Olivier (L')

  • " Il ne faisait pas encore jour. D'habitude, dans les contes, ce sont les oiseaux qui donnent le signal du départ. Il a posé son manteau à lui en plus du sien à elle sur les épaules de Mathilde; elle était fatiguée. "
    Dans les années 80, un étudiant désoeuvré et sans le sou, fréquentant davantage les bars que la fac, est invité à une fête dans la banlieue chic, à Sèvres. Le jeune homme découvre une petite société de personnes qui boivent, bavardent, flirtent et dansent dans une ambiance où les problèmes de la vie quotidienne semblent ne plus exister. Fasciné par l'atmosphère qui règne dans la grande maison de Sèvres, il reviendra et se mêlera à ce monde qui est à l'opposé du sien.
    Dominique Fabre convoque et ressuscite une époque à jamais disparue. L'émotion est là, à fleur de peau, fugitive, capturée par son écriture sensible.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Laetitia Devaux.
    Un homme fraîchement divorcé essaye de garder la face et de retrouver l'amour, une femme reçoit la visite du fantôme
    de ses anciennes amies qui lui demandent d'entonner l'hymne américain, une discussion politique dévie et prend un tour inattendu quand l'attaque des Twin Towers fait irruption dans la conversation...
    Les personnages de Merci pour l'invitation ont tous un point commun : débarqués d'un mauvais mariage, en butte
    au ressentiment ou en porte-à-faux avec le monde, ils doivent renoncer à certaines des habitudes qui ont structuré leur vie. Comment trouver une nouvelle façon d'habiter le monde sans lui faire perdre sa légèreté ?
    Qu'elle ausculte les méandres du sentiment amoureux ou la nouvelle vie américaine après le 11-Septembre, l'écriture
    de Lorrie Moore se fait toujours aussi lucide : avec la drôlerie et le sens du détail qui lui sont propres, elle nous rappelle la part d'imagination nécessaire à l'existence.

  • Comment être double

    Ali Smith

    Traduit de l'anglais par Laetitia Devaux.
    Georgia (dite George), une adolescente de seize ans qui vient de perdre sa mère, est en admiration devant un tableau d'un peintre méconnu : le San Vincenzo Ferreri de Francesco del Cossa, exposé à la National Gallery de Londres. Ce qu'elle ignore, c'est qu'elle est justement observée par le fantôme de ce peintre, catapulté en plein vingt-et-unième siècle.
    Mais le fantôme de Francesco del Cossa ne se contente pas d'observer George : il porte sur le monde contemporain son regard d'homme de la Renaissance tout en évoquant sa vie et les raisons qui l'ont conduit à tomber dans l'oubli. Francesco serait en réalité une femme déguisée en homme pour pouvoir vivre de son art...
    /> Construit comme un diptyque, Comment être double est le portrait original et émouvant de deux personnages marqués par l'amour et l'injustice. Dans ce jeu de miroir vertigineux, Ali Smith explore les fluctuations de l'identité.

  • « Au Temps des Mongols » Une fiction qui se nourrit d'histoire vécue, au bord de la Méditerranée. La chronique d'une communauté villageoise sous l'Occupation. Novembre 1942. L'armée allemande envahit la zone sud. Un petit port adossé à sa montagne et ses vignes. Peut-être Collioure ? Une présence menaçante : la soldatesque vert de gris. Parmi elle, une poignée de « Mongols », transfuges de l'Armée rouge, qui rallièrent les nazis. Une population et sa vie quotidienne. Ses gestes et ses métiers. Ses regards et ses peurs. Sa faim. Cinq personnages aux prises avec une époque déraisonnable. Sé, Al Turc et La Houra : trois adolescents espiègles et marginaux. La Chine : le vieux sage, pêcheur de son état et quelque peu original. Cécile : la jeune fille venue d'ailleurs et qui fait basculer le destin. Au temps des Mongols ou le témoignage réconcilié avec la poésie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dès le XIe siècle, la mentalité médiévale éprouve le besoin de s'exprimer à travers une vision élargie de l'univers. Les empires s'écroulent, les états se forment ; l'homme, lui, se cherche. La Croisade lui permet de faire éclater son vieux mode de pensée occidental, et de s'enrichir aux sources mêmes de cet Orient fascinant et mystérieux qu'il était allé combattre. L'art roman cristallise ces tendances dans la décoration des églises. De ses chapiteaux surgissent des bêtes à tête humaine, et des êtres fabuleux, tandis que les murs s'ornent de scènes de l'Écriture et de l'Apocalypse. Cette recherche, cette symbolique, peuvent paraître désordonnées et quelque peu inquiétantes. En fait, à travers son univers imaginaire, le Moyen Âge roman dégage peu à peu un humanisme : dans la pierre, il sculpte sa vision du monde et de l'homme, balancés entre le Bien et le Mal. Comme pour tout l'art occidental, la sculpture des églises romanes du Roussillon transmet cette préoccupation du Moyen Âge. C'est elle, sans doute, qui rend l'homme moderne sensible aux problèmes de l'homme médiéval. Comme lui, il vit dans un univers confus et angoissant, à travers lequel il tente, à son tour, de définir une manière de vivre : l'art roman lui offre l'occasion de méditer sur ce thème.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Recueil de nouvelles, Rue du Soleil évoque un Collioure révolu, celui que François Bernadi - enfant - connut parmi des gens dont le mode de vie était encore une survivance de l'Antiquité. Sous une apparente sérénité, se cachait la dureté de l'existence, la rigidité des mentalités, les passions contenues, mais aussi la poésie des bords de la Méditerranée. Introuvable après sa première édition - en 1955 - chez Gallimard, Les publications de l'Olivier entreprirent - en 1997 - de rééditer Rue du Soleil, dans une édition revue, augmentée de cinq nouvelles, et enrichie de nombreux dessins dus à l'auteur. Cette troisième réédition de Rue du Soleil, qui accueille une nouvelle inédite : « Les vieilles », est précédée d'un avant-propos de François Bernadi, « Mes trois rencontres avec Camus », abondamment illustré. Elle est suivie du texte intégral d'un entretien avec François Bernadi - mené par Robert Mallet, diffusé sur les ondes de la RTF lors de la sortie du livre, au printemps 1955, du témoignage de Jean de Gonet, relieur d'art, et d'un cahier de photographies signées Jean Dieuzaide, réalisées en 1952 après la décoration de l'église Sainte-Apollonie dans le Lauragais. Enfin, François Bernadi a souhaité que cette troisième édition de ses nouvelles, présentées sous une couverture inédite, soit agrémentée de dessins originaux réalisés pour ses soins.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pour Dominique Webb, ces 3 mots sont la clé de son pouvoir. Il dit "JE LE VEUX" et chacun obéit aveuglément à ses ordres. Il met sous hypnose des salles entières, soulève à distance un piano et sa pianiste, fait marcher nu-pieds sur des tessons de bouteille, fait ruisseler de chaleur ou trembler de froid, stabilise un corps à 50 cm du sol, etc... etc... Ses exploits sont innombrables ! Sensible à la détresse de celles et de ceux à qui la joie de vivre fait défaut, il entreprend aujourd'hui de faire le bonheur de chacun. Et il vous dit : "JE LE VEUX".

  • Avec L'oeil de mer, François Bernadi nous donne - sur la guerre d'Espagne - un roman sincère, puissant et âpre. Non pas la guerre des combattants, vécue au jour le jour sur le terrain, mais celle qui se poursuit dans la tête et le coeur de l'exilé, du réfugié, du déraciné, du paria, toléré plus qu'accepté outre Pyrénées. En finit-on jamais de faire le deuil de son pays, de sa terre perdue ? De souffrir, lorsqu'on sait son peuple brimé et maintenu dans l'ignorance et la misère ? De se révolter devant la passivité de celui-ci, au prétexte de la fatalité ? Lorsque, au tournant des années 1960, le monde poursuit son inexorable marche, Gregorio, le héros du roman, en arrive « à l'amère conclusion qu'il nous faudra - un jour - défendre la liberté, non seulement contre le fascisme, mais aussi contre les démocraties... ». Constatant plus loin que « la lâcheté et le courage sont des maladies », il se dit « persuadé que le geste d'un homme peut suffire » pour changer le cours des choses. Publié - dans sa première édition chez Gallimard - en 1962, il y a tout juste cinquante ans, L'oeil de mer s'inspire de l'histoire de José Ramón Perez Jurado, réfugié dans le Lauragais près de Toulouse, mort en février 1960 à Madrid par l'explosion d'une bombe artisanale. L'oeil de mer porte la marque d'Albert Camus, parrain en littérature de François Bernadi.

  • À la veille d'en perdre définitivement la garde, un père emmène ses deux fillettes pique-niquer au bord de l'eau. Son entourage s'est acharné à tranquillement l'évincer, lui assurant que ses filles lui en seraient plus tard reconnaissantes. Il n'a qu'une journée, la première d'une vie promise au chagrin, pour tisser, ou rompre, le lien paternel. Dans cette nouvelle comme dans les suivantes, les enfants et les adultes sont des territoires que l'on conquiert ou que l'on perd. Chacun bataille pour préserver son intégrité ou, au contraire, étendre son pouvoir sur les autres. Et gare à ceux qui, trop " petits " ou trop fragiles, ne savent pas résister.
    Ces histoires ont l'allure de contes moraux. Avec son regard perçant et son écriture acérée, Frédérique Clémençon met en scène la cruauté des relations humaines et livrent d'inoubliables portraits de " petits " tenus de se conformer au désir des grands.

  • penser / rêver
    revue de psychanalyse
    15
    Toute-puissance
    Chez Sa Majesté le Bébé, tout va bien : la toute-puissance fait coïncider " je veux " et c'est. Je veux le sein - il est là. Ensuite, les ennuis commencent : " Je veux " et... rien. Mais la toute-puissance originaire continue sa vie dans la pensée et, plus tard, chacun continue de croire au pouvoir de sa propre pensée.
    Parfois Sa Majesté le Bébé devient un maître, un tyran, un représentant de Dieu, ou simplement un homme d'État. Je veux le sein, et ses substituts sont là - le pouvoir, l'argent, l'amour -, et aussi la chose même.
    Comprendre comment le collectif, complice de ses tout-puissants, peut en venir à affronter alors une impuissance mortelle, n'est-ce pas voir en quoi l'individu devrait admettre en lui-même une impuissance vitale ?
    Aziz Al-Azmeh
    Isée Bernateau
    Antoine Billot
    Alain Boureau
    Julie Claustre
    Jeanne Favret-Saada
    Christian Jouhaud
    Jocelyne Malosto
    Henri Normand
    Adam Phillips
    Antonio Alberto Semi
    Evelyne Tysebaert
    François Villa
    Glossaire Alberto Luchetti
    Trans Pierre Bergounioux
    Journal Jean Imbeault

  • Devoilons-nous - manifeste antiraciste et feministe Nouv.

    Née en banlieue parisienne, dans une famille croyante et pratiquante, Mariame Tighanimine a longtemps porté le voile. Jusqu'à ce que, petit à petit, elle réalise que tout ce qu'elle dit, écrit, pense est regardé par le monde extérieur à travers son "hijab".

    Ce livre-manifeste, qui assume le courage de la nuance dans un débat qui l'est souvent peu, explore les questions que le voile soulève pour les femmes et, au-delà, pour toute la société française.

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