• Kisanga

    Emmanuel Grand

    Joli coup pour Carmin. Le fleuron minier français signe un partenariat historique avec la Chine afin d'exploiter un exceptionnel gisement de cuivre au Congo. Annoncé en grande pompe par les gouvernements respectifs, soutenu par les banquiers d'affaires, le projet Kisanga doit être inauguré dans trois mois. Un délai bien trop court pour Olivier Martel, l'ingénieur dépêché sur place pour le piloter, mais en principe suffisant pour les barbouzes chargées de retrouver un dossier secret susceptible de faire capoter toute l'opération s'il tombait entre de mauvaises mains. Celles de Raphaël Da Costa par exemple, un journaliste qui s'est déjà frotté par le passé à Carmin et aux zones grises du pouvoir. Trois mois, le temps d'une course-poursuite haletante au coeur de la savane katangaise et sur les pistes brûlantes du Kivu, pour découvrir ce que dissimule le nom si prometteur de Kisanga. Du suspense, du rythme et un réalisme redoutable irriguent ce thriller implacable sur les nouveaux jeux d'influence en Afrique.

  • En mai 1941, Annemarie Schwarzenbach embarque à Lisbonne pour Brazzaville, désormais la capitale de la France libre, dans l'espoir de rallier la Résistance. Mais au Congo, la guerre de propagande fait rage entre Vichy et les forces de la libertéAnnemarie, suspectée d'être un agent nazi, n'échappe pas à la censure.

    Les Forces de liberté regroupe des textes écrits par Schwarzenbach durant les neuf mois et demi que dure son voyage en Afrique. Pour la plupart inédits en français, ces reportages, récits et poèmes questionnent le rapport du journalisme à la vérité et donnent à lire la réalité méconnue du continent africain durant la Seconde Guerre. Ils offrent aussi à l'écrivain des moments de grâce, de plénitude, la description de contacts miraculeux avec le fleuve, la jungle ou la brousse.

    Journaliste de génie, écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut une femme libre, grande voyageuse. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d'Istanbul à Persépolis, de l'Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l'attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.

  • De la période précoloniale aux années 2008-2009 (la fin de Mobutu et la guerre civile), en passant par lexploration de Stanley (1870), cette histoire du Congo navait jamais été écrite. Se fondant sur un travail de documentation époustouflant et des mois denquête parfois rocambolesque, voire périlleuse, David Van Reybrouck prend tour à tour la plume du romancier, du journaliste et du dramaturge pour raconter ce pays avec une inlassable curiosité, une ingénieuse rigueur et un réel courage.

    Il signe un essai total, une somme extrêmement riche, un livre de référence mais aussi un hymne jubilatoire à lextraordinaire vitalité de tout un peuple qui a déjà passionné plus de 300 000 lecteurs aux Pays-Bas et dans les Flandres.

  • Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que lhomme est noir. « Cest quoi, un Noir ? Et dabord, cest de quelle couleur ? » La question que pose Jean Genet dans Les Nègres, cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et cest quoi, lAfrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. Cest la Solange du précédent roman de Marie Darrieussecq, Clèves, elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, où tout le monde était blanc.

    Lhomme quelle aime est habité par une grande idée : il veut tourner un film adapté dAu cur des ténèbres de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusquau bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».

    Tous les romans de Marie Darrieussecq travaillent les stéréotypes : ce quon attend dune femme, par exemple ou les phrases toutes faites autour du deuil, de la maternité, de la virginité... Dans Il faut beaucoup aimer les hommes cet homme noir et cette femme blanche se débattent dans lavalanche de clichés qui entoure les couples quon dit « mixtes ». Le roman se passe aussi dans les milieux du cinéma, et sur les lieux dun tournage chaotique, peut-être parce quon demande à un homme noir de jouer un certain rôle : dêtre noir. Et on demande à une femme de se comporter de telle ou telle façon : dêtre une femme.

  • Ce roman est le récit de la vie d'une femme d'Afrique Centrale, Niwalie. Son père, chasseur de léopard, se retrouve engagé par la Première dame comme garde du corps. Bonne élève, presque toujours seule avec sa mère, Niwalie grandit en nous racontant le monde qui l'entoure avec poésie et humour. La narratrice nous relate l'existence de ses proches, et dépeint l'Afrique qui l'entoure. L'Afrique qu'elle connaît et à laquelle elle appartient, celle de la souffrance, celle de la rue, qui n'est pas dupe des claques dans le dos que s'échangent les puissants, du règne sans partage de quelques-uns au détriment de tous les autres. Défaite des mères car en Centafrique, la fête des mères est la plus grande des fêtes. Et c'est aussi le récit d'une sanglante fête des mères que nous fait Niwalie...

    Adrienne Yabouza exerçait comme coiffeuse à Bangui avant de fuir la République centrafricaine en 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique.Yves Pinguilly est né à Brest en 1944. Fin connaisseur du continent africain qu'il fréquente depuis quarante ans, il est l'auteur de nombreux romans ou récits ayant pour cadre l'Afrique.

  • L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi. Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autres fantômes moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même. Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.

  • Écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut aussi journaliste et photographe. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, dIstanbul à Persépolis, de lEurope centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains lattiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.
    Entre 1934 et 1942 elle a publié, dans la presse quotidienne et les magazines, près de trois cents articles dont soixante sont présentés ici. Les rédactions de lépoque appréciaient son professionnalisme, ses connaissances dhistorienne, la pertinence de ses questions, son style tour à tour alerte et poétique, lhumanité du regard quelle portait sur le monde des années 30. Arnold Kübler, rédacteur de la revue Du, témoigne : « Ses qualités personnelles et sa position sociale privilégiée assuraient à Annemarie Schwarzenbach des appuis dans le monde entier, et elle sen est servi pour son travail. Elle avait facilement accès aux gens influents, mais elle sefforçait par ailleurs de rencontrer ceux qui ne le sont pas, ceux dont la vie se déroule dans une étroite sujétion, les exclus, les laissés-pour-compte, les gens simples. » Ces reportages constituent un témoignage irremplaçable sur la situation du monde à un moment crucial de son histoire.

  • Une course-poursuite infernale d'Ingrid Diesel et Lola Jost dans les labyrinthes des scandales politico-judiciaires et du terrorisme international. À chaque détour de leur traque, surgissent des personnages inquiétants : anciens spécialistes du terrorisme islamique, mercenaires sadiques, hauts fonctionnaires véreux, para reconverti en serviteur modèle...
    « Avec des romans à couper le souffle, Dominique Sylvain s'impose comme la nouvelle figure de proue du polar français. » - François Busnel, L'Express

  • Un avocat influent de la Françafrique est retrouvé mort dans sa piscine, victime du supplice du pneu enflammé. Cinq ans plus tôt, l'assistant de Lola Jost, commissaire à la retraite, avait été assassiné exactement de la même façon. Persuadée que les deux affaires sont liées, Lola, accompagnée de son amie Ingrid Diesel, décide de mener sa propre enquête.

  • Plaidoyer pour la vie

    Denis Mukwege

    • Archipel
    • 1 Novembre 2016

    L'homme qui « répare » les femmes Il a connu la notoriété pour l'aide apportée aux femmes victimes d'abus sexuels durant les guerres en cours dans l'Est du Congo. Il a réchappé à de nombreuses tentatives d'assassinats, dont la dernière en 2014. Et, s'il côtoie des célébrités, il a aussi de très dangereux ennemis : la vie de Denis Mukwege est toujours menacée. C'est en découvrant les difficultés rencontrées au Congo par les femmes enceintes pour accéder à des soins adaptés que le Dr Mukwege trouva sa vocation. Depuis, il a fondé son propre hôpital, où il soigne les femmes victimes de violences sexuelles. En dépit des menaces qu'il reçoit, Denis Mukwege continue à se battre pour ces femmes. Pour raconter leur histoire, et la sienne.

  • "Dès la fin des années 1950, les services secrets français préparent leur politique africaine en vue des indépendances. Mais, même eux ne peuvent pas tout se permettre et c'est là que les « barbouzes » entrent en scène, pour assumer cet illégalisme d'État. Leur passé importe peu, seules leurs compétences anticommunistes constituent le critère de sélection. Cependant leur liberté d'action et leur pouvoir ont un revers : la République française niera officiellement avoir eu connaissance de leurs agissements. Et pour cause, ils représentent la face cachée de l'histoire de France depuis la Libération : ce sont d'anciens épurés, des employés des officines clandestines de la IVe République, des activistes des complots du putsch d'Alger, des collaborateurs de Foccart ou des agents clandestins.
    La décolonisation de l'Afrique a été synonyme, pour la France gaullienne, de lutte anticommuniste et de défense de son domaine réservé. En 1960, le Congo devient le point de fixation de la guerre froide. Face aux Américains, aux Soviétiques et à la Tricontinentale (organisation regroupant les forces anti-impérialistes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine), la France entend mener sa politique depuis Brazzaville.
    Jean-Pierre BAT est archiviste paléographe (École nationale des chartes), agrégé et docteur en histoire (Université Paris Panthéon-Sorbonne). Il est chercheur affilié au CNRS (Institut des mondes africains) et chargé d'études aux Archives nationales.
    Collection « Le Grand Jeu » Dirigée par Olivier Forcade et Sébastien Laurent, la collection « Le Grand Jeu » rassemble des travaux de recherche sur l'histoire du renseignement et des services secrets. "

  • Il a existé, à la fin du XIXe siècle, une autre voie que la colonisation brutale mise en oeuvre par les grandes puissances européennes. Celle du dialogue et de l'échange. Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur français d'origine italienne, l'a empruntée en tissant lors de ses expéditions des liens de confiance et d'amitié avec le peuple téké sur la rive droite du fleuve Congo. Plus de cent ans plus tard, le réalisateur Clemente Bicocchi, venu filmer le mausolée controversé érigé en mémoire de Brazza, «l'ancêtre blanc», découvre cette histoire exceptionnelle et se laisse embarquer dans un rocambolesque périple. Grâce à une bonne dose d'autodérision et de patience, il découvrira les bruits de la forêt, le goût des larves de palmier, les chants des griots et la fierté d'être devenu, le temps d'un séjour, «le Blanc du roi».

  • Février 1964. Alors qu'il est missionnaire enseignant au Congo, au collège Saint-Louis-de-Makungika, Jean-Guy Bruneau est victime d'une attaque de rebelles, alors opposés au gouvernement en place. Gravement blessé, il est témoin de l'assassinat de deux confrères, avant d'être sauvé d'une mort certaine par les soldats du Royal 22e Régiment. De retour au Québec dans une vie qu'il croyait normale, - il oeuvre alors dans le milieu de la psychologie auprès de divers types de clientèles - des incidents inattendus lui font revivre les événements dramatiques qu'il a vécus au Congo comme s'il y était encore. Ces scènes envahissantes s'accompagnent d'un sentiment de danger quasi permanent. Or, au fil du temps, sa volonté de surmonter ces réactions post-traumatiques sera telle qu'elle le guidera lentement, mais sûrement, vers le rétablissement. À la lecture de La Vie après une attaque armée, on ne peut qu'être captivé par le souffle qui anime le récit de ce conteur extraordinaire que l'on suit avec grand intérêt à partir de son enfance jusqu'à aujourd'hui, via un drame épouvantable qui aurait détruit à jamais plus d'un d'entre nous. Ce livre unique saura redonner espoir aux personnes non seulement victimes d'agression, mais aussi d'un accident, d'un deuil ou d'une maladie. Nul doute, les réactions post-traumatiques peuvent être vaincues. Bien traitées, elles peuvent même amener un individu à un niveau de réalisation personnelle qu'il n'aurait jamais espéré atteindre.

  • Rompant avec les récits habituels sur la " violence aveugle " et les " conflits ethniques " du Congo, l'enquête de terrain de Justine Brabant décrit un monde où les frontières se brouillent entre civils et combattants, entre rebelles et forces de l'ordre, entre militaires et humanitaires. Il offre par là même une réflexion originale sur ces guerres qui durent depuis des décennies, faisant plusieurs millions de victimes, qu'on a fini, nous aussi, par ne plus voir. Lorsque le Congo se fraie un chemin jusque dans les colonnes de nos journaux, c'est souvent pour raconter les mêmes histoires tragiques : les trafics de minerais qui alimentent les groupes armés, les milliers de femmes violées, les colonnes de réfugiés fuyant une guerre qui semble ne jamais s'arrêter. Et pourtant, nous ne savons rien ou presque de ceux qui font cette guerre. Pourquoi se battent-ils ? Pourquoi se sont-ils engagés dans une série de conflits qui a fait des millions de morts depuis vingt ans ? D'où viennent ces combattants dont on nous dit qu'ils violent et pillent sans scrupules ? Comment sont-ils organisés, de quoi ont-ils peur, à quoi rêvent-ils lorsqu'ils ne sont pas en train de se battre ? Les réponses à ces questions, Justine Brabant est allée les chercher, pendant trois ans, sur les sentiers du Kivu, province de l'est du Congo. Elle livre ici la chronique de ses rencontres. Bergers devenus colonels, chefs insurgés de père en fils ou civils qui transportent leur vie dans un sac à dos : elle s'est plongée dans le quotidien de ces hommes - et de ces femmes - dont certains n'ont jamais connu la paix et qui ont la guerre pour seul horizon. Rompant avec les récits habituels sur la " violence aveugle " et les " conflits ethniques ", l'auteure décrit un monde où les frontières se brouillent entre civils et combattants, entre rebelles et forces de l'ordre, entre militaires et humanitaires. Son enquête offre par là même une réflexion originale sur ces guerres qui durent depuis si longtemps qu'on a fi ni, nous aussi, par ne plus les voir.

  • "Début des années 1960 : en pleine décolonisation du Congo belge, la sécession du Katanga provoque un afflux de combattants étrangers. Parmi ces « Affreux » (comme les surnomme la presse), les Français sont les plus actifs. Ils entament une sorte d'âge d'or fait de coups de main et de coups d'État qui s'étendent sur tout le continent. Ils leur permettront de prendre entre autres le contrôle des Comores de 1978 à 1989.
    Jusqu'à la fin de la guerre froide, ces « chiens de guerre » servent clandestinement les intérêts d'anciennes puissances coloniales désireuses de conserver une forte influence en Afrique. Le chef des mercenaires français, Bob Denard, fait l'objet d'une intense médiatisation.
    Pour la première fois, cet ouvrage analyse l'action de ces combattants de l'ombre mais aussi le rapport à l'argent et à l'aventure, ainsi que les hiérarchies internes de ce groupe. En croisant les archives françaises et étrangères, les archives privées de Bob Denard -inédites à ce jour - et de nombreux témoignages de première main, l'auteur nous plonge, loin des clichés, dans la vie quotidienne de ces hommes qui vont de conflit en conflit. Certains sont jeunes et politisés, d'autres des guerriers expérimentés. Plusieurs cultures et générations s'entrecroisent : les baroudeurs, les « corsaires de la République », les « gangsters ».
    Fers de lance de la lutte anticommuniste, relais des réseaux occultes de la Françafrique avant d'être désavoués par Paris, alternant fortune, gloire et défaites, ces « Affreux » ne trouvent plus leur place dans le monde post-guerre froide : leur modèle sera bientôt remplacé par celui des sociétés militaires privées de type anglo-saxon."

  • Le plancher se dérobe est l'histoire d'Awa, avocate de formation, récemment immigrée au Canada, qui prend conscience de ce que son appartenance à ce nouvel environnement est loin d'être une évidence. Elle se trouve confrontée à ses valeurs et apprend alors à se connaître elle-même.

  • Voleurs d'âmes

    Liliane Gabel

    • Iggybook
    • 18 Février 2017

    Sur fond de secret familial, quatre générations évoluent, quatre générations de femmes, notamment. De manière à la fois romancée et lucide, l'auteur décrit la vie dans une communauté protestante des Cévennes, rigide et repliée sur elle-même ; l'engagement humanitaire d'une famille au Congo, en un temps de guerre civile ; la soumission, puis la révolte, d'une jeune femme sous l'emprise d'un tyran pervers narcissique, « gourou » de la secte dans laquelle elle s'est engagée ; les tourments douloureux d'une jeune fille hantée par des visions... Tous les ingrédients pour une libération, lorsque la chenille devient papillon, et que se lève le voile du secret... Un voyage dans la réalité humaine. Il est difficile de caractériser ce quatrième ouvrage, et premier roman de Liliane Gabel. Roman, certes, mais également réflexion sur l'existence, à travers les tableaux de vie qu'elle présente, et les parcours humains dont elle expose les mécanismes, sans aucun jugement de valeur. Malgré ses côtés sombres, ce livre est un cri d'espérance, tout juste exprimé, comme si les sons manquaient soudain. Roman, certes, et plus précisément saga familiale, mais aussi livre-témoignage dans lequel l'auteur évoque, avec un réalisme non dénué de tendresse, divers aspects de son itinéraire. Peut-être pourrait-on parler d'une autographie romancée ?

  • Des mots pour agir contre les violences faites aux femmes Nouv.

    Ce recueil rassemble des textes écrits par une cinquantaine d'écrivaines et écrivains américains, sous la direction d'Eve Ensler et Mollie Doyle, pour servir de base à l'organisation d'événements contre les violences faites aux femmes et aux filles. Les bénéfices de la vente de ce livre parlant seront versés à La Cité de la Joie, le centre révolutionnaire fondé par Eve Ensler et le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix, où trouvent refuge et soutien les victimes de viols de guerre en République Démocratique du Congo.

  • Des charades sur le tableau de la classe, un rideau qui bouge et une ampoule allumée dans une maison inhabitée : cela trouble Magalie et excite sa curiosité. A-t-elle aperçu le fantôme d'un jeune décédé à la fenêtre de la maison jaune? De plus, qui écrit les charades et pourquoi?

    William, meilleur ami de notre héroïne, a du mal à suivre ses élucubrations ; au contraire d'un Sam très sceptique, la copine, la copine Coralie veut démasquer le «fantôme».

    Olivier, nouvel élève arrivé du Congo, se greffe au petit groupe d'amis de Magalie. Cette fille, qui porte à bout de bras ses compagnons vers des aventures insensées, le fascine.

    Mais est-elle la proie de ses illusions? Le jeu de ouïja qui interroge les esprits pourrait les éclairer sur cette maison abandonnée.

    Et le mystérieux rédacteur des charades va-t-il se dévoiler? Au fait, quel est son but?

  • Envoyée en zone de conflit dans une radio en République démocratique du Congo, une journaliste canadienne se trouve plongée dans un monde qui lui fait perdre tous ses repères. Les luttes armées qui ont fait plus de cinq millions de victimes en quelques années laissent partout des traces indélébiles de violence. Seigneurs de guerre, enfants sorciers, cannibales Tout défie la raison.

    Ses points dancrage dans ce sombre univers : les collègues congolais qui accomplissent leur travail avec courage, l« ambiance » qui anime la vie quotidienne, lhumour du peuple et sa résilience, précieux antidotes à lhorreur quil subit.
    En cherchant à mieux comprendre cette épouvantable tragédie, elle terminera sa mission sur une note bouleversante.

    Entre espoir et violence, temps calmes et scènes de guerre, Nathalie Blaquière témoigne, dans Boules d'ambiance et kalachnikovs, de l'un des pires drames humanitaires de notre temps.

  • Pierre-Claver Ndacyayisenga was a history teacher in Kigali when he was forced to flee to the neighbouring Congo (Zaïre) with his wife and three children. Thus began a harrowing five-year voyage of 9781926824789 low ressurvival during which they travelled thousands of kilometers on foot from one refugee camp to another. Lacking food and water, they were often robbed, sometimes raped but were constantly pursued and bombed by shadowy Rwandan-backed armed soldiers with sophisticated weapons and aerial surveillance information. He and his family were among the more than three hundred thousand refugees who, for the most part, did not survive to tell their story.

    Dying To Live is an ode to the human capacity to survive against all odds. Pierre-Claver Ndacyayisenga brilliantly and touchingly tells a story that has been silenced for too long. It will help restore the humanity and the right to mourn to hundreds of thousands of Rwandans dispersed throughout the world.

  • The book comprises three parts. The first part addresses the little-discussed but crucial events preceding the assassination of the presidents of Rwanda and Burundi Former UN Secretary General Boutros Boutros-Ghali declared, "The Rwandan genocide was 100% American Responsibility." Former UN Secretary General Boutros Boutros-Ghali declared, "The Rwandan genocide was 100% American Responsibility." on April 6, 1994, which triggered massive killings. These include the invasion in 1990, drawn-out guerrilla and terrorist warfare, imposition of a new political and economic order followed by an ill named "peace process" that sanctified the occupation of the country by the invading army, and the assassination of two African heads of state.

    The second part, "The Heart of Dark Imaginations," shows how popular literature on Rwanda has been built on the old clichés, metaphors, and conventions generated during 400 years of slavery, the slave trade, and colonialism, and helped justify them. The resulting narrative is perfectly crafted for the "new scramble for Africa." The third part takes down the so-called international criminal justice as applied to Rwanda and explains how and why the murderous, never-ending war in Congo began.

  • Georges Balandier, anthropologue et sociologue, utilise le mode de lecture anthropologique pour le décryptage des figures et des problmes de la modernité, dont ceux qui sont les nôtres. Le détour africain a été, pour lui, l'initiateur de cette orientation. Son étude des Brazzavilles noires est, au cours des années cinquante, la premire effectuée dans une capitale africaine francophone, au moment o un tournant décisif est pris. L'expansion modernisante accompagne alors les mouvements d'émancipation. Une nouvelle ville se fait, beaucoup s'y donne voir l'état naissant : de l'économique au politique, du sociétal au culturel. Une recherche totale s'accorde cet ensemble de processus o tout se tient et se montre lié dans l'action et l'interaction ; elle débouche sur une problématique urbaine, une sociologie du vécu, du mouvement, de l'actuel. L'ouvrage qui en exprime les résultats manifeste les grandes transformations, dont la formation des classes et la montée de l'individualisme ; il fait paraître les acteurs de ce vaste refaçonnage : le travailleur, l'innovateur, le politique, le prophte, et la femme jeune, inventrice d'une autre quotidienneté. C'est la préfiguration des grands bouleversements dont le monde entier est maintenant la scne.

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