Littérature traduite

  • Si Victor Zolotarev adopte un pingouin au zoo de Kiev en faillite, c'est pour couler avec lui des jours paisibles. Mais nourrir deux personnes n'est pas une mince affaire pour un écrivain, dans un pays déboulonné. Heureusement la providence - sous les traits d'un affable rédacteur en chef - apporte une solution étrange et alléchante: rédiger pour un grand quotidien des notices nécrologiques de personnalités encore en vie. Boulot tranquille et lucratif, jusqu'au jour où sa prose se met à avoir des effets inattendus... Un tableau impitoyable de l'ex-Union soviétique.

  • D'acier

    Silvia Avallone

    Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires, le délitement environnant... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.«Un premier roman social de grande ampleur.» L'Express «Un premier roman solaire et poignant, d'une énergie folle.» Elle «Un roman social et initiatique, ample et claquant comme un film qu'auraient cosigné Ken Loach et Gus Van Sant.» Libération «Un énergie hors du commun, une rudesse tout ensemble dérangeante et revigorante.» Télérama«Un livre sombre, désenchanté, qui veut croire sans l'oser aux jours meilleurs.» La Croix«Puissant. Aussi tranchant que vrai.» Le Parisien «Une écriture sauvage dans une fresque humaniste de haute tenue.» L'Humanité Dimanche«Elle remue le fer dans la plaie d'une banlieue italienne.» Le Canard enchaîné «L'un des plus beaux livres de la saison.» France Inter, L'humeur vagabonde

  • L'avenir est à réinventer dans cette vallée coincée entre des montagnes de granit. Une départementale bordée par les carcasses des filatures abandonnées mène à des villages silencieux, un no man's land aux confins de l'Italie. Pour Marina, vingt-deux ans, un corps et une voix de déesse, le futur se joue résolument ailleurs. Sur les plateaux de télé qui métamorphosent les starlettes de province en divas. Pour Andrea, fils d'une famille de notables, l'Eldorado est à portée de main. Dans la ferme d'alpage de son grand-père. Mais les rêves de ces deux héros contemporains se cognent à l'amour impossible qui les unit depuis l'adolescence.

    Silvia Avallone se montre une fois encore incroyablement douée pour cerner les failles de notre époque et les doutes de sa génération. Avec une profonde empathie pour ses personnages, elle compose un deuxième roman fougueux autour des thèmes de l'enracinement et de l'abandon.

    "Une puissance romanesque innée." Daniel Pennac.

  • Depuis le jour de sa naissance, la vie est une guerre pour Sofia. Une guerre qu'elle mène contre ses proches, contre le monde entier. Inquiète, excentrique, débordante, insaisissable, Sofia est toujours habillée en noir. Et son humeur aussi. Pourtant elle fascine tous ceux qui l'approchent. De Milan à Brooklyn, leurs paroles dessinent le portrait de cette rebelle et, en filigrane, celui d'une société qui depuis la fin des années 70 cherche ses repères. De gentils ghettos résidentiels s'installent en bordure des villes, la politique perd de son aura, la liberté individuelle est le nouveau Graal... Mais Sofia, fille unique de la bourgeoisie ordinaire, trace son chemin. Résolument.

  • Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... La cliente n'a pas assez d'argent sur elle et il vous faut attendre dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens !). Puis, deux jeunes femmes éméchées font du stop. Mais une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool et la corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue !). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent et vous demandent des comptes ? Un dernier conseil : ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer ! Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.

  • Un disque de 3 minutes 33 secondes, c'est tout ce qu'il reste de ce temps-là. De ce Paris occupé où trois jazzmen planqués pour échapper aux nazis tentaient malgré tout d'enregistrer un morceau. Sid, Chip, et Hiero, deux Noirs de Baltimore et un métis allemand, unis le temps d'un enregistrement frondeur, au nez et à la barbe de l'ennemi. Avant, c'est à Berlin qu'ils jouaient, quand l'Amérique marquait le tempo des folles nuits européennes. Avant que Goebbels n'interdise cette « musique nègre » et qu'eux trouvent refuge en France et rencontrent le grand Armstrong. Mais, parfois, il ne faut guère plus de trois minutes pour qu'un destin bascule. Un regard enjôleur, une ligne de basse qui dérape, des papiers qui n'arrivent pas... Alors restent les souvenirs, ces moments hors du temps qui font le sel de la vie. Dans ce roman émouvant et drôle, où fiction et réalité se confondent, Esi Edugyan brosse le portrait d'une époque, d'un milieu, d'une amitié, retrouvant les accents savoureux et le langage des musiciens noirs américains.

  • Man

    Kim Thúy

    «Maman et moi, nous ne nous ressemblons pas. Elle est petite, et moi je suis grande. Elle a le teint foncé, et moi j'ai la peau des poupées françaises. Elle a un trou dans le mollet, et moi j'ai un trou dans le coeur.»

  • Avez-vous déjà entendu parler de «l'antifrousse»? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n'est-ce pas? Mais là, c'est son inventeur, un estimable pharmacien de Kiev, qui est assassiné. Ensuite? Ensuite tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens... Trafics et tentatives de corruption s'enchaînent aussi vite que les énigmes (et les rasades de gnôle à l'ortie!) pour tisser peu à peu la trame, non seulement d'un roman savoureux, mais d'un pays tout entier.

  • La splendeur ancienne n'est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l'aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s'accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d'enfant n'est pas satisfait. Pour Noemi, l'objet de l'amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l'étrange petit garçon qu'elle élève seule. Mais peut-être que l'espoir se cache tout près, juste de l'autre côté du mur... Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse. « Un roman plein de poésie et de vie. » Elle (Italie)

  • Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l'argent, Madame n'est pas conforme. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu'à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, pas le grand-père moqueur, ni le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens. Eux savent...

  • Sur les bords du lac de Côme, lieu de villégiature privilégié de la bourgeoisie milanaise, les heures s'écoulent encore avec douceur. En cet été d'entre deux guerres, les femmes, dans leurs costumes de bain, osent les coiffures à la garçonne. Les jeunes hommes, en jaquette et cravate, dansent sur le rythme du Saint-Louis blues. Et les adolescents ressentent le trouble des premiers émois amoureux. Giacomo, envoûté par la mère de l'un de ses camarades, fait son éducation sentimentale dans une mélancolie nostalgique. Est-elle due à son âge ou pressent-il déjà le crépuscule de ce monde tissé de privilèges? Un été au bord du lac est un des romans italiens les plus traduits en Europe.
    «Une nostalgie très douce, à l'italienne.» Le Figaro littéraire
    «Un moment miraculeusement suspendu, au bord du lac de Côme.» Europe

  • Pouilles, printemps 1946. D'un côté il y a les soeurs Porro, qui vivent recluses dans leur palais et ignorent le monde environnant. De l'autre les ouvriers agricoles, bousculés par la guerre et tenaillés par la faim. Les soeurs continuent à tenir leur rang, à se rendre à l'église, à se pencher sagement sur leurs broderies. Les travailleurs, eux, se mobilisent pour obtenir un emploi, nourrir leurs enfants, contenir la pression des réfugiés qui affluent dans la botte du pays. Ce jour de mars 1946 la foule se rassemble sur la place où s'élève la noble demeure pour un meeting syndical lorsqu'un coup de fusil retentit... Milena Agus a rempli les vides de cette histoire vraie grâce à son imagination. Elle fait revivre sous les yeux du lecteur les soeurs Porro, prisonnières comme les paysans de leur condition sociale mais coupables de n'avoir pas ouvert les yeux sur les cruautés de l'Histoire. Luciana Castellina nous relate cet épisode de l'Histoire dans le contexte trouble de l'époque: le débarquement allié en Italie du Sud, la dissolution du Parti fasciste, l'établissement du roi à Brindisi, l'arrivée des réfugiés dans les Pouilles et les révoltes paysannes. Une flambée de violence que les historiens ont quasiment passé sous silence et qui prend aujourd'hui toute sa signification.

  • Jusque-là sa vie était routinière, prévisible et rassurante. Un bon job, un modeste pavillon de banlieue, une gentille famille. Mais la mondialisation frappe à Los Angeles comme ailleurs et Marcus refuse d'assumer la direction de Wazoo Toys en Chine. Son compte en banque vire au rouge cramoisi tandis que la bar mitsvah de son fils approche. Sans compter les petits bobos d'une belle-mère à demeure. C'est alors que la mort de son frère mal-aimé semble le tirer d'affaire: Marcus hérite d'un pressing qui pourrait lui permettre de redresser la barre. Ce legs inespéré est pourtant loin de lui apporter la tranquillité, car cette petite entreprise s'avère n'être qu'une façade pour une activité extrêmement lucrative mais fort répréhensible...
    «Quand nos amis américains empoignent la société, la décortiquent et la critiquent, ils cognent dur, sans remords, et avec jubilation.» Télérama
    «Un roman moderne, léger, un peu coquin, et fort habilement construit.» Le Monde des livres
    «Seth Greenland a le don des répliques qui font mouche et le sens du détail incongru.» Le Figaro Littéraire
    «Ce livre, l'un des plus drôles de l'année, soutient la comparaison avec les films de Quentin Tarantino ou la série télé Les Soprano.» Le Magazine Littéraire
    «Dans son genre, un maître.» Figaro Magazine

  • Au début des années 70 la lutte pour l'égalité des droits est loin d'être terminée pour les Noirs américains. Pour certains c'est même le combat de chaque instant. Le révérend Phillip Martin, leader du mouvement dans une petite ville de Louisiane, est de ceux-là; il a bâti autour de ce combat une vie solide et respectable. Jusqu'au jour où un mystérieux jeune homme vient rôder sans but apparent autour de sa maison...Gaines, avec son immense talent, nous entraîne dans une histoire où tension et suspense vont crescendo. Ernest J. Gaines, né en 1933, a été surnommé «le Faulkner noir» aux États-Unis où le National Book Critic Award lui a été décerné en 1994 pour Dites-leur que je suis un homme.

  • "Lorsque deux vieux copains se retrouvent pour pêcher, ils ne s'attendent pas à tirer de l'eau le cadavre d'une jeune femme. Pas plus en Chine qu'ailleurs. Et lorsque le camarade inspecteur principal Chen pend la crémaillère avec ses amis, il ne souhaite pas être dérangé pour une affaire de meurtre. Pas plus en Chine qu'ailleurs. Mais lorsque le même camarade inspecteur principal Chen apprend que la victime s'appelle Hongying, alias «Héroïne rouge», qu'elle est travailleuse modèle de la nation mais sacrément jolie, que les autorités du Parti ont placé le commissaire Zhang comme «conseiller de l'enquête», là ça ne peut se passer qu'en Chine... et plus précisément à Shanghai, en 1990.
    Cette amorale histoire chinoise nous fait découvrir les déroutantes moeurs du Céleste Empire à l'heure communiste. «Des livres comme celui-ci, fins, érudits, formidablement documentés, on n'en a pas lu cinquante sur la Chine d'aujourd'hui. En y ajoutant l'excellent suspense, on obtient de quoi passer deux ou trois soirées passionnantes.» Elle
    "

  • "Un simple échange entre enfants. Pas un timbre-poste, ni un jouet, ni un autocollant. Une BD, échangée contre un banal tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Mais avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire, de bandes dessinées justement, ne rêve que de le récupérer. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé: retrouver ce comic rarissime... Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio incroyable.
    Conseil de l'éditeur: ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher."

  • Iconoclaste, provocateur, politiquement incorrect, ce roman dresse le portrait d'une famille de la bonne bourgeoisie juive romaine, les Sonnino. Tout d'abord Bepy, qui à la sortie de la guerre préfère oublier le «clownesque couple» Mussolini-Hitler pour revenir à une scintillante et futile existence dans laquelle les femmes, surtout celles de ses amis, occupent beaucoup de place. Il ne comprendra jamais pourquoi son fils cadet Teo, doué et séduisant, choisit d'aller vivre «dans ce pays insensé dénommé Israël». Heureusement son aîné, Luca, s'inscrit dans la lignée paternelle : manteau croisé en cachemire, Porsche Carrera et fréquentation assidue de la business class. Quant à son petit-fils Daniel, le narrateur, issu d'un improbable mariage mixte il est pris dans un insoluble dilemme : «être juif pour les gentils» et «gentil pour les juifs». Handicap auquel viendra s'ajouter sa timidité sexuelle et son incapacité à entreprendre la belle Gaia, dans le tourbillon de la jeunesse dorée romaine.

  • Comment passer d'un petit boulot... à un gros magot? L'équation semble insoluble pour les trois jeunes héros de cette histoire qui végètent entre gagne-pain abrutissants et petits deals de cannabis. Le chômage, qui frappe cette ville minière des environs de Pittsburgh, n'arrange rien. À force d'humiliations, la graine du crime germe dans l'esprit des trois lascars inexpérimentés. Qu'il s'agisse de voler une télé ou une Ferrari, ils montent leurs coups en amateurs. Mais nous sommes en Amérique, le pays de tous les possibles, et l'ambition finira par les rattraper. D'autant qu'un bon plan se présente...

  • Le rouble soviétique, le premier Spoutnik, Nikita Khrouchtchev... Pour Igor, tout ça, c'est de l'histoire ancienne. La trentaine débonnaire, il vit avec sa mère dans la banlieue de Kiev et préfère la perspective d'une soirée entre copains à celle d'un boulot ou d'un mariage. Le passé pourtant vient toquer à sa porte sous les traits d'un vagabond tatoué qui, en échange d'un lit de fortune, propose de s'acquitter des travaux de jardinage. Commence alors pour Igor une folle aventure où un vieil uniforme de milicien, sitôt enfilé, lui permet de franchir l'espace et le temps pour se retrouver dans la petite ville d'Otchakov, au bord de la mer Noire, en l'an 1957. Passé les premiers moments de doute sur sa santé mentale, Igor découvrira, outre les moeurs des bandits des années 50 et les charmes d'une poissonnière rousse, que l'histoire change de taille en fonction de qui cherche à l'endosser. Et qu'il n'est pas besoin d'être jardinier pour cultiver sa vraie nature.

  • "Ukraine, 2015. Sergueï Bounine devient président de la République presque par hasard. Froussard, anxieux, affublé d'un coeur malade, il se terre dans son bunker doré et se remémore ses années de jeunesse, période soviétique. À présent, il doit affronter les défis du post-communisme: hégémonie du grand frère russe, corruption, désordre moral. Et se méfier de tout, même des chocolats de l'ambassadeur parfumés au poison...
    Écrit en 2004, ce roman d'anticipation mordant et prémonitoire a été depuis interdit par deux fois en Russie."

  • Il se passe des choses étranges, la nuit, à Lviv. Lorsque Alik le hippie se rend au cimetière pour honorer la mémoire de Hendrix-dont la main droite a été enterrée là trente ans plus tôt-, le capitaine du KGB qui le persécutait dans sa jeunesse lui avoue avoir toujours partagé son admiration pour le dieu occidental de la guitare. La nuit encore, après que Taras, «vibrothérapeute» d'un nouveau genre, a brinquebalé ses clients dans les rues défoncées de la ville, il rencontre au bureau de change une étonnante jeune fille allergique à l'argent. La nuit toujours, voilà que l'air se met à sentir l'iode, que l'eau coule salée des robinets et que des mouettes agressives attaquent les habitants... Et nos personnages de se mettre en quête de la cause de ces inquiétantes anomalies. L'imagination gouverne ce roman rythmé où l'absurde devient la norme. Car chez Kourkov, les histoires les plus irréalistes sont celles qui conduisent le mieux à méditer sur le sens de la vie.

  • Dans une petite ville du New Hampshire, deux hommes se font face. Dixon, l'ex-taulard braqueur de banques et Elias, le professeur fasciné par les filles en socquettes et le IIIe Reich. Un pistolet automatique les sépare. Leur vision de la vie et des hommes aussi. Le premier rêve d'une ferme tranquille dans l'Alberta. Le second d'une ascension valorisante dans l'establishment universitaire. Condamnés par les circonstances à cohabiter, ils se jaugent avec méfiance. D'ailleurs, à qui peut-on réellement se fier dans une Amérique régie par l'argent et le cynisme?

  • Red Hook. L'ancien port de New York, l'ancien quartier des dockers. Une langue de terre tout au sud de Brooklyn, là où l'East River se jette dans la baie. L'horizon y est délimité par la ligne des gratte-ciel de Manhattan. C'est là que les jeunes aimeraient vivre, de l'autre côté des docks. Blancs ou Noirs, habitants du front de mer résidentiel ou des cités, les gens du quartier passent leurs soirées d'été à traîner dans les bars, écouter du rap, boire sans retenue et rêver d'aventure. Une nuit d'été, June et Val, deux adolescentes inséparables, décident de mettre leur canot pneumatique à l'eau sans imaginer que cette dangereuse expédition va changer leur destin et celui du quartier.

  • À Palm Spring, Californie, le soleil brille en permanence. Mais pas pour Jimmy Duke, ex-flic, ex-mari, ex-alcoolique. La déprime le guette dans son mobil-home, et ce ne sont pas ses deux frères qui vont lui remonter le moral. Quelles affinités pourrait-il avoir avec Randall, sémillant représentant au Congrès en pleine campagne électorale? Et avec Dale, petit malfrat qui à peine sorti de prison sur son fauteuil roulant imagine illico comment monter un coup fumant? Plus que jamais il voudrait être fils unique. Mais, malgré une pratique assidue du bouddhisme en ligne, il aura bien du mal à laisser ses frères s'agiter dans le bocal californien sans être tenté d'intervenir... Avec le cynisme d'un Tarantino, Greenland s'amuse à regarder ses personnages courir à leur perte.
    «Décapant: Seth Greenland nous régale avec cette satire de l'arrivisme.» Lire
    «L'art de Seth Greenland tient au plaisir évident qu'il a à nous surprendre. Il a su trouver entre gags et suspense le dosage idéal.» Elle
    «Drôle, enlevé, sarcastique.» Paris Match

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