Sciences & Techniques

  • Hubert Reeves, astrophysicien, a enseigné la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans l'azur, Poussières d'étoiles, Je n'aurai pas le temps, L'Univers expliqué à mes petits-enfants, J'ai vu une fleur sauvage qui ont rencontré la faveur d'un très large public. Il est président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité.
    Près de l'étang de Malicorne, face au grand saule pleureur qui se reflète dans l'eau calme, se trouve un banc de bois : "Le banc du temps qui passe".
    Je m'y assois pour tenter de sentir ce mince filet du temps qui nous porte tout au long de notre existence.
    Après un moment de silence, me viennent à l'esprit des pensées qui prolongent ma constante interrogation sur le monde. Méditer sur ce monde qui m'émerveille, me fascine et m'inquiète à la fois, c'est aussi chercher à me rassurer.
    Ce livre est destiné à tous ceux qui se posent des questions sur le grand mystère de la réalité dans laquelle nous sommes projetés pour un temps. Je veux partager ici mes réflexions sur des thèmes qui me tiennent à cœur. Je cherche à exprimer ce qui se dégage de mes expériences de vie et de mon métier d'astrophysicien, pour livrer à ceux qui me font l'honneur de s'y intéresser mes convictions intimes, celles qui jouent pour chacun un rôle majeur quand nous avons à juger d'une situation ou à prendre une décision concrète.
    Mais rien de ces pages n'est définitif. Tout y est provisoire et à remettre à jour - indéfiniment.
    H. R.

  • C'est fin 2017 que des chercheurs de l'observatoire Haleakala, dans les îles d'Hawaï, détectent un étrange objet qui traverse notre système solaire à une vitesse si élevée qu'il ne peut provenir que d'une distante étoile. L'objet, baptisé `Oumuamua, ne dégage aucune traînée de gaz ou de poussières lorsqu'il passe à proximité du Soleil. Pour l'astrophysicien Avi Loeb, en raison de sa forme et de sa trajectoire insolites, la seule explication logique est qu'il s'agit d'un engin artificiel construit par une civilisation extraterrestre.
    Cette hypothèse d'Avi Loeb fait couler beaucoup d'encre, et les implications qui en découlent pour l'avenir de la science, des religions et de l'espèce humaine sont considérables. Extraterrestre est un livre aussi généreux que vertigineux, au croisement de la science et de la philosophie, qui nous enjoint à remettre en question nos idées reçues et à porter un regard critique sur l'univers qui nous entoure et les objets qu'il recèle, aussi étranges soient-ils...


    AVI LOEB est professeur d'astrophysique à l'université d'Harvard, dont il dirige le département d'astronomie depuis neuf ans. Il est directeur fondateur de son centre d'étude des trous noirs, et directeur de l'Institut de théorie et de calcul (ITC) du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian. Il préside le comité consultatif du projet Breakthrough Starshot, supervise le programme scientifique de la fondation Breakthrough Prize, et préside le conseil des académies nationales de physique et d'astronomie des États-Unis. Il est membre du Comité des Conseillers du Président des États-Unis sur les sciences et les technologies à la Maison blanche. Auteur de six livres et plus de 800 articles scientifiques, Avi Loeb est membre de l'Académie américaine des arts et des sciences, de la Société américaine de physique, et de l'Académie internationale d'astronautique. En 2012, le magazine Time a cité Avi Loeb parmi les vingt-cinq personnes les plus influentes dans le domaine de l'exploration spatiale.

  • Pourquoi les girafes ont-elles un si long cou et les zèbres des rayures ? Quel rapport entre une foule de supporters sportifs et un troupeau de gazelles ? Avez-vous déjà frémi d'épouvante à la mention du mot « ratel » ?Les animaux de la savane africaine ont encore beaucoup à nous apprendre. Ce livre vous expliquera le talent des termites bâtisseurs qui construisent des orgues pour respirer, le rôle du hasard dans la fuite de la gazelle, la dictature quotidienne que subissent les éléphants alors que les buffles vivent en démocratie, l'importance de la Voie lactée pour les bousiers, et le point commun entre les tétons humains et le pénis des hyènes.« Rien en biologie n'a de sens, si ce n'est à la lumière de l'évolution », disait un célèbre généticien. Mais cette lumière projette des ombres étranges et difficiles à décrypter, et les sujets présentés sont aux frontières actives de la recherche scientifique !Un livre d'histoires naturelles, contées avec légèreté et humour par un jeune biologiste aventureux et superbement illustrées par ses photographies.Léo Grasset est titulaire d'un master en biologie. Après un travail de terrain au Zimbabwe, il étudie l'impact des écosystèmes sur les sociétés humaines.Dessins in texte de Colas Grasset ; photos en couleurs, hors texte, de l'auteur.

  • Comment sommes-nous devenus humains ? Si la question de l'origine de l'Homme fascine le grand public, et souvent les chercheurs eux-mêmes, celle de l'évolution humaine et de ses processus est méconnue. Mais aussi cruciale pour la connaissance de notre espèce que l'apparition des « premiers Hommes » est la longue histoire du développement des traits qui nous caractérisent, la culture et le langage au premier chef.

    Comment les « arbres » de l'évolution humaine sont-ils construits ? Comment les nombreuses espèces d'Hominines connues sont-elles définies et situées sur leurs rameaux ? Comment la génétique des populations et la biologie moléculaire s'accordent-elles avec les conclusions tirées de l'étude des fossiles ? Comment penser l'articulation de l'évolution biologique et du devenir culturel ? Les transformations du cerveau éclairent-elles l'émergence de la cognition humaine, et celle du langage ? Quelle place les « scénarios d'hominisation » donnent-ils à la femme dans l'histoire du devenir humain ? Comment, enfin, concevoir l'« exception humaine » dans l'histoire du vivant ?

    Ce livre s'attache à dévoiler les concepts, les présupposés et les implications des sciences de l'évolution humaine aujourd'hui. Il éclaire ainsi la question - qui résume toutes les interrogations philosophiques : qu'est-ce que l'Homme ?

  • « Je dédie ce livre à mes petits-enfants. En commençant à l´écrire, j´ai pris conscience de la valeur symbolique que je pouvais lui donner : celle d´un testament spirituel. Que voudrais-je leur raconter sur ce grand Univers qu´ils continueront à habiter après moi ? J´ai alors songé à ces conversations avec l´une de mes petites-filles, où nous observons, étendus confortablement sur des chaises longues, le ciel étoilé. Je me suis senti revivre ces soirées de mois d´août avec mes enfants qui me bombardaient de questions pendant que nous attendions les étoiles filantes. La contemplation de la voûte céleste et le sentiment de notre présence parmi les astres provoquent un désir partagé d´en savoir plus sur ce mystérieux cosmos que nous habitons. Il sera ici question de science, ce qui n´exclut pas la poésie. »

  • Avez-vous déjà traversé des phases où vous vous sentez moche, fatiguée, où vous vous dévaloriser sans raison ? Avez-vous déjà craint de perdre votre beauté avec le temps ?



    Pour rester belle, il existe des gestes aussi simples qu’efficaces : marcher 5 kilomètres par jour, se crémer le soir avant de se coucher, prendre de la vitamine D tous les matins d’hiver, sortir un soir par semaine, jouir de la vie de toutes les façons…



    Le docteur Valérie Leduc a inventé une médecine qui prend en compte la globalité du patient et utilise toutes les dernières avancées de la science pour leur proposer des soins qui reposent sur le triptyque bien-être, beauté, santé. Dans La Médecine de la beauté, elle explique sa méthode, et offre mille conseils et astuces qu’elle a rassemblés au cours de sa pratique. Elle démontre comment nous sommes aux commandes de notre santé et de notre beauté.



    Alors, il est temps de choisir votre âge.





    D’abord angiologue et phlébologue à Necker et Lariboisière, Valérie Leduc a créé le Centre médical de la beauté de la jambe et de la silhouette à Genève. De retour à Paris, elle peaufine sa méthode qui devient "La Médecine de la beauté".


  • Voilà un petit livre qui va à coup sûr passionner les adolescents. Pas seulement parce qu'il propose un état des lieux parfaitement clair de la planète - ce qu'ils ne trouvent pas encore à l'école ni dans les médias -, mais surtout parce que la nécessaire révolution des modes de pensée les concerne au premier chef. La raréfaction du pétrole et le réchauffement climatique vont tout changer : habitat, transports, alimentation, métiers, façons de vivre et de consommer. Catastrophe écologique puis sociale ? Si rien n'est fait, assurément. Mais aussi merveilleuse occasion de libérer sa créativité et son imagination, et de réfléchir en toute connaissance de cause à son métier de demain. Les " drogués du pétrole " que sont les parents d'aujourd'hui auront-ils des enfants plus clairvoyants et plus sages ? Ce livre peut y contribuer. Jean-Marc Jancovici est ancien élève de l'École polytechnique, ingénieur-conseil et enseignant.

  • Savons-nous vraiment ce qu'est une plante ? Nos sciences naturelles, dominées par le modèle animal, méconnaissent les spécificités du monde végétal. C'est une vision neuve de ce monde, riche de surprises, que propose l'auteur, et qu'il illustre de sa main experte. Souvent considérées comme une forme de vie inférieure, les plantes constituent pourtant un succès biologique qui vaut, ou même dépasse, celui des animaux ; mais notre vision "zoocentrique" de la biologie nous empêche de le percevoir. Nous ne pourrions pas vivre sans les plantes, alors qu'elles n'ont pas besoin de nous. Plutôt que de les considérer comme des cas particuliers d'importance mineure dans une biologie focalisée sur l'animal et l'homme, ne faut-il pas recentrer les sciences de la vie sur ces êtres énigmatiques, silencieux, immobiles et trop méprisés, à qui nous devons notre existence ?
    "Je rêve d'une botanique qui saurait se déterminer de façon autonome, selon ses propres règles, cessant d'être à la traîne derrière la physiologie animale ou humaine : prenant en compte la plante elle-même, comme une forme de vie originale, comme un modèle en matière d'autonomie et de restauration de l'environnement, elle pourrait retrouver sa place au centre des sciences de la vie. Dans notre monde de fric, de frime, de pub, de bruit, de pollution et de brutalité, quel meilleur témoignage que celui des plantes, belles et utiles, discrètes et autonomes, silencieuses et d'une totale non-violence ?"
    F. H.

  • La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un " olivier qui avait été un jour complètement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison ". Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort.
    L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie.
    Éblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.
    Florence Burgat est philosophe, directeur de recherche à l'INRAE, affectée aux Archives Husserl (ENS Paris). Elle travaille sur la condition animale, notamment sous un angle phénoménologique. Elle est entre autres l'auteur de L'Humanité carnivore (Seuil, 2017).

  • L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent. Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ? Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques. Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6). Il est président du comité d'éthique du CNRS et a publié divers ouvrages dont le précurseur L'Âme machine, au Seuil en 1990.

  • Issus des chroniques hebdomadaires de Hubert Reeves sur France Culture, et faisant suite aux Chroniques du ciel et de la vie, ces textes brefs constituent un véritable tour de force par la simplicité avec laquelle l'auteur présente notre compréhension du cosmos sans pour autant masquer la subtilité des notions évoquées : le Big Bang, la courbure de l'Univers, la matière et l'énergie « sombres », les univers parallèles, le principe anthropique, les trous noirs, etc. Une remarquable mise à jour des plus récentes découvertes de l'astrophysique et de la cosmologie. Hubert Reeves, astrophysicien, enseigne la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil plusieurs ouvrages dont, Patience dans l'azur, l'Heure de s'enivrer, Malicorne, Poussières d'étoiles, Dernières nouvelles du cosmos, Mal de Terre qui ont rencontré la faveur d'un très large public.

  • Vous est-il déjà arrivé de voir quelque chose qui n'était pas vraiment là ? De vous entendre appelé par votre nom dans une maison vide ? D'avoir l'impression que quelqu'un vous suivait puis de vous retourner sans rien découvrir ?La migraine peut faire voir des arcs-en-ciel chatoyants aussi bien que de minuscules personnages lilliputiens. La malvoyance ou la cécité peut paradoxalement finir par précipiter dans un monde visuel hallucinatoire. Une simple fièvre, ou même l'acte de se réveiller ou de s'endormir, peut faire halluciner des lumières colorées, des visages détaillés ou des ogres terrifiants. Les sujets endeuillés reçoivent parfois la « visite » réconfortante de l'être cher qui les a quittés.Procédant avec son élégance, sa curiosité et sa compassion habituelles, Oliver Sacks mêle ici les récits de ses patients à ses propres expériences des psychotropes pour tenter de répondre à plusieurs questions majeures : Les hallucinations reflètent-elles l'organisation et la structure de nos cerveaux ? En quoi ont-elles influé sur le folklore et l'art de chaque culture ? Et pourquoi la capacité d'halluciner potentiellement présente chez chacun d'entre nous constitue-t-elle une facette essentielle de la condition humaine ?Oliver SacksMédecin, professeur de neurologie et de psychiatrie à la Columbia University (New York). Auteur de plusieurs best-sellers, notamment L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), et plus récemment, de Musicophilia (2009).Traduit de l'anglais par Christian Cler

  • « Sacks ira loin s'il cesse d'aller trop loin » : ces mots prophétiques prononcés par un professeur donnent le ton de cette autobiographie. Voici l'histoire d'un homme exceptionnel, qui a exploré de multiples domaines avec la même énergie. Au sortir d'une jeunesse obsédée par les motos et la vitesse, il travaille, en tant que neurologue, dans un hôpital new yorkais réservé aux malades chroniques : il y découvre des patients emprisonnés dans une profonde léthargie dont il va tenter de les faire sortir, expérience bouleversante qu'il racontera dans son livre L'Éveil, plus tard adapté au cinéma. Sa voie est alors tracée : tout en explorant les troubles neurologiques les plus étranges et en décrivant ces maux souvent incurables comme des mondes particuliers, il s'appliquera à montrer que chacune de ces manières « anormales » de se comporter, de parler ou de se situer dans l'espace et le temps est profondément humaine... trait qui éclaire notre propre « normalité » sous un jour inattendu. Dans ce récit mené au pas de charge, Sacks se révèle ainsi, d'une façon qui n'appartient qu'à lui, un explorateur de l'humain. Oliver Sacks (1933-2015) est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Odeur du si bémol, Musicophilia, L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau et L'Éveil. Il est né à Londres, a vécu à New York, où il a enseigné la neurologie à la faculté de médecine de la NYU. Il fut nommé commandeur de l'Empire britannique en 2008. Traduit de l'anglais par Christian Cler « Un livre très remarquable par un homme très remarquable. Honnête, lucide, passionné et plein d'humour." The Wall Street Journal

  • « Quel mauvais sort semble avoir été jeté sur l'espèce humaine ? Pour quelles raisons son impact sur la nature est-il si profondément dévastateur et si difficile à transformer en action positive ?Mais "là où il y a danger, croît aussi ce qui sauve", écrivait le poète allemand Hölderlin. L'espoir naît aujourd'hui d'une conscience rapidement croissante de la gravité de la situation et des efforts vigoureux pour panser les blessures de la planète. Peut-être nous épargneront-ils de figurer un jour sur la liste des espèces disparues.L'avenir de la vie sur Terre est éclairé par les connaissances que, grâce au travail des scientifiques depuis des siècles, nous avons accumulées sur notre monde. Les galaxies et les atomes nous permettent de mieux comprendre, et, peut-être, de mieux maîtriser notre destin. »H. R.

  • « Tempête parfaite », « The perfect storm », désigne une épidémie où tous les facteurs se conjuguent pour aboutir à un drame pandémique. De janvier à juin 2020, Philippe Sansonetti a tenu une chronique de la pandémie de Covid-19 : perception par la population et les médias, réponse des autorités, avancées de la recherche. Il y montre une maladie liée à l'empreinte croissante de l'homme sur la planète, nécessitant une conversion radicale de nos comportements. Mais la responsabilité humaine, ce sont aussi les avertissements lancés de longue date par la science et peu entendus par les pouvoirs publics guidés par le court terme et la population mal informée. Le « temps de scientifique », bien qu'il ne cesse de s'accélérer, ne coïncide pas avec le temps médiatique ou politique.
    Les chapitres de cet ouvrage, rédigés en temps réel, sont des points d'étape montrant que la science n'est pas un répertoire de réponses toutes faites, mais une quête renouvelée de certitudes. Cette chronique plaide pour l'Anticipation et la Prévention.

  • Oliver Sacks évoque ici des personnes qui parviennent à se déplacer dans le monde et à communiquer avec autrui bien qu'elles aient perdu des aptitudes que beaucoup d'entre nous tiennent pour indispensables : la perception tridimensionnelle de l'espace, la capacité de reconnaître les visages, la possibilité de lire, le sens de la vue... Pour tous, le défi à relever consiste à s'adapter à un mode d'être totalement différent.
    Il y a Lilian, pianiste de concert qui devient incapable non seulement de lire la musique, mais même de reconnaître les objets quotidiens ; Sue, neurobiologiste qui n'a jamais vu en trois dimensions avant d'acquérir soudain, à plus de cinquante ans, une vision stéréoscopique ; Howard, romancier prolifique qui parvient à continuer à écrire après l'accident vasculaire cérébral qui lui a ôté la possibilité de lire ; il y a enfin le Dr Sacks lui-même, qui raconte l'histoire de son propre cancer oculaire et décrit les effets déconcertants de sa perte de la vision de l'œil droit.
    L'Œil de l'esprit témoigne de la complexité de la vision et du cerveau tout autant que de la force de la capacité humaine d'adaptation. Il nous montre comment, à partir de la perception, le cerveau organise une vision cohérente et intelligible, comment cette construction peut être perturbée, et comment pourtant, même alors, on peut continuer à vivre, voire explorer des mondes nouveaux.
    Oliver Sacks est médecin ; il est l'auteur de dix livres, notamment L'Éveil, dont l'adaptation cinématographique fut plusieurs fois nominée aux Oscars, L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau et Musicophilia. Il vit à New York, où il enseigne la neurologie et la psychiatrie, notamment à l'université Columbia, dont il est devenu le premier – et le seul – " artiste universitaire ". On peut en savoir plus sur son travail en visitant son site www.oliversacks.com.
    Traduit de l'anglais par Christian Cler.

  • À l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise.
    En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : " Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? " ; " Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude " ; " La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard " ; " La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime ", etc.
    Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !
    Thomas C. Durand est docteur en biologie végétale. Il a écrit quelques romans et pièces de théâtre, et a créé une chaîne très suivie sur YouTube, La Tronche en Biais. Il a déjà publié au Seuil un essai remarqué, L'Ironie de l'évolution (" Science Ouverte", 2018), qui a obtenu le prix La Science se livre 2019.

  • Détonnantes coïncidences atomiques et cosmiques ont permis à lUnivers de sorganiser, senrichir et nous donner naissance. Du noyau de carbone aux profondeurs de la planète, du rayonnement fossile aux mystérieux neutrinos, que détranges phénomènes ont contribué à la complexité du monde ! Mais sa richesse et sa beauté sont désormais mis en péril sur Terre par lHomme, devenu la principale menace pour son environnement, pour la biodiversité, et finalement pour lui-même. Comment concilier la belle-histoire de lUnivers et la moins-belle-histoire de lHumanité ? Nous offrant lune et lautre en parallèle, Hubert Reeves met son talent de conteur de science au service de notre nécessaire prise de conscience. Sans nous masquer la gravité de la crise écologique, il relève les signes dune réaction qui nous permet despérer un avenir plus vert.Hubert Reeves, astrophysicien, enseigne la cosmologie à Montréal et à Paris. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages dont Patience dans lazur, Poussières détoiles, Mal de Terre, Chroniques cosmiques, LUnivers expliqué à mes petits-enfants, qui ont rencontré la faveur dun très large public. Il préside lassociation Humanité et Biodiversité.

  • " Les oiseaux, leurs prouesses, leurs migrations, offrent l'un des plus émouvants témoignages de la prodigieuse richesse de notre univers. Comment le vol gracieux des hirondelles a-t-il pu émerger de la chaotique matière primordiale ? Les oiseaux seront ici nos guides dans la recherche des ferments du levain cosmique.
    Dans son évolution créatrice, la nature met en jeu toutes ses forces, elle fait feu de tout bois. Lève la pâte du cosmos : dans les débris d'étoiles éclatées, les atomes d'hydrogène et d'oxygène s'associent pour donner l'eau vitale, et les cellules se fédèrent en organismes au sein de l'océan primitif de la Terre. Il y a soixante cinq millions d'années, la chute d'une météorite au Mexique fait disparaître les dinosaures, et les mammifères se développent ; dans cette lignée évolutive à succès, apparaissent l'Homme et la pensée. Ce levain cosmique nous le portons en nous. C'est lui qui nous incite à poursuivre, à notre modeste échelle et pendant notre brève existence, la fabuleuse odyssée de la complicité cosmique. "
    H. R.

  • « La mer nous est indispensable !Ce que la science nous a appris sur les origines de la mer, sa nature physique, ses mouvements, son rôle dans les changements climatiques, oblige à la regarder comme le coeur d'un système global dont dépend l'équilibre de la planète.Pour lui donner toute sa mesure, nous avons uni nos connaissances et nos regards: l'astrophysicien pour raconter le rôle de la mer dans le Système solaire et dans l'Univers et l'océanographe pour l'observer depuis la Terre, en plongeant dans ses profondeurs extrêmes.Nous allons laisser à nos petits-enfants cette planète dans un état précaire ; ils savent qu'ils devront en prendre soin. Aussi souhaitons-nous éveiller leur curiosité. Et qu'ils gardent cette capacité d'émerveillement que nous aimons tant voir briller dans leurs yeux... »Hubert Reeves, astrophysicien, est l'auteur de nombreux ouvrages appréciés d'un vaste lectorat.Yves Lancelot est océanographe, ancien directeur de recherche au CNRS et professeur des universités.

  • Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue, des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, dans l'espoir de voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes.
    La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous côtés à la fois qu'il s'agit de la comprendre – et, peut-être, de la transformer.
    De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.
    Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l'université de Nice, est physicien, essayiste et éditeur. Il est aujourd'hui l'un des meilleurs artisans de la " mise en culture " des sciences.

  • Sommes-nous condamnés à subir les crises économiques, sociales et écologiques en cours ? À croire à l'hypothétique reprise de la croissance ? À sombrer dans l'apathie politique de nos dirigeants ?Ce livre est un appel à l'action de la part du fondateur du mouvement de la Transition. Dans la lignée de son Manuel de transition (2010), Rob Hopkins explique pourquoi il faut réagir face à l'essoufflement de la croissance et aux dérèglements climatiques et écologiques. Et surtout, il nous montre comment on peut le faire, en rapportant nombre d'histoires d'actions locales réussies : le retour des vergers à Saint-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie, un « Répar' Café » à Paris, des jardins partagés qui se multiplient dans le monde, un moulin en Argentine, une coopérative d'énergies renouvelables au Japon après Fukushima... et bien d'autres success stories réjouissantes.Rob Hopkins est l'initiateur du mouvement de la Transition qui, parti de Grande-Bretagne, compte plus de 1 300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays.Ouvrage traduit par Pierre Bertrand, Clara Breteau, Corinne Coughanowr, Robin Delobel, François-Olivier Devaux, Marie-Hélène Elleboudt, Étienne Lecomte, Alice Mangin, Julie Mervaille, Isabelle Patoux, Simon Vermeulen, sous la coordination de Josué Dusoulier.Préface d'Olivier De Schutter

  • Ce que la science sait est une chose, ce que la science est en est une autre.Un physicien, amateur d'histoire et de philosophie des sciences, discute avec sa petite-fille: À quoi sert la science ? Quel rôle joue-t-elle dans la société ? Pourquoi y a-t-il des sciences différentes ? Que font vraiment les chercheurs dans leurs laboratoires ? La science pourra-t-elle tout expliquer ?L'activité scientifique, on ne le dit pas assez aux collégiens et lycéens, est étroitement liée aux autres pratiques humaines. Il faut donc comprendre ce que la science a de spécifique, son évolution au cours des siècles, sa place dans la culture, ses rapports avec la technique, la politique, voire avec le sport ou la religion.Ce dialogue, à contre courant de nombre d'idées reçues, nous fait partager les interrogations mais aussi les plaisirs que peuvent susciter les sciences.Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l'université de Nice, est physicien, essayiste et éditeur. Il est aujourd'hui l'un des meilleurs artisans de la « mise en culture » des sciences.

  • D
    Deux semaines avant de mourir, Oliver Sacks a décrit le contenu de l'ouvrage qu'il prévoyait de publier, Le Fleuve de la conscience. Ses indications ont été scrupuleusement suivies.
    Sacks montre dans ce livre qu'il n'est pas seulement un neurologue exceptionnel. Son interrogation s'étend ici à presque tous les domaines du vivant, qui le passionnent et l'intriguent. Mais, fidèle à sa manière personnelle, il les aborde par ce qu'ils ont de surprenant ou d'inattendu. Comment une plante " apprend "-elle ? Les souvenirs que nous tenons pour vrais le sont-ils forcément ? La conscience est-elle un flux continu ou une succession d'instantanés ? La science elle-même se montre sous un jour nouveau : Darwin s'avère être un botaniste original, Freud un neurologue novateur. Pourquoi tant de découvertes, que l'on qualifiera de prématurées, ont-elles été négligées ? Que se serait-il passé si on les avait acceptées en leur temps ? On s'aperçoit que le rôle du hasard est essentiel, et que la science, dans son développement, est contingente... comme la vie elle-même.
    Oliver Sacks a créé une nouvelle façon d'exposer et d'expliquer et d'interroger les découvertes scientifiques. On trouvera ici ce mixte de développement théoriques – toujours clairs –, de récits étonnants, et d'éléments biographiques qui fait le charme de son œuvre, où s'allient avec éclat la rigueur, la curiosité d'esprit, et le goût de l'exploration.
    Oliver Sacks (1933-2015)
    Neurologue, professeur à l'université Columbia, il est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Éveil (1987), L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), Des yeux pour entendre (1990), Un anthropologue sur Mars (1996), Musicophilia (2009) et L'Œil de l'esprit (2012).
    Traduit de l'anglais par Christian Cler

empty