Littérature générale

  • Les Impatientes

    Djaili Amadou Amal

    • Lizzie
    • 8 Avril 2021

    Prix Orange du livre en Afrique 2019Prix Goncourt des lycéens 2020Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : " Au bout de la patience, il y a le ciel. " Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
    Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

  • Préface de Lynda Thalie, lu par Nina Bochelert
    Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.
    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.
    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.
    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.
    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.
    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • L'auteur, Camerounais, est un réaliste délirant, convaincu que l'imaginaire est affaire d'illusion.

  • La femme de destin

    Jo Frehel

    • Bookelis
    • 11 Octobre 2018

    « La femme de destin » raconte le parcours d'un jeune homme timide et secret, en quête de reconnaissance. Dans les années soixante-dix, Marc est un petit employé aux écritures, un sans-grade, un de ces personnages gris et ternes qu'on ne remarque pas. Mais ce n'est qu'apparence, il attend, c'est un rêveur, un imaginatif, et il croit en la providence.
    Celle-ci se présente en la personne de Margie, une jolie métisse, femme brillante et volontaire, qui, contre toute attente, tombe amoureuse de lui. Alors, il se met en tête d'exister, il veut sa part de paradis, de soleil, de mer turquoise ! Il veut se balader sur des plages infinies avec cette belle fille à son bras. Pour la garder, il se fait voleur.
    L'aventure l'entraîne dans une Afrique troublée, il y rencontre des personnages équivoques, parfois chaleureux, souvent inquiétants : femmes fatales, féticheurs, chefs de guerres, et une femme puissante qui a le pouvoir de le révéler.
    Marc, alias Lionel, affronte ses peurs et combat son passé, parviendra-t-il à se trouver ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Enlevée par des pirates, Myra, une jeune Grecque, est vendue au neveu du sultan d'Égypte. Au Caire, installée dans un harem, domaine de l'épouse, Sett Khadiga, Myra se familiarise avec la vie du palais. Sa toute jeune propriétaire, la princesse Leyla, la protège et, très vite, les deux petites filles se lient d'amitié. Ensemble, elles apprennent à lire et à écrire et suivent, dans l'ombre des moucharabiehs, les événements qui agitent la société égyptienne. Fêtes, joutes poétiques, danses, divertissements musicaux, visites du maître à ses favorites, bavardages et intrigues rythment leur vie patiente et raffinée. Cependant, le sultan des Ottomans, Sélim le Cruel, et le shah de Perse menacent l'Égypte. Marwan, frère de la sultane, part combattre et Myra, devenue une belle adolescente, découvre avec effroi qu'elle s'est mise à l'aimer. Esclave, elle peut espérer ses faveurs, mais il est musulman et elle est restée fidèle à sa foi chrétienne. Les événements se précipitent : Sélim le Cruel entre dans la ville. Le maître est pendu, massacres, viols et pillages se succèdent. Affranchie malgré elle, Myra est chassée... La cour des sultans mamelouks au XVIe siècle, les rites et les cruautés du harem, délicatement reconstitués jusque dans les détails quotidiens, font le tableau d'un Orient déroutant et fascinant. Quand y être esclave ou y être femme ouvrait à des destins souvent douloureux, mais parfois éblouissants.

  • Mihr un-Nisâ est une jeune Persane qui, venue à la cour des Grands Moghols de l'Inde, se trouve mariée à un noble persan venu lui aussi se mettre au service du grand Akbar. Amoureuse du fils de ce dernier, le prince Salîm, elle demeure cependant fidèle à son époux jusqu'à ce que celui-ci ; pris dans le filet des intrigues de la cour, succombe au cours d'un combat homérique. Salîm, devenu à la mort de son père, en 1605, l'empereur Johângîr, la remarque alors et décide d'en faire son épouse. À partir de ce moment, Mihr un-Nisâ, qui a désormais le titre de Nûr Jahân, "Lumière du monde", va se trouver plongée dans le labyrinthe des complots et de la politique. Elle se substituera progressivement à son impérial époux dans la direction des affaires de l'État, Jahângir sombrant dans l'alcool et la drogue. En butte à l'opposition des nobles de la cour, elle tentera par tous les moyens d'affirmer son pouvoir au nom de son époux et, finalement, prendra elle-même les armes pour tenter de délivrer celui-ci retenu en otage. Elle échouera mais provoquera l'admiration de ses ennemis. Vertueuse et belle, savante et hardie, cette femme au destin exceptionnel est le type même de l'héroïne de cette époque romantique et furieuse, emplie du parfum des fleurs et du sang des meurtres, des accents poétiques et du fracas des batailles qui animent alors les peuples de l'Inde, depuis les neiges de Kâbul jusqu'aux paysages torrides du Bengale.

  • De tout temps, l'homme a scruté le ciel, effrayé par le mystère de l'univers, affolé par l'attente de sa propre mort, anxieux devant l'imminence de la destruction du monde. Aujourd'hui, plus que jamais, le mot est sur toutes les lèvres : apocalypse. Et, pour la première fois de son histoire, l'homme a forgé de ses propres mains l'instrument de la fin : le nucléaire incarne pour l'esprit moderne les antiques prophéties du Jugement Dernier et de la Fin du Monde. Quant aux utopies et aux messianismes contemporains, ils n'ont cessé d'oeuvrer, par le fer et par le feu, à l'établissement, ici et maintenant, de la Cité de Justice si souvent évoquée dans l'Ancien et le Nouveau Testament comme dans le Coran. L'auteur a entrepris de remonter à la source des vieilles frayeurs et des anciennes espérances des grandes religions monothéistes issues de la Bible, mais il a aussi recueilli le message de Zoroastre, de Babylone, des philosophes grecs, du bouddhisme indien ; rassemblé les mythes vénérables et les traditions orales des tribus indiennes des Amériques, des peuples d'Asie ; rapporté les sagas nordiques, etc. Toutes ces visions, sur des modes différents, annoncent une même et éternelle attente : la fin de ce monde d'injustice et la naissance d'une nouvelle humanité enfin pacifiée. Cet ouvrage est le livre des analogies, des rencontres et des croisements entre grandes traditions mythiques et religieuses de l'Apocalypse, celles-là mêmes qui ont nourri l'imaginaire et la foi de nos plus lointains ancêtres, comme elles alimentent encore ceux des générations contemporaines à l'approche de l'an deux mil., avec au coeur, peut-être, les mêmes frémissements qui, au Moyen Âge, accompagnèrent l'aube de l'an mil. Le Dernier jour est un livre qui fera référence et qui constitue une « première » en France. Mais, au-delà de son abondante matière, voire de son érudition, cet ouvrage devrait piquer la curiosité du lecteur et provoquer son étonnement devant la fraîcheur - et la jeunesse - de ces textes qui sont la mémoire de toute l'humanité.

  • There is nothing peaceful about Samia Shariff's account. Life has not been easy for this Algerian woman, who was born in France. The third child in a Muslim family whose father is a prosperous and respected businessman, Samia was not welcome in a clan where the birth of a daughter was considered a punishment from Allah!

    A powerful, at times almost unbearable narrative, Veil of Fear draws us into a world of men who justify most of their actions towards women by means of an abusive interpretation of the Koran and its teaching. Thus, from the time of her birth, Samia lives in fear. In fear of her mother, of her father, of the husband she was forced to marry at the age of 16, of the fundamentalists who constantly threaten her, of the obstetricians who want to put her to sleep, of what might happen to her children, of fleeing towards the unknown, of choosing freedom over assured wealth and, above all, of making her daughters live through the same torments she has experienced. Humiliated, beaten, raped, harassed, she had the intelligence and courage to break out of the infernal circle in which a woman depends on the totalitarian power of a man, from generation to generation. Thus, in November 2001, using false passports for herself and her five children, she crossed the Atlantic Ocean and took refuge in Canada, where she was finally able to start a real life as a mother and woman.

    In a style that is both simple and effective, Samia recounts her life, her trials and, above all, her victories. For several decades she was the instrument of a completely incredible belief system that granted her no rights whatsoever, not even the right to love or even live in peace. In this respect, she is now the spokeswoman for millions of other women who have stories that are similar and possibly even worse, to tell us. In her own words, Samia says, "I lost everything I had in order to obtain what I never had: peace and love."

  • Surtout, ne rien laisser au hasard. Le hasard détourne parfois les meilleures intentions vers des situations plus pénibles qu'avant l'action. Fatima est intelligente, et sa ruse, malgré le sacrifice qu'elle fait d'elle-même, est fort bien combinée. Classique, certes, mais réussissant presque à coup sûr. Fatima a suivi le cours de la pensée de Sandrécourt : - Ne crains rien pour moi. Ils seront saouls et drogués avant qu'ils m'aient même touchée... Elle a un petit rire, comme si elle savourait d'avance sa vengeance sur les humiliations subies à l'El Dor : - Fatima, tu es merveilleuse. Je devinais que je pouvais compter sur toi. Tu seras payée au centuple en échappant à Ben Fabbri et Mériane, et en retrouvant ton père... Elle lève vers lui un visage illuminé par la joie : - On pourrait aller dans la lune et les étoiles avec un hélicoptère ? Sandrécourt sourit à cette question naïve : - Les hommes de science sont peut-être prêts à trouver le moyen d'aller dans la lune. Mais les étoiles ? ! - C'est là-haut que je voudrais vivre. Là-haut, tout est beau. Le soleil brille même la nuit...

  • Tiré de l'histoire des Berbères lors de la conquête de l'Afrique du Nord par les Arabes, le nouveau roman de Marcelle Magdinier retrace la vie et la mort d'une héroïne berbère « LA KAHENA » que des dons exceptionnels ont placée tout autant que sa naissance à la tête des tribus berbères. Fille d'un grand chef de berbères nomades, elle lui succède quand il meurt et prend rapidement un grand ascendant sur les berbères nomades et les berbères sédentaires que séparent pourtant de séculaires rivalités. Grâce à sa sagesse, à ses dons de voyante, à son énergie passionnée, à une volonté que rien ne peut faire fléchir, elle réussit pendant quelques lustres à faire l'unité des tribus berbères devant l'envahisseur arabe. Les troupes arabes sont battues par celles de la Kahena et les berbères connaissent des jours de triomphe et d'exaltation. Mais ses succès mêmes causeront la chute de la Kahena. Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, cette femme si longtemps écoutée et obéie ne peut maintenir l'unité berbère. Trahie par tous, même par ses propres fils, elle découvre trop tard la folie de son orgueil. Devant l'armée arabe revenue à la charge, elle accueille fièrement la mort. Grâce au talent et au don évident d'intuition psychologique de l'auteur, le personnage de la Kahena, entièrement recréé, prend vie sous sa plume et emporte l'adhésion totale du lecteur que retient également le cadre du récit dont le pittoresque, les détails intéressants sur la vie et les coutumes berbères, les scènes de moeurs toujours utiles à l'action créent en lui des visions pleines de couleur, de vérité et de vie. L'adjectif "épique" a été si souvent employé abusivement qu'on hésite à l'écrire à propos de ce roman. C'est pourtant le seul qui se présente à l'esprit pour parler de cette extraordinaire histoire, véritable épopée d'une femme qui incarna avec tant de grandeur la folie d'indépendance et la fierté passionnée d'un peuple.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

  • À la fin du XIXe siècle, sur l'île de Java alors sous domination hollandaise, Lyah, une jeune aristocrate, se révolte contre son milieu et un certain mépris colonial. Avide de liberté, elle combat ces traditions annihilantes qui transforment les femmes en nénuphars enfermant, entre autres, les filles jusqu'à leur mariage. Elle use d'une arme rare, voire dangereuse dans son univers : l'écriture ! Mais d'une ténacité hors du commun, ce « cent vingt-deuxième » volcan de Java, vaincra obstacles et haines pour enfin accéder au bonheur. De son long séjour à Java, Isabel Amato ramène le premier roman contemporain français qui raconte Java au passé. Une fresque exotique que lui a inspiré une héroïne javanaise. De Boroboudour au palais du sultan, des plantations aux fastes de Batavia... elle nous fait découvrir la colonisation hollandaise, les paysages et subtilités de cette île dans un récit parfumé d'adages, saupoudré d'épices, de poisons et de sortilèges...

  • Cette histoire remarquable est celle de deux femmes nommées Nazanin, - l'une, Canadienne au sommet de sa carrière et l'autre, une adolescente iranienne incarcérée dans le couloir de la mort -, mais surtout d'un courriel qui a transformé leurs vies à jamais.

    Nazanin Afshin-Jam s'était hissée au sommet. En 2006, elle venait de signer un premier contrat d'enregistrement de disque, avait été élue première dauphine au concours Miss Monde trois ans plus tôt, poursuivait une carrière florissante de mannequin et était devenue une véritable icône de la communauté internationale des dissidents iraniens. Mais un après-midi, elle reçut un courriel qui allait bouleverser son existence.

    Elle apprend alors qu'une adolescente kurde nommée Nazanin Fatehi risque la peine de mort en Iran, suite à une condamnation pour avoir poignardé un homme qui voulait la violer. Peu de temps après, madame Afshin-Jam s'engage à prendre sa défense. Cette décision l`amène à plonger dans le monde de la diplomatie internationale et à affronter le côté sombre du pays qui l'a vue naître, avec ses crimes d'honneur, la violence faite aux femmes et l'exécution d'enfants, sanctionnée par l'État. Pendant que Nazanin Fatehi dépérit en prison, dans des conditions si atroces qu'elle tente de mettre fin à ses jours, madame Afshin-Jam travaille sans relâche à mettre en oeuvre une campagne visant à lui sauver la vie.

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