Littérature générale

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • Tempo

    Bathelemy Bolivar

    Dans Tempo, Bathélemy Bolivar scrute le temps dans son universalité pour le rendre encore plus accessible à travers une parole fragmentée mais lucide et cohérente. L'oeuvre remue la dissidence du fleuve Saint-Laurent pour dévoiler le temps comme une invention mesurée. Une fois de plus, l'héritage insulaire de l'artiste expose la fragilité des mots dans leur harmonie contagieuse.

  • Soubresauts

    Charles Leblanc

    « Ceux pour qui le poème capte ou signale une essence voilée de mystère ne peuvent que recevoir comme un cinglant affront à la Muse le réalisme irrévérencieux de Leblanc. Ainsi, cet enfant terrible des lettres manitobaines, voire des lettres francophones en situation minoritaire, qu'est Charles Leblanc, fait preuve d'une redoutable exigence de lucidité et insiste sur l'importance de ne jamais trahir son rêve : justice sociale ou amour. » - René LaFleur

  • Sûtra

    J.R. Leveille

    En deux récits et une poignée d'aphorismes, J.R. Léveillé trace, avec un style sobre et lucide, l'expérience d'une vie. Dans une continuation du recueil Poème Pierre Prière - prix Lansdowne de poésie 2012 -, l'auteur poursuit l'exploration d'une écriture minimaliste qui se penche sur le lieu tremblant entre le dit et le non-dit pour suggérer et faire vibrer le sens ineffable de la vie.

  • Sondes

    J.R. Leveille

    Peu d'auteurs dans la francophonie canadienne tiennent un discours sur leur propre pratique artistique ainsi que celle des autres.
    J.R. Léveillé l'a entrepris en 1990 avec la publication d'une Anthologie de la poésie franco-manitobaine et l'a poursuivi, au cours des ans, dans divers essais ou conférences, ainsi que par des articles de magazines, livres et revues, regroupés, en 2005, dans Parade ou les autres et Logiques improvisées.

    Sondes rassemble la majeure partie des textes produits de 2005 à 2014 et offre une vitrine sur la modernité culturelle franco-manitobaine. On y trouve des réflexions de l'auteur sur sa propre pratique d'écrivain, une certaine théorisation de l'écriture, un aperçu des conditions sociales, politiques et culturelles qui ont conduit à la modernité, des entrevues et des portraits d'auteurs qui ont fondé le théâtre et la littérature et d'artistes qui en assurent l'évolution.
    Cette version de Sondes est enrichie par des liens qui mènent aux sites internet de la plupart des artistes énoncés dans l'ouvrage.

  • Ueno Takami est un personnage du roman Le soleil du lac qui se couche de J.R. Léveillé. Voici son recueil de poésie illustré par Étienne Gaboury. L'Étang du soir comprend aussi les Saisons intégrées.

  • POÈME PIERRE PRIÈRE. « Parfois prier est seule parole » nous dit un vers du recueil. Dans une langue sobre, essentielle, ces poèmes sont une réflexion sur le sens fondamental de la vie. Leur écriture passe par l'esprit de grands mystiques, de moines zen iconoclastes, de la pensée présocratique et d'une grande jouisseuse du début de la Renaissance. Pierre et prière constituant une anagramme, comment passe-t-on de la matérialité à la spiritualité ? Par le poème, par le dire, par la parole.

    DESS(E)IN regroupe l'ensemble reconfiguré des textes que l'auteur a écrit autour de l'oeuvre de l'artiste Tony Tascona. Par la voix du dit et du non-dit, la voie du plein et du vide, les traces de la plume et celles du pinceau émergent de la grande mer de l'encre, pour donner forme au chaos. L'intention du dessin serait, à l'origine, semblable au dessein de la poésie.

  • Ce recueil surprendra peut-être plus d'un lecteur. Pourquoi? Parce que les sujets singuliers qui se présentent à tour de rôle dans les poèmes-portraits nous livrent leurs Confessions sans pénitence. Le Mal, qui sévit dans nos sociétés comme une tare endémique, nous est révélé sous plusieurs facettes et de manière parfois déconcertante. Mais comme l'auteur Franz Kafka l'affirmait: «On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? »

  • Dans "24 mouvements pour un soliste", Paul Savoie reprend un voyage intérieur qui s'est étalé sur plusieurs décennies, avec "À la Façon d'un charpentier", "Mains de Père", "À tue-tête". Ce récit, qui constitue le portrait autobiographique des oeuvres de l'auteur, va plus loin et plus clairement encore dans la voie de l'aveu, de la franchise, de la compréhension et de la reconnaissance. Ces mémoires jettent une lumière inédite sur le processus créateur de l'écrivain, ses sources d'inspiration, sa lutte avec ses anges et ses démons, le tiraillement avec son bilinguisme, et font apparaître, à travers tous les déplacements de l'auteur, un Saint-Boniface natal innommé dans ses écrits, mais indispensable à l'exégèse de son oeuvre.

  • Poésies choisies de Pierre Lardon édition préparée et présentée par J.R. Léveillé.

    Cette édition des Poésies choisies célèbre le centenaire de la parution du premier livre de poésie de langue française dans l'Ouest canadien, les Poésies de Saint-Boniface de Pierre Lardon, publié par Le Nouvelliste, Arthur Boutal, éditeur, en 1910. Bien que Lardon ne soit pas le premier poète de langue française de l'Ouest canadien, il a la gloire d'avoir publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien. C'est une reconnaissance due à celui qui rédigea des milliers de vers et dont la composition poétique l'a suivi tout au long de ses 45 ans de vie au Manitoba. Préparée et présentée par J.R. Léveillé, Poésies choisies de Pierre Lardon comprend une soixantaine de poèmes, dont 8 des 16 poèmes parus dans l'édition de 1910. S'appuyant sur une vaste recherche, J.R. Léveillé, lui-même poète et directeur de l'importante Anthologie de la poésie franco-manitobaine, souligne dans la préface : « Longtemps qualifié uniquement de poète de circonstances, Lardon mérite davantage d'être retenu comme «homme de lettres et poëte de Saint-Boniface», ayant publié le premier recueil de langue française dans l'Ouest canadien, et de figurer ainsi dans le grand patrimoine du pays. » Ce livre de 240 pages de la collection « Blé en poche » comprend aussi une chronologie détaillée de la vie du poète, une liste exhaustive de ses ouvrages et plusieurs photos et illustrations.

  • Bilingue / Bilingual FR-EN

    Nanabozho, le filou des légendes des peuples anishnabègues tombe amoureux d'une demoiselle nommée Daywayganatig. Celle-ci, pour sa part, est éprise de Gabriel, un jeune voyageur canadien-français. Pour gagner le coeur de sa bien-aimée, Nanabozho, le joueur de tours, confrontera son rival à son incapacité à survivre dans le pays des autochtones. Lequel des deux gagnera le coeur de sa bienaimée ?
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    Nanabozho, the Anishinabe trickster, falls in love with a young woman, Daywayganatig. She, however, is smitten with the French-Canadian Gabriel. In an effort to win the affections of his beloved, Nanabozho sets out to demonstrate that Gabriel doesn't have what it takes to survive in the land of indigenous peoples. Which of the two will Daywayganatig chose?

  • Horizons

    E.D. Blodgett

    « Un livre bilingue qui n'est pas une traduction. C'est dire que les poèmes français ne constituent pas une version de l'anglais et les poèmes anglais ne sont pas une adaptation du texte français. Il s'agit simplement d'un livre écrit dans les deux langues, en alternance. Ce choix d'édition n'est sans doute réalisable qu'en milieu minoritaire où, bien sûr, la très grande majorité des francophones connaissent l'autre langue officielle. C'est leur réalité et Horizons est un recueil qui ne peut être pleinement lu que par ce type d'individus. Heureux qui est bilingue. Horizons s'approche plus véridiquement de ce qui a été qualifié d'écriture simultanée, où les deux langues agissent dans une même sphère de regard, d'approche, de sensibilité malgré leurs différences, ou bien plutôt en exaltant les différences, pour retrouver une unicité de réflexion, ce à quoi, justement, les poèmes nous conviennent. De fait, les poèmes français et anglais se rejoignent dans une espèce de bruissement méditatif. À part quelques endroits choisis, surtout vers la fin - le recueil atteignant une espèce de ponctuation de clôture . » Extrait de la préface de J.R. Léveillé

  • Cette pièce très contemporaine explore, avec réalisme et humour, « la complexité des relations exogames et de l'éducation des enfants non seulement bilingues, mais aussi biculturels. » - Sarah Vennes-Ouellet, L'Eau vive. Ce sont aussi les conflits intergénérationnels, l'émancipation de la femme et l'assimilation culturelle qui sont mis en relief. Green Mustang camoufle sous une crise de couple un drame identitaire. Éric Lechasseur est professeur de littérature française. Sa femme, Amanda, d'origine ukrainienne, l'a quitté après 25 ans de mariage. Leur fille, Mona, prépare une maîtrise en « English Literature » pour contrarier son père.

  • Il n'y a pas eu qu'une Révolution tranquille... Les années 1960 ont bouleversé et transformé la société québécoise de fond en comble. Ces changements dans les domaines politiques, sociaux et administratifs eurent un écho au Manitoba français, alors qu'une longue période de réflexion et de débats vigoureux vint opérer des changements tout aussi profonds dans cette petite société apparemment isolée du Québec, mais soumise aux mêmes pressions démographiques et idéologiques. Le mouvement vers le renouveau du leadership de la communauté franco-manitobaine et surtout la laïcisation de ses institutions y furent particulièrement prononcés. Le présent essai trace l'histoire transformatrice de cette période.

  • Oeuvre de fiction qui se penche sur la relation de trois amis sur le point de se séparer, le ciné-roman FM Youth, comme le film, livre un portrait réaliste de la jeunesse franco-manitobaine, dans ses goûts, dans sa langue, dans ses aspirations et dans ses conflits. La puissance de FM Youth est d'évoquer l'histoire collective d'une société en plongeant dans l'intimité et le drame humain des trois camarades. C'est une histoire racontée avec humour, parfois avec insolence et irrévérence, mais aussi avec tendresse et générosité. C'est à Saint-Boniface que vivent Natasha, Charlotte et Alexis. Incapables d'imaginer un avenir vécu dans une communauté aussi restreinte, Natasha et Charlotte sont à la veille de quitter pour poursuivre leurs rêves à... Montréal. C'est une séparation difficile pour leur ami Alexis. Sur une période de 24 heures, les trois amis sillonnent les rues de Saint-Boniface, visitent leurs endroits préférés, partent en quête d'amours impossibles, se pointent vers un house party, avant de se perdre dans leurs souvenirs et de faire leurs adieux.

  • Avec Les Projecteurs, mis en scène par le Cercle Molière en 1965, Guy Gauthier lance la modernité du théâtre franco-manitobain en plein coeur de la révolution tranquille qui se déroule au Manitoba. Il faudra toutefois attendre dix ans avant que la dramaturgie franco-manitobaine s'établisse. Entretemps, le jeune dramaturge passe par Montréal avant de s'installer définitivement à New York à la fin des années 1960 où il est reçu par Edward Albee, et où il écrit une vingtaine de pièces pour la scène Off-Off-Broadway qui bat son plein. Par esprit de rébellion contre l'étau de la Langue et de la Foi, le jeune dramaturge s'était exilé dans la langue anglaise. Mais à New York, il redécouvrira son attachement à sa langue natale, et reprendra l'écriture en français. Après Les Projecteurs, il compose trois pièces en français : Jeu d'orgue (1967), courte pièce sur le monde théâtral, Si jeunesse savait (1992), pièce auto-fictive, mise en lecture à Paris en 2011, et Maudite soit la nuit, (2009) drame sur la vie de Charles Baudelaire, également mis en lecture à Paris, en 2009. À part Les Projecteurs, pas une de ses pièces françaises n'a été mise en scène au Manitoba. Ce volume, publié cinquante ans après le coup d'envoi de 1965, constitue la première édition du théâtre en langue française du dramaturge et réinscrit l'auteur dans le patrimoine de sa province.

  • Le point de départ de la création de la pièce a été l'intérêt personnel passionné, pour la personne de Louis Riel, de Claude Dorge ainsi amené à se documenter en détail sur la vie de ce personnage devenu légendaire, à étudier de près sa correspondance et ses poèmes. Mais au lieu d'en faire une oeuvre d'édification, soucieuse de marquer logiquement les différentes étapes d'un destin de héros exemplaire, accomplissant une mission à la fois historique et religieuse, l'auteur nous introduit dans l'intimité psychologique du personnage. Il ne s'agit donc pas de nous présenter un Riel historique, daté et circonscrit par des repères chronologiques précis, mais de nous le faire vivre de l'intérieur, dans son humanité à la fois riche et humble.

  • Il peut arriver qu'à certains moments, il faille les en convaincre et les aider un peu. Ce recueil propose une relecture obligée de la mémoire afin que le détour imprévu ne se transforme en impasse. Il parcourt des tentatives maladroites de reconquête du sens, par l'apprivoisement de la liberté. Laisse les morts enterrer leurs morts. Lc 9,60

  • Déclinée dans un ordre grammatical bien connu, cette série de courts récits pronominaux présente les portraits de nombreux protagonistes grâce à de brèves incursions dans leurs histoires personnelles. En proposant une vision kaléidoscopique des interactions entre soi et l'autre, dans des scènes fragmentées et discontinues, Melissa Denis Vejins met l'accent sur la fragile résilience de ses personnages. Observées avec humour et sensibilité, les scènes quotidiennes que l'auteure décrit permettent à chacun de découvrir une part de vérité dans ces visions introspectives, où le lyrisme fréquente parfois la prose et où le prévisible côtoie toujours l'inattendu.

  • On pourra trouver curieux que l'auteur J.R. Léveillé, qui avoue n'avoir que faire de la communauté dans ses oeuvres, ait tout de même consacré une partie du Temps à écrire sur son milieu ainsi que sur ses auteurs et ses artistes dans une anthologie de poésie, dans des textes de conférence et des articles ainsi que dans des numéros spéciaux de diverses revues. Il n'y a pas de contradiction dans cette entreprise : sa perspective heisenbergienne relève d'une liberté sans nom... En effet, J.R. Léveillé a toujours cru que si les productions culturelles peuvent finir par témoigner d'une époque et définir une culture, elles sont avant tout des oeuvres d'exception. Parade, ou les autres par J.R. Léveillé réunit donc beaucoup de singularités : Histoire de la littérature franco-manitobaine. Interviews : Marie-Anna Roy, Roland Mahé. Essais sur Paul Savoie. L'identité franco-manitobaine. Le journal littéraire de Guy Gauthier. Les photographies de Dominique Rey. Écrits sur les arts. Deux siècles de poésie franco-manitobaine. Tombeaux et médaillons : Lionel Dorge, George Swinton, Roger LaFrenière, Charles Leblanc, Jean-Pierre Dubé, Alexandre de Laronde, Louis-Philippe Corbeil, Étienne Gaboury. Modernité du théâtre franco-manitobain.

  • L'écriture de Charles Leblanc dérange. Tant de dérision, tant de provocation, tant de dépense ludique jurent avec l'idée que beaucoup, en ce début de XXIe siècle, se font encore de la poésie. Ceux pour qui le poème, souple dépositaire d'une parole sublime, capte ou signale une essence voilée de mystère ne peuvent que recevoir comme un cinglant affront à la Muse le réalisme irrévérencieux de Leblanc. Cependant, ceux pour qui le poétique déborde le poème et qui attendent d'une oeuvre - poétique ou autre - l'occasion d'une rencontre avec une voix singulière, novatrice, percutante, reconnaissable entre toutes trouveront dans les pages parfois fielleuses de briques pour un vitrail une altérité qui s'assume entièrement, n'en déplaise aux forces morbides de la société qui tirent profit du silence des hommes. Ainsi, cet enfant terrible des lettres manitobaines, voire des lettres francophones en situation minoritaire, qu'est Charles Leblanc fait preuve d'une redoutable exigence de lucidité et insiste sur l'importance de ne jamais trahir son rêve : justice sociale ou amour. Pour lui, il sera toujours vital à l'humain d'avoir « tout [un] ciel à remplir » et de trouver l'audace de construire « des pans d'avenir / à habiter comme une maison ». C'est pourquoi les briques dont il est question dans briques pour un vitrail sont non seulement des instruments de révolte pour briser diverses formes d'un sacré aliénant, mais l'essentielle et modeste composante avec laquelle - advenant la participation d'un nombre suffisant de personnes - peut se construire une maison finalement vivable pour chacun.

  • Entrevues, essais, articles, chroniques. Variations sur un thème ? Il y a eu en effet, au fil des années et des écrits, certaines insistances sur « ... les mêmes citations, les mêmes références, allusions, métaphores, métamorphoses ». Pourquoi ? « Eh bien ! j'aime cette couleur. J'adore cette épopée ramassée. Je veux coller et recoller cette image sur la face de la terre. » -- New York Trip. Bien sûr ces écrits n'ont pas tous le même poids allant de l'entrevue à l'article à la simple chronique et l'ensemble, car c'en est un, comprend pour terminer un texte de fiction qui ne l'est peut-être pas. De la disparate apparente de ses Divagations, Mallarmé ne disait-il pas qu'elles « traitent un sujet, de pensée, unique ». Cela suffira à expliquer, je crois, la rigueur que j'attribue à ces improvisations. Il n'est pas insensé, par contre, de rappeler que les plus récentes théories scientifiques indiquent que même les atomes possèdent le libre-arbitre. J.R.L.

  • « Partout des morts, à moitié pourris, couverts de vers rongeurs; avec cela une odeur atroce, épouvantable [...] Pendant deux nuits j'ai couché sur un mort, c'est vous dire le peu de cas que l'on fait, et l'habitude que l'on a de fréquenter la mort; [...] L'on ne mange pas là-dedans, l'on n'a pas faim, l'odeur nous dégoûte et l'on répugne tout, surtout la viande... » Sur le front, 5 juin 1915 - Lucien Kern à sa mère. Lucien, Eugène et Aimé Kern sont établis au Canada depuis à peine huit années lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Les trois frères répondent à l'appel de la France, leur pays de naissance, laissant derrière eux leur ferme et leur famille. Dès leur départ, ils écrivent à leur mère et à leur soeur demeurées au Manitoba, partageant avec elles leurs inquiétudes, leur ennui, leur tristesse d'être loin de celles et de ceux qu'ils aiment. Cette correspondance de guerre, choisie et présentée par Claude de Moissac, décrit la Première Guerre mondiale telle qu'elle fut vécue par ces trois soldats manitobains. Ces quelque 90 lettres écrites du front brossent un portrait fidèle de la vie dans les tranchées. Elles décrivent de façon éloquente la violence brutale, l'abrutissement et l'horreur de la vie journalière qu'a connus toute une génération d'hommes perdue dans les champs de bataille de l'Europe.

  • Les Prairies canadiennes, pays d'horizons infinis, où tout est à découvert et rien n'échappe à l'oeil. Et pourtant... sa « mer » avale les amoureux, ses bois et ses champs hébergent des chimères, ses chemins conduisent à des horreurs et ses artéfacts sont habités par des esprits fantastiques. Suffit de croire pour voir et de savoir où regarder. Dans ce recueil de contes fantastiques, illustré par Réal Bérard, Tatiana Arcand vous invite à découvrir les paysages mystérieux du pays des maléfices.

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