Langue française

  • Marian se cherche, irrésolue. Va se marier, sans passion. Et vit la plus étrange des expériences : peu à peu, elle ne peut plus rien manger. Chez elle, alors, tout se détraque. Car moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre bienveillant de notre société de consommation, elle se retrouvait dans la peau d'un de ses produits...Publié en 1969, avant même l'essor du féminisme, La Femme comestible traite le thème de l'aliénation de la femme et de sa place dans une société de surconsommation qui en était, elle aussi, à ses prémices. Formidable reflet d'une époque, ce premier roman contient déjà tout ce qui fera de l'auteure de La Servante écarlate, Margaret Atwood, alors tout juste trentenaire, la plus grande romancière canadienne contemporaine : un regard visionnaire, de l'imagination à revendre, une construction narrative brillante et un style plein d'humour, d'ironie et de justesse." Diva des lettres à l'humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une oeuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, science-fiction et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d'écriture. " Le Point

  • Aux confins du Canada, à la frontière des États-Unis, une jeune femme se rend avec son compagnon et un couple d'amis sur l'île où elle vécut enfant afin de retrouver son père qui a disparu. Le séjour se prolonge en un huis clos étrange et dramatique qui voit l'héroïne s'engager dans la recherche de son père jusqu'à s'y engloutir. Ce n'est qu'au terme de cette plongée qu'elle pourra s'éveiller à une vie nouvelle, débarrassée des terreurs et névroses de l'enfance. La grande romancière canadienne, auteure de La Servante écarlate, porte ici un regard lucide et cruel sur les errements de son héroïne avec le ton satirique et introspectif qui la caractérise. Paru en 1978, Faire surface est un roman fondateur dans son oeuvre." Diva des lettres à l'humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une oeuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, science-fiction et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d'écriture. " Le Point

  • La Vie avant l'homme estle premier succès populaire de Margaret Atwood et son premier succès international.
    Une anatomie du mariage moderne. Celui que l'on voudrait tolérant et ouvert. Une tolérance qui débouche trop souvent sur l'incompréhension, une ouverture qui ne débouche que sur le vide. Ainsi pourrait se résumer ce roman de Margaret Atwood. Un roman qui met à nu l'incessante guerre des sexes que se livrent trois êtres incapables de communiquer entre eux et dont la coexistence pacifique n'est qu'une façade. C'est l'histoire d'Elizabeth qui, avec une sensualité contrôlée et une rage réprimée, cherche des solutions auprès d'hommes qui ne lui conviennent pas. Son mariage avec Nate, dont elle a deux enfants, n'est pas une réussite et son amant Chris vient de se suicider. C'est aussi l'histoire de Nate, un rêveur qui adore les enfants, déchiré entre deux carrières et deux femmes qu'il voudrait rendre heureuses et qu'il rend plus malheureuses encore par son incapacité à choisir. C'est enfin l'histoire de Lesje, la maîtresse de Nate, une jeune paléontologue dont le caractère timide et passif s'accommode mieux de l'étude des dinosaures que de la complexité des êtres humains, elle qui cultive une vision abstraite du monde et rêve à " la vie avant l'homme ". Ce roman, dont le style joue à la fois de la mélancolie et d'un humour féroce, pénètre avec lucidité dans le coeur d'hommes et de femmes dont les rêves et les aspirations ne parviendront jamais à se joindre.

  • Un jour, insidieusement, leur quotidien dérape. Sur un souvenir, un incident, une rupture, une prise de conscience. Le constat qu'ils dressent alors de leur propre existence a un goût doux-amer, lucide et ironique. Voilà le lien secret qui unit tous les protagonistes - hommes et femmes, femmes surtout - de chacune de ces dix nouvelles. Du Canada urbain à celui des grandes étendues sauvages, d'une disparition en montagne au microcosme d'une colonie de vacances, d'une traîtrise amicale à une exquise vengeance amoureuse, Margaret Atwood, l'auteur de La Servante écarlate et de tant d'autres chefs-d'oeuvre (Captive, OEil-de-chat et Le Tueur aveugle, Booker Prize 2000), nous offre dix récits tendres et incisifs qui confirment son intelligence aiguë de la condition humaine, cette sensibilité qui lui vaut une formidable reconnaissance de la part des nombreux lecteurs qu'elle a conquis à travers le monde. " Diva des lettres à l'humour décapant, la Canadienne Margaret Atwood a tissé au fil des ans une oeuvre magistrale, mêlant polar, fantastique, SF et critique sociale, avec une imagination débordante et une grande inventivité d'écriture. " Le Point.

  • À l'occasion d'une rétrospective de son travail dans une galerie, Elaine Risley, une artiste-peintre controversée, retourne à Toronto sur les lieux de sa jeunesse. Hier puritaine et grise, aujourd'hui éclatante sous la lumière des néons, la ville provoque chez elle un choc qui fait rejaillir les souvenirs de son enfance. Et au milieu de toutes les images qui remontent à la surface de sa mémoire reviennent celles de ses vieilles amies, ses doubles : Carole, Grace et, surtout, Cordelia. Ensemble, les petites filles avaient imaginé un monde à elles, loin des préoccupations des adultes, où se jouaient des tragédies silencieuses, des drames étouffés. Puis les années ont passé et Elaine a continué son chemin, en gardant en elle cette période étrange où s'enracinent sa mémoire et ses oublis - le terreau dans lequel s'inscrit son art.Avec ce magnifique roman d'apprentissage, Margaret Atwood fait tourner devant nous son oeil-de-chat, cette bille fétiche où se trouve reflétée la vie de toutes les femmes, et des petites filles qu'elles furent.

  • " Si je suis venu pour quelque chose au monde, c'est pour écrire Une trop bruyante solitude. " Bohumil Hrabal.
    Hanta, ouvrier depuis trente-cinq ans dans une usine de papiers destinés au recyclage, boit de la bière, déambule dans les rues de Prague, lit et ressasse la mission dont il s'est lui-même investi : sauver la culture en arrachant à la mort des trésors injustement condamnés. Instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon, il va faire renaître ces chefs-d'oeuvre sous la forme d'une autre oeuvre : les pages broyées sont transformées en balles de papier décoratives et décorées. Bientôt, il se retrouve seul, entouré de ses créations.Divers incidents et personnages tragi-comiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui est aussi un cri de révolte lancé à l'assaut des sociétés totalitaires.Publié en 1976 à Prague, Une trop bruyante solitude est le chef-d'oeuvre d'un des plus grands écrivains tchèques. Il a été adapté au cinéma par Vera Caïs en 2011 avec Philippe Noiret dans le rôle principal.

  • Un amour

    Dino Buzzati

    " Dans un style haletant, Dino Buzzati évoque avec une rare maestria les derniers feux d'une folle passion. " Delphine Peras, L'Express.
    En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d'oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l'intrusion de la passion, c'est-à-dire du désordre, dans la vie d'un honorable architecte milanais d'une cinquantaine d'années. Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d'Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s'offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s'agitant, possédé d'une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices.

  • Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu une copie blanche lors d'une épreuve de rédaction. Ce n'est pas qu'il n'ait rien à dire sur le sujet " Les joies du devoir ", au contraire... Bientôt lui reviennent à la mémoire les événements qui ont fait basculer sa vie. Son père, officier de police, est contraint en 1943 de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l'encontre de l'un de ses amis d'enfance, le peintre Max Nansen (derrière lequel on peut reconnaître le grand Emil Nolde). À l'insu de son père, Siggi devient le confident de l'artiste et va l'aider à mettre en sécurité ses toiles clandestines. Sa passion pour l'oeuvre le conduit ainsi au refus de l'autorité paternelle et à une transgression (un vol dans une galerie) qui lui vaudra d'être condamné. Mais aux yeux de Siggi, le châtiment porte l'empreinte du zèle coupable de son géniteur. Avec ce roman d'une grande puissance éthique et affective à la fois, qui fit le bruit que l'on imagine lors de sa publication, Siegfried Lenz a rejoint d'emblée les figures majeures du Groupe 47, ces écrivains allemands parmi lesquels on comptait Günter Grass, Heinrich Bll et Ingeborg Bachmann qui ont assuré le " redressement " intellectuel de leur pays.

  • Miss Bartlett ne s'en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d'une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l'impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l'Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n'est pas grand... Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s'oppose l'évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.
    " La lecture de ce roman pétri d'humour et d'élégance est une leçon de discrétion piquante et de psychologie pertinente. "
    Télérama

  • Kiev, décembre 1918. Sur fond de guerre civile russe, Boulgakov raconte la fin de l'Ukraine tsariste à travers la destinée de la famille Tourbine, inspirée de sa propre famille. Si la mort sévit partout, chez les Tourbine, autour de la table familiale où éclatent la blancheur de la nappe et le chatoiement de la porcelaine, le temps est suspendu. Jusqu'à ce que les troupes ukrainiennes, dirigées par Simon Petlioura, déferlent sur Kiev. Plongés dans la tourmente, tous les hommes de la famille rejoignent alors la Garde blanche pour arrêter l'avancée des bolcheviks... Écrit en 1923-1924, ce premier grand roman de l'auteur du Maître et Marguerite était, disait-on, le livre préféré de Staline car il montrait, mieux que tout autre, le bouleversement apporté par le communisme à la Russie. Ce livre où Boulgakov a mis toute sa nostalgie lui aurait, non sans paradoxe, sauvé la vie. " Grande - grande et terrible - fut cette année-là, mil neuf cent dix-huitième depuis la naissance du Christ, et seconde depuis le début de la Révolution. " Mikhaïl Boulgakov

  • Années 50, Reno, Nevada, capitale de l'industrie matrimoniale et des machines à sous. Divorcée et désenchantée, Roslyn Taber se lie d'amitié avec un groupe de " désaxés " composé d'un cow-boy vieillissant, d'un mécanicien au coeur brisé et d'un cavalier de rodéo usé par le temps. À travers leur mode de vie, Roslyn éprouve ses premières sensations de liberté, d'euphorie et de passion. Mais lorsque son idéalisme innocent se heurte à une réalité plus brutale, elle doit prendre le risque de perdre ses amis... et le seul véritable amour qu'elle ait connu. " Ni roman, ni pièce de théâtre, ni découpage cinématographique ", comme l'auteur en convient dans sa préface, l'histoire des Misfits a été conçue comme un film. Écrit pour Marilyn Monroe, ce texte dense met en scène des personnages marginaux, aux prises avec leurs rêves, perdus dans la société marchande de l'American way of life. Quand l'Amérique mythique du passé est confrontée à son étouffante modernité...

  • " Un roman si puissant, si délicat et si jouissif qu'il a le pouvoir d'exalter le lecteur. " The New York Times.
    Kent Haruf nous entraîne au coeur de cette Amérique profonde que l'on ne connaît pas assez. Nous sommes dans un bled perdu du Colorado : dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux, des destins se croisent. Une lycéenne demi-indienne de dix-sept ans, enceinte d'un garçon parti sans laisser d'adresse, est jetée à la rue par sa mère. Un prof du lycée du coin tente de s'en sortir avec deux gamins sur les bras après la fuite de sa femme dépressive. Ce petit monde se retrouve bientôt dans la ferme des McPheron, deux vieux célibataires aux mains calleuses mais au coeur en or.Dans l'attention minutieuse qu'il porte à ses personnages et à leur vie quotidienne, Haruf, tout en émotion contenue, n'est pas sans faire songer au grand Richard Yates. On n'oubliera pas de sitôt la poussière soulevée par les vieux pick-up sillonnant les grandes plaines.

  • " À lire de toute urgence, la nouvelle "Bistrot, le monde', un sommet de la palabre hrabalienne. " L'Express.
    Chez un auteur de l'importance de Bohumil Hrabal, parmi les plus grands écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle, l'intérêt des premiers textes est immense. Anarchisme spontané, obsession des choses et des gens de la rue, triomphe de l'imagination flirtant avec le fantastique, et surtout révolte contre la banalité du quotidien et les normes établies... Toute son oeuvre future se profile dans les nouvelles présentées dans ce recueil, écrites entre 1947 et 1964, où on fait la connaissance d'un formidable raconteur d'histoires qui n'avait pas encore appris à ménager le pouvoir. Le Hrabal des années d'après-guerre, d'avant le régime communiste et sa censure - avec laquelle il a dû, par la suite, de son propre aveu, ruser pour continuer à écrire.

  • Pour approcher, visiter, comprendre un lieu, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Si belle, la Sicile a au cours des âges été convoitée par toutes les grandes civilisations méditerranéennes qui ont tour à tour enrichi ses villes et ses villages, disséminant églises et fontaines, théâtres et palais, et créant ainsi la superbe mosaïque architecturale qu'elle est aujourd'hui.Sillonner la Sicile, se rendre à Palerme et Taormine, Savoca, et Syracuse, c'est se prêter à une large chasse aux trésors ponctuée de films culte, de farniente, d'art byzantin et de mythologie grecque." La vue de la Sicile, à la hauteur de Palerme, nous frappa d'admiration. Ce n'est ni la Syrie ni la Grèce ; c'est plutôt l'Afrique, quelque chose de torride et de gigantesque, donnant l'idée de l'indomptable et de l'inaccessible. " Ernest Renan.

  • " L'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. " André Clavel
    Un dragon qui terrorise un village de montagnards, un grand chef d'orchestre aux prises avec un groupe terroriste, une mystérieuse peste qui décime des automobiles... Dans ces vingt-quatre nouvelles, Dino Buzzati mêle l'étrange au quotidien, l'humour à l'angoisse et, avec la subtile causticité dont il a le secret, nous offre une peinture délicieusement acerbe de la nature humaine. On trouvera dans ce volume toute la panoplie des rêveries, spéculations, obsessions et autres chimères qui ont hanté l'existence du génial auteur du Désert des Tartares et d'Un amour et qui donnent à son oeuvre son caractère si particulier.

  • Lire Thurber est un malicieux plaisir : cet écrivain et dessinateur - qui fut l'un des grands talents et l'un des piliers du prestigieux New Yorker - a un sens considérable du dialogue et de la repartie. L'écriture est fluide, nette, souple, et le ton fantaisiste et désinvolte. D'une redoutable clairvoyance, le caricaturiste, quand il écrit, fait mouche.La Vie secrète de Walter Mitty en est le parfait exemple : ce recueil de vingt-trois nouvelles et six fables animalières présente des personnages fantasques et naïfs empêtrés dans des situations d'une comique absurdité. Tel Walter Mitty, le héros de la nouvelle-titre, classique de la littérature américaine, qui après avoir roulé en silence jusqu'à Waterbury et déposé sa femme chez le coiffeur, part faire quelques courses et se jette dans des divagations toutes plus loufoques les unes que les autres. Devenant tour à tour capitaine de navire, médecin ou tireur d'élite, il nous place en témoin privilégié de ses vies secrètes.

  • Des bruits insolites, des meubles qui se déplacent dans la nuit et le comportement de plus en plus mystérieux d'une enfant de douze ans, fille d'une célèbre actrice, que nul médecin, nul psychiatre, ni aucune analyse ne parvient à éclaircir... Lorsque la situation s'aggrave, il ne reste qu'à tenter l'exorcisme. C'est en partant d'un fait divers survenu dans le Maryland en 1949 que William Peter Blatty s'est lancé dans l'écriture de ce qui allait être l'un des plus grands succès de librairie de la seconde moitié du XXe siècle : paru en 1971, L'Exorciste s'est vendu à plus de treize millions d'exemplaires pour les seuls Etats-Unis et a été traduit dans le monde entier. Un succès encore amplifié par l'adaptation cinématographique de William Friedkin deux ans plus tard, qui deviendrait l'un des plus célèbres films d'horreur de l'histoire du cinéma." Si ce roman effraie encore aujourd'hui, c'est moins par ce qu'il raconte que par le style clinique de l'auteur, par ses non-dits et par sa manière de dépeindre l'Amérique matérialiste. " L'Express.

  • " De mémoire, nous pouvons tous citer une palanquée de grands romanciers ; pour ce qui est des nouvellistes, en revanche, c'est plus compliqué, ils se comptent (au mieux) sur les doigts d'une main. William Somerset Maugham est de cette famille précieuse, et il en est même un peu le patron. " Le Point
    Écrivain-voyageur s'il en fut, Somerset Maugham nous a fait la grâce de donner vie dans ses nouvelles à une galerie de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres, que son humeur vagabonde lui a permis de rencontrer et d'observer en Europe aussi bien qu'en Amérique ou en Asie. C'est ainsi tout un monde, dont le souvenir aujourd'hui s'estompe mais dont plus d'un voyageur contemporain peut être nostalgique, qui s'offre à notre regard de lecteurs et de curieux dans ce recueil. Avec en prime l'humour teinté parfois d'une pointe de cruauté qui est la marque de fabrique de ce grand raconteur d'histoires. Peut-être le plus grand.

  • Virginia Woolf eut une existence emplie de livres et dédia une grande partie de son temps à cet exercice exaltant et enrichissant qu'est la lecture. Elle adorait tout particulièrement les auteurs anglais, français et russes. Au fil de ces Lectures intimes, on la découvre tour à tour amicale, enthousiaste, vibrante de colère, toujours libre dans ses goûts et ses passions, parmi lesquelles on retrouve des noms illustres - Montaigne, Mme de Sévigné, Joseph Conrad, Edgar Allan Poe, Walt Whitman - et d'autres qui le sont moins, tels Harold Nicolson ou Lytton Strachey. À tous elle accorde la même attention, à la fois bienveillante et critique, car à travers ces écrivains, gloires du passé ou confrères du cercle Bloomsbury, c'est en définitive sa propre oeuvre qu'elle analyse. " C'est un vrai régal que ce recueil de textes courts où l'on retrouve la densité de la réflexion de Woolf et son humour corrosif, révélant une sensibilité à fleur de peau autant qu'une fermeté absolue de jugement. " L'Est républicain

  • Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Si Montesquieu prenait toutes les précautions possibles avant de s'aventurer dans les rues pavées de Londres, si Chateaubriand déplorait de s'y trouver " plongé dans un gouffre de vapeur charbonnée, comme dans une des gueules du Tartare " et si le climat y a inspiré plus d'un mot ironique, chez Gautier notamment, beaucoup d'autres, comme Verlaine, ont sublimé la capitale britannique lors de leurs escapades à travers ses promenades immenses et ses délicieux squares. " Un dimanche d'été, quand le soleil s'en mêle, Londres forme un régal offert aux délicats : [...] Un soleil clair, léger dans le ciel fin, bleuté À peine. On est comme en un bain où se pavane Le parfum d'une lente infusion de thé. " Verlaine, Londres.

  • Henry Neff, vingt-quatre ans, veut vivre à la marge, ne pas s'impliquer. Refusant la belle carrière qui l'attend, il demande sa mutation au bureau des objets trouvés de la compagnie des chemins de fer. Le dépôt de la gare, encombré d'articles venus de tous les horizons ferroviaires, est pour lui un merveilleux théâtre de l'imaginaire. S'improvisant metteur en scène, il invente mille saynètes avec les propriétaires désireux de récupérer leur bien. Mais bientôt, Henry se lie d'amitié avec l'un d'entre eux, et voit sa tranquillité voler en éclats. Disparu en 2014, Siegfried Lenz, unanimement considéré comme l'un des plus grands écrivains contemporains allemands, a peu écrit durant les dernières années de son existence. Le Bureau des objets trouvés, tout comme Une minute de silence (" Pavillons Poche ", 2016), est de ces romans qui concluent l'oeuvre d'une vie. " Dans ce roman, Siegfried Lenz se hisse au sommet de son art. " Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • " Jean-Paul Sartre n'aurait pu rêver plus belle illustration à ses thèses controversées sur la question juive. " Maurice Nadeau, Combat
    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Laurent Newman est un New-Yorkais bon teint, descendant d'une famille anglaise dont les racines remontent au XIXe siècle. Il est cadre à la direction du personnel dans la même société depuis une quinzaine d'années. Un jour, il est réprimandé pour avoir engagé une secrétaire " à l'air juif ", erreur que son supérieur impute à sa mauvaise vue. Laurent achète donc sa première paire de lunettes. Or celles-ci font ressortir son nez. Tout d'un coup sa vie bascule : on le prend pour un juif... En se concentrant sur la subjectivité, les doutes et les émotions contrastées de son personnage, Arthur Miller livre un roman fascinant - son premier - sur la confusion des sentiments, les troubles de l'identité et l'expérience des préjugés, ceux dont on est victime comme ceux qu'on abrite en soi, qui annonce la tonalité de ses futurs chefs-d'oeuvre : veine humaniste et acuité psychologique.

  • " Saul Bellow est l'écrivain américain le plus important de la seconde moitié du XXe siècle. " Le Monde.
    Fondateur d'un Institut de la mémoire à Philadelphie, le narrateur de ce court roman, une fois l'âge de la retraite arrivé, décide de raconter l'histoire d'Harry Fonstein, un réfugié d'Europe centrale, et de Billy Rose, un petit truand de Broadway. Sauvé des nazis par ce dernier alors qu'il était enfermé dans une prison italienne, Harry Fonstein a été mis dans un bateau en direction de New York. Des années plus tard, alors que son bienfaiteur a toujours refusé de le rencontrer pour être remercié, Harry ne peut oublier celui qui lui a sauvé la vie...La Bellarosa Connection est un roman percutant qui met en place une réflexion sur l'homme, sa solitude et sa déconcertante ambiguïté. À travers les réflexions de son narrateur, lucide et désenchanté, Saul Bellow fait preuve d'un humour caustique, incisif, qui met en relief, jusque dans les moments les plus tragiques, les aspects absurdes de l'existence.

  • Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Voltaire, Diderot, Dumas, Zola, Casanova, Mérimée... Saint- Pétersbourg a fait couler beaucoup d'encre. Et, des grands de ce monde aux modestes voyageurs, l'avis est unanime : la ville étonne. Ces palais époustoufl ants sont-ils faits de bois ou de marbre ? Survivront-ils aux années ? Si certains s'interrogent, d'autres préfèrent simplement admirer... " De Novgorod jusqu'à Pétersbourg, il n'y a presque plus que des marais, et l'on arrive dans l'une des plus belles villes du monde, comme si, d'un coup de baguette, un enchanteur faisait sortir toutes les merveilles de l'Europe et de l'Asie au sein des déserts. " Germaine de Staël, 1812

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