Les Éditions du Blé

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • Adolescente passionnée par les questions d'environnement, Evina s'engage à restaurer son établissement scolaire, le lycée de Bangante. Pour réaliser son projet, elle doit frapper aux portes de personnalités importantes de la ville - hauts fonctionnaires, politiciens, industriels - parmi lesquels figurent des amis de son père. Ils exigent tous d'elle un droit de cuissage. Mais la jeune fille est amoureuse d'un camarade de classe, dont la présence aux côtés d'Evina exaspère le père ...

  • Depuis le village Osborne au centre-ville de Winnipeg, Jean Chicoine s'enfonce une fois de plus dans la forêt du langage. Comme dans son premier roman, les galaxies nos voisines, l'écriture constitue le véritable éros de ce roman qui puise son sujet dans la matière même de la langue. Dans cette nouvelle autofiction (« qu'écrire d'ôtre, en effet, sinon des visions définitives? »), le village Osborne devient le point névralgique d'une écriture qui explore la langue et le monde dans toutes ses dimensions, par laquelle l'auteur, grand voyageur du temps, accompagné de son Ange et béni du Grand Wazou, traverse sa jeunesse québécoise pour conjurer et retrouver Mistral, Uguay, Boisvert, Miron, Montaigne, Baudelaire, Rutebeuf, Villon, Gainsbourg et d'autres. Finaliste au Prix des lecteurs Radio-Canada pour son roman les galaxies nos voisines, Jean Chicoine, né à Montréal, vit dans le village Osborne à Winnipeg depuis 1990. L'Ange s'est envolée, les trois flos ont grandi et volent de leurs propres ailes. Il lui reste dans la réalité une quatrième flo, sa toute belle fashionista.

  • Du Québec au Manitoba, d'un livre volé à la rédaction de son propre récit, le narrateur traîne son désir jusque dans les quartiers populaires de Winnipeg. Mais plus que les aventures sexuelles, c'est la co-habitation des langues française et anglaise qui constitue le véritable éros de ce roman

  • Le plancher se dérobe est l'histoire d'Awa, avocate de formation, récemment immigrée au Canada, qui prend conscience de ce que son appartenance à ce nouvel environnement est loin d'être une évidence. Elle se trouve confrontée à ses valeurs et apprend alors à se connaître elle-même.

  • Fils natif, oublié, du Québec et fils adoptif, méconnu, du Manitoba où il a vécu sa vie d'adulte, Rossel Vien a fait une entrée remarquée en histoire et en littérature. En 1955, il fait paraître Histoire de Roberval, coeur du lac Saint-Jean, qui préfigure une conception moderne de l'essai historique, saluée par nul autre que Lionel Groulx.

    En 1960, il publie, dans les Écrits du Canada français, un récit autobiographique « Un homme de trente ans » sous le pseudonyme de Gilles Delaunière, car le sujet homosexuel du texte, à une époque où la Révolution tranquille n'a pas encore balayé la vieille moralité, semble nécessiter l'anonymat. Le récit est applaudi par Gilles Marcotte et Gérald Godin.

    /> En 1972, toujours sous pseudonyme, Vien publie son premier recueil de nouvelles, Et fuir encore, chez Hurtubise dans la collection L'arbre qui a accueilli Anne Hébert, Gabrielle Roy, Jacques Ferron, Yves Thériault... Une fois de plus, la critique s'exclame. Réginald Martel estime que ces nouvelles « sont parmi les meilleures qui s'écrivent ici » ; Roger Duhamel qualifie l'auteur d'« écrivain authentique, déjà sûr de ses moyens ».

    Cette réédition de Et fuir encore devrait réhabiliter la mémoire et l'oeuvre de Rossel Vien et rappeler, s'il est besoin, que l'auteur peut être reconnu comme un précurseur de l'essai historique moderne et tenu pour un des pionniers de l'écriture homosexuelle au Québec.

  • Ces courtes nouvelles sur le thème de la vengeance font découvrir avec délectation des comportements et des relations humaines souvent hors du commun, des personnages vindicatifs agissant dans une logique implacable pour tenter d'arriver à leurs fins.

    Tout comme dans son premier recueil, Les quatre commères de la rue des Ormes (Les Éditions du Blé, 2016), Louise Dandeneau nous partage, dans ces nouvelles revanchardes, sa grande imagination et son sens du rythme indéniable avec une dose subtile d'humour noir.

    À déguster sans modération !

  • Kali s'insurge contre la guerre. Son frère Alex, caporal de l'armée canadienne en mission en Afghanistan, aurait voulu être Casque bleu. Ses proches l'attendent pour les Fêtes, mais les nouvelles du front sont de plus en plus troublantes. Alex est traumatisé par les combats et commet des erreurs aux conséquences graves. Tandis que la famille se prépare à donner son concert annuel dans un centre hospitalier, un des patients, vétéran du Vietnam, demande à Kali de l'aider à mettre fin à ses jours. Puis la famille apprend qu'Alex est porté disparu. Va-t-il revenir et dans quel état ? Sa famille entonne les cantiques tant aimés tout en ayant conscience que Noël ne sera plus jamais pareil.

  • Mes shorts

    Marc Prescott

    Sans se déculotter complètement, l'auteur se dévoile dans Mes shorts. Ce recueil de textes brefs pour enfants, pour jeunes et moins jeunes est un heureux mélange de styles et de genres, passant du monologue, à la courte pièce et même au vaudeville. Recueil rétrospectif qui valse entre le comique et le dramatique, en passant par l'absurde.

  • Les enfants de Tantale : Le désir est une attraction lancinante, souvent refoulée qui propulse l'individu vers l'inconnu. Dans ce recueil de nouvelles, nous plongeons dans un univers où chacun est mû par des fantasmes distincts. Qu'elles soient verbalisées ou secrètes, les pulsions façonnent l'identité profonde des personnages que ces nouvelles reflètent comme dans un miroir.

  • Dans un nouveau style objectal qui rappelle la neutralité mystérieuse dans l'oeuvre du peintre américain Edward Hopper, Vartan Hézaran crée une intimité où la psychologie est reportée sur l'étendue désertique des plaines pour laisser avancer un quotidien qui n'aboutit pas. Les dialogues captent à merveille le rythme du Far-West canadien, affichant une planéité qui semble pousser les personnages à l'extérieur du cadre du récit.

  • Andrée Bougard souffre d'un mal d'être profond. Elle s'enfuit de la petite vie chez elle à Winnipeg, dont une histoire d'amour qui s'est mal terminée. Elle ne sait faire face aux vicissitudes de l'existence que par l'évasion. Aussi se retrouve-t-elle exilée, de son plein gré, sous le soleil des îles grecques jusqu'à ce qu'un aérogramme fatidique la rappelle au Manitoba. Mais visiblement, la vie continue de se déconstruire autour d'Andrée que est cernée de toutes parts par l'impossibilité de l'épanouissement personnel... jusqu'au jour où elle se remet à sa passion première : le piano.

  • Li Rvinant

    Rheal Cenerini

    Après une longue absence, James Coutu rentre chez lui, une petite communauté de pêcheurs métis sur les bords du Grand lac. Il revient, dit-il, pour rdonni la vie à lis ceuses ki nont pas. En ce faisant, il se met à dos des puissances redoutables, celles-là mêmes qui lui ont imposé l'exil. Sans en ignorer les conséquences, James poursuit pourtant la destinée qu'il s'attribue jusqu'à son terme incontournable. Alors seulement se permit-il de repartir, mais cette fois le coeur en paix...

  • Histoire d'amour dans laquelle le narrateur trouve sa bien-aimée, l'ange de Jean Chicoine termine la trilogie du Village Osborne, quartier populaire et flyé près du centre-ville de Winnipeg. Ce roman bilingue et bilangue poursuit l'aventure linguistique de l'auteur entreprise dans les galaxies nos voisines et la forêt du langage.

    Le Village Osborne et ses résidents constituent le lieu d'une sexuation, boussole libre et libertine, qui, dans cette nouvelle érotofiction de Jean Chicoine, aimante l'apparition dystonique de l'amour.

    Par la mise en abîme de la photographie, l'écriture du roman laisse entendre que la fiction fait naître ce que la vie d'elle-même ne peut complètement soutenir.

  • À vingt ans, Ariane Morency s'interroge sur son avenir. Son jeune idéalisme vient se heurter au cynisme de son père, un artiste désabusé, qui croit que « le bonheur, c'est une belle ordure ». Pendant qu'ils discutent, la vie va, semant sur son passage ses merveilles et ses outrages.

  • Ce roman poétique conte l'histoire d'Alex, ermite urbain. Par une nuit d'insomnie, il découvre une étrange librairie où il fera la rencontre de plusieurs personnages originaux qui s'interrogent sur les motivations qui ont poussé Alex à abandonner sa vie d'homme en société.

  • Écartée comme « pièce fantasque d'étudiant universitaire » par un critique, Sex, Lies et les Franco-Manitobains est devenue l'oeuvre de Marc Prescott la plus étudiée dans les départements de lettres à travers le Canada. Sex, Lies et les Franco-Manitobains a inauguré une nouvelle ère dans la dramaturgie franco-manitobaine et a marqué l'entrée en scène foudroyante d'un des plus importants dramaturges de la francophonie canadienne. La pièce est à la fois une critique virulente de la communauté francophone et une métaphore cinglante de ce qu'on a voulu voler à la langue et à la culture des Franco-Manitobains. Réédition dans la collection Blé en poche avec une préface de Louise Ladouceur.

  • " Les carnets de mythologies appliquées " sont trois recueils de poésie écrits et illustrés par Bertrand Nayet qui présentent une grande richesse de tons, de thèmes et de références. Ce sont des mythologies historiques, des voyages à travers les époques, des séquences d'ères révolues jusqu'au présent. Maintes remémorations de la vie, d'étrangeté et aussi d'intégration ou absorption culturelle, philosophique et sociale... Un ensemble parfois chevauché dans ses emportements et dans lequel divers personnages et narrateurs figurent adroitement dans de nombreux « ailleurs »; inventions lyriques, poétiques et surnaturelles puissantes.

    Voici donc le deuxième carnet, celui de l'éternel travail du présent qui me façonne et que je façonne en retour.

  • Quelques années après Vive le Québec libre et l'Expo 67, deux jeunes idéalistes de Montréal, l'un peintre, l'autre poète, se rendent à Trois-Rivières en autostop pour la fin de semaine. Ils y rencontrent des amis et font la fête - bière, pot, acide et sexe - tout en philosophant sur l'art, la société, l'univers, l'amour, la liberté et la vie. Miroir fidèle et réaliste de la société québécoise de l'époque, le récit aborde des thèmes qui demeurent pertinents plus de 50 ans plus tard, autant au Québec qu'ailleurs.

  • Les derniers dieux est une histoire d'exil, non pas d'un territoire, mais de soi-même. Thierry Sias, qui doit son nom et son histoire au grec Tirésias du mythe d'Ovide, est un écrivain hébergé par son éditeur dans une petite villa au bord de la mer. Au cours d'une promenade dans une forêt avoisinante, il offusque un dieu et devient pendant sept ans Thérèse, tout en demeurant, dans son for intérieur, Thierry. Ce dédoublement dans la vie du héros est le reflet même de ce siècle où tout est mobilité, inconstance et illusion. Les derniers dieux est le neuvième roman de Simone Chaput

  • Voix présente un choeur de douze voix riches d'idées, de mots, de manières de dire, à la fois régionales et universelles. Au fil de leurs confidences, sans doute ferez-vous quelques découvertes et reconnaitrez-vous ce que leurs accents doivent à l'exploration des territoires de la littérature et de ceux de l'humanité.

    Quarante ans, c'est le temps des bilans. L'occasion pour nous, au Blé, de faire le point sur le travail accompli afin d'enrichir la littérature franco-canadienne depuis la fondation de la maison en 1974. C'est à ces voix-là que nous rendons hommage dans cette série d'entrevues de douze de nos auteurs.

  • Elles sont quatre, Berthe, Gertrude, Mathilde et Lucille et, comme dirait Vigneault, elles parlent pour parler, d'autrui surtout, mais sans se l'avouer, d'elles-mêmes. Elles forment un cercle si résolument fermé au monde qu'on sait qu'en son sein elles ne peuvent que médire des bonheurs et jouir des tragédies qui les entourent, et, ce faisant, en disent plus sur l'aridité de leurs esprits et leur propre tristesse que sur les sujets de leurs commérages.

    La rue des Ormes c'est aussi l'évocation, à touches habiles, du Manitoba des années 1970, et à travers lui, d'un monde en mutation. Mais ne vous leurrez pas, sous la patine rétro, les failles sociales et leurs contrecoups sur les habitants nous parlent à tous.

  • Travailler à Fort McMurray (Fort Mac) vous rapportera de l'argent, beaucoup d'argent. Mais à quel prix ? Jaypee, petit magouilleur québécois, et Mimi, son ambitieuse conjointe, ont installé leur roulotte sur le premier terrain venu et se préparent à plonger dans le trou noir de l'or noir. Sous le regard mélancolique de Maurice, un Franco-Albertain enlisé sur place, leur destin se désagrège cruellement, magnifié par la présence mystérieuse de Kiki, soeur de Mimi, étrange enfant-femme, dont le trajet illumine, comme la brève lueur d'une étoile filante, la folie d'un lieu abusé et désabusé par l'argent.

  • Nouvelles orphelines, première oeuvre de l'auteur franco-manitobain Robert Nicolas, offre une collection de textes inspirés de petits drames, survenant souvent dans la banalité de la vie quotidienne.
    Avec un sérieux teinté parfois d'un humour décapant, les différentes voies narratives tissent des scènes plausibles qui dérapent régulièrement, entraînant le lecteur dans des situations cocasses, hors de l'ordinaire. Souvent, un détail insignifiant, magnifié sous la loupe du narrateur, devient une invitation à réfléchir sur notre condition humaine, et si les voies narratives varient, le ludique lui s'inscrit toujours dans cette alternance entre le sérieux et le ridicule.
    Ces textes soigneusement construits permettent de découvrir l'art d'un jeune écrivain, lui-même séduit par les entrecroisements entre la fiction et la réalité.

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