P.O.L

  • « Le confinement a sauvé des vies », scande la casserole, ravie d'exhiber son empathie. Peu importent les dégâts collatéraux, dit-elle, on avait une haute idée humaniste et on l'a suivie « quoi qu'il en coûte », et c'est merveilleux. La beauté de la fin justifie la barbarie des moyens.
    Surtout quand ce sont les autres qui en paient le prix.

  • Si les tableaux de Paul Cézanne ramènent Charles Juliet sur les lieux de sa propre adolescence, ils provoquent aussi en lui un questionnement sur la création, qu'elle soit celle du peintre ou celle de l'écrivain. Ce livre est un face-à-face troublant entre deux oeuvres, il est aussi un échange, un dialogue entre deux solitudes tendues vers l'autre et vers la vérité, au-delà du temps, au-delà de la mort.

  • Le fait d'être humain ne procède pas uniquement de nous-mêmes, comme le fait d'être d'une culture, d'une histoire ne procède pas d'un seul autre, ou d'un seul semblable, mais de l'ensemble des autres, de tous les semblables, et plus loin encore de l'autre à venir, du dissemblable, de l'étranger, de l'autre culture, de l'autre histoire.

    Où et comment se pose la question de l'honneur à cet instant ? N'est-ce pas à cette pliure que fait courir à l'espèce le mépris, l'incompréhension, le refus de l'autre ?

    Aujourd'hui nous devons faire face. Et savoir d'instinct, savoir sans le comprendre que la seule force, la seule valeur, la seule dignité, c'est de ne pas comprendre si comprendre nous fait renoncer à l'amour de l'autre. Voilà ce qui fonde, voilà ce qui fait la légitimité non seulement d'une existence mais de toute communauté.

  • Entre Uchon (Saône-et-Loire) et Uckange (études historiques), il n'y a rien. Dans le catalogue des matières de la Bibliothèque Nationale, tout au moins. Il devrait pourtant y avoir le mot Uchronie, désignant l'histoire de ce qui aurait pu se passer et ne s'est pas passé. Le Détroit de Behring vise à combler cette lacune. Voilà qui est donc fait. L'obligation du dépôt légal et la sagacité des bibliothécaires chargés d'établir les fiches font qu'Uchronie figure désormais entre Uchon et Uckange. Supposez cependant que cet infime événement bibliographique ne se soit pas produit. Et tâchez d'en tirer les conséquences : vain dépit de l'auteur ou troisième guerre mondiale, tout dépend de votre imagination, de vos intérêts, de l'idée que vous vous faites de la causalité.
    Penser l'Histoire au conditionnel passé, se figurer l'état du monde si le nez de Cléopâtre avait été plus court, si Napoléon avait vaincu à Waterloo ou si l'inconnue rencontrée hier dans l'autobus avait répondu à votre sourire, c'est un jeu comme un autre. Emmanuel Carrère en expose ici les règles, en décrit les plus fameuses parties, donne voix aux regrets qui poussent à s'y livrer.

  • "Je regarde des tableaux depuis mon enfance. Certains, au fil des années, ont rajeuni jusqu'à retrouver la fraîcheur de leur invention. Cette familiarité n'a pu devenir une science : je mêlais toujours un peu de moi-même à l'énigme que j'y découvrais.
    Je ne sais pourquoi, un jour, l'idée que les maisons peintes ne logeaient que des carrés de ciel m'a dicté ce livre.
    Sur quoi ouvrent ces fenêtres ? Un infini déguisé en une source naturelle? Sur le vide dans lequel ces fictions sont suspendues ? La brèche d'un aquarium où notre idée d'une réalité viendrait flotter ?"

  • Rapport de police

    Marie Darrieussecq

    L'accusation de plagiat est peut-être l'archétype de l'accusation littéraire, une tentative de meurtre symbolique, qui réussit parfois. Ce Rapport de police étudie les attaques des dénonciateurs ; et aussi, d'Apollinaire à Zola, de Freud à Mandelstam, de Daphné Du Maurier à Paul Celan, les réactions des accusés. La plagiomnie - la calomnie plagiaire - manifeste une surveillance de la fiction, qui passe par la notion de crime, voire de blasphème, et pose la question du sacré en littérature. C'est cette surveillance, qui vaut pour toute écriture non appropriée, dont est retracée ici la longue histoire, de Platon au goulag.

  • Ensemble - plus que recueil - de neuf textes, La Quatrième Personne du singulier fait partie de ces livres 'théoriques' (mais tout aussi lyriques que théoriques) grâce auxquels Valère Novarina fait régulièrement le point sur son travail. Ici, les thèmes recoupent et prolongent ceux des précédents ouvrages de même registre (Le Théâtre des paroles, Lumières du corps, L'Envers de l'esprit). Avec peut-être un peu plus d'emportement, qu'il s'agisse de parler de la langue, française mais aussi hongroise, et du patois aussi bien, du théâtre toujours, de l'acteur, du sacré.

  • La castration mentale

    Bernard Noël

    Ces 22 essais traquent le même ennemi, cette castration mentale dont l'auteur dénonce les ravages à travers ses vecteurs de prédilection, l'image qui aveugle plus qu'elle ne montre (la télévision, mais pas seulement), le discours (politique), voire l'art quand il se dénature. Bernard Noël décrit le fonctionnement de ce monde où la représentation prend de plus en plus la place de la création, où la privation de sens devient la situation ordinaire et s'exerce sans même que nous nous en apercevions. Sa caractéristique est d'ailleurs d'être imperceptible, à la différence de toutes les contraintes inventées jusque là par le pouvoir. Cette «sensure» comme il l'appelle, serait l'arme absolue de la démocratie, permettant de tromper les consciences et de vider les têtes sans troubler la passivité des victimes, pouvoir dont la seule excuse, le seul alibi est la consommation, et qui se cache derrière la fatalité économique.

  • Onze romans d'oeil

    Bernard Noël

    Bernard Noël a regardé travailler onze peintres contemporains : Jan Voss, Ulf Trötzig, Michel Steiner, Rustin, Bernard Ascal, Bernard Moninot, Jean-Paul Philippe, Serge Plagnol, Rancillac, Gérard Pascual, Bertrand Vivin, il leur a parlé pendant qu'ils travaillaient, a noté leurs gestes, leurs propos ; il a analysé son propre regard tant sur les oeuvres achevées que sur leur processus d'élaboration, il a étudié la formation de l'image, ce qui se passe entre la toile et le mental de celui qui regarde, au travail de l'artiste répond son propre travail d'écrivain.

  • Gertrude Stein, Vladimir Maïakovski, Vélimir Khlebnikov, William Burroughs, Edward Estlin Cummings, Pierre Jean Jouve, Antonin Artaud, Francis Ponge, Pier Paolo Pasolini, Jude Stefan, Bernard Noël, Jean-Pierre Verheggen, Hubert Lucot, Valère Novarina, Christophe Tarkos (etc.) : de quoi parlent ces auteurs qui nous mènent, comme disait Georges Bataille, au bord des limites où toute compréhension se décompose ? quel réel représentent leurs langues monstrueuses ? de quelle nature est la jouissance sidérée qu'elles provoquent en nous ? de quels outils disposons-nous, et quels autres devons-nous forger, pour en déchiffrer les intentions ? en quoi ce déchiffrement peut-il nous aider à mieux évaluer ce dont on parle quand on parle de littérature (la plus ancienne comme la très contemporaine) ?

  • Journal du regard

    Bernard Noël

    Entre la réalité et nos yeux, toujours du vocabulaire s'interpose : nous croyons voir mais ne faisons que lire. D'ailleurs le regard en lui-même n'est pas cet instrument d'information et de constat qu'il nous semble : il n'est pas qu'un aller et retour, c'est un espace, un espace sensible qui s'emplit du sentiment d'un toucher visuel. Le Journal du regard est donc un travail sur le regard, que l'auteur a commencé en 1970, la peinture y est souvent présente, la question toujours relancée est : que voit-on quand on voit? Qu'est-ce que le regard? Qu'est-ce que le visible?

  • Lumières du corps

    Valère Novarina

    Nourri des récentes expériences d'écriture et de mise en scène de Valère Novarina (L'Origine rouge, La Scène) ce texte poursuit un travail de réflexion sur l'espace, l'acteur, l'écriture, la force de la parole, les pouvoirs du langage... Il prolonge, peut-être même achève, le chantier ouvert par Le Théâtre des paroles, et Devant la parole. Lumières du corps c'est huit mouvements plus que huit parties. Le livre ne fonctionne pas du tout comme un recueil mais comme une fugue, un jeu de contrepoints où des thèmes simples font retour, reviennent autrement, sont repris avec variations, inversés, décomposés comme en optique. Dans Lumières du corps les mots sont des personnages et la pensée un drame respiratoire sur la page. Et, on l'a compris, si Lumières du corps est bien un essai qui développe des thèses et argumente, c'est aussi un essai lyrique, bien à la manière de Valère Novarina, emporté, poétique, enthousiaste et enthousiasmant.

  • Ce livre est plus composé de scènes que de chapitres car il veut approcher quelque chose comme le roman organique de la pensée. La pensée de chacun d'entre nous peut être conçue non seulement comme le drame d'un corps, mais comme un corps dramatique. Quel est le drame de la pensée que chacun d'entre nous porte jusqu'à sa mort tout au fond? Il est sans doute lié à sa respiration même. Ce livre est aussi une suite de gestes. Une mise en mouvement venue d'un toucher. Rien n'est jamais prouvé que par les sens. Le livre est très rimé, assonancé, fuguant, et voudrait édifier quelque chose qui éclôt (qui sort d'enfermement), prouver que l'espace n'est pas devant nous comme un support - un plancher, un plateau - mais qu'il s'ouvre. L'univers est donné. De même que l'acteur ni ne représente ni ne joue ni ne dit, mais donne. «L'esprit respire» était l'un des chapitres de Lumières du corps. Dans L'Envers de l'esprit il devrait être suggéré que l'esprit respire parce qu'il se renverse : et parce qu'il brûle, comme notre respiration qui, toutes les deux minutes, passe un instant par la mort et renaît. Dogmes et systèmes n'ont de sens que s'ils sont inversants, retournants et respirés. Car penser est un drame. S'il y a du système dans les choses spirituelles, il est respiratoire. C'est pourquoi les mots brûlent et c'est pourquoi l'acteur peut être sans cesse observé.

  • Qu'est-ce qu'on garde?

    Marie Depussé

    «Qu'est-ce qu'on garde?» est une question ridicule, un peu triste, comme celles que nous pose la vie. Elle se pose à quelqu'un dont le métier, bizarre, est d'enseigner la littérature. Enseigner la littérature est un exercice de magie ordinaire qui consiste à faire tourner, devant des corps parlants, le cercle où se tiennent, enchevêtrés, un savoir faire avec les mots, une familiarité avec la vie et le travail opéré sur cette vie, aussi pauvre que beaucoup d'autres, par les livres. Théoriquement, pour faire tourner le cercle, le corps est assis sur une chaise et porte, attachés à sa ceinture, deux petits sacs, un de chaque coté, pareils à ceux où le dieu Éole tenait enfermés les vents. Dans un des petits sacs, la vie, dans l'autre, les livres, et le corps qui puise tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre. En vérité dans les deux sacs il trouve la même chose, de la vie oeuvrée, ouvragée par les livres.

  • Tanguy et le Radeau ne créent pas un théâtre des images, ni un théâtre de la pensée, ni une réflexion sur le théâtre, même s'il est vrai que ce théâtre est pensé et réfléchi. Cette pensée et cette réflexion sont devenues si consubstantielles à l'acte de création de Tanguy qu'elles s'effacent dans la mise en place de leur puissance. C'est un théâtre qui réfléchit autour des formes - lesquelles incluent l'image, et peuvent exprimer une image du théâtre, une image autour du théâtre ; elles peuvent aussi dire dans leur présentation la totalité d'une élaboration qui s'est occultée, et elles peuvent enfin dire l'image la plus nécessaire de la constitution de l'acte théâtral. Ce théâtre invente les formes qui habitent temporairement l'espace d'un théâtre, et dans cette temporanéité immédiate et éphémère il y a l'effacement des temps et des espaces qui nous cernent en tant que spectateurs.

  • "Je me perds dans mes souvenirs d'enfance comme un vieillard... Je n'attends plus rien de la vie qu'une suite de feuilles de papier à barbouiller de noir. Il me semble que je traverse une solitude sans fin, pour aller je ne sais où. Et c'est moi qui suis tout à la fois le désert, le voyageur et le chameau."
    Flaubert.

  • Petite nuit

    Marianne Alphant

    La lecture : un pli, une addiction. Le livre : gri-gri, doudou, fétiche, objet transitionnel. La lectrice : passant et repassant depuis toujours à travers les mêmes histoires, les héros préférés, les auteurs familiers dont les figures s'entrecroisent comme sur le divan d'un analyste.

  • L'amour d'alceste

    Jacques Lassalle

    Les textes réunis dans L'amour d'Alceste concernent la décennie 1989-2000 (de la Comédie-Française à l'indépendance), comme ceux, réunis dans Pauses, concernaient la décennie 1980-1990 (du Studio-Théâtre de Vitry au Théâtre National de Strasbourg). Ils trouvent leur place dans l'une ou l'autre des cinq séquences thématiques - l'ombre portée du cinéma ; la tentation du roman ; l'acteur réfractaire ; une pédagogie impliquée ; l'artiste et le politique - qui rythment le livre comme elles ont rythmé le parcours de l'auteur. Étroitement liés aux oeuvres, aux personnes, aux événements, aux pratiques qui les ont inspirés, ces textes, dans la diversité de leur facture et de leur occasion, apparaissent d'abord comme autonomes et circonstanciels. Ils sont, par nature, spontanément réactifs. Mais, regroupés, mis en perspective les uns par les autres, ils contribuent à faire de L'amour d'Alceste - celui qu'on porte au personnage, celui aussi, trop exigeant sans doute, que le personnage porte à ses contemporains - une contribution, modulée par le temps, à l'avènement d'un théâtre qui serait à la fois celui du soupçon et de la résistance, mais tout autant, celui d'une ouverture passionnée à de nouvelles perspectives, à de nouveaux enjeux.

  • Les outils

    Leslie Kaplan

    On pense avec des livres, des films, des tableaux, des musiques, on pense ce qui vous arrive, ce qui se passe, l'Histoire et son histoire, le monde et la vie. Cet «avec» signe une forme particulière de pensée qui tient compte de la rencontre, d'une rencontre entre un sujet et une oeuvre, à un moment donné de la vie de ce sujet et de cette oeuvre. C'est en ce sens, «avec», qu'il est dans ce livre question d'outils, d'outils pour penser. Penser avec Dostoïevski, avec Faulkner, avec Kafka, avec Antelme, avec Blanchot, avec Cassavetes, Rivette, Bunuel, Godard... penser avec une oeuvre : avec un objet fini et infini, fabriqué par un homme ou des hommes, et qui, mis en circulation, va à la rencontre d'autres hommes, et pourra, ou non, effectivement en rencontrer certains.

  • Un professeur s'obstine à proposer à des élèves éblouis par le Loft, ou absorbés par des soucis immédiats, des textes de Proust ou d'Apollinaire. Au fil des heures de classe pendant une année, la littérature se révèle un étrange dépaysement et un détour paradoxal, stratégique ou involontaire, qui ramène au présent des élèves et du monde. Rachid découvre dans Marivaux la vraie nature du Loft, Platon fait parler de Ben Laden et Salim interprète Saint-Simon avec son histoire et ses projets.

  • Voilà mis en danger ce que j'ai cru aimer de la passion la plus exclusive, qui n'avait cependant de réalité que la douceur, l'espèce de calme ainsi posé dans une fin d'enfance comme le premier brouillon d'une vie des sentiments, l'effet incalculable d'une première séduction qui exigeait d'un enfant qu'il fût déjà le père de ses sentiments, qu'il sût maîtriser des émotions et qui n'a bientôt réussi qu'une capture de son âme ; l'attachement déraisonnable à celle qui tentait de lui montrer de toutes les façons possibles la beauté du monde et dont il voulait surtout croire que la dernière réalité de cette beauté reposait en elle comme si elle en eût été la prêtresse antique, la fileuse au rouet, la dentellière maniant les fuseaux de laines colorées.

  • Il y a bien eu, dans le refus d'un culte des images en Europe latine, la construction d'un dogme des images portant prescription de leur usage conforme à leur pouvoir d'évocation du passé (un art de mémoire), aux manipulations de figures dans la machinerie des rêves. La théologie et les philosophies en ont fait l'instrument approché de toute connaissance conçue comme la lecture d'un tableau, possible parce que nous en participons par notre nature. Que signifient les formules de la création : l'homme a été fait comme une image - l'homme a été créé selon le mode des images - Dieu a créé l'homme à son image, ou encore, il l'a fabriqué par une image ?

  • Il y a plusieurs âges de la peinture dans la fresque. Ce Déluge d'Uccello retient une énigme. Le problème de l'espace et de la construction perspective y est étrangement anachronique par rapport à ce qu'est ici la solution de la figure : une grande métonymie des états de mouvement dans un espace stéréoscopique ; la figure ainsi comprise comme corps y est débordée par une inconnue de référence et d'emploi dans le 'mazzocchio'. La couleur découpe des unités, non des détails : elle est faite d'un grain plus gros que les corps. Un des niveaux de lecture est sans doute celui qu'impose une sorte d'avancée fantomale du corps de la mythologie, non de ses figures. Ce livre est mis en scène par des passages de peinture (des passages écrits, des sortes d'animaux) qui prennent appui sur les deux bords opposés de ce Déluge : la division des corps dans l'eau et l'objet le plus résistant (le module refermé de construction des figures).

  • - Sommeil du Greco est-ce le titre d'un essai ou d'un roman? - C'est un livre dont l'objet constant, avec des différences de distances qui le règlent, est le Greco ; quelques-uns de ses tableaux, la Vue de Tolède, Saint Jean Baptiste, Madeleine, Saint Sébastien (le faire, le voir, la manière, la contamination de style entre le peintre et l'écrivain), le Laocoon, et surtout, L'Enterrement du comte d'Orgaz. - Mais tu y parles de toi-même! Pourquoi infester cette peinture de ta biographie? - J'y parle, je crois, uniquement du Greco. De moi, si l'on veut et si peu qu'il a été nécessaire. C'est que les raisons qui m'ont fait regarder cette peinture ne sont pas d'abord esthétiques, elles sont biographiques ; elles sont donc, au moins, dans ces apparentements de substances qui nous font reconnaître des figures. - D'où vient ce regard? - En partie d'un fond biographique, à travers ce roman écrit par d'autres figures ; un entêtement à en saisir la vie. L'aspect le plus expérimental de ce livre est la question de la lumière : celle des sujets de peinture, de la matière (comment cette peinture montre-t-elle la lumière?) - L'objet du livre? - Nous passons de la matière de la lumière au sujet de la peinture. - Comment? - Nous sommes l'un et l'autre.

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