• D'un cheval l'autre

    Bartabas

    « Il y a dans son regard de la compassion, celle des chevaux qui voient les pauvres hommes aller d'une comédie à l'autre. »

    Ils s'appellent Zingaro, Chaparro, Lautrec, Le Caravage... L'un fut sauvé in extremis de l'abattoir, un autre légué par un torero en déroute, un autre encore, racheté pour une poignée de pesetas à un maquignon véreux. Ces chevaux ont marqué la vie de Bartabas, célèbre fondateur du théâtre Zingaro. Grâce à leur complicité naturelle, il est devenu un écuyer d'exception, réalisant des prouesses qu'aucun artiste n'avait accomplies avant lui.
    Avec ce livre poignant, Bartabas nous entraîne dans les coulisses de ses spectacles et offre à ses compagnons de route leur plus beau tour de piste.

  • Sur les toits

    Frederic Verger

    Marseille, 1942. Helen, chanteuse anglaise sans succès, vit seule avec ses deux enfants - le narrateur et sa jeune soeur Liola. Lors de la débâcle de 1940, Helen, malade et sans le sou, s'est installée dans une mansarde donnant sur les toits. Mais son état de santé lui impose une hospitalisation et Helen craint que ses enfants ne soient recueillis séparément en son absence. Elle demande à son fils de construire un abri secret sur les toits, où il se réfugiera avec sa soeur en attendant sa guérison et la fin de la guerre. Les enfants emménagent dans leur cachette. Les voici seuls sur les toits de Marseille, où subsiste clandestinement toute une population marginale. Commence alors pour eux une vie pleine de surprises et de dangers.
    Avec ce magnifique roman d'aventures, Frédéric Verger s'inscrit dans la lignée des grands enchanteurs de la littérature.

  • Depuis dix ans, Ulysse, roi d'Ithaque, erre sur les mers. Il a affronté le Cyclope, résisté au chant des Sirènes, déjoué les pièges de Circé et de Calypso... Mais Ulysse "aux mille ruses" ne s'avoue jamais vaincu. Et c'est déguisé en mendiant qu'il revient en son royaume pour se débarrasser des prétendants qui cherchent à lui ravir son trône.

  • Alcools est le premier recueil de vers d'Apollinaire. Il regroupe des poèmes écrits de 1898 à 1913 et, pour la presque totalité déjà, publiés dans des revues. Ce recueil recèle une grande diversité : poèmes symbolistes pièces élégiaques et lyriques, ainsi que des poésies plus novatrices.

  • Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • "La cigale et la fourmi", "Le corbeau et le renard" mais aussi "Le coq et la perle", "Le petit poisson et le pêcheur", "Le loup et l'agneau" constituent avec cinquante-cinq autres fables, pittoresques et drôles, un recueil qui se situe à la frontière de la comédie animalière et du conte philosophique.

  •  Notions littéraires : les genres poétiques : sonnet, pantoum ; le romantisme ; le Parnasse ; le symbolisme et l'héritage baudelairien.
    Histoire des arts : Baudelaire et la photographie ; Baudelaire, critique d'art ; figures du temps dans l'art ; la représentation de la mort ; muses et égéries littéraires.
    Contextualisation : scandales artistiques et procès au XIXe siècle.
    Oeuvre d'art étudiée : Munch

  • Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.
    Donc, tu écris des poèmes... Et depuis longtemps ? ? J'ai commencé vers l'âge de quatorze ans. ? Ah bon ? Cela fait sept ans... Et pourquoi tu ne me l'as jamais dit ? Vous saviez qu'il écrivait des poèmes, vous, Trassecaille ? ? Non. Lorsque le chanoine et son bedeau sont entrés dans la taverne flamboyante, pleine du cri des buveurs et du ricanement des ribaudes, moi, j'étais, de dos, debout sur une table. À vingt et un ans, clerc tonsuré le matin même ? parce qu'en ce jour du 26 août 1452 j'ai enfin obtenu ma maîtrise ès arts... ?, j'avais les jambes écartées dans ma nouvelle robe de bure et les bras étendus de chaque côté. Chaussé d'amusants souliers rouges qu'on m'avait prêtés, je m'étais coiffé d'un chapeau de fleurs et roulais des yeux sur un public tout acquis à ma cause. Il y avait là des ouvriers, des étudiants, des marins du port de Saint-Landry, des clercs de la Cité et des putains qui allaient reprendre en choeur le refrain de mon poème. J'avais tendu un doigt vers la blouse plissée d'un apprenti coiffé du calot des tailleurs de pierre et, d'un débit rapide et saccadé, lui avais assené le début de ma " Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie ": ? Car que tu sois faux pèlerin, tricheur ou hasardeur de dés, faux-monnayeur, et que tu te brûles comme ceux que l'on fait bouillir, traître parjure, déshonoré, que tu sois larron, chapardeur ou pillard, où s'en va le butin, que croyez-vous ? La salle entière répondit : ? Tout aux tavernes et aux filles !Je m'étais ensuite adressé à Robin Dogis qui, attablé, avait interrompu sa partie de glic. Je lui fis signe de reprendre les cartes : ? Toi, rime, raille, joue des cymbales ou de la flûte comme ces sots déguisés et sans vergogne, fais le bouffon, bonimente, joue des tours et trompe, monte des farces, des jeux et des moralités dans les villes et dans les cités, gagne aux dés, aux cartes, aux quilles, de toute manière le profit ira, écoutez bien !... La salle : " Tout aux tavernes et aux filles. " Puis changeant soudain de ton, je m'étais penché vers Tabarie pour lui minauder à voix basse : ? Mais si tu recules devant de telles horreurs, alors laboure, fauche champs et prés, soigne et panse chevaux et mules si tu n'as pas fait d'études : tu gagneras assez si tu sais t'en contenter ! Mais même si tu broies et entortilles le chanvre, n'offres-tu pas le gain de ton labeur... " ...Tout aux tavernes et aux filles ? " lui avaient chuchoté clercs et marins, ouvriers et putains. Puis j'avais sauté de la table en faisant violemment claquer les talons de mes chaussures rouges sur la dalle. Et comme un diable, genoux pliés, j'avançais entre les tables vers le fond de la salle, attrapant au passage des bonnets, des calots, des faluches, des voiles, des tissus et, c'est en les enserrant dans mes bras que j'avais conclu ma ballade : ? Vos chausses, pourpoints à aiguillettes, robes et toutes vos hardes, avant que vous ne fassiez pire, portez...? Tout aux tavernes et aux filles !Puis je m'étais retourné et avait lancé tout en l'air. Je fus acclamé, on tapait du poing contre des tonneaux : " François ! François ! " Il y avait autour de moi autant d'anges que si j'étais Jésus-Christ soi-même. On passait des commandes de boissons : " Holà ! Des pots ! " " Desquels ? " " A-t-on été quérir ces pots ? " " On vous les porte ! " Le tavernier avait frappé dans ses mains pour hâter le service. Les ribaudes s'étaient levées, ouvrant leurs robes ? Marion la Dentue appelée l'Idole, Jeanne de Feuilloy, Marguerite Voppine, Jeanne la Vilaine... toutes ces bordelières de la rue Glatigny, femmes di mor sorte qu'on renverse aussi dans les fossés des remparts. Des poules volées à Saint-Germain-des-Prés tournaient embrochées dans la cheminée. Et c'est alors que j'avais découvert le chanoine et son bedeau près de la porte d'entrée. Je m'étais dirigé vers eux : " Maître Guillaume, mais qui vous a dit que j'étaislà ? " Mon tuteur avait soupiré : ? Donc, tu écris des poèmes... Et depuis longtemps ? ? J'ai commencé vers l'âge de quatorze ans. ? Ah bon ? Cela fait sept ans... Et pourquoi tu ne me l'as jamais dit ? Vous saviez qu'il écrivait des poèmes, vous, Trassecaille ? " Non ", répond le bedeau, voyant s'avancer vers lui une fille voûtée vêtue d'une robe rouge qui se présente en disant : " Voici maintenant le corps venu ici pour satisfaire votre plaisir. " Un sourire affreux entrouvre ses lèvres et montre à ses gencives maigres des dents noires comme la faïence d'un vieux poêle. Gilles en a un mouvement de recul. Je ris : ? Laisse, la Machecoue, tu n'es pas son genre. Et tandis que la " folle de son corps " repart, jambes cagneuses, en traînant ses chaussons vers d'autres gars qui la refusent, je conduis mon tuteur et le bedeau jusqu'à une table qui va, s'écroulant d'un côté. Sous les poutres du plafond noir, maître Guillaume en soutane contemple le délire des flambeaux qui rougit tristement les murailles : ? François, pourquoi dis-tu des ballades ? ? On ouït bien le rossignol chanter. Une fille m'apporte une volaille : " Voilà le canard que tu as étranglé sur les fortifications. " Je demande au chanoine et au bedeau : " Que voulez-vous boire ? Rien ? Mais si... Un lait de chèvre, de vache ? Plutôt non, dis-je à la servante. Sers-leur deux eaux de gingembre et pour moi un hypocras. " Dans la salle, Tabarie circule de table en table et vend aux étudiants, aux clercs, des copies de ma ballade. ? Gagnes-tu quelques revenus avec ces " beaux diz " ? m'interroge mon tuteur. Tu parais ici aussi à l'aise qu'un brochet en Seine. Donc, au lieu d'étudier, tu écrivais des poésies et assiégeais les tavernes. Poète et ribaud tout ensemble, hein ! Fais attention de ne pas passer de la plaisanterie à la criminalité, jeune merle, continue-t-il devant l'eau de gingembre qu'on vient de déposer devant lui. Il se lève. Gilles plisse les yeux, pommettes et lèvres épaisses remontées parce qu'il voit mal. Je me lève aussi : ? Maître Guillaume, ces cinq dernières années, Paris a perdu un quart de sa population. La peste a tant tué que je m'étonne de vivre encore. Et du sursis, je veux profiter. ? Deviens sérieux. ? Je n'en ai pas la moindre envie. Et je les quitte tous les deux en dansant le pied de veau. Bras en corolle par-dessus mon chapeau de fleurs, je tournoie et emporte l'ironie atroce de ma lèvre. Le chanoine, suivi du bedeau, se dirige vers la porte d'entrée : ? Nous avons perdu en François un honnête homme mais avons gagné à jamais un grand poète...

  • Traduction neuve de La Divine Comédie entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • Édition enrichie d'une préface d'Adonis et d'une présentation d'Anne Wade Minkowski.
    Long poème en prose écrit en anglais par un auteur libanais, Le Prophète est un chef-d'oeuvre dont le succès ne s'est jamais démenti depuis sa parution en 1923. Personnage imaginaire, ce prophète livre sa doctrine spirituelle, sous forme de maximes et d'allégories, en répondant aux aspirations profondes de l'homme : connaissance de soi, croyance, distinction du bien et du mal, mais aussi amitié, mariage, plaisir... Entre questions métaphysiques et hymne à la beauté, le texte garde tout son mystère et sa puissance de suggestion. Comme l'écrit le poète syrien Adonis, Gibran a voulu "faire éclore dans l'homme tout ce qui le dépasse et tout ce qui est plus grand que lui : l'amour, la joie, la révolte, la liberté". Un message de sagesse que seule la poésie, dans sa fulgurance, peut faire éclore.

  • Marcel Proust se répétait Chant d'automne de Baudelaire : 
     
    « J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre/
    Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
    Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
    Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer ». 
     
    Peut-être aucun poète ne nous t-il a laissé autant d'images durables et de vers mémorables. Il fut le poète du crépuscule, de l'ombre, du regret, de l'automne. Mais il est l'homme de tous les paradoxes. Il y a d'ailleurs chez lui une perpétuelle nostalgie du soleil sur la mer, du soleil de midi en été : «Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ».
    L'été pour Baudelaire fut celui de l'enfance. Un été à jamais révolu. Et sa poésie est aussi la recherche de ce paradis perdu. Moderne et antimoderne, Baudelaire est d'une certaine manière notre contemporain. Aucun poète n'a mieux parlé des femmes - des femmes et de l'amour - que Baudelaire dans quelques poèmes sublimes comme La Chevelure ou L'invitation au voyage.

    Ce fut un homme blessé, un cruel bretteur, un fou génial, un agitateur d'insomnies. 
    Baudelaire aura été l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne, lui qui admirait tant la peinture de Delacroix et de Manet. Dandy et proche des chiffonniers, anarchiste de gauche puis de droite, il fut l'homme de tous les paradoxes et originalités.
     
    En 30 chapitres qui sont autant de diamants noirs, Antoine Compagnon aborde le réalisme et le classicisme de Baudelaire,  le rôle de Paris et de Honfleur, de la ville et de la mer mais aussi le rire, la procrastination et le catholicisme. Dans le même esprit qu'Un été avec Montaigne, « à sauts et à gambades », Antoine Compagnon nous fait redécouvrir Les Fleurs du mal et Les Petits poèmes en prose en nous faisant partager un Baudelaire inclassable et irréductible. 

  • Édition enrichie (Présentation, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », «Aujourd'hui» -sont séparées par la césure tragique de l'année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l'écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d'un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu'elle emprunte à la biographie de l'écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l'universel, c'est que le poète précisément dépouille ici l'écorce individuelle pour atteindre à l'intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d'une âme.

  • Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du dionysiaque s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • Pâris, le jeune prince troyen, a enlevé la belle Hélène et la retient derrière les remparts de sa cité. Pour la reprendre, les Grecs assiègent Troie et engagent dans la bataille leurs plus grands héros. Mais les dieux de l'Olympe s'en mêlent, et chacun choisit son camp. Quelle sera l'issue de ce terrible combat?

  • Dans le Paris du XVe siècle, la belle Esméralda fait battre le coeur de tous. Mais la jeune bohémienne n'a d'yeux que pour le capitaine Phoebus. Enlevée par l'archidiacre Frollo qui la convoite, sauvée par Quasimodo, le sonneur de cloches difforme, elle sera finalement accusée de sorcellerie, puis pendue.

  • Publié à titre posthume en 1869, Le Spleen de Paris, également connu sous le titre Petits poèmes en prose, fut conçu comme un « pendant » aux Fleurs du Mal. Baudelaire y fait l'expérience d'une « prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ».
    Explorateur des méandres de la ville et de la noirceur de l'âme humaine, le poète saisit sur le vif des scènes de la vie urbaine, croquant les saltimbanques, les bourgeois élégants et les ouvriers, les femmes du monde et les prostituées. Au-delà du fait divers ou de l'anecdote, tour à tour lyriques et cyniques, résignés et révoltés, les poèmes du Spleen de Paris célèbrent les paradoxes de la métropole moderne, illuminée par le fantasme de rivages lointains et de paradis perdus.

    Dossier
    1. Genèse et contexte
    2. Accueil critique et première réception
    3. Baudelaire moraliste
    4. L'esprit lycanthropique

    Cette édition numérique comporte un dossier de textes enrichi, ainsi qu'une bibliographie complète.

  • « Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »

    Le Corbeau, le Renard, le Lièvre, la Tortue...
    Si Jean de La Fontaine met en scène les animaux, ce sont pourtant bien les travers des hommes que le poète épingle !
    Découvrez trente fables pleines de sagesse, pour apprendre à vous méfier des jeux d'apparence, ou encore qu'il est bon d'être rusé...
    Mais attention, car tel est pris qui croyait prendre !

  • Edition enrichie (Introduction, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Des Poèmes saturniens, entendons qu'ils sont placés sous le signe de Saturne. Ils seront donc inspirés : il n'était pas inutile de l'affirmer alors que régnaient encore des versificateurs parnassiens. Ils seront aussi baignés d'une rêverie douce et savante, tandis que le poète tournera son regard vers l'intérieur. Point ou peu de récits ou d'anecdotes. Ici l'on se souvient, l'espace d'un sonnet, sur un air de chanson grise. Tout semble simple. Tout est savant, mais d'une technique si maîtrisée qu'elle a cessé d'être visible, au point que beaucoup s'y sont trompés. Verlaine est un poète à la fois immédiat et difficile. Il exige donc une annotation riche et précise, une attention à la langue et à la prosodie, alors, mais alors seulement, comme l'avait dit à peu près Ovide : « Maintenant, va, mon Livre, où le hasard te mène ! »Édition commentée et annotée par Martine Bercot.

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Ce livre [...] semble être écrit dans le langage d'un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l'inquiétude, des contradictions et un temps d'avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l'hiver, tout autant qu'à la victoire sur l'hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée... La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
    « Gai savoir » : qu'est-ce sinon les saturnales d'un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement, sans se soumettre, mais sans espoir, - et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l'espoir de guérison, par l'ivresse de la guérison ? [...] « Incipit tragædia » - est-il dit à la fin de ce livre d'une simplicité inquiétante : que l'on soit sur ses gardes ! Quelque chose d'essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute...
    Friedrich Nietzsche.
    Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite, Le Gai Savoir confirme et renforce le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L'idéal, la nécessité de l'héroïsme en philosophie, l'analyse de la décadence, mais aussi le principe de l'éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion : c'est un véritable bréviaire du « nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.
    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Introduction et notes par Marc Sautet. 

  • Drive

    Hettie Jones

    "et donc jeunes femmesvoici le dilemmequi est en soi la solutionj'ai toujours été à la foissuffisamment femme pour être émue aux larmeset suffisamment hommepour conduire ma voiture dans n'importe quelle direction"

    Il y a deux façons de présenter Hettie Jones, née dans une famille juive de Brooklyn en 1934. La première, c'est de rappeler qu'elle fut l'épouse de LeRoi Jones, artiste afro-américain qui rejoindra le mouvement des Black Panthers. La seconde, c'est de dire que cette écrivaine, qui côtoya Allen Ginsberg, Thelonious Monk, Jack Kerouac ou Billie Holiday, est l'une des voix majeures de la Beat Generation. Une femme d'exception qui conduit sa vie une main sur le volant et une main dans les airs.

  • Cette nuit-là Nouv.

    Cette nuit-là

    Aurélie Masse

    • Slalom
    • 9 Septembre 2021

    Quelques secondes pour s'effondrer, une nuit pour se relever, la vie pour se reconstruire.
    C'est l'histoire de Gabriel, l'insoumis pétillant, Agathe, la fêtarde insouciante, Alex, l'élève parfait, Sarah, la discrète mal dans sa peau. C'est aussi et surtout l'histoire d'Eden, dont l'aura suffit à combler le mutisme. C'est l'histoire d'un secret, de gestes déplacés qui mènent un jour à l'inconcevable... Durant une nuit, le temps s'arrête et cinq vies basculent.

  • Poésies

    Stéphane Mallarmé

    Pour Mallarmé, l'expérience du réel est trop subtile et trop complexe pour être communiquée par le langage courant, l'« universel reportage ». Le poète, cédant l'initiative aux mots, permet au dire de retrouver sa virtualité par un jeu infini de correspondances. À la tradition de l'énonciation claire et directe, chère à Boileau et à ses successeurs, il oppose une poétique de l'allusion, de la suggestion et du mystère.
    Chantre de la modernité, le poète symboliste lance un défi au lecteur : en faisant appel à son imagination créatrice, c'est à lui de déchiffrer le sens du poème. Car « nommer un objet, écrit Mallarmé, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve ».

  • Veuf, Hugues Viane s'est exilé à Bruges et parcourt tous les jours, inconsolé, les venelles de la ville aux mille canaux. Ses marches mélancoliques conduiront l'esseulé à rencontrer, un soir de brume, une femme ressemblant étrangement à celle qu'il a perdue.

    Pièce d'orfèvrerie stylistique, Bruges-la-Morte (1892) est un roman-phare, somptueux et méconnu, de la littérature "fin de siècle".

  • Maltraité par un beau-père tyrannique, le jeune David Copperfiled est arraché à sa mère et envoyé dans la terrible Pension Salem. Abandonné, exploité, il est sauvé d'une enfance misérable par l'affection de sa tante. Mais bien des épreuves attendant encore David avant qu'il ne parvienne à se construire une vie d'homme et à trouver le bonheur...

empty