Les Éditions JCL

  • Le Voile de la peur :
    Ayant fui l'Algérie avec ses cinq enfants, une mère nous raconte sa véritable traversée du désert qui l'a conduite au Canada, terre de tous les espoirs.

    Les Femmes de la honte :
    Très heureuse d'être enfin délivrée de la peur qui l'étouffait, Samia Shariff veut maintenant nous sensibiliser à la cause des femmes égyptiennes répudiées par leur mari.

  • Après une série sans fin de tragédies survenues depuis son adolescence, Marie-Paule McInnis subit en 1996 une épreuve que peu d'êtres humains ont connue, c'est-à-dire la mort de ses deux fils, assassinés par leur père, lequel s'est ensuite suicidé. Bien décidée à s'en sortir, madame McInnis se donne trois objectifs qui deviendront autant de raisons de continuer à vivre : étudier à l'université, écrire son histoire et surtout faire inhumer de nouveau ses enfants loin de leur père, afin qu'elle puisse se recueillir en paix sur leur tombe.

  • Lorsque la belle Nadia, bien décidée à se soustraire à l'autorité parentale, quitte le foyer familial avec sa soeur, elle ne peut anticiper le bourbier dans lequel elle va progressivement s'enfoncer. Contrainte de travailler quelque temps dans un restaurant, puis un bar de danseuses, elle constate rapidement que ces lieux dégradants sont néfastes, voire dangereux pour elle. La jeune femme quitte donc le pays et se permet deux semaines de vacances à Cuba en compagnie de sa frangine. Vite repérée et abordée par un certain Ricardo, elle ne résiste pas au charme de ce beau parleur qui semble riche et influent. Une fois revenue au Québec, Nadia est surprise de voir son bel adonis rappliquer, cette fois-ci pour le jeu de la grande séduction, qui réussira à merveille.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • En moins de quatre années, Mélanie St-Germain a successivement perdu sa fille Naomy, décédée d'une méningite en 2001, fait une fausse couche et vu mourir sous ses yeux son fils Joshua d'un bête accident, deux ans plus tard. Elle déplore aussi la perte d'une amie proche. Un destin cruel pour cette toute jeune femme déjà hantée depuis son enfance par des problèmes physiques. Mais sa détermination et son amour pour les siens seront plus forts que tout et Mélanie comprendra qu'il ne sert à rien de s'acharner à changer les choses.

  • La mal-aimée

    Elisa T.

    Faute de pouvoir tout effacer, les enfants violentés, une fois adultes, peuvent-ils aspirer normalement à être heureux? Leur carte du ciel est-elle à ce point immuable?

    Après Des fleurs sur la neige et Un noeud dans le coeur, Élisa va plus loin. Elle nous demande de la suivre dans sa vie d'adulte pour mieux nous faire voir jusqu'où une enfance malheureuse peut être dommageable psychologiquement pour la victime.


    Dans La Mal-aimée, l'auteure nous ouvre toutes grandes les pages de son journal intime et nous fait palper, en quelque sorte, sa difficile recherche d'affection. «J'ai mal à l'amour» dira celle que le bonheur a oubliée.


    À un moment de sa vie, Élisa T. découvre le livre Ces femmes qui aiment trop de Robin Norwood et s'y reconnaît de pied en cap. C'est après cette prise de conscience sur elle-même qu'elle écrira: «J'avais choisi pour compagnon de vie la réplique exacte d'Arthur. Arthur qui a gâché mon enfance, Arthur qui représente tout ce que je déteste, Arthur dont jusque-là je n'avais jamais pu comprendre comment ma mère avait pu le choisir et même ensuite l'épouser. Et pourtant, comme une véritable malédiction, j'avais inconsciemment refait le choix de ma mère.»

    Un peu après la parution de ce troisième livre, Élisa T. s'inscrira à des séances de thérapie afin de se libérer totalement de cette emprise que le passé semble avoir sur elle.

  • Née au sein d'une famille modeste mais chaleureuse, Danièle est une enfant très timide qui souffre d'un terrible complexe d'infériorité. À l'aube de ses quinze ans, pour ses premières vacances, elle part en Israël. Elle y découvre un pays extraordinaire, où la singularité de chaque paysage l'émerveille et où les vestiges de l'histoire de son peuple s'imposent à elle de manière magistrale. Son coeur est dès lors partagé entre sa France adorée et son irrésistible attirance pour ce magnifique territoire, l'accueil chaleureux qu'Israël lui fait étant une promesse de bonheur infini.

    À l'occasion de son séjour en Terre Sainte, elle rencontre un bel Israélien et en tombe éperdument amoureuse, voyant en lui le prince charmant tant imaginé. Elle va alors quitter à la fois le pays qui l'a vue naître, sa famille ainsi que ses racines. Or, le conte de fées tournera rapidement au cauchemar. C'est loin de tous ses repères qu'elle subira pendant quatre longues années l'horreur de la violence conjugale et les humiliations de toutes sortes. Une violence physique, une violence verbale, violences sans limites que rien ne semble vouloir arrêter, ni ses deux grossesses, ni le regard apeuré de son petit garçon lorsque les gifles pleuvent et qu'elle tente de le rassurer par un sourire, entre deux coups de poing. C'est finalement la menace d'une lame de couteau sous sa gorge qui décidera Danièle à fuir cet enfer, emmenant dans sa course ses deux bébés de deux ans et de cinq mois. Néanmoins, l'angoisse de se faire arrêter pour kidnapping et de perdre définitivement la garde de ses enfants ne la quittera plus jusqu'au jour où Danièle Ouzan retrouvera enfin la Côte d'Azur de son enfance et le réconfort de sa famille d'origine.

  • Dans La Proie, Martine Ayotte raconte les sévices exercés par son père durant toute son enfance et son adolescence. Chaque nuit, elle recevra la visite de ce dernier, qui usera de diverses stratégies, toutes plus violentes les unes que les autres, afin d'assurer le silence de la jeune fille. Sauvagement violée et battue, elle sera pendant deux décennies une victime muette.

    Souffrant du syndrome de stress post-traumatique, elle cherchera à fuir son passé par le travail jusqu'au jour où elle s'effondrera. Elle devra alors faire un choix : mourir ou dénoncer. Avec courage, madame Ayotte choisira la deuxième option. Mais comment réagiront son mari et sa famille. Sauront-ils appuyer sa démarche?

    C'est ainsi que vingt ans après sa dernière agression, en 2004, avec l'aide du CAVAC, elle trouvera la force de dénoncer le coupable à la police. Heureusement, l'enquêteur sera le premier à la soutenir et à la croire. Il s'acharnera à convaincre la procureure de la Couronne de défendre un dossier qui semblait pourtant voué à l'échec. S'en suivra une longue remontée vers l'affranchissement et la résilience.

  • Vingt ans d'abus physiques et moraux, racontés avec émotions dans ses trois premiers livres entre 1985 et 1996, ont laissé Élisa T. démolie dans sa vie sociale, amoureuse et affective; jusqu'à ce qu'elle se décide enfin à porter plainte contre ses agresseurs en 2005. Pour que justice de fasse!

    Ainsi, grâce à l'appui d'un frère et d'une soeur qui ont, eux, décidé d'avouer l'inavouable, elle rencontrera de nombreux professionnels qui l'épauleront durant un long et douloureux processus judiciaire qui durera près de cinq ans. Au terme de tout ceci, en 2009, sa mère et son conjoint seront accusés, jugés coupables et sentenciés, bouclant ainsi la boucle commencée dès la naissance d'Élisa. La justice déclarait ainsi haut et fort que des parents n'ont pas tous les droits et que nul n'est intouchable.

    Et comme la vie suit invariablement son cours, pendant ces années tumultueuses, les enfants, parents, confrères et consoeurs de travail, amies et amoureux d'Élisa croiseront son chemin, parfois brièvement, d'autre fois pour une plus longue période, mais tous de façon indélébile. Car l'existence est ainsi faite...

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