Seuil

  • L'action de L'Horloge, comédie dramatique, se situe de nos jours dans une de ces grandes villes méditerranéennes où la lumière trop belle triche avec la vraie misère, où la plus sombre détresse ne peut cependant altérer un coeur fier. Un homme de proie, Alfiéri, règne sur cette ville par la terreur, la corruption, l'exploitation des faibles. Mais forte de sa rigueur profonde, une jeune fille, Vanina, incarnera la révolte contre lui et contre tout ce qui dégrade les hommes ou ruine leur espoir.
    Inspirée des "pronunciamentos" sud-américains Porfirio est une farce où la Star Company (en transparence, la trop fameuse United Fruit) tient à sa solde les politiciens et les généraux les plus somptueusement tarés. C'est elle aussi qui tire les ficelles de notre marionette en uniforme, mais si le général Porfirio prête à rire il ne fait pas oublier certains de ses confrères bien réels de l'autre côté de l'Atlantique et leurs exploits sanglants.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chaque pièce d'Armand Gatti, intervenant sans ménagement dans les passions de notre actualité, est un événement, encensé, critiqué, parfois interdit. A suivre l'auteur dans son travail et ses espérances révolutionnaires, on s'aperçoit de l'ampleur et de la solidité d'un cycle de création dramatique qui est loin d'être clos, mais impose aujourd'hui ses exigences et ses défis. Refusant de subir les interdits commerciaux et politiques en France, censuré au T.N.P. par le gouvernement pour "La passion du général Franco", Gatti travaille actuellement à l'étranger. Cette contrainte est aussi source d'enrichissement. Notre voyageur a réalisé pour la télévision de Stuttgart son troisième film ("Le passage de l'Ebre"). Il se prépare à monter des "dramatiques" pour les chaînes T.V. d'Allemagne (Est et Ouest), ainsi qu'une pièce sur Rosa Luxemburg ("Qu'as-tu vu Rosa ?") pour des théâtres allemands. Dans l'essai qu'ils présentent ici, Gérard Gozlan et Jean-Louis Pays veulent fournir les données d'un itinéraire exemplaire qui, à ce jour comprend au moins vingt-deux pièces, trois films, une dizaine de scénarios, quatre livres (reportages, biographies) et d'innombrables articles.

  • Ce volume contient quatre pièces d'Agota Kristof, parmi les plus souvent représentées, notamment sur les scènes allemandes et japonaises.
    John et Joe (1972) ou comment un billet de loterie, au centre d'une banale conversation de bistrot, peut devenir le révélateur d'une division vieille comme le monde, néanmoins d'une actualité brûlante : d'un côté ceux qui possèdent, de l'autre ceux qui se font posséder.
    La Clé de l'ascenseur (1977) : une femme, séquestrée par son mari qui, à l'aide d'un médecin complaisant, l'a privée de l'usage de ses jambes, de son ouïe, de ses yeux... Mais il lui reste sa voix pour crier au monde son horrible histoire.
    Un rat qui passe (1972-1984) : entre la chambre et le salon, les personnages échangent leurs identités et leurs masques, jusqu'à oublier où sont les masques et où les identités. A travers une pantomime vertigineuse se dessine une réflexion aiguë sur les relations entre le théâtre et le totalitarisme.
    L'Heure grise ou le dernier client (1975-1984) : Elle et lui ont vieilli. Lui, le petit voleur ; elle, la prostituée. Ce n'est plus pour obtenir son corps qu'il la paie mais pour lui ravir ses rêves. Jusqu'à ce que la relation s'inverse, faisant apparaître, derrière la vénalité, les liens inextricables de l'amour et de la haine.
    Par leur diversité même, ces quatre regards sur la condition humaine où l'humour (noir) le dispute à la gravité donnent un large aperçu de l'univers si personnel de l'auteur du Grand Cahier.

  • Elie Wiesel avait, dans " les Juifs du silence ", décrit le mélange de fierté, de fidélité, d'attente et de crainte dans lequel vivent les Juifs soviétiques. Il reprend aussi, sous une forme dramatique, les mêmes thèmes à partir de situations concrètes. A voir les responsables de la communauté, mandatés moins par les fidèles que par les autorités qui les tolèrent, on se demande à partir de quel moment la sauvegarde physique de cette communauté, mandatés moins par les fidèles que par les autorités qui les tolèrent, on se demande à partir de quel moment la sauvegarde physique de cette communauté conduit à censurer, voire à abandonner l'imprudent qui dit " non ". Faut-il alors choisir la politique contre l'espérance, l'avenir contre la souffrance ?
    En face, figurent les fonctionnaires soviétiques, employés d'un ordre que tout dérangement inquiète et irrite, même s'ils sont tout-puissants. Enfin, parmi les Juifs eux-mêmes, se trouvent toutes les attitudes : de ceux qui croient pouvoir se sauver seuls à ceux qui refusent la soumission et pour qui choisir la vie, c'est aussi choisir la vie juive, avec tous ses risques et toute sa joie.
    Devant tous ces drames individuels et collectifs, comment vont réagir les " observateurs " étrangers ? C'est la question de la participation ou de l'isolement juif que traite ici Elie Wiesel.

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