• Ne jamais sortir de chez soi en pantoufles avec ses clefs à l'intérieur ! Ou alors être prêt à l'aventure urbaine et sociale. Le héros de cette épopée urbaine va éprouver le pouvoir de ses charentaises et de quelle manière sa vie, pourtant si banale, peut en être changée. Face à ses collègues de travail, sa famille, ses amis, les forces de l'ordre, voire la confrérie des farfelus, il se lance pendant plusieurs jours dans un combat inattendu pour imposer sa si tranquille façon de marcher et de regarder les gens, à hauteur de chaussettes. Ce numéro de funambule s'achèvera devant un spectacle de Guignol, joliment.

    Luc-Michel Fouassier est né en mai 68, non loin des pavés, en région parisienne. Ses premiers livres ont paru en Belgique. Au contact de nos amis wallons, il a acquis la conviction que l'humour bien troussé et bien chaussé reste le moyen de lutter le plus efficace contre les fâcheux de tous poils. Il a publié chez Quadrature et Luce Wilquin, notamment Le Zilien, préfacé par Jean-Philippe Toussaint.

  • Après le succès de la trilogie Cassandra, le premier volet de la nouvelle saga d'Anna Jacobs, qui met en scène la jeune Keara, contrainte de quitter l'Irlande et ceux qu'elle aime pour l'Australie et se faire une place au soleil.
    Irlande, début des années 1860. Keara Michaels ne quitterait pour rien au monde sa terre natale et ses deux soeurs. Mais le destin est parfois cruel... Enceinte et sans le sou, elle est contrainte de traverser les océans pour gagner l'Australie. Toute seule : le père de son futur enfant, qui est marié, ne l'accompagnera pas.
    Dans le même temps, Mark Gibson, un chercheur d'or, doit fuir le Lancashire pour échapper à la vengeance de son beau-père. Et tenter sa chance à l'autre bout du monde. C'est à Rossall Springs, à deux heures de route de Melbourne, qu'il ouvrira une auberge...
    Est-ce là que Keara rencontrera l'homme de sa vie ? Le premier volet de la nouvelle trilogie d'Anna Jacobs, la romancière aux trois millions d'exemplaires vendus dans le monde.

  • "P .A.T. : Parti Au Texas". En cette sanglante journée d'été 1845, Edward Little grave ces mots sur une souche près de sa maison
    calcinée. John, son frère aîné, a tué leur père d'un coup de fusil pour le
    protéger ; leur mère, à moitié folle, s'est enfuie ; Maggie, leur soeur chérie, a disparu. Désormais, John et Edward rêvent de partir
    s'installer sur les terres encore désertes du Texas. Mais le hasard les
    sépare brutalement, et les deux frères suivent chacun de leur côté la route
    brutale de l'Ouest, dans l'espoir vacillant que leurs vies de meurtres et de sang se croiseront aux confins désolés de la Frontière.

  • Né en 1919, Harry Clifton n´a jamais connu son père, un docker mort en héros à la guerre selon la légende familiale. Mais le garçon ne tarde pas à sentir que des zones d´ombre entourent sa disparition, même si sa mère, Maisie, fait tout ce qui est en son pouvoir pour cacher son secret et donner à Harry le meilleur avenir possible.

    Grâce à une voix et à une intelligence exceptionnelles, Harry réussit ainsi à gravir les échelons de la société jusqu´àêtre admis à Oxford et se fiancer à une jeune fille de bonne famille. Mais le père de celle-ci, Hugo Barrington, s´oppose alors à leur union : quelles sont ses véritables raisons ? Quel lien unit les familles Clifton et Barrington ?

    Le jour du mariage, la véritééclate, forçant Harry à fuir...

    Des docks du Bristol d´après-guerre aux navires marchands pris dans les feux de la Seconde Guerre mondiale, une épopée peuplée d´une galerie de personnages hauts en couleur et portée par un héros flamboyant, qui vous accroche jusqu´à la dernière page.

  • Nihil ou Totum : sur un coup de dés, Francesco Sacredo, jeune aristocrate vénitien, mise sa propre personne pour tenter de récupérer sa fortune perdue par son père au profit de la comtesse von Wallenstein. Le jeune homme, proscrit et condamné à fuir encore et encore, tâche pourtant de rendre coup pour coup à la comtesse, invisible et lointaine mais toujours sur ses talons.Lorsqu'il revient d'exil à Venise, Francesco Sacredo, jeune patricien de bonne famille, découvre que son père a perdu au jeu la totalité de leur immense fortune. La comtesse Mathilde von Wallenstein, une allemande borgne, sournoise et carnassière, lui a enlevé jusqu'à son dernier sequin. Ulcéré par l'inconséquence paternelle, Francesco accepte, sur un coup de dé, de miser sa propre personne pour tenter de récupérer son bien. Il perd.Mais plutôt que de livrer son corps à la maléfique comtesse comme convenu, il s'enfuit, aussitôt pris en chasse par les impitoyables spadassins de l'Allemande.Aussi cette partita se poursuit-elle grandeur nature, au rythme de la course effrénée de Francesco à travers une Italie du XVIIIe siècle plongée dans un hiver glacial. La mort aux trousses, le jeune homme, réduit à la dernière extrémité, proscrit et condamné à fuir éternellement, tâche pourtant de rendre coup pour coup à son adversaire lointaine et invisible.Roman d'aventures haletant, orchestré par Alberto Ongaro en maestro de l'art de la fiction, La Partita fait penser à un Dumas qui aurait été atteint de paranoïa, et où les élégances vénéneuses de Casanova se doubleraient de l'exubérance rieuse de Federico Fellini.

  • Par l'auteur aux 270 millions de fans, " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas ", The Washington Post Londres, 1945. Qui héritera de la fortune de Hugo Barrington ? Sir Giles Barrington, son fils légitime, ou Harry Clifton, probable bâtard né juste avant Giles, déjà père de l'enfant d'Emma Barrington ? Une décision qui va déterminer les destins de cette génération de façon irréversible...
    Tandis que Harry retourne aux États-Unis pour promouvoir son dernier best-seller, Giles se retrouve pris au piège de haines de longue date dans sa lutte pour le pouvoir à Londres.
    Mais c'est Sebastian, représentant de la nouvelle génération des Clifton, le fils de Harry et d'Emma, qui va finalement faire basculer la carrière politique de son oncle Giles une décennie plus tard.
    Secrets trop longtemps enfouis, vengeances longuement méditées, amours enfin possibles ou alliances intéressées, une saga époustouflante portée par des personnages inoubliables.

  • Les Peruzzi: dix-sept frères et soeurs, une tribu. Des paysans sans terre, tendance marxiste, à la tête dure et au sang chaud. Parce qu'un certain Benito Mussolini est un ami de la famille, ils abandonnent le rouge pour le noir. En 1932, avec trente mille autres affamés, ils émigrent dans les marais Pontins, au sud de Rome, où démarre le chantier le plus spectaculaire de la dictature. Huit ans sont nécessaires pour creuser un gigantesque canal, assécher sept cents kilomètres carrés de bourbiers infestés de moustiques et bâtir des villes nouvelles. Enfin, les Peruzzi deviennent propriétaires de leurs domaines. Mais tandis que l'histoire emporte les aînés dans le tourbillon des conquêtes coloniales et de la Seconde Guerre mondiale, au Canal, les abeilles d'Armida, l'ensorcelante femme de Pericle, prédisent un sombre avenir. Entre chronique et farce, Pennacchi signe un roman époustouflant où la saga d'une famille sur trois générations croise un demi-siècle de l'histoire italienne.


  • Au coeur du Nord-Ouest canadien, les chemins de fer guident les hommes dans une aventure aux échos de ruée vers l'or.

    1964. Aux confins de la taïga, des ouvriers construisent le chemin de fer du Grand-Lac-des-Esclaves dans les Territoires du Nord-Ouest. C'est une véritable ruée vers l'or. Et l'occasion de s'en mettre plein les poches, pour quelques-uns. Sortis des asiles ou des prisons, coupés de la civilisation, ces salves de l'ère moderne peinent et suent sous la férule d'un contremaître véreux que Martin Bishop, le jeune contrôleur, osera défier au péril de sa vie quand sonnera l'heure de vérité. Ce roman, mené à un tain d'enfer est une vertigineuse plongée dans un monde rude et halluciné où la crainte des lois ne balise plus la conduite des hommes. Une épopée majeure dans notre littérature

    1 autre édition :

  • Célèbres métamorphoses, destins tragiques, épopées grandioses...Un mythe peut sembler tomber du ciel, comme Icare, ou bien jaillir des flots, comme Aphrodite. Il en résulte un feu d'artifice de récits fabuleux faisant intervenir dieux, monstres et forces surnaturelles, mais aussi hommes et Histoire...
    Les mythes gréco-romains nous parlent du passé, mais aussi de nous-mêmes, car notre monde moderne reste pénétré des cultures de l'Antiquité. Les figures de Prométhée, Achille, Ulysse, Jason, OEdipe, Orphée, Sisyphe, Hercule, et bien d'autres encore, ont traversé les siècles et les arts, et leur histoire fascine toujours.
    Découvrez :
    Les mythes de la création du monde
    La famille olympienne et les autres divinités
    La naissance des hommes et les exploits héroïques
    Le monde des morts et ses mystères

  • C'est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C'est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l'inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu'à leur terre promise, Watership Down. Mais l'aventure s'arrêtera-t-elle là ? Aimé par des millions de lecteurs, l'envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d'espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l'irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

  • De Lisbonne à Rio en passant par Berlin, la quête d'une jeune femme pour découvrir le passé de sa famille.
    Lisbonne, 1999. Amalia, une jeune portugaise, ignore tout de sa famille paternelle et n'ose pas questionner son père à ce sujet. Quand elle surprend une conversation concernant son arrière-grand-mère allemande, Amalia décide de partir pour Berlin afin de la rencontrer. Dépositaire du passé familial, cette femme centenaire lui lègue une partition intitulée Sonate pour Haya en plus de nombreuses révélations, avant de quitter le monde paisiblement. Amalia comprend alors que son grand-père Friedrich, dont elle ignorait jusqu'alors l'existence et les faces sombres de sa vie, pourrait se trouver quelque part à Rio, toujours en vie.
    Décidée à découvrir la vérité, Amalia traverse l'océan pour partir à sa rencontre.
    Une grande saga familiale sur la rédemption.

  • Autonome, inventif, persévérant, la tradition classique fait d'Ulysse un idéal d'humanité tourné tout entier vers l'accomplissement de sa mission et la perfection de soi. Mais cette lecture laisse dans l'ombre toute la « matière anthropologique » que l'Odyssée transforme en récit épique, à savoir l'attachement ambivalent de l'homme au plaisir. Car l'Odyssée est bien l'épopée des plaisirs. La réussite d'Ulysse ne repose pas sur des choix rationnels guidés par la maîtrise de soi et des autres. Ulysse polutropos, complexe, insaisissable, parvient à ses fins parce qu'il s'appuie sur les effets que produisent ses récits ; il est efficace car il plaît et prend un plaisir immodéré à plaire. Culturellement exceptionnelle, l'Odyssée contredit l'idée profondément ancrée dans la pensée occidentale selon laquelle le plaisir serait assimilé au seul souci de soi. Dans l'Odyssée, le plaisir peut provenir de l'insouciance dangereuse de l'oubli (les Sirènes), de l'obéissance aux recommandations (Circé), de la soumission à une épreuve (signes de reconnaissance de Pénélope), de la confusion physique et intellectuelle. Cette désorientation causée par le plaisir est potentiellement destructrice. Elle est aussi, pour Ulysse, la possibilité d'une intelligence augmentée, acquise dans la fréquentation d'êtres et de lieux qu'il ne maîtrise pas. Anthropologiquement fécond, cet essai interroge le sens de l'efficacité dans un univers changeant et imprévisible. Il met en lumière différents aspects de la pensée classique délaissés par la tradition des Humanités, comme le lien entre intelligence et plaisir, le rapport à l'altérité, ou encore le désir de chacun de nous de ponctuer son existence de mots, de récits et de fiction.

  • Aux environs de l'an 1000. L'Europe centrale est l'objet de toutes les convoitises. Le Pape décide alors de confier à un bénédictin retiré de l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus de Pannonie, une mission capitale : convaincre les Magyars païens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereur germanique Othon Ier. Voilà Stephanus sur les routes. À la frontière du monde chrétien, il est capturé par les « barbares » qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant Togrul, insigne du Künde. Ses ravisseurs se persuadent qu'il est le chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...
    « Le Prince et le moine », roman historique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans le mythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.

  • Après L'Iliade des femmes, Daniel Mesguich, fils aimé de la Muse française, et Emmanuel Lascoux, helléniste rêveur à haute voix de grec ancien, renouent avec la formidable épopée qui a donné naissance à la littérature. Naissance donnée par un choeur de femmes, à commencer par Hélène et jusqu'à la patiente Pénélope, dans cette Odyssée des femmes. Comme elle, Emmanuel Lascoux tisse et déploie, avec Daniel Mesguich, l'étoffe de ce chant autour des femmes et les déesses, brodeuses, amantes, guerrières, soeurs ou ennemies, qui en sont la force.

    « Je passe tout mon temps à me cuire le coeur aux regrets de mon Ulysse, mon Amour. Eux, ils veulent précipiter le mariage ; moi, je dévide le fil de mes ruses. Une étoffe, voilà l'idée que m'a soufflée une divinité : dresser un grand métier, dans mon palais, et me mettre à tisser, du travail surfin, une pièce interminable ! Après, je leur propose : « Jeunes gens, chers Prétendants, Ulysse est mort, ce dieu ! Patience, ne précipitez pas mon mariage, voyez-vous cette étoffe ? Attendez que je l'aie terminée - quel dommage de gâcher tout ce fil ! C'est un linceul pour Laèrte, ce héros, pour le jour où la destinée l'appellera, où la mort au deuil sans fin le prendra. » Voilà ce que je leur dis, et voilà qu'ils le gobent, ces braves ! Alors je passe mes journées à tisser à mon grand métier et mes nuits à tout défaire, aux lumières dont je m'éclaire. »

  • Une rançon

    David Malouf

    Une rançon marque le retour au roman de l'immense écrivain qu'est l'Australien David Malouf, prix Femina étranger pour Ce vaste monde. Il réinterprète ici magistralement l'une des scènes les plus célèbres de L'Iliade. Celle où Priam, du haut des murs de Troie, assiste à la profanation du corps d'Hector, traîné derrière le char d'un Achille rendu fou de douleur par la mort de son ami Patrocle. Prêt à tout pour récupérer le cadavre de son fils, le vieillard, dépouillé des attributs de la royauté, se dirige alors vers le camp des Grecs dans une simple charrette tirée par des mules. Achille et Priam: deux hommes face à leur souffrance, au chagrin, en quête de rédemption. Incandescent et crépusculaire, ce livre au lyrisme puissant et délicat, à l'instar de l'épopée légendaire qu'il restitue, résonne singulièrement dans le monde d'aujourd'hui.«Un chef-d'oeuvre, superbement écrit, plein de sagesse et extraordinairement émouvant, élaboré avec cet art indiscernable qui laisse le lecteur pantois.» Alberto Manguel«Un livre impressionnant qui marque durablement l'esprit du lecteur.» The New York Times

  • Le levant

    Mircea Cartarescu

    Hymne à la liberté et plaidoyer pour la poésie, Le Levant raconte l'aventure de Manoïl, jeune homme sensible et courageux, tourmenté par les malheurs de son peuple, qui sonne la révolte et s'en va renverser le tyran phanariote, cruel et corrompu ; au cours de son périple - sur les mers, sous terre, dans les airs - il est accompagné de sa soeur, la pulpeuse Zénaïde, et de son soupirant français Laguedoc Brillant, du pirate grec Yaourta et de son fils Zotalis, néo-tzigane, et enfin du savant Léonidas, dit l'Anthropophage, et de sa compagne Zoé, révolutionnaire aux manches retroussées.

    Épopée roumaine jouissive et ludique, divisée en douze Chants et incrustée de pastiches, de poèmes, de récits d'aventures et de contes amoureux, comme de digressions post-modernes (dixit), selon une tradition allant des Mille et une nuits ou de L'Âne d'or à Jacques le fataliste, et au-delà (Joyce, Borges), ce livre original et savoureux est sans doute l'un des plus grands de l'auteur ; c'est aujourd'hui un classique, en sa terre natale.

  • Le retour de russie

    Iegor Gran

    Docteur Day est directeur d'hôpital psychiatrique. Sa spécialité : les fous qui se prennent pour des personnalités historiques. Il a guéri un Attila, il tente de soigner une Jeanne d'Arc, un de Gaulle, un Freud. On vient de lui confier un Napoléon. Bizarrerie supplémentaire, ce Napoléon est une jeune femme, ce qui ne s'est jamais vu dans les annales de la psychiatrie napoléonienne. Pauline B. est un Napoléon plus vrai que l'original - hautaine dans son attitude impériale, électrisante par son sens du commandement et lucide quant à ses erreurs historiques passées. Se méfiant des médicaments, n'hésitant pas à appliquer des méthodes iconoclastes, le docteur se demande si la meilleure manière de le guérir n'est pas de l'emmener faire un voyage thérapeutique en Russie. Est-ce la fascinante personnalité de cette patiente hors norme qui a déteint petit-à-petit sur le docteur Day ? S'y ajoutent les récits d'incroyables trésors pillés à Moscou en 1812. Il suffirait d'aller retrouver quelques caisses d'or pour faire la fortune de l'hôpital en proie à de bien pénibles contraintes budgétaires. Alors ils finissent par y aller, en Russie, où rien ne se passe comme prévu, bien entendu, car ce pays est un endroit maudit pour tous les Napoléon du monde. Gambadant dans un gothique effrayant dont seule la Russie a le secret, ce roman nous embarque dans une épopée à la frontière du fantastique et de la folie. Entre sorcières et bandits, ivrognes et simples d'esprit, charognards et chasseurs de trésors, entre morts vivants et vivants morts, le chemin pour retrouver la douce France est porté par le souffle exaltant de l'aventure.

  • Après avoir fondé sa propre légende dans le Bjarmaland, pays peuplé de sauvages magiciens aux mystérieux rites chamaniques, Oddr bat la campagne de l'Angleterre à l'Irlande, de l'Aquitaine au Groenland, affrontant maintes tempêtes et batailles.

  • Au fil de l'année 2012, l'auteur se rend dans douze villes du littoral, entre Zeebrugge et l'île d'Yeu. Le poème qui s'écrit en XII chants au fil de ce périple n'a pourtant rien du carnet de croquis ni de la déambulation touristique : il relate au contraire une lente traversée intérieure, une plongée souvent agitée dans un paysage aussi géogra¬phique que mental, où planent l'ombre des dieux anciens et les durs travaux du songe. Abordant pour la première fois l'écriture poétique, Anne Calas a composé avec Littoral 12 une singulière épopée contemporaine, d'une tension exemplaire : un chant féminin où s'affrontent dans leurs ténèbres et leur lumière propres les figures bouleversées du désir.

  • Le Livre du visage aimé c'est trois histoires d'amour : celle de Grand frère et de son fils adoptif, celle d'un vagabond qui, pour sauver sa femme, entreprend un voyage hasardeux, celle d'un homme isolé qui de son ermitage écrit librement à une femme aimée.
    Ce livre est une épopée, une traversée de l'émotion et de la connaissance. Les personnages qui le peuplent mènent pour les uns une vie faite de respect, d'attention au monde, de rituels, de douceur et de lenteur ; pour les autres, le mensonge, le profit et la trahison sont la règle. La frontière entre les uns et les autres n'est pas toujours claire, le réel et l'imaginaire peuvent marcher main dans la main, et le lyrisme flirter avec l'horreur.

  • Écrit en latin au XIIe siècle, découvert au XIXe siècle et traduit ici pour la première fois en français, l'Ysengrimus est un texte sans équivalent : ancêtre du Roman de Renart, il raconte l'éternel affrontement du loup et du goupil. Mais dans cette épopée monastique, écrite pour réjouir les clercs, c'est Ysengrin, moine et évêque, qui joue encore le premier rôle. Sa sottise et sa voracité l'exposent aux pires mésaventures, sèment la panique dans un monastère de Gand, avant d'entraîner sa perte, aussi cruelle que méritée.
    En toile de fond de cette fable animale, l'Europe de la seconde croisade, dominée par la figure de saint Bernard et par l'essor de la vie monastique.
    Épopée, fable satire, l'Ysengrimus fait éclater la notion de genre et mêle à un humour érudit et cruel les accents sombres d'un pessimisme radical.
    Élisabeth Charbonnier, docteur de troisième cycle, agrégée de lettres classiques, est professeur de lettres supérieures.

  • Avec les Éléments de littérature de Marmontel, le XVIIIe siècle livre la somme de ses réflexions en matière desthétique littéraire. Louvrage se présente à la façon dun dictionnaire : 192 entrées thématiques examinent les catégories essentielles de lanalyse littéraire, depuis « abondance » jusquà « vraisemblance », en passant par « comédie », « fable », « imagination », « opéra » ou « traduction ».
    Par leur forme alphabétique, qui exclut toute notion de hiérarchie, les Éléments de littérature récusent les normes à respecter et les modèles à imiter : les canons hérités du Grand Siècle cèdent le pas à une littérature née de linvention et cultivant la variation. Luvre sefforce de refléter les belles-lettres dans leur diversité historique et géographique.
    Ce temps, qui savait dire des choses profondes sans lourdeur, maîtrisait aussi lart denseigner en divertissant. Marmontel illustre son propos danecdotes et de traits desprit tirés de la tradition des lettres depuis lAntiquité, qui font de son uvre un trésor du genre.

    Les Éléments de littérature font ici et pour la première fois lobjet dune édition critique.

  • « Voulez-vous que je vous dise une belle histoire damour et de mort ? » Cest par ces mots que commençait la plus éblouissante, la plus tendre et cruelle légende jamais racontée par les bardes dans les royaumes celtiques, celle de Tristan et dIseult.
    Depuis son adolescence, Catherine Hermary-Vieille rêvait de cette uvre magique dont le thème fut si souvent repris, mais dont laudace, la violence, les multiples péripéties restent curieusement méconnues.
    Respectant la trame primitive de lintrigue classique, Le Rivage des Adieux ressuscite pleinement la liaison adultère et tragique dune très jeune reine, lindestructible fidélité de son amant, les atermoiements pathétiques dun roi trahi par son épouse et son neveu, harcelé par les barons perfides derrière les murailles dune vieille forteresse battue par les flots de la mer dIrlande.
    Si, depuis laube des temps, lamour reste une énigme, ne faut-il pas, sil survient, le recevoir avec bonheur, laccepter comme le plus précieux des dons, même sil se révèle parfois si difficile à vivre ? Par-delà leur impérissable passion, les amants immortels du Rivage des Adieux témoignent que seul lamour peut transcender notre existence, faire basculer nos croyances, repousser les limites de nos horizons, nous faire entrevoir des terres mystérieuses où saccomplissent enfin les noces éternelles des corps et des âmes.


    En couverture : Persuasion silencieuse, Hugues Merle, XIXe siècle © Sothebys / Akg-images

  • Épopée romantique, Obéron s'inspire d'un poème du XIIe siècle, relatant la geste du chevalier Huon de Bordeaux. Au lieu de lui donner la mort pour avoir malencontreusement retiré la vie de son fils, l'empereur Charlemagne charge Huon d'une périlleuse mission : il exige qu'il lui rapporte des poils de la barbe du calife de Bagdad ainsi que quatre de ses molaires. Mais ce n'est pas tout : il doit aussi décapiter l'homme assis à la gauche du sultan et embrasser la jeune femme à sa droite pour en faire son épouse. En route, Huon traverse des situations toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Et la plus merveilleuse d'entre elles est l'apparition soudaine d'Obéron, roi des Génies, d'une beauté angélique. Huon se voit remettre de ses mains une corne d'ivoire et un calice d'or et commande en son honneur une danse voluptueuse, à laquelle Huon résiste, ayant vu en rêve une femme à qui il désire rester fidèle. Rézia, la fille du Calife, a de son côté rêvé d'un chevalier aux cheveux d'or... Obéron, incarnation de la pureté amoureuse, exige d'eux chasteté jusqu'à ce que le pape bénisse leur union... Goethe encensa cette fresque féerique, riche en péripéties, cette histoire d'amour fou, qualifiant Obéron de "chef-d'oeuvre de l'art poétique".

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