisable que le ravisseur, cet homme de trente-cinq ans qui a, pendant plusieurs mois, séquestré une fillette de dix ans ? On imagine assez pourquoi ! Aussi, quand il est pris, la presse et l'opinion ont-elles vite fait de le condamner, et la Justice de le jeter en prison. Et pourtant, si cet homme était innocent ? Victor Lamouret s'est fait prendre et il est en prison. C'est un paysan fruste, solitaire et violent, qui ne peut s'expliquer avec des juges qui ne parlent pas son langage. Alors, pour se justifier, il entreprend d'écrire son histoire sur des cahiers d'écolier. Avec des mots à lui, des mots simples et crus, avec autant de naïveté que de pudeur, il nous raconte comment il a fait monter la petite Nathalie dans la remorque de son vélomoteur, pourquoi il l'a amenée chez lui, et les mille ruses qu'il a dû déployer pour la tenir si longtemps cachée à ses voisins, ainsi qu'à la mère et au beau-père ivrogne qui habitent sous son toit. Il y a dans ce récit, qui oscille entre le rêve d'un bonheur impossible et des tentations de violence et de meurtre, un ton de vérité et une tendresse qui nous bouleversent. Autant que d'une aventure singulière, il s'agit en effet d'un amour insolite entre un homme et une enfant.

  • Voici la suite du Serpent jaune, dont Ludovic Lemaire, un jeune journaliste français, était le fracassant héros. On le voyait échapper aux poursuites de la police au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour s'être gravement compromis dans un sombre complot visant au rapt d'un savant atomiste d'obédience communiste. Réfugié désormais en Suisse, le jeune homme va se précipiter, tête baissée et coeur en feu, dans de nouvelles aventures rocambolesques, car tel est son tempérament : fureur de vivre, audace, passions amoureuses, intrigues, passions politiques, il ne peut ni ne veut connaître le repos. Cela le conduit à frôler sans cesse la mort, le déshonneur ou la catastrophe. Autour de ce météore sulfureux, vont et viennent les plus étranges figures, parmi lesquelles des femmes fascinées par son charme : Blanche, la princesse à la quarantaine provocante, qui vit avec Hector son meilleur ami, la pure Thérèse Burckhardt, dont l'amour finira par le sauver, Claire la petite prostituée italienne, qui lui donnera quelques mois de bonheur tranquille. Centre d'une action qui ne cesse de se déplacer et d'exploser de toutes parts, Ludovic Lemaire est le symbole d'une certaine jeunesse de notre temps, brûlant d'insatisfaction mais cachant, sous le baroquisme de ses désirs et de ses illusions, un fatalisme incurable en face du mal.

  • Voici présentés, jour après jour, les événements de 1988, tels que Le Monde les a recensés. Le soulèvement des Palestiniens dans les territoires occupés par Israël, le cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran, les espoirs de paix en Afghanistan, en Angola, au Cambodge, la révolte contre le régime en Birmanie, les émeutes en Algérie, le « non » des Chiliens au général Pinochet, l'élection de George Bush, le séisme en Arménie, la vague d'OPA, la réélection de François Mitterrand, le retour des otages français du Liban, l'accord sur la Nouvelle-Calédonie, la disqualification de Ben Johnson aux Jeux de Séoul, la mort de deux poètes, René Char et Francis Ponge, mais aussi celles d'Edgar Faure et d'Enzo Ferrari... Cet ouvrage, comme ceux consacrés à 1986 et 1987, rassemble les chronologies mensuelles qui paraissent dans Le Monde au cours de l'année, enrichies d'un index détaillé. Un ouvrage de référence. Un instrument de travail commode. Le rappel indispensable d'un passé encore présent.

  • Jour et nuit, de mystérieuses fumées s'élèvent du sol de Manhattan. Les New-Yorkais sont habitués à ce phénomène : ce n'est, pensent-ils, qu'une des nombreuses bizarreries de cette extraordinaire cité ! Tout n'est-il pas possible à New York, où l'on rencontre parfois, mêlé à l'affolante circulation, un jeune chevalier en armure, monté sur un énorme cheval équipé de tiroirs ? Mais David et Pat Sostakis ont décidé d'avoir le fin mot de l'histoire et ils se lancent dans une périlleuse exploration.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En cette année 1946 s'ouvre, dans la ville détruite de Nuremberg, le procès des principaux criminels nazis. Rachel, une jeune interprète juive, s'apprête à affronter les mots, les visages, les témoignages insoutenables qui rouvriront des blessures encore récentes. Elle ignore qu'elle va rencontrer son destin. Il s'appelle Boris et il est officier de l'armée Rouge. Dans les bras l'un de l'autre, ils essaient d'oublier qu'ils sont à la fois des symboles et des victimes. Sourds et aveugles à l'Histoire qui broie les êtres, ils veulent de toutes leurs forces essayer de croire en leur avenir...

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  • Étrange voyage à Rome. Tout commence dans une ville où le passé surgit à chaque coin de rue. La journée de Nina et Robert s'achève dans un Colisée désert, quand apparaît... une hallucination? Un rêve? Un gladiateur, qui charge Nina et Robert d'une curieuse mission. Le pacte est risqué. Accepteront-ils de se battre l'un contre l'autre pour sauver ce fantôme condamné à errer depuis des siècles entre les vivants et les morts? Un défi héroïque à la hauteur de leur courage et de leur générosité.

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