• Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.Difficile d'être " amoureux " de la géopolitique " ! En fait, il s'agit ici d'un dictionnaire libre et subjectif nourri de connaissances historiques. J'ai enrichi par des décennies d'expérience du fonctionnement du monde et des relations entre les puissances, installées ou émergentes. Le dictionnaire aborde les stratégies des acteurs étatiques, économiques, idéologiques, culturels ou sociétaux. Il traite aussi les scénarios dans les domaines géopolitiques, diplomatiques, économiques, commerciaux et écologiques, ainsi que la transformation souhaitable mais difficile de l'Europe, dans un monde où l'Occident a perdu le monopole de la puissance.
    Il comporte des portraits des grandes personnalités - César, Alexandre le Grand, Bonaparte, de Gaulle, Staline, Hitler, Mao - du passé lointain ou proche, ou d'aujourd'hui. Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.

  • Quels sont les prochains défis géopolitiques du siècle ? La pandémie mondiale a modifié les équilibres entre Asie et Occident et scellé la rupture entre la Chine et les États-Unis, accentuant le basculement du monde vers l'Est. Sur cet échiquier polarisé, deux lignes de fracture convergent : la dégradation environnementale et la propagation technologique où se jouent désormais les principales rivalités stratégiques et économiques.

    Dans cet essai captivant, Thomas Gomart décrit les grands mouvements qui se déroulent sous nos yeux : le retour d'une compétition agressive des puissances, une accentuation des inégalités et des échanges débridés. Il met également en lumière les mécanismes invisibles qui transforment notre planète en profondeur : marchés financiers, paradis fiscaux, mafias, incubateurs technologiques, plateformes numériques, multinationales, services de renseignement...

    Pour nous aider à mieux comprendre le monde qui surgit, il analyse enfin pour chaque sujet les « intentions cachées » des États-Unis, de la Chine et de l'Europe, et réfléchit au rôle que la France pourrait jouer dans ces nouvelles « guerres invisibles ».

  • Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu'à la quête frénétique d'un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les " Sept Soeurs ") jusqu'au pétrole de schiste,
    Or noir retrace l'irrésistible ascension de la plus puissante des industries.
    Ce livre éclaire d'un jour inattendu des événements cruciaux - l'émergence de l'URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d'Irak, la crise de 2008, etc. -, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l'origine des plus grands déchaînements du siècle passé.
    Or la fin de ce carburant de l'essor de l'humanité devrait se produire bien avant que ce siècle ne s'achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin nous conduira...
    Prix Spécial 2016 de l'Association des Économistes de l'Énergie

  • Puissance globale ou acteur européen ? Référence culturelle mondiale ou nation oubliée ? Le rang de la France dans le monde, ainsi que sa marge de manœuvre, posent aujourd'hui de nombreuses questions.

    Les bouleversements géopolitiques récents, comme la montée en puissance de l'Asie, le Brexit ou le développement de populismes illibéraux, impliquent la redéfinition de l'action extérieure de la France. Du couple franco-allemand à l'alliance atlantique, en passant par le rapport aux Suds marqué par l'héritage colonial, c'est toute la relation de la France à ses voisins plus ou moins proches qui est étudiée ici. Les instruments à sa disposition sont aussi passés au crible : l'outil diplomatique, la compétence militaire, bien sûr, mais aussi la promotion de son modèle laïc.

    Un livre pour mieux comprendre et penser le rôle international de la France, adapté aux temps qui viennent.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • La part des dieux ; religion et relations internationales Nouv.

    Du Discours du Caire, adressé en 2009 par Barack Obama à un " monde musulman " dont il présupposait l'unité, à la prolifération des " dialogues interreligieux pour la paix ", la religion apparaît aujourd'hui comme centrale dans les relations internationales. Cette perception débouche sur des initiatives politiques présentées comme autant d'antidotes face aux troubles attribués au " retour du religieux " dans l'espace mondial.

    Pourtant, contrairement à ce que laisse entendre le mythe d'un système international sécularisé, les dieux n'ont jamais cessé d'être mêlés aux affaires du monde. En Europe même, où la souveraineté de l'État s'est formée contre l'autorité de l'Église, les relations entre religion et politique sont restées imbriquées. Dans le monde postcolonial, des mobilisations à dimension religieuse ont souvent formé un ressort de l'accès à l'indépendance et donc une condition de l'acquisition de la souveraineté.

    La longue ignorance de cette " part des dieux " a laissé place, à partir des années 90, à une surinterprétation du retour du religieux dans l'analyse des relations internationales. Le succès des représentations confessionnalisées du désordre mondial et des initiatives politiques qui s'en sont inspirées, souvent en réponse à différents avatars de la thèse du " choc des civilisations ", a eu un effet auto-réalisateur : elle a incité des acteurs qui échappaient jusqu'alors aux labels religieux à les mobiliser stratégiquement. C'est au prisme du terrain indonésien notamment que l'auteure étudie cette évolution, tout en s'attachant à montrer l'autonomie d'individus et de sociétés échappant aux assignations d'identités religieuses uniformisantes.

  • Que la politique soit en proie aux " passions ", tout le monde l'accordera sans la moindre difficulté. Autrement malaisé serait de faire entendre qu'elle ne connaît que cela, que les affects sont son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, protestera-t-on, et les " passions " ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
    Le point de vue spinoziste bouscule ces fausses évidences, en soustrayant la catégorie d'" affect " à ses usages de sens commun – les " émotions " – pour en faire le concept le plus général de l'effet que les hommes produisent les uns sur les autres : ils s'affectent mutuellement. Il n'y a alors plus aucune antinomie entre les " idées " et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un – pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Autrement, elles nous laissent indifférents. En " temps ordinaires " comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs. Et pour tous ceux qui y interviennent, elle est un ars affectandi.
    Frédéric Lordon est directeur de recherche en philosophie au CNRS.

  • Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré le Grand Nord, cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigantesques ports en construction aiguisent les appétits, tandis que la faune en est la première victime. À trois reprises, ils sont partis dans ces froides contrées. Ils ont suivi la route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, et qui est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Ils retracent ici les aventures de ceux qui ont ouvert ce passage au cours des siècles, ils expliquent les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette partie du monde et nous rappelle que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

  • L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local.
    Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental.
    Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires " virtuels ", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un " grand jeu " sans cesse réinventé au sein duquel les États font leur retour après des décennies de déréglementation.

  • Vous passez un concours ? Un examen ? Ou vous souhaitez tout simplement tester vos connaissances sur l'actualité ?
    Pour devenir incollable et faire la différence lors de vos écrits et vos oraux 2021, ce livre vous propose 900 QCM d'entraînement reprenant tous les événements majeurs des années 2019 et 2020. Les QCM sont classés par sous-thèmes :
    - actualité économique et sociale,- actualité française,- actualité internationale,- actualité culturelle et scientifique,- actualité sportive.
    A la fin de chaque partie de ce livre d'entraînement intensif, vous trouverez tous les corrigés pour valider vos réponses.
    Offert en ligne : toute l'actu mois par mois pour ne rien rater de l'actualité 2021 !

  • Tandis que les effets du changement climatique sont ressentis de plus en plus violemment en Chine comme aux États-Unis, avec une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, une guerre commerciale sans précédent oppose ouvertement ces deux pays depuis mars 2018. L'interdépendance profonde et complexe qui unit en les opposant ces deux puissances depuis le XIXe siècle est aussi l'un des principaux moteurs de la crise écologique et climatique planétaire. Cette croissance " chinaméricaine " émet près de 45% des gaz à effet de serres, exerce une pression phénoménale sur la biodiversité et induit une compétition toujours plus féroce pour l'accès aux ressources naturelles et énergétiques.
    La " Chinamérique " est ainsi une force tellurique qui verrouille la Terre dans une trajectoire d'aggravation permanente, tout en se déchirant elle-même. Allons-nous vers un long conflit entre l'Aigle et le Dragon ? Et, si c'est le cas, la Terre s'en remettra-t-elle ?
    Jean-Michel Valantin est un géopolitiste français qui place les dérèglements environnementaux planétaires et la montée en puissance de l'intelligence artificielle au cœur de ses analyses. Il est docteur et chercheur en Études stratégiques et sociologie de la défense (EHESS, Paris), responsable de la rubrique " Environment and Security " de www.redanalysis.org. Il a notamment publié aux éditions du Seuil Géopolitique d'une planète déréglée en 2017.

  • Frontières d'Afrique

    Pour en finir avec un mythe

    Le principe d'intangibilité des frontières a été adopté par les chefs d'État africains en 1964, au moment des indépendances. Depuis, les États se sont appropriés cet héritage d'une période coloniale. Il est donc temps d'en finir avec le mythe de cicatrices coloniales, tracés artificiels qui seraient responsables des conflits actuels et du mal-développement. Les frontières d'Afrique sont bel et bien devenues des frontières africaines. Et quoique parfois encore imprécises ou sources d'insécurité, elles fonctionnent néanmoins comme une ressource et comme autant d'interfaces utilisées par les réseaux marchands, acteurs d'une mondialisation par le bas.

  • Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara : ces noms reviennent aujourd'hui à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine et de la pensée en action suscitent un intérêt croissant dans les nouvelles générations. Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara... Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, depuis les années 1980, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces noms reviennent à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine suscitent un intérêt croissant auprès des nouvelles générations. Refusant d'en faire de simples icônes, Saïd Bouamama redonne corps et chair à ces penseurs de premier plan qui furent aussi des hommes d'action. Leurs vies rappellent en effet que la bataille pour la libération, la justice et l'égalité n'est pas qu'une affaire de concepts et de théories : c'est aussi une guerre, où l'on se fourvoie parfois et dans laquelle certains se sacrifient. S'il ne cache pas son admiration pour ces figures rebelles, dont la plupart moururent effectivement au combat, Saïd Bouamama n'en fait pas des martyrs absolus : la pensée en action est toujours située, incertaine, inachevée. C'est pourquoi ce livre s'attache, avec beaucoup de pédagogie, à inscrire ces parcours dans leurs contextes sociaux, géographiques et historiques. On comprend mieux dès lors comment ces hommes, qui ne vécurent pas tous sur le continent africain, mais furent tous confrontés à l'acharnement des puissances impériales, cherchèrent les armes pour sortir l'Afrique de la nuit coloniale et faire émerger une nouvelle universalité. À l'heure où l'on se demande comment avoir prise sur le monde, ce portrait politique collectif rappelle qu'il a toujours été possible, hier comme aujourd'hui, de changer le cours des choses.

  • De Paris à Téhéran, d'Alger à Santiago ou de Bagdad à Port-au-Prince : tout au long de l'année 2019, ces villes ont été le théâtre de manifestations populaires qui ont toutes replacé le social au centre du jeu international, laissant la politique dans l'impuissance. En 2020, la circulation d'un virus mortifère, transmis par des millions d'interactions sociales, défiait tous les gouvernements de la planète. Alors que le social semblait naguère régi par le politique, les deux instances semblent avoir aujourd'hui échangé leurs attributs. Les relations internationales sont devenues inter-sociales.

    L'arène internationale ne se limite plus à une simple juxtaposition d'États mais est sous l'emprise d'un tissu social qui conditionne de plus en plus l'action des dirigeants. C'est l'analyse de cette conquête sociale de l'international qui est au centre de ce livre. Car les conflits actuels ne sont plus dominés par le choc des armées, mais alimentés par des phénomènes de souffrance sociale comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les rivalités communautaires. Et derrière ces mouvements populaires, les entrepreneurs d'opinion, médias, réseaux sociaux, lanceurs d'alertes, acteurs privés en tous genres remodèlent les relations internationales à leur gré...

    Les relations inter-sociales conduisent à une nouvelle lecture du monde et de ses enjeux, elles inspirent l'urgence de nouvelles politiques étrangères et de nouvelles diplomaties.

  • La diffusion rapide du virus SARS-CoV2 nous a récemment rappelé la fonction protectrice de la frontière. Mais au-delà de cette situation pandémique, comment interpréter le retour des frontières constaté depuis quelques années ? Contrairement à ce que l'on croit souvent, cette réaffirmation des frontières, quand elles ne sont pas réduites à des murs mais envisagées en tant que limites, est une bonne nouvelle. Car une frontière a une histoire, c'est une institution issue de conflits et de traités, de négociations et de décisions. Abolir les frontières, c'est faire disparaître les États. Or, un monde sans frontières est un monde barbare, ce que l'horreur daechite nous avait rappelé.

  • La Mongolie est principalement connue en Europe pour les conquêtes du plus illustre de ses empereurs, Gengis khan, ou pour la survivance d'un nomadisme pastoral. Ces deux éléments expliquent l'attrait d'un nombre grandissant de touristes en quête d'exotisme et d'authenticité, et suscitent une production littéraire variée, notamment de nombreux récits de voyage. Ce pays, qui a connu des bouleversements importants au cours des dernières décennies, reste pourtant méconnu en France, et ailleurs dans le monde. Une étude consacrée aux évolutions politiques, économiques et stratégiques s'imposait.

    La Mongolie se distingue par quatre caractéristiques majeures : la centralité du secteur minier, l'héritage du socialisme, l'enclavement géographique, et le nomadisme pastoral. Ces éléments ont été au cœur des mutations de ce pays après sa révolution démocratique de l'hiver 1989-1990. Après avoir été le second pays au monde à adopter un mode de développement socialiste, la Mongolie a embrassé la démocratie et le capitalisme lors d'un processus de transition non-violent, exposant le pays à des défis économiques, sociaux et identitaires importants.

    À quoi ressemble donc la Mongolie d'aujourd'hui ? Quelle est l'articulation entre les dynamiques économiques et politiques de ce pays asiatique richement doté en matières premières ? Quels sont les grands enjeux géopolitiques auxquels font face les autorités ? Quelle nouvelle stratégie de sécurité ont-elles élaborée face à leurs deux voisins géants, la Chine et la Russie ? Dressant le portrait de cette " nouvelle " Mongolie, Antoine Maire nous introduit à son parcours original et complexe, loin des clichés parfois véhiculés sur ce pays.

  • « Attentats, lutte antiterroriste, état d'urgence... comment, dans ce contexte, préserver les valeurs qui sont le socle de la République ? Déchéance de nationalité : peut-être est-ce faire trop de bruit pour peu de chose ? Peut-être serait-il plus raisonnable de laisser passer ? Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m'avisais de bâillonner ma conscience. » Ch. T. Christiane Taubira revient sur les tragiques événements de 2015, raconte comment ils ont été vécus au sommet de l'État, quelles sont les forces obscures qui structurent ce nouveau terrorisme, comment on embrigade de jeunes Français pour les transformer en tueurs... Mais la République possède en elle-même la puissance de riposte nécessaire, une riposte qui ne requiert aucun reniement si elle s'inspire de l'histoire de ses combats. L'auteure appelle les citoyens à trouver dans la culture et la beauté les raisons de défendre avec la plus farouche détermination les valeurs de notre société. Par ces temps troubles et incertains, les paroles de Christiane Taubira élèvent le débat et redonnent espoir à la jeunesse. Paroles d'une femme de conviction, paroles d'une femme libre.

  • Née dans les dernières décennies du XIX e siècle, la géopolitique est l'étude des effets de la géographie (humaine et matérielle) sur la politique internationale et les relations internationales. En voici une introduction synthétique et rigoureuse.
    Si la " vieille géopolitique ", de Ratzel à Spykman, a laissé l'image d'une pseudoscience mise au service d'idéologies impérialistes et bellicistes, comment comprendre le renouveau de la géopolitique actuelle ? C'est que, dans un contexte post-guerre froide, les grandes lignes de fractures idéologiques ont laissé la place à de nouvelles rivalités pour les territoires et leurs ressources, mobilisant une multitude d'acteurs, étatiques et non étatiques, avec une grande diversité d'outils à leur disposition, d'ordre politique, militaire, économique, culturel... Sans compter que l'interconnexion et les interdépendances des différentes parties de la planète font désormais qu'un simple conflit local peut avoir des répercussions à l'échelle de continents entiers, voire du monde, et inversement. La géopolitique permet d'éclairer ces enjeux, avec les regards croisés de l'historien et du géographe.

  • L'approfondissement de la crise des systèmes politiques, économiques et sociaux pose avec force la question de l'alternative. Si celle-ci suscite de grandes attentes, elle se heurte à de puissants blocages. Aspirations et déceptions se renforcent réciproquement, au point de donner au phénomène un accent dramatique, dont la vague populiste reste la manifestation essentielle.
    Parmi les facteurs et mécanismes générateurs se mêlent ravages de la " pensée unique ", poids des structures économiques, usures politiques, aveuglement face à la mondialisation, obsessions identitaires, malformations institutionnelles, échec de la gouvernance mondiale. La description des tentatives plus ou moins malheureuses d'alternance révèle la diversité de ces blocages. Des essais de dépassement, encore très fragiles, peuvent-ils néanmoins laisser poindre des lueurs d'espoir ?
    Les chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal opposent l'analyse éclairée au constat fataliste, pour entrevoir l'avenir avec lucidité.
    Ce livre reprend l'intégralité des textes publiés dans
    L'état du monde 2018.

  • Après deux siècles de domination économique, l'Occident est progressivement rattrapé par le reste du monde. En ce début de XXIe siècle, les contraintes écologiques interdisent de généraliser à l'échelle du monde le niveau de vie occidental. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part, rendant ainsi inéluctable l'appauvrissement de l'Occident. Comment vivrons-nous cette évolution : en changeant nos sociétés pour nous adapter à ce nouveau monde ou en nous opposant au sens de l'histoire, au prix d'un déchaînement de la violence ?
    Récit des tribulations de l'humanité depuis son apparition sur Terre, cet essai propose une vision fondamentalement optimiste de l'avenir : oui, un nouveau monde est possible.

  • Les changements géophysiques et la crise biologique planétaires en cours sont autant de facteurs de bouleversements géopolitiques rapides, massifs et brutaux. Un nouveau paysage géopolitique et stratégique émerge, marqué par la combinaison du changement climatique et de ses effets systémiques, telles les migrations de masse, la compétition mondiale pour les ressources et la crise des régimes contemporains.
    Où les politiques de Trump, de Poutine et de la Chine mènent-elles la planète ? Comment l'épuisement des océans alimente-t-il la piraterie maritime ? Comment le réchauffement de l'Arctique est-t-il exploité par certains intérêts tandis qu'il constitue une immense catastrophe pour des milliards d'humains ? Quelles régions ont-elles les meilleurs atouts pour traverser le XXIe siècle ? L'auteur, spécialiste de géopolitique, nous fait comprendre les liaisons dangereuses entre puissance économique, guerre et environnement. Il nous alerte sur les dangers, les violences et les barbaries qui se profilent.
    Le moment du choix collectif entre la " guerre de tous contre tous " sur une planète effondrée ou une alliance stratégique mondiale pour répondre aux nouveaux défis planétaires approche à grands pas.
    Jean-Michel Valantin, spécialiste de géopolitique et d'études stratégiques, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Hollywood, Washington et le Pentagone (Autrement, 2003), Écologie et gouvernance mondiale (Autrement, 2007) et Guerre et Nature, L'Amérique se prépare à la guerre du climat (Prisma Media, 2013).

  • L'Amérique se replie, l'Europe s'effondre, l'Otan se délite, le temps est venu de l'agonie de l'Alliance atlantique. Et aussi l'heure de dresser les comptes de sa coûteuse domination. Mais pourquoi la France s'entête-t-elle à demeurer la vassale des États-Unis ? Une enquête passionnante sur les secrets d'un divorce raté.
    L'Amérique se replie, l'Europe s'effondre et l'OTAN se délite. Il est temps de faire le bilan précis de ce vieillissant mariage transatlantique et de dresser les comptes de cette cohabitation autant subie que désirée.
    C'est l'Atlantisme tel qu'il a été et qu'il va, dans ses dimensions historiques et idéologiques, avec ses dessous diplomatiques, et au regard de ses conséquences stratégiques, qu'interrogent ici, en experts de la géopolitique, Les Hurons. Leur livre dévoile comment l'américanisation culturelle prépare la reddition de Paris au modèle communautariste et racialiste qui ronge Washington de l'intérieur.
    Par-delà les paroles et les postures, la France semble en effet avoir tout fait pour amadouer une Maison-Blanche plus imprévisible et arrogante que jamais. Pourra-t-elle s'en remettre ? Alors que la planète s'émancipe chaque jour un peu plus des États-Unis, ne serait-il pas temps pour notre pays, chantre du multilatéralisme et de la souveraineté européenne, de faire de même ?
    Une enquête passionnante. Un appel à la lucidité.

  • Georges Corm raconte la complexité de la pensée arabe depuis le XIX e siècle, exposée ici de façon claire et exhaustive. Un livre qui complète utilement son travail majeur sur le monde arabe contemporain, Le Proche-Orient éclaté. Un retour à la paix dans cette région tourmentée dépend largement de la reconnaissance de la puissante dynamique de cette pensée, critique et profane, loin de l'image sclérosée qui en est souvent donnée. Cet ouvrage expose les multiples facettes de la pensée politique arabe depuis le XIXe siècle, attestant la vitalité de cette pensée et des grandes controverses qui l'ont traversée. Il montre que ses acteurs, loin d'être figés dans le carcan théologico-politique décrit par certains récits canoniques sur les Arabes et l'islam, ont souvent exprimé une pensée critique forte, sur les plans religieux et philosophique, anthropologique et politique. Inscrivant l'oeuvre de ces penseurs dans le maelström des bouleversements géopolitiques et socioéconomiques ayant marqué le monde arabe depuis deux siècles, Georges Corm explique comment les puissances externes ont contribué à marginaliser la pensée critique arabe. Cela a facilité l'installation hégémonique de la pensée islamiste, instrumentalisée par certains régimes arabes comme par leurs protecteurs occidentaux. En retraçant finement les avatars successifs du nationalisme arabe moderniste, confronté à partir des années 1950 au double défi de la création de l'État d'Israël et de la manne pétrolière, Georges Corm donne les clés pour comprendre les révoltes libertaires arabes de 2011, ainsi que les contrerévolutions et interventions externes qui les ont suivies. Un guide précieux pour se familiariser avec la complexité de la pensée arabe.

  • Jamais l'Histoire n'a connu de telles accélérations qu'aujourd'hui. Il nous faut des instruments précis pour comprendre et décrypter le monde des vingt prochaines années. C'est l'objectif de ce Rapport du Conseil National du Renseignement qui fournit analyses et perspectives à la CIA. Pour mener ce travail impartial et sans tabou, 2500 personnes de tous horizons (stratèges, chercheurs, économistes, spécialistes du renseignement et de la prospective) ont été interrogées.
    Intitulé le "Paradoxe du progrès", ce Rapport vient d'être remis au président Trump. Malgré leurs formidables opportunités économiques et technologiques, jamais nos sociétés n'ont été menacées par autant de périls. Nous vivons dans un monde de plus en plus intégré et interdépendant. Comment les États-Unis dirigés par Donald Trump exerceront-ils leur leadership ? La Russie demeurera-t-elle agressive si son économie faiblit ? Comment l'Europe va-t-elle affronter sa crise d'identité et la montée des populismes ? Les classes moyennes des pays développés vont-elles continuer de s'appauvrir ? Dans les vingt prochaines années, la population chinoise continuera à vieillir et l'Afrique connaîtra la croissance démographique la plus élevée au monde. Les entreprises privées enverront des hommes dans l'espace menacé par la militarisation des Etats. Comment affronter le réchauffement climatique, les cyber-attaques et les actes terroristes ? Autant de pistes, de scénarios ici analysés, et de réponses apportées.
    Ce Rapport captivant est un concentré de réflexions uniques sur le monde actuel et de demain.

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