• Les impatientes Nouv.

    Les impatientes

    Djaili Amadou Amal

    • Lizzie
    • 8 Avril 2021

    Prix Orange du livre en Afrique 2019Prix Goncourt des lycéens 2020Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : " Au bout de la patience, il y a le ciel. " Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
    Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

  • Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps.
    Quelque chose se prépare.
    La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

    © 2020, Éditions Jean-Claude Lattès
    © et (P) Audiolib, 2020
    Durée : 6h59

  • Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d'hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l'antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l'amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

    Titre original : Un viejo que leía novelas de amor © by Luis Sepúlveda, 1988, © Éditions Métailié
    © et (P) Audiolib, 2014
    Design VPC. Illustration : D.R.
    Durée : 3 h 21 min

  • SI CLARA N'AVAIT PAS AIMÉ CET HOMME, ELLE SERAIT TOUJOURS EN VIE
    Aujourd'hui, Clara n'est plus qu'un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d'une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.
    Tomar est prêt à fermer le dossier, d'autant qu'il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda, son adjointe, veut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.
    Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu'à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité - et l'appui de Tomar - pour venir à bout de cette enquête bouleversante.
    Qui rendra justice à celle qui pleurait sous l'eau ?

    © Calmann-Lévy, 2020
    © et (P) Audiolib, 2020
    durée : 5h27

  • L'Appel de la forêt est un roman de formation. Ou plutôt de dé-formation : La métamorphose d'un étrange chien des terres du Sud en un loup affrontant les déserts blancs du Grand Nord. C'est l'histoire d'un retour aux origines primitives, du réveil des instincts sauvages trop longtemps anesthésiés par la domestication. En s'identifiant au chien-loup, le lecteur éprouve toutes les passions qui se bousculent dans une vie et un coeur d'homme au hasard des rencontres.
    Au-delà d'un grand récit sur la conquête de la liberté individuelle et sur l'amour qui transcende l'hostilité d'un monde cruel, London défend ici l'idée d'une intelligence animale : pour lui, elle se manifeste par des sensations, des émotions et une forme de conscience et de raison rudimentaires. Ce chien sent, aime, comprend, souffre : il est notre frère. En donnant à son héros la dignité d'un membre de la famille 'différent', London anticipe nos débats contemporains sur la place de l'animal dans la société et sur l'acceptation de la différence. Buck, le chien-loup qui voulait vivre parmi les hommes, est à jamais une figure de notre humanité, et l'un des plus grands personnages de notre littérature.

  • Un campus prestigieux figé sous la neige
    Trois amis liés par un secret tragique
    Une jeune fille emportée par la nuitCôte d'Azur - Hiver 1992 : Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l'une des plus brillantes élèves des classes prépas, s'enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l'amour est tout ou il n'est rien ». Personne ne la reverra jamais.Côte d'Azur - Printemps 2017 : Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime, les meilleurs amis de Vinca, ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l'on doit entièrement détruire aujourd'hui pour construire un autre bâtiment. Dès lors, plus rien ne s'oppose à ce qu'éclate la vérité.
    Dérangeante
    Douloureuse
    Démoniaque...
    « L'amour est tout ou il n'est rien ». Guillaume Musso
    © Calmann-Lévy, 2018
    © et (P) Audiolib 2018
    Durée : 9h19

  • Solitudes Nouv.

    Solitudes

    Niko Tackian

    AUSSI ÉPAISSES SOIENT LES BRUMES QUI LES PROTÈGENT, CERTAINES VÉRITÉS NE PEUVENT ÊTRE OUBLIÉES.
    Élie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Il y a douze ans, une blessure par balle l’a laissé totalement amnésique. Depuis, il s’est reconstruit une vie dans cette région aux hivers impitoyables, aux brumes si opaques qu’elles vous égarent en deux pas.
    Alors qu’une tempête de neige s’abat sur le Vercors, des traces étranges mènent Élie jusqu’à l’« arbre taillé », un pin gigantesque dressé comme un phare au milieu de l’immensité blanche. Une femme nue est pendue à ses branches. Cette macabre découverte anime quelque chose sur la toile vierge des souvenirs d’Élie.
    La victime est un message à son intention, il en est certain. Et il est terrifié.
    © et (P) Audiolib, 2021
    © Calmann-Lévy, 2021
    Durée : 6h49

  • Croc-Blanc

    Jack London

    Préface de Philippe Jaworski.

    Dans les bars de Dawson City, Jack London écoute les histoires de bêtes sauvages rencontrées dans les forêts du Grand Nord, que racontent les chercheurs d'or. Il lit Darwin, se passionne pour la théorie de l'évolution. Se nourrissant à toutes les sources, travaillant avec une énergie indomptable, il écrit en 1906 ce conte cruel. Roman de formation, Croc-Blanc fait entrer le lecteur dans la conscience d'un loup : nous partageons ses émotions, nous vivons ses aventures de liberté et de servitude, de souffrance, de combat, d'amour filial. Précurseur, London montre le caractère relatif de la frontière entre les espèces, installe l'hypothèse d'une intelligence animale et fait l'éloge de l'élan vital qui régit l'existence de toute créature vivante.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires, chronologie et bibliographie)Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
    D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.

  • " Voici le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près). "" Nos amis italiens et espagnols (ils ne sont pas les seuls) ne font guère de distinction entre " roman noir " et " roman policier ". Mais comme en France, nous la faisons, en toute logique ce dictionnaire devrait ne comprendre que des entrées concernant le roman policier. Si vous en êtes d'accord, ce sera ma première licence : je parle d'un univers littéraire qui est le mien, on y trouvera aussi bien du " polar " que du " noir ".
    S'agissant d'un univers " littéraire ", il ne devrait y avoir ici que des livres. Ce sera ma seconde licence : incidemment, on y trouvera quelques films, quelques séries TV, quelques BD, des librairies, des blogs.
    Enfin, autant prévenir tout de suite : pour les définitions maîtrisées, les monographies exhaustives, les analyses thématiques, etc., le lecteur trouvera facilement d'excellents ouvrages (j'en cite quelques-uns, en fin de volume) qui correspondront à cette attente. C'est à un écrivain que l'éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux. Je parlerai donc ici en lecteur et en romancier. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices, des jugements contestables. C'est inévitable mais je ne fais que respecter le projet de cette collection : c'est le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près).
    Lorsque je lis un Dictionnaire amoureux, rien ne me fait plus plaisir que de découvrir des choses que je sais déjà. C'est un peu comme pour le Nobel de littérature : le jour de la proclamation, quand il s'agit de quelqu'un dont je connais déjà le nom, j'ai l'impression d'être cultivé. J'espère que ce Dictionnaire amoureux réservera au lecteur quelques-unes de ces satisfactions mais aussi quelques surprises, quelques découvertes. Et l'envie de lire et de relire encore cette littérature majeure qui, quoiqu'on en dise, reste durablement marquée par le prosaïsme de ses origines.
    Alphabétique (de " s'abîmer " à " vouloir-saisir "), totalement subjectif (" on a rendu à ce discours sa personne fondamentale qui est le JE "), sans prétention à l'exhaustivité..., je crois que les
    Fragments d'un discours amoureux (1977) peut être considéré comme l'ancêtre des Dictionnaires amoureux. Puisqu'il correspond très exactement à mon projet, je reprends donc ici, à la lettre, l'exergue de Roland Barthes :
    C'est donc un amoureux qui parle et qui dit : "

  • C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
    Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler. À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des Etats-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
    L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
    Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
    Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.
    © XO Éditions, 2017
    © et (P) Audiolib, 2017
    Durée : 9h43

  • Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • Le festival du livre de Saint-Malo. Au Grand Pavois, l'hôtel de luxe qui accueille les illustres invités, une ombre mystérieuse est aperçue, rôdant et se faufilant dans les couloirs... Un audacieux rat d'hôtel dérobe un portrait de Surcouf par le célèbre peintre Van Peef. Puis c'est la bague porte-bonheur de Manuel Houvrelebec. Et le livre fétiche d'Adélie Péthon-Peton, signé par le grand Flaubert lui-même ! À chacun de ses larcins, le voleur laisse derrière lui sa carte signée Satin-Noir !
    Satin-Noir... Par le passé, il y a bien longtemps, avant de s'amender et de devenir un auteur culte de best-sellers, l'Américain Jerry Austen, invité d'honneur du Salon, jouait au gentleman cambrioleur sur la Côte d'Azur sous ce drôle de nom ! Vingt ans après, Satin-Noir aurait-il repris du service ? Ou bien quelqu'un imite-t-il ses méthodes ? Après une réunion secrète dans leur chère vieille tour, au pensionnat des Pierres-Noires, le Club de la Pluie se lance sur la piste du monte-en-l'air.

  • « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
    L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé :
    « Si j'avais commis le pire, m'aimerais-tu malgré tout ? »
    Vous auriez répondu quoi, vous ?
    Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines.
    Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire.
    Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main
    fébrile, et m'a tendu une photo.
    - C'est moi qui ai fait ça.
    Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer
    pour toujours. Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
    Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
    Et depuis, je la cherche.
    Intense et captivant, un cold case aussi addictif qu'une grande série télé.
    © et (P) Audiolib, 2016
    © Arnaldur Indridason, 2014 - Published by agreement with Forlagið © Métailié, Paris 2016
    Traduit par : Eric Boury
    Durée : 9h46

  • Le vagabond des étoiles Nouv.

    Des livres de Jack London, il y en a beaucoup.
    Mais les grands livres de cet auteur se comptent sur les doigts des deux mains.
    Depuis 1925, personne n'avait jamais retraduit cet immense roman, pas même la Pléiade.
    Voici enfin la traduction intégrale de ce chef d'oeuvre de la littérature anticarcérale, également roman précurseur des littératures de l'imaginaire.

    Jack London, rude gaillard californien, littérateur (1876-1916). Compagnon de route, de longue date, des éditions Libertalia.

  • En rentrant chez lui un vendredi après-midi de tempête de neige, après une journée à l'université privée de Chosen où il enseigne l'histoire de l'art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre - depuis combien de temps ?

    Huit mois plus tôt, il avait fait emménager sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie (mais récemment repérée par de riches New-yorkais à la recherche d'un havre bucolique) où ils avaient pu acheter pour une bouchée de pain la ferme des Hale, une ancienne exploitation laitière.
    George est le premier suspect, la question de sa culpabilité résonnant dans une histoire pleine de secrets personnels et professionnels. Mais Dans les angles morts est aussi l'histoire des trois frères Hale, qui se retrouvent mêlés à ce mystère, en premier lieu parce que les Clare occupent la maison de leur enfance, celle qu'ils ont dû quitter après le suicide de leurs parents.
    Le voile impitoyable de la mort est omniprésent ; un crime en cache d'autres, et vingt années s'écoulent avant qu'une justice implacable soit rendue.

    Portrait riche et complexe d'un psychopathe, d'un mariage aussi, ce roman étudie dans le détail les diverses cicatrices qui entachent des familles très différentes, et jusqu'à une communauté tout entière.

  • En romancière funambule, Gaëlle Nohant a relevé le défi lancé par Queneau : " Il n'y aura pas de connaissance véritable de Desnos tant qu'on n'en aura pas établi la légende. " Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé traverse le xxe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux.
    C'est par la fiction qu Gaëlle Nohant choisit d'explorer la vie aussi héroïque qu'engagée de Robert Desnos. Au plus proche de l'artiste, elle épouse ses pas, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours par Cuba ou Belle-Île ; visite son atelier de la rue Blomet ; écoute sa " Clef des Songes " ; suit les séances animées du Café Cyrano en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; danse des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray.
    Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son oeuvre, sonde les âmes en medium et, comme lui, " parle surréaliste ". S'identifiant à Youki, le grand amour de Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout de la route, au camp de Terezín, en juin 1945.

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.

    Edition de Sylviane Léoni. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie)« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat que dans les années du règne de Henri second », et c'est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s'exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d'un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d'un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
    Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c'est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d'analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque. 

  • Le diable est dans les détails rassemble 6 textes de Leïla Slimani publiés dans l'hebdomadaire Le 1, "six petits bijoux, chacun doté d'une force qui impressionne, servis par une plume déliée, un regard tout en finesse, qu'il s'agisse de courtes nouvelles à la Tchekhov ou de textes engagés" (Éric Fottorino). Le lecteur pourra ensuite se plonger dans le dialogue entre Leïla Slimani et Éric Fottorino, intitulé Comment j'écris.

    Leïla Slimani, née à Rabat en 1981, est arrivée à Paris à l'âge de 18 ans. Après des études à Sciences Po, elle devient journaliste à Jeune Afrique. Elle obtient le prix Goncourt en 2016 pour Chanson douce (Gallimard).

  • Edition enrichie (Préface, notes, variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l´apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d´une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s´est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.
    Rien ne semblait destiner Laclos à la littérature, et Les Liaisons dangereuses, qu´il fait paraître en 1782, sont la seule grande oeuvre qu´ait achevée le capitaine et futur général d´artillerie. Le succès est immédiat, mais le roman, frappé de condamnation morale, cessera d´être réédité pendant une partie du xixe siècle. De Baudelaire à Giraudoux, de Malraux à Roger Vailland, ce sont des écrivains qui peu à peu l´imposent comme un chef-d´oeuvre que le cinéma va populariser. Il se peut que l´impeccable maîtrise de ce roman par lettres nous soit devenue lointaine : elle n´empêche pas qu´il sollicite encore nos rêves et nos fantasmes. 

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