Glénat BD

  • Sans contrefaçon, je suis un garçon !Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c'était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d'homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d'un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d'homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l'objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l'instrument d'une domination à la fois sévère et inconsciente ?À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité... mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l'humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d'homme nous invite tant à la libération des moeurs qu'à la quête folle et ardente de l'amour.

  • L'incroyable histoire vraie de l'arme la plus effroyable jamais créée.Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l'existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive. Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire. Des mines d'uranium du Katanga jusqu'au Japon, en passant par l'Allemagne, la Norvège, l'URSS et le Nouveau-Mexique, c'est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d'hommes : qu'ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi...) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l'impossible pour qu'ils ne l'utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l'effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d'une main de fer le Projet Manhattan) - sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d'Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s'impose déjà comme le livre de référence sur l'histoire de la bombe atomique.

  • Une course poursuite contre le temps perdu...Que feriez-vous si d'un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu'un jour sur deux ? C'est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d'une vingtaine d'années qui, sans qu'il n'en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu'un jour entier vient de s'écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n'a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l'alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s'évaporant progressivement dans le temps... Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?Au-delà d'un récit fantastique totalement prenant, Ces Jours qui disparaissent, roman graphique en couleurs de 200 pages à la personnalité très marquée, pose des questions fortes sur l'identité, la dualité de l'être et le rapport entre le corps et l'esprit. Tout du long, le lecteur se demande si Lubin disparait vraiment ou s'il est atteint de schizophrénie. Évidemment, le jeune et talentueux Timothé Le Boucher, qui signe ici son troisième ouvrage, se garde bien d'y répondre... Et si ce personnage qui en chasse un autre était tout simplement l'homme adulte qui, petit à petit, chasse l'enfant qui est en lui ?

  • Voyage autour de ma chambre Nouv.

    Plus loin que la nuit et le jour.Franck vit avec son temps. C'est un homme qui, comme une foule de gens pressés, s'est laissé emporter par la vague digitale sans s'interroger... Jusqu'au jour où son téléphone et son ordinateur cassent accidentellement. Franck se voit alors contraint d'attendre chez lui pendant dix longues journées l'appel du S.A.V... Pendant toute cette période, il ne peut plus accéder à cet espace numérique où les pensées s'occupent sans être stimulées. La rupture est brutale, et le manque d'abord sévère. Coincé entre les quatre murs de son appartement, il cherche désespérément à s'occuper et finit par s'atteler à une minutieuse visite de cet endroit dans lequel il vit quotidiennement, mais qu'il ne regardait plus. Franck va vite réaliser qu'il lui suffit d'un mouvement de la pensée pour s'évader et que les seules limites sont celles de son imagination. Au cours de ses voyages immobiles, Franck visite un bouge de la renaissance, s'invite à une soirée de la Fashion Week ou revit de manière nuancée les derniers instants d'une relation amoureuse passée...Alors que le monde a plus que jamais saisi le sens du mot confinement, Voyage autour de ma chambre raconte aussi le bonheur des frontières sans limite. Libre adaptation du roman de Xavier de Maistre écrit en 1794, on y retrouve un récit où le voyage et l'épopée émergent du rien. Mais, en déplaçant l'histoire et en l'habillant de jolis traits, Aurélie Herrou et Sagar l'ont entièrement renouvelée. Une odyssée qui résonnera avec le quotidien de nombre d'entre nous.Retrouvez également dans l'ouvrage la présence exceptionnelle des dessins de Jul dont les personnages se sont invités le temps de quelques pages.

  • La bible de la musique indépendante !Ces hommes et ces femmes ne sont pas connus du grand public et pourtant, leurs oeuvres ont bouleversé l'histoire de la musique. Pour remettre sur le devant de la scène des artistes dont la popularité n'égale pas l'influence, Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog nous content les histoires de ces fabuleux créateurs. Parmi eux, (re)découvrez le génie sensible et maniaco-dépressif Daniel Johnston, la reine péruvienne de l'exotica Yma Sumac, l'improbable SDF aveugle Moondog, les chineurs classieux de The Cramps, la légendaire Patti Smith et tellement d'autres... Véritable bible illustrée de la scène musicale underground, cette anthologie de 50 récits biographiques invite à découvrir des maestros méconnus, géniteurs de chefs-d'oeuvre sous-écoutés. Destiné aux érudits comme aux simples curieux, Underground parvient par ses nombreuses anecdotes et son sens du récit à ouvrir les portes d'incroyables mondes personnels et sonores. Plus important encore - car sens premier de l'ouvrage finalement - ces pages vous donneront envie d'aller plus loin et d'écouter tous ces trésors oubliés.

  • À quoi bon se souvenir qu'on a vécu l'enfer ?La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l'unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d'un profond coma. L'adolescent de 15 ans qu'il était au moment des faits est aujourd'hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d'amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l'amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d'un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s'installe entre eux. Anna n'imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie...Après le remarqué Ces jours qui disparaissent, Timothé Le Boucher revient avec un ouvrage témoignant une nouvelle fois de sa science narrative exemplaire. S'inscrivant dans une veine plus réaliste, Le Patient est un thriller psychologique prenant et surprenant, laissant entrevoir quelques-uns des thèmes de prédilection de l'auteur : le rapport à l'autre, la notion du « temps », de l'identité et de la mémoire.  

  • Le match du siècle n'a pas tout dit...Tout a été écrit sur ce match d'anthologie... ou presque ! Hantés par les fantômes de Séville, Didier et Fred, deux potes fans de foot à la limite de la névrose, décident de nos jours de mener l'enquête. Ce qu'ils découvrent, personne n'y a fait attention à l'époque : un détail à la 50e minute du match, qui aurait selon eux changé le cours de l'histoire ! Mais sans s'en rendre compte tout de suite, Didier découvrira que cette demi-finale perdue est la métaphore d'un drame personnel que lui-même a vécu, enfant...À la fois truculente et extrêmement documentée, cette enquête fiction raconte, avec humour, l'une des pages les plus douloureuses du sport français dont les cicatrices n'ont toujours pas été pansées. Mais au-delà du mythe de France-Allemagne 1982, Les Fantômes de Séville offre aussi un formidable travail sociologique sur la France de la fin des trente glorieuses - dont les auteurs prétendent que cette défaite en a précipité la chute ! Hilarant et passionnant, un ouvrage qui se dévore que l'on soit amoureux de ballon rond ou non.

  • L'esprit de la forêt incarné.Au coeur de la jungle, l'Esprit de la forêt est une femme. Et pas n'importe quelle femme !Niala chérit et protège cette nature indomptable qui est son foyer. Elle y règne en maîtresse et y délivre son enseignement : le plaisir est le plus beau des remèdes, la solution à tous les différends, un délice qui éclaire les esprits et jamais ne doit générer la honte. À son contact les êtres s'enrichissent, s'apaisent et découvrent l'éventail des possibilités qu'offre la sexualité. Bientôt, les bigots qui viennent tenter de coloniser son pays et sa liberté comprendront toutes les dimensions de cette sainte parole : « Aime ton prochain comme toi-même ». Tous sont ridicules, tandis que Niala est une femme libre. Libre comme son désir. Dans Niala, Jean-Christophe Deveney et Christian Rossi livrent un recueil d'histoires courtes coquines et pleines d'humour, six fables caustiques et parodiques qui raillent autant la pudibonderie que les stéréotypes véhiculés par les BD colonialistes des années 50.

  • Approcher la mort. Découvrir la vérité.À 15 ans, alors qu'il intègre le prestigieux club de rugby de Bordeaux, Julien voit son avenir devant lui tout tracé : il sera rugbyman professionnel. Mais une violente chute au cours d'un match lui fait perdre connaissance et vivre une expérience de mort imminente (EMI : sensation de décorporation suivie d'un état modifié de conscience, parfois consécutive à un état de mort clinique) qui le met sur la piste d'un lourd secret de famille. Revenu de cette expérience bouleversante aux frontières de la vie, il demande à ses proches qui est l'homme qui l'a accueilli au seuil de la mort. Ce dernier dit s'appeler Paul et lui livre un glaçant secret de famille. Entre l'incrédulité des soignants, qui ne voient là qu'un simple épisode hallucinatoire, et le violent déni que ses proches lui opposent, Julien entreprend de soulever une chape de plomb que son père - tyran domestique - maintenait hermétiquement fermée sur le clan familial depuis des années. Lorsque l'Invisible frappe à notre porte il a le pouvoir de faire éclater la vérité, nous rendre notre intégrité et nous réinventer.En associant habilement le drame familial à la thématique des expériences de mort imminente, Eric Liberge signe en solo un puissant et passionnant récit. Une fiction dans laquelle les recherches pointues sur les effets médicaux et psychanalytiques des EMI servent une histoire captivante.

  • L'histoire de l'homme derrière la célèbre émission de Strip Tease « La Soucoupe et le perroquet ».Au commencement il y a Jean-Claude Ladrat, un homme qui fabrique des soucoupes dans son jardin, d'abord un engin flottant - pour une dérive de 91 jours dans l'Atlantique ! - puis une machine volante. Dans les deux cas, l'objectif est clair : rallier, coûte que coûte depuis sa Haute-Saintonge, les Bermudes. Il est soutenu par sa mère, Suzanne, qui conserve dans une boîte un perroquet séché, Nini, que les médias ont immortalisé dans la mythique émission belge Strip Tease. Mais que sont-ils devenus ? Quelle fut l'enfance de Jean-Claude Ladrat ? Quand se décide-t-il à tirer des plans sur la comète ? Pourquoi se retrouve-t-il dans les années 2000 devant les Assises puis derrière les barreaux ?
    C'est sous le signe du gonzo journalisme que Jean-Charles Chapuzet a retrouvé Jean-Claude Ladrat dans l'idée de connaître sa véritable trajectoire, à savoir l'avant et l'après de la « gloire » cathodique. Il reste le coup de crayon de Boris Golzio pour que sorte de terre cet album tragi-cosmique dans lequel les rêves se cognent à la réalité. C'est l'histoire de La Soucoupe et le Prisonnier.

  • Une plongée vertigineuse dans le monde des informateurs de la police.Père modèle mais sans emploi, Goran Stankovic accepte un job véreux, se fait arrêter et n'a d'autre choix que de collaborer en devenant « indic' ». Coincé entre truands et police, dans un monde de manipulations, Goran va devoir jouer un double jeu périlleux pour s'en sortir. Coécrit par Mark Eacersall, scénariste venu de l'audiovisuel, et Henri Scala, pseudonyme derrière lequel se cache un commissaire passé par des services d'investigation prestigieux, GoSt111 est autant un polar haletant qu'une plongée vertigineuse dans le monde méconnu des informateurs de la police. Un récit noir ciselé et hyperréaliste, transcendé par le trait expressif de Marion Mousse.

  • Le récit vrai de la naissance de l'Australie !Une des plus incroyables odyssées humaines de l'Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l'Angleterre ! On les a envoyés à l'autre bout du monde, dans un pays qui n'existait pas encore. Aller sans retour vers l'enfer ou chance inespérée d'une nouvelle vie ? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d'une terre ancestrale que les habitants d'origine appelaient Bandaiyan... Laurent-Frédéric Bollée livre ici son From Hell, une oeuvre magistrale de plus de 500 pages dessinées avec brio au lavis par Philippe Nicloux. Une création sans précédent dans l'histoire de la bande dessinée française et internationale.

  • L'odyssée Terra Australis n'était qu'un début...Ils étaient militaires, bagnards, forçats, condamnés... le rebut de l'Angleterre. Ils n'avaient pas d'avenir, on leur en a offert un de force : une vie sur les lointains et hostiles territoires de la « Terra Australis. » Aujourd'hui, plusieurs années ont passé. Des colonies se sont établies, mais l'équilibre y est plus que précaire. Les agressions sont nombreuses, les pendaisons fréquentes, la maladie et la famine impitoyables. Sous les yeux hagards des premiers habitants de ces terres, c'est un nouveau monde qui se construit. Un autre qui disparaît.5 ans après Terra Australis, LF Bollée et Philippe Nicloux donnent une suite tout aussi brillante à leur odyssée historique. Le récit incroyable mais vrai de la création de l'Australie.

  • La vie d'un écrivain. Le combat d'un homme.Né en 1840, Émile Zola n'est pas seulement l'un des plus grands écrivains du panthéon français. C'est également l'auteur d'une vie engagée, à l'image de son oeuvre. De son enfance à Aix-en-Provence, élevé seul par sa mère dès l'âge de 7 ans, il nourrit très vite une aversion pour l'injustice sociale et un besoin de la dénoncer par les mots. Ses premiers succès littéraires le placent alors, logiquement, comme le chef de file des naturalistes. Émile Zola raconte le vrai monde, il prend la défense des faibles, des peintres et des poètes ; il pourfend le second Empire, l'ordre moral de Thiers. Zola n'est pas qu'un écrivain, c'est un combattant. Et c'est alors que l'auteur assiste, horrifié, au calvaire judiciaire du capitaine Dreyfus que le versant politique de son oeuvre prend une toute autre dimension...Centré sur la vie d'Émile Zola et son implication dans l'affaire Dreyfus, ce passionnant roman graphique, écrit par Jean-Charles Chapuzet et dessiné à quatre mains par Vincent Gravé (story-board) et Christophe Girard (story-board, dessin et couleurs), nous plonge avec force dans les années mouvementées du second Empire pour mieux percevoir, derrière la vie de l'écrivain mythique, le combat de l'homme.

  • Certains ont peur d'aimer. D'autres aiment avoir peur.Jeune homme peu sûr de lui, Thomas est immédiatement séduit par la puissance physique et spirituelle de Fred. Avec ce nouvel amant, il se découvre, apprend de nouvelles choses sur sa sexualité. Mais il fait surtout la connaissance indirecte de celui qui fut son ex et modèle : Alex. Un être à la beauté surnaturelle, aussi lumineux physiquement que sombre psychiquement, dont le portrait orne les murs du loft de Fred et qui a aujourd'hui mystérieusement disparu. Qui était Alex et pourquoi Fred était-il aussi fou de lui ? Qu'a-t-il bien pu lui arriver ? Peu à peu, Thomas va devenir obnubilé par l'image d'Alex, essayant d'élucider les mystères qui l'entourent. Des mystères qui l'effrayent et l'excitent à la fois...À travers toute la fougue de cette relation passionnelle, Hubert et Paul Burckel signent un thriller domestique haletant, moderne et original. Alors que Le Bleu est une couleur chaude avait su capter l'essence intime des relations lesbiennes, La Nuit mange le jour offre aujourd'hui une exploration sans précédent dans les faces sombres de la psyché de l'homosexualité masculine. Une plongée captivante et toute en tension à l'intérieur des personnages et de leurs désirs, dans la veine de L'Inconnu du lac d'Alain Guiraudie ou de L'Empire des sens d'Oshima.

  • America

    Nine Antico

    Nouvelle vie au Nouveau MondeÇa y est, Pauline fait officiellement partie de la catégorie « larguée. » Seulement, la fameuse dépression post-rupture qu'on lui a promis tarde à arriver. En attendant, Pauline s'ennuie ferme. D'autant que c'est le mois d'août à Paris. Tous les bons copains sont partis, il ne reste plus que ceux de seconde zone avec qui partager son malheur. Pauline en a marre, elle a besoin de changer d'air. Sur un coup de tête, elle décide de partir pour les États-Unis. Entre fantasmes et réalité, de New York à San Francisco, Pauline voyage dans les villes qu'elle a rêvées, s'ouvre au monde... mais continue de se faire des films.Après les vacances entre copines de Girls don't cry et les soirées en demi-teinte de Tonight, Nine Antico poursuit les aventures de Pauline et son impérieux désir de vivre. Loin des clichés, mêlant humour et savoureuse cruauté, l'auteur dépeint une héroïne contemporaine autant inspirée par sa fascination pour la pop culture américaine que par les icônes de la Nouvelle Vague. Drôles, maladroites, parfois agaçantes, toujours attachantes, les filles de Nine Antico nous ressemblent.

  • La folie n'est qu'affaire de perspectiveEn 1937, Antonin Artaud est arrêté en Irlande pour trouble à l'ordre public puis débarqué en France. Dans un état de confusion mentale avancée, sujets à de fréquents accès de crises, l'asile et l'internement seront dès lors son lot quotidien, pendant plus de 9 ans. Mais si l'art a toujours été et restera l'ultime échappatoire des douleurs qui le rongent intérieurement, Antonin Artaud ne se remettra jamais vraiment de cet état de fait, malgré le soutien de ses amis artistes. La faute à un encadrement médical inefficace ou de mauvaises conditions d'internement ? Reste aux lecteurs une oeuvre immense - du Théâtre de la cruauté à sa participation comme acteur dans La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer - où résident sans doute les clés d'un monde intérieur trop intense pour le carcan de la réalité.Poète, écrivain, dramaturge, figure du surréalisme, Antonin Artaud est un auteur essentiel du paysage culturel français, considéré par Gilles Deleuze comme la « profondeur absolue en littérature ». Ce très beau roman graphique nous ouvre autant sur la personnalité torturée de cet artiste hors norme qu'il offre un portrait édifiant des conditions de traitement de la maladie mentale au début du XXe siècle.

  • Quand la BD frôle les frontières de l'intimeFrancine R. est arrêtée avec sa soeur par la Gestapo à Pouilly-sous-Charlieu, dans la Loire, le 6 avril 1944, pour les faits de résistance de leur frère Joannès. De là, elles partiront dans un convoi de femmes puis elles seront séparées : sa soeur expédiée en camps de travail à Hanovre ; Francine à celui de Watenstedt dans les usines d'armement Herman Gring. Tout au long de son parcours, rien ne lui sera épargné : frappes dès son arrestation par la Gestapo, humiliations continues, trajets en train dans un wagon à bestiaux, accueil par des chiens loups sur le quai de la gare du camp de concentration, expérience médicale, déshabillage des morts, pillage des vivants, travail forcé... Mais aussi, la permanence de l'espoir de sortir vivant de cet enfer, la lumière de deux hommes, un français et un algérien croisés à Watenstedt, le sabotage du travail à la chaine, l'émotion à la libération du camp, la première nuit dans un vrai lit, le 14 juillet de la libération à Paris.Francine a évoqué tout cela en détail à Boris Golzio dans un long entretien. Longtemps resté avec cette matière entre les mains, l'auteur décide aujourd'hui de retranscrire cette parole dans un récit de bande dessinée dont le dessin se fait le plus neutre et naïf possible afin de rendre l'horreur supportable. Un récit où le texte n'est composé que par la voix de Francine, dans son langage à elle, brut, fait d'hésitations, de répétitions et de tremblements, afin de respecter la vérité ontologique de ses propos et de rendre compte de la meilleure manière possible ce que fut la vie de cette femme. Une résistante, déportée, parmi des milliers d'autres, mais dont chaque voix, chaque parole est unique et doit être sauvée de l'oubli.

  • Blaise t.1

    Planchon

    Ceci n'est pas un livre innocent. Même si le héros, lui, l'est. Mais plus pour longtemps, au vu de ce que sont devenus tous les adultes qui l'entourent : des personnages peu recommandables, assurément.
    Dans une société où le pire semble être devenu l'ordinaire, où la guerre et la dictature rôdent, s'installant dans l'indifférence générale, ce héros tétanisé fait son apprentissage.
    L'humour grinçant se grime de couleurs vives, le subversif est ici subtil, le dérangé, camouflé derrière le canapé du salon. Tout de suite, devant la passivité de Blaise, sa soumission impuissante à une existence visiblement si vaine, on rit.
    Mais c'est de nous-même - méfions-nous.

  • La vie, c'est pas comme dans les bandes dessinéesZola est auteur de BD. Enfin, disons qu'il aimerait bien... Mais les projets qu'il soumet aux toutes puissantes éditions Chatterbooks, unique maison d'édition de Chattertown où il travaille comme manutentionnaire, sont systématiquement refusés. Pour tout dire, ici on est plus enclin à faire prospérer leur poule aux oeufs d'or, les aventures d'Hyperclébard le super-héros, qu'à accepter les oeuvres intimistes de jeunes auteurs en herbe. Mais un jour, alors qu'il travaille dans le jardin de sa mère, Zola sauve un bourdon de la noyade. Il n'imaginait pas que ce geste anodin allait peut-être changer sa vie à tout jamais. Métamorphosé en super-héros, Zola le « Roi des bourdons » va alors devenir le rival - dans la vraie vie - d'Hyperclébard...Le Roi des bourdons est autant une aventure loufoque qu'un récit de super-héros décalé et une critique en creux du milieu de l'édition de bande dessinée. De son dessin animalier et son sens du dialogue percutant, l'auteur de La Proie parvient à brosser quantité de sujets fondamentaux avec une légèreté coutumière. Deshumanisation de la société, désillusions professionnelles, acceptation du deuil ou conformisme sociétal sont ainsi passés au crible avec une sensible touche d'humour et une bonne dose de tendresse. S'il avait d'abord publié Le Roi des bourdons en 6 petits volumes autoédités, David de Thuin a décidé, pour cet ouvrage exceptionnel, de réécrire et redessiner intégralement cette histoire en un seul volume.

  • Impitoyables, mais pour la bonne cause !Fin du XIXe siècle. Alors que Paris a encore du mal à cicatriser des plaies de la Commune, un attentat se prépare contre l'écrivain Émile Zola. Son crime ? Avoir osé défendre le capitaine Alfred Dreyfus dans son célèbre texte « J'accuse ». Heureusement pour lui, dans cette Europe secouée par le fascisme, l'antisémitisme et les débuts de l'anarchisme, un groupe secret de marginaux lutte pour défendre les victimes des persécuteurs. Elle est noire, ils sont juifs, métèques ou saltimbanques. Et pour punir les ennemis de la liberté, ils n'ont pas peur de se montrer aussi cruels qu'eux. Ensemble, ils ne font qu'un. Ils sont le groupe Prospero.Pour leur première collaboration, Noël Simsolo et Olivier Balez nous offrent une série d'action au rythme implacable portée par une troupe de héros charismatiques et loin des stéréotypes. Plus qu'un hommage, une véritable relecture post-moderne de la BD d'aventure sur le théâtre de la grande histoire, portée par une ligne claire d'une rare élégance. Un premier récit en deux tomes.

  • Le chef-d'oeuvre de Stefan Zweig, version eightiesL'épouse d'un membre de la haute société s'enfuit avec un jeune homme qu'elle n'a rencontré qu'un jour auparavant. L'occasion pour une femme âgée de revenir sur un épisode similaire de sa vie : une journée qui avait changé le cours de son existence... Tout le monde ou presque connaît l'intrigue de 24 heures de la vie d'une femme : ce récit d'une passion foudroyante, brève et aiguë, l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de Stefan Zweig.Aujourd'hui, Nicolas Otero adapte en roman graphique ce grand classique de la littérature en le transposant dans le Las Vegas des années 1980. L'auteur de Confessions d'un enragé parvient avec talent à restituer la puissance littéraire de l'oeuvre originale tout en y apportant une vraie dimension cinématographique par un jeu de lumières et de cadrages très inspiré des grands cinéaste hollywoodiens de l'époque - Brian De Palma et Francis Ford Coppola en tête.

  • Les ennemis de la liberté ne se cachent plus...Bruxelles, le 20 février 1898. Alors que la grande cantatrice Maria Schitzberg chante Wagner au théâtre de la Monnaie, Dirk Vansaul, industriel financeur du Bund des socialistes juifs en Russie, est assassiné dans sa loge d'une aiguille dans la nuque. Le crime est signé : « avec les compliments du groupe Teufel ». Alors qu'en France, Zola encourt la prison pour avoir osé défendre Dreyfus, un militaire juif, les ennemis de la liberté, portés par le vent de l'Histoire, ne se cachent même plus... Beauté noire et Prospero savent désormais qui affronter. Reste à déterminer comment.Découvrez la conclusion du premier cycle de Beauté noire et le groupe Prospero, relecture post-moderne de la BD d'aventure sur le théâtre de la grande histoire, portée par une ligne claire d'une rare élégance.

  • Reportage dessiné au Moyen-OrientÀ travers ce reportage, la dessinatrice Sarah Glidden accompagne deux amis journalistes et responsables d'une ONG dans une enquête sur les réfugiés au Moyen-Orient après la seconde guerre du Golfe. Avec ce trio, un ancien Marine engagé dans la région apporte un point de vue inattendu et bienvenu, sur eux-même et sur ceux qu'ils rencontrent. En Turquie, en Syrie et en Irak, ces observateurs rencontrent civils, réfugiés ou officiels : qu'il s'agisse d'un bloggeur irakien, d'un administrateur de l'ONU, d'un chauffeur de taxi, de réfugiés ou même de soldats américains, tous ont de passionnantes histoires à raconter.Sarah Glidden (Comment comprendre Israël en 60 jours (ou moins)) porte un regard à la fois méticuleux et empreint de sympathie sur les conséquences de ce conflit qui, aujourd'hui encore, continue de déchirer la région. Illustré tout en délicatesse par un trait léger et des couleurs à l'aquarelle, écrit avec respect et tendresse, Rolling Blackouts confirme Sarah Glidden comme l'une des grandes voix du reportage dessiné.

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