Littérature traduite

  • Ce roman est le compte rendu à la fois nostalgique et espiègle de la randonnée qu'effectua Stevenson avec une ânesse obstinée dans les Cévennes en 1878. Tandis que l'animal réinvente, à mesure de sa fantaisie, le chemin du voyage, son maître se prend peu à peu aux joies de l'errance. Éloge de la lenteur et du goût pour l'inutile, Voyage avec un âne dans les Cévennes nous invite « à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée » (Henry James).

  • Dans La lumière qui s'éteint, le lecteur trouve matière à émotions fortes : l'amour, la guerre, la mort y sont évoqués sur un fond d'exotisme qui plaît aux amateurs de romans d'aventures. L'imaginaire et le réel y sont habilement mêlés. Le texte a le parfum de l'expérience vécue tout en faisant la part belle aux espérances irréalisées et peut-être irréalisables. Et surtout, au terme d'une existence agitée qui connaît les sommets de la gloire et les abîmes du désespoir, la mort triomphe, qui seule peut apaiser les souffrances du héros, Dick Heldar. Délaissant le monde indien, Kipling situe son action en Angleterre et au Soudan et, de plus, il s'y met en scène. L'affection particulière qu'il garda toujours pour ce roman dit clairement qu'il y mit beaucoup de lui-même.

  • « Jai trouvé un escargot dans les bois. Je lai rapporté, il est là, sous les violettes. Ah bon ? Mais pourquoi le mettre à lintérieur ?
    Je ne sais pas. Je me suis dit que ça te ferait peut-être plaisir. » Alitée à la suite dune mystérieuse maladie, Elisabeth reçoit un terrarium garni de violettes dans lequel se cache un escargot. Observatrice attentive et bientôt passionnée des allées et venues de ce petit être étrange, elle apprend avec lui la patience, lobstination, et le miracle du vivant. Les déambulations de lescargot sauvage tracent le contour dun monde mystérieux et jettent une lumière neuve sur notre propre humanité : voici lhistoire dune guérison, une formidable leçon de vie.
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  • Les expériences que je relate dans ce volume me sont arrivées personnellement durant l'été 1902. Je suis descendu dans les bas-fonds londoniens avec le même état d'esprit que l'explorateur, bien décidé à ne croire que ce que je verrais par moi-même, plutôt que de m'en remettre aux récits de ceux qui n'avaient pas été témoins des faits qu'ils rapportaient, et de ceux qui m'avaient précédé dans mes recherches. J'étais parti avec quelques idées très simples, qui m'ont permis de me faire une opinion : tout ce qui améliore la vie, en renforçant sa santé morale et physique, est bon pour l'individu ; tout ce qui, au contraire, tend à la détruire, est mauvais.

  • « Le boa et la fourmi », « la feuille verte et la feuille morte »,  « le villageois dodu et le berger », « les deux orphelins », « le  malade et la maladie », « la force du silence », « le taro et ses  voisins », etc., sont autant de récits sous-tendus par un dessein  précis : transmettre aux jeunes les valeurs fondamentales de la vie, à  savoir l'honnêteté, la solidarité, et la paix. Au fil des pages,  l'auteur utilise le langage du cour pour aider les lecteurs  (principalement les jeunes) à se regarder dans la glace et à envisager  l'avenir dans la pugnacité de vaincre, en dépit du pessimisme ambiant.

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