• Je les revois dans la brume épaisse de l'aube, pendant la saison des pluies. Ce n'étaient que des femmes. Elles arrivaient silencieusement dans une longue pirogue de bois et accostaient un peu à l'écart de l'embarcadère. Deux ou trois rameuses restaient dans le bateau pendant qu'une dizaine d'autres descendaient sur la terre ferme. Elles étaient toutes nues, la peau presque noire avec des reflets rouges, leurs longs cheveux couvrant leurs parties intimes. Elles se promenaient d'un pas souple dans les rues avec leurs petites filles. Elles avaient l'air de savoir exactement où elles allaient.

    On raconte qu'au xvie siècle, des conquistadors espagnols ont affronté une armée de femmes semblables à celles de leurs récits mythologiques, qui leur inspira le nom de cette région : « Amazonie » . On raconte aussi qu'un peuple féminin, les Icamiabas, y a longtemps vécu à l'écart des hommes. Les femmes qui se racontent dans ce livre doivent une grande part de leur combativité à ces guerrières qui n'ont peut-être jamais existé - ou qui existent peut-être encore.

    Nina Almberg réalise des reportages et des documentaires notamment pour Arte radio, France Culture et la RTS. La Dernière Amazone est son premier livre publié.

    Nina Almberg aime les récits faisant dialoguer le passé et le présent, les archives et les destins de femmes. Diplômée d'un master en histoire contemporaine et d'un autre en réalisation documentaire, elle réalise des documentaires historiques et politiques pour France culture et Arte radio.
    En Amazonie, elle rencontre de nombreuses femmes avec le projet de réaliser une série de reportages sur les féministes brésiliennes. Son documentaire forme la matière première de ce livre.

  • Entre les mains Nouv.

    Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle). Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

    Juliana Leite, née à Petrópolis en 1983, est diplômée de littérature et vit à Rio de Janeiro. Entre les mains, son premier roman, a rencontré un beau succès et lui a permis d'être l'une des auteurs du comité brésilien du Printemps Littéraire 2019 à l'initiative de la Northwestern University de Chicago et de l'Université Columbia de New York. Elle a également été invitée à intervenir par la Chaire de Lecture de l'UNESCO au Brésil sur le thème « Lecture, développement et intégration sociale ».

  • Manaus

    Dominique Forma

    D'abord, il doit passer inaperçu parmi l'escorte qui accompagne de Gaulle en Argentine. Une fois sur place, accomplir sa mission. Simplement, efficacement, sans poser de question. Trouver le contact, approcher la cible, l'éliminer. Puis, toujours invisible, retourner en France. C'est alors qu'on lui annonce que sa route passera finalement par Manaus où l'on a besoin de lui. Dans cette ville brésilienne spéculent les anciens partisans de l'Algérie française en exil, des nazis ayant fui la chute de leur monde, les chefs des cartels de drogue latinos... Là, il devra seconder un français lors de négociations troubles. Mais cet homme qu'il retrouve à Manaus n'est pas un inconnu. C'est au contraire le dérangeant témoin d'un passé qu'il aurait aimé oublier... Dans la moiteur de cette jungle amazonienne où les règles n'existent plus et où la trahison devient le mot d'ordre, Dominique Forma nous livre un roman aussi noir que cinglant.

  • Au coeur de l'Amazonie, deux pirogues remontent le fleuve. deux personnages au-delà de Manaos vivent ensemble des épreuves sans cesse renaissantes dans un monde animal et végétal aux proportions gignatesques : confrontation entre l'homme et la forêt vierge, divinité dont le règne est intemporel et redoutable.
    La souveraineté de la nature à travers des rites fantastiques, où passé et présent irréel se conjuguent, s'impose aux héros à leur arrivée chez les Indiens.
    Et sur la nature toute-puissante, la connaissance donnée à l'homme lui assure-t-elle la victoire ?

    Michel Bernanos (1923-1964) connut vraiment un destin tragique d'écrivain, supportant le patronyme de son père, géant intimidant de la littérature du XX° siècle. Il n'aura jamais pu mesurer la portée de son travail, ses oeuvres principales paraissant après son suicide. On lui doit surtout le cycle fantastique et initiatique centré autour du roman La Montagne morte de la vie (1967) auxquels s'adjoignent Ils ont déchiré son image et L'envers de l'éperon.

  • Un roman bouleversant sur la vie et les regrets, sur les rêves enfouis et ceux que l'on réalise.Pour échapper au morne quotidien de la maison de retraite, chaque soir, Amandine Berthet offre à ses compagnons d'infortune une évasion : tous s'envolent en pensées vers le Brésil et le delta de l'Amazonie. C'est là qu'Amanda, le double imaginaire d'Amandine, a passé son enfance mouvementée. Amandine déploie cette histoire fantastique, raconte la passion destructrice qui animait ses parents, décrit sa nourrice, la vieille indienne Maraja et ses potions qui soignent, et puis les cafezihno, ces petits cafés très sucrés qu'elle aimait tant...
    Pourtant, la réalité d'Amandine est bien éloignée de ce conte si romanesque et exotique. Née dans une famille paysanne marquée par la pauvreté, elle passera sa vie aux côtés d'un homme violent. Une petite vie, étriquée, fanée.
    Alors, quand Amandine entrevoit la possibilité de réellement s'évader de la maison de retraite, elle n'hésite pas. Cette fois, elle veut vivre la vie en grand. Peut-être pourra-t-elle même, pour la première fois, voir la mer.

  • "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • - 81%

    Auteur de best-sellers adaptés au cinéma ( Jurassic Park...), Michael Crichton, le pionnier du thriller scientifique d'anticipation, n'avait pas dit son dernier mot ! La Menace Andromède est la digne suite de La Variété Andromède, son premier roman publié en 1969. En 1967, un microbe extraterrestre a failli anéantir l'espèce humaine. L'exposition accidentelle à cette microparticule - nommée la Variété Andromède - a décimé la quasi-totalité d'une petite ville de l'Arizona. Pendant cinq jours, une équipe de scientifiques d'élite a oeuvré sans relâche pour sauver le monde d'une épidémie aux proportions sans précédent...
    Mais des décennies ont passé. L'humanité pensait être sauvée, quand un drone détecte une anomalie au beau milieu de la jungle brésilienne. Une " chose " protéiforme dont les composantes ne sont pas sans rappeler celles de la Variété Andromède... Dépêchée en urgence, une nouvelle équipe de spécialistes sait que le temps lui est compté. La bactérie mutante grossit et gagne du terrain sur la forêt amazonienne. Jusqu'à potentiellement détruire toute forme de vie sur Terre. La menace Andromède est de retour !

  • Un écrivain célèbre remet en cause tous les principes qui ont gouverné sa vie lorsque sa femme disparaît sans laisser de traces. Au fil d'un périple qui le conduira de Paris jusqu'en Asie centrale, il traverse la steppe, son désert, sa magie et ses légendes pour retrouver celle qui donne plus que jamais un sens à sa vie.
    Paulo Coelho revisite mythes antiques et traditions lointaines pour évoquer les thèmes de la quête de l'amour, de la femme éternelle, du pèlerinage, de la recherche de soi et des origines de la croyance. Il recourt à l'autobiographie pour décrire avec ironie l'état du monde moderne, parler de la liberté et de la solitude, et s'interroger sur l'avenir de l'homme en quête de repères, d'amour et de spiritualité.

  • Mateo Lemoine est un prodige du football. À dix-huit ans, il surprend son entourage et ses fans en s'inscrivant à la fac de Vernet, la petite ville où il vit avec sa mère, pour conquérir le titre universitaire que son père, entraîneur de talent disparu prématurément, était sur le point de remporter avant sa mort. Malgré son niveau, ou à cause de lui, Mateo peine à trouver sa place au sein de l'équipe. Peut-être parce qu'il ne cherche pas tant la victoire que le surpassement - individuel et collectif.

    Ce roman, qui ne captivera pas seulement les amateurs de sport, est avant tout une parabole sur la volonté, le mérite et l'utilisation que chacun de nous fait des talents qu'il a reçus. Antoine Bello étonne et séduit par la singularité de son univers romanesque.

  • " Ma retraite cathodique était un échec.
    La télé ne rend pas seulement con, elle rend surtout malheureux. J'en suis venu à penser que les derniers hommes étaient ceux qui se passaient de télévision. Je suis monté au premier étage de la Tour Eiffel et j'ai balancé mon Philips coin carré. Le monde est vaste et accessible. J'ai vendu mon sofa et j'ai acheté un billet d'avion. " Lassé d'être un légume cynique observant négligemment le chaos contemporain, la narrateur part vérifier qu'un autre monde est possible.
    Sur les routes de l'Amérique latine et des Etats-Unis, il croise des travellers égarés, des rebelles zapatistes, des stars d'Hollywood et des chamanes foireux, pas mal de cinglés et un peu d'amour... Comment prendre ce monde au sérieux ? Y a-t-il un ordre caché dans le bordel ambiant ?

  • Une amnistie vient d'tre promulgue au Brsil et l'ex-gouverneur de l'tat de Pernambouc, Miguel Arraes, rentre Recife en septembre 1979 aprs quinze ans d'exil. cette occasion, Robert Linhart part enquter dans les rgions sucrires du Nord-Est brsilien : comment les ouvriers agricoles ont-ils vcu ces annes de dictature? O en est le mouvement paysan? Exode des paysans vers les bidonvilles. Progression de la faim avec la monoculture sucrire. Travail des enfants. Trente-cinq ans aprs sa parution en 1980, ce livre reste un tmoignage accablant sur la situation de l'poque et, par bien des aspects, sur celle d'aujourd'hui. Mourir de faim avec tous les documents du monde, contrat de travail assurances, fiches de paye. Mourir de faim pour le "modle exportateur" et les rentres de devises. mesure que je recueillais tmoignages et donnes, la faim m'apparaissait avec une terrible nettet comme la matire et le produit d'un dispositif compliqu jusqu'au raffinement. La faim n'tait pas une simple absence spectaculaire, presque accidentelle, d'aliments disponibles. (...) Ce n'tait pas une faim simple, une faim primitive. C'tait une faim labore, une faim perfectionne, une faim en plein essor, en un mot, une faim moderne. Je la voyais progresser par vagues, appeles plans conomiques, projets de dveloppement, ples industriels, mesures d'incitation l'investissement, mcanisation et modernisation de l'agriculture. Il fallait beaucoup de travail pour produire cette faim-l. De fait, un grand nombre de gens y travaillaient d'arrache-pied. On s'y affairait dans des buildings, des bureaux, des palais et toutes sortes de postes de commandement et de contrle. Cette faim bourdonnait d'ordres d'achat passs par tlex, de lignes de crdit en dollars, marks, francs, yens, d'oprations fivreuses sur les commodities markets (les Bourses de matires premires, o les spculateurs vendent, revendent, achtent, rachtent dix, quinze, trente fois le mme lot de sucre, de cacao ou de coton avant mme qu'il ne soit rcolt, faisant chuter ou s'envoler les cours, toujours de faon concentrer les bnfices et dpossder le petit producteur direct), de transactions foncires, d'anticipations, d'astuces et de bons coups. On n'en avait jamais fini d'entrer dans le dtail de la production de cette faim.

  • « Pendant des années, je me suis senti défié par le sujet, la mémoire et la réalité du football, et j'ai eu l'intention d'écrire quelque chose qui fût digne de cette grande messe païenne, qui est capable de parler tant de langages différents et qui peut déchaîner tant de passions universelles. C'est de ce défi et de ce besoin d'expiation qu'est né ce livre. Hommage au football, célébration de ses lumières, dénonciation de ses ombres. Je ne sais pas s'il est tel qu'il voulait être, mais je sais qu'il a grandi en moi et qu'il est arrivé à sa dernière page, et que, maintenant qu'il est né, il s'offre à vous. Et je garde l'irrémédiable mélancolie que nous ressentons tous après l'amour et à la fin de la partie. » E. GALEANO

  • Le roman commence par la découverte d'un cadavre qui a subi de bien étranges mutilations et aucune piste ne permet aux enquêteurs d'élaborer la moindre hypothèse. Rio de Janeiro, théâtre du crime, se prête totalement au mystère : la dictature, les mouvements de foules, l'arbitraire policier viennent se joindre à ce kaléidoscope du Brésil qu'est la pension de famille où se déroulent ces crimes mystérieux. Vie quotidienne, critique sociale, intrigue bien menée, personnages nombreux et variés, flash back historique pour mieux situer les personnages, Frei Betto nous fait voyager dans le Brésil contemporain et partager le quotidien des Cariocas.

  • Novembre 1755, Lisbonne. Un tremblement de terre historique ravage la capitale du Portugal. Pour la reconstruire, le Marquis de Pombal fait appel à Dom Cristiano da Fonseca, jeune fils d'un commerçant lisboète. Au même instant, Zumbi, fils d'esclave, quitte Rio de Janeiro pour faire fortune dans la quête de l'or et des diamants à Ouro Preto, au Brésil.
    Au fil de leurs aventures, les deux hommes verront leurs destinées se croiser et se déchirer, sur fond de soif de l'or, d'essor du Brésil, du bannissement du Marquis de Pombal, d'aspiration à l'indépendance du Minas Gerais, des conspirations indépendantistes, de confréries de Nègres libres.
    Dans cette saga romanesque historique, Zumbi et Dom Cristiano da Fonseca tutoieront les anges et plongeront tour à tour dans les affres de la déchéance, aux côtés de personnages emblématiques du Brésil et du Portugal que sont Tiradentes, le sculpteur estropié Aleijadinho, la dynastie des Tavora, le musicien Domingos Caldas Barbosa ou encore Chica da Silva et Chico Rei.

  • Aimoré, faussaire de tableaux, pris dans un processus de violence et de folie, se bat avec sa conscience. Le roman de sa confession adressé à un personnage qu'il nomme professeur, révèle sa vie, réaliste ou fantasmée à Rio de Janeiro avec des incursions dans les paysages magiques de la baie de Babitonga. Le lecteur est tenu en haleine par un narrateur halluciné, plongé dans son imaginaire de créateur, en quête du sens de sa vie, de son amour et d'un enfant caché dans l'oeuvre de Portinari : Menino Morto. 

  • Lisbonne, novembre 1807. Les troupes de Napoléon, dirigées par le Général Junot, envahissent le Portugal. Sans armée digne de ce nom, Dom Joao VI, suivi par l'ensemble des membres de la Cour royale et de la noblesse, est obligé de fuir en catastrophe, emportant avec lui, dans une cinquantaine de navires, toutes les richesses de son royaume. Leur seule destination possible : la lointaine colonie du Brésil.
    Au même moment, à Rio de Janeiro, Dona Josefina, une responsable du candomblé, l'un des cultes spirites issus de l'Afrique, accepte de collaborer avec un vieux médecin portugais à l'un des premiers ouvrages rendant compte de la condition des esclaves du Brésil. Tout d'abord jetée en prison, elle finira par mener à bien son projet et s'attirera les foudres de l'église.
    Dans un respect scrupuleux des faits historiques, Jean-Paul Delfino dépeint, avec violence et tendresse, la naissance du Brésil au monde moderne : une réalité composée d'intrigues royales, d'aventures tumultueuses et de déchirements amoureux. De la souffrance des gamins des rues à la passion de Joao VI pour cette colonie qui n'en sera bientôt plus une, de la déclaration d'indépendance du Brésil par Dom Pedro I à l'abolition de l'esclavage, Pour l'amour de Rio dresse un portrait haletant et méconnu d'une nation en marche vers son destin.

  • Ce roman abyssal relève un défi sans précédent sous le soleil de la littérature : établir une théorie générale des triangles amoureux ; et, accessoirement, écrire une Histoire universelle de l'adultère. La matière est abondante, comme on sait.
    À partir de seize récits énigmatiques exemplaires - venus des rives de l'Amazone, de Rio de Janeiro, de Venise, de Babylone ou de l'île de Pâques -, Alberto Mussa, méthodique et facétieux, enquête sur les fâcheuses tendances à la triangulation amoureuse de notre inconstante humanité.
    Il parvient ainsi à percer le secret du Mouvement pendulaire, clé de voûte d'un livre plein de surprises qui, à la façon des écrits de Jorge Luis Borges, repousse l'art de la fiction dans l'ordre de l'infini.

  • Un tour du monde des instruments et des musiques grâce à des puces sonores !
    Avec ses 12 puces sonores, ce recueil est unique. Sur chaque double page, on trouve 2 puces. Tout d'abord, on écoute l'instrument emblématique d'un pays et sur la page de droite, une puce de 15 secondes reprend un air traditionnel du pays.
    Ainsi, au fil des pages, on voyage en Chine au son du hulusi ; on part pour l'Inde et on danse au son de la cithare ; on écoute le balafon dans la savane africaine et le banjo dans l'ouest américain et on vibre au son de la batacuda au Brésil et de la balalaïka en Russie. On retrouve au fil des pages les musiques des grands classiques du répertoire mondial comme Kalinka, Old Mac Donald...

  • élève

    Bruno Bayen

    Les dictionnaires sont des livres d'aventures, des romans noirs, dit le narrateur de ce roman, qui s'attache en quelque sorte à nous démontrer la justesse de cette confidence. Le lecteur est entraîné dans une étourdissante ronde de mots. Pour son plus grand plaisir, il va apprendre ce qu'est le verbe quand il se fait chair.

  • Dans un institut qui se dresse au centre de São Paulo, des drôles de thérapeutes reçoivent des patients endormis auxquels ils suggèrent des rêves à l'aide de miniatures très diverses, allant du tigre... à un ovaire?! Las?! la machine s'enraye lorsqu'un des onirocrites se retrouve en charge de deux membres d'une même famille, ce qui est rigoureusement interdit. Commence alors un stupéfiant récit à trois voix?: celle de la mère qui se bat pour garder le goût de l'existence, celle de son fils adolescent bien décidé à tracer son chemin et celle de l'onirocrite, complètement obsédé par leur destin.
    Une ambiance digne d'un Kafka à la sauce brésilienne?: détonnant et savoureux !

    «?Andréa del Fuego apporte un souffle d'air frais à la littérature contemporaine. ?» Folha de Pernambuco
    «?Une prose parmi les plus excitantes des auteurs de langue portugaise d'aujourd'hui.?» Express

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Auteure de romans et de contes déjà traduits en plusieurs langues, elle est lauréate du prestigieux prix José Saramago (attribué à l'unanimité !).

    Andréa del Fuego est née à São Paulo (Brésil) en 1975. Elle a déjà publié plusieurs contes et livres pour enfants. D'origine indienne, elle se sert admirablement des croyances et coutumes indiennes dans ses écrits. Ses textes ont été traduits en plusieurs langues. Lauréate du prestigieux prix José Saramago (à l'unanimité !), Andréa del Fuego est considérée comme l'une des écrivains brésiliens contemporains les plus talentueux.

  • Dans la veine de l'univers des frères Coen, un premier roman brillant et loufoque qui mêle roman noir et humour.Où est passée Beatriz Yagoda ? Depuis qu'elle s'est volatilisée après avoir grimpé dans un amandier, valise et cigare fumant à la main, le nom de cette auteure qui avait sombré dans l'oubli est sur toutes les lèvres. Le feuilleton de sa disparition, relayé par Radio Globo, tient le Brésil en haleine.
    Quand Emma, sa traductrice américaine, apprend la nouvelle, elle quitte sa ville enneigée et son fiancé pour la retrouver. Dans la touffeur de Rio, la jeune femme et le fils de la fugitive parcourent les bas-fonds de la ville. Mais tenter de déchiffrer les pistes que Beatriz a semées dans ses romans s'avère plus dangereux que prévu...
    Ce roman à l'intrigue menée tambour battant est autant une enquête loufoque qu'un hommage à la littérature et à la magie de la lecture.

  • Jésus t'aime

    Lamia Oualalou

    Imaginez un monde qui tourne autour de prières gigantesques dans des usines désaffectées. Les jeunes vont sur Facegloria, froide copie de Facebook, où sont interdits les gros mots et les images " vulgaires ". Ils ne peuvent d'ailleurs plus boire de Coca-C

  • Follement amoureux de son pays, Dom Pedro II, empereur humaniste, a une mission : transformer Rio de Janeiro en une capitale étincelante et le Brésil du XIXe siècle en l'une des nations les plus puissantes du monde. S'inspirant des idées généreuses des Lumières, il bouscule l'ordre établi, ouvre les frontières à la modernité, encourage le développement des arts et des sciences et accompagne l'essor des chemins de fer, de l'industrie, de la photographie... alors que le peuple lutte pour sa survie, sa liberté et la fin de l'esclavage.
    Dans ce roman foisonnant se croisent les destins de personnages hauts en couleur : Zumbi, un homme autrefois injustement condamné, mutilé, les yeux crevés, qui garde l'espoir que sa fille, Marina, après dix ans passés en prison, viendra le retrouver ; Rosa, une ancienne prostituée au grand coeur ; Filomena, fille d'un fazendeiro réactionnaire et raciste et d'une esclave Minas ; Raimundo, maton dans la lugubre prison du Calabouço et mélomane à ses heures ; l'énigmatique Madame de Barral, issue à la fois du peuple et de la noblesse, de Bahia et de Paris, mariée et amante impossible de Dom Pedro II...
    Amours contrariées, soubresauts de l'histoire, assassinats, révoltes, espoirs, luttes fratricides, traite négrière, mais aussi musique populaire, poésie, délices gastronomiques, sensualité et coups de théâtre ponctuent cette saga brésilienne. Et lorsque se calment la fureur et les larmes, affleure la saudade, ce sentiment si particulier teinté de langueur et de nostalgie.
    Saudade est le huitième volet de la Suite brésilienne de Jean-Paul Delfino, une fresque commencée en 2005 avec Corcovado et qui couvre une période de près de trois siècles.

  • "Depuis l'élection d'Hugo Chávez au Venezuela en 1998, l'Amérique latine a massivement basculé à gauche. Pendant les années 2000, des figures emblématiques telles que Lula au Brésil y volent de succès en succès. Le continent atteint des taux de croissance qui font rêver en Europe et connaît un net recul de la pauvreté et des inégalités. La gauche latino-américaine aurait-elle trouvé la recette du développement équitable ?

    Panorama des réformes introduites par la gauche depuis une décennie, cet ouvrage révèle leur diversité et leur ampleur au regard d'une histoire politique et sociale marquée par l'exclusion. Il met aussi met en lumière l'originalité d'une expérience qui allie pragmatisme et rigueur, avec des gouvernements qui, sans totalement remettre en question les politiques néolibérales des années 1990, ont su réhabiliter le rôle politique de l'État dans la promotion du développement et introduire ainsi un changement durable.

    Un bilan de l'évolution politique, sociale et économique de l'Amérique latine."

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