• Émile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l'invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l'accompagner...
    C'est l'histoire d'un adolescent né dans une famille inclassable, l'histoire d'un premier amour, miraculeux et fragile. C'est l'histoire d'un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.
    Un roman où l'humour se mêle à l'émotion, dans la lignée de La Vie devant soi de Romain Gary, de L'attrape-coeurs de J. D. Salinger, ou du film Little Miss Sunshine.

  • Cipriano Parodi est submergé par son imagination d'où jaillissent des personnages échappés des plus extravagants romans d'aventures et qui l'obligent à écrire. Accompagné de la cohorte de ses créatures, il se présente au rendez-vous fixé à New York par Caspar Jacobi, l'Alexandre Dumas des temps moderne... Commence une descente infernale dans les méandres d'un roman machiavélique.

  • "J'ai toujours cru que lorsqu'un homme se met dans la tête de venir au bout d'un projet quelconque et qu'il ne s'occupe que de cela, il doit y parvenir malgré toutes les difficultés ; cet homme deviendra grand vizir, il deviendra pape, il culbutera une monarchie pourvu qu'il s'y prenne de bonne heure." Le récit de ce qui restera sans doute la plus extraordinaire aventure de Casanova : sa spectaculaire évasion de la prison des Plombs.

  • À la lecture de cet énigmatique ouvrage, Schultz sera projeté dans une aventure frénétique entre Londres et Venise au début du XIXe siècle, pleine de la passion fiévreuse du jeune Jacob Flint pour la volcanique Nina, patronne de la Taverne du doge Loredan et maîtresse d'un gentleman contrebandier exhalant une infâme puanteur et harcelé par deux corbeaux parlants. D'abord intrigué, Schultz est bientôt surpris puis fasciné par les étranges affinités qu'il se découvre avec Jacob Flint.

  • En toile de fond, les années 1920 et la montée du fascisme. Au premier plan, les vies croisées de trois vieilles familles vénitiennes qui habitent le même palais sur les Zattere, à Dorsoduro. Au centre de ce microcosme, la jeune Giovanna occupe une place spéciale dans le coeur du narrateur, Giorgio Partibon, spectateur aussi indulgent qu'implacable. Amitiés, antipathies, amours et chagrins s'entrelacent dans un récit où la ville, Venise, est toujours incontournable et, au fond, immuable.

  • 'Ils passèrent dans la gondole, et ce fut de nouveau le même enchantement : la coque légère et le balancement soudain quand on monte, et l'équilibre des corps dans l'intimité noire une première fois puis une seconde, quand le gondoliere se mit à godiller, en faisant se coucher la gondole un peu sur le côté, pour mieux la tenir en main.
    - Voilà, dit la jeune fille. Nous sommes chez nous maintenant et je t'aime. Embrasse-moi et mets-y tout ton amour.
    Le colonel la tint serrée et la tête rejetée en arrière ; il l'embrassa jusqu'à ce que le baiser n'eût plus qu'un goût de désespoir.'

  • 'Dans les trains de nuit, mon boulot, c'est le sommeil des autres.
    Mais quand il s'agit de veiller sur un dormeur que l'Europe s'arrache, quand les contrôleurs, les douaniers et les énervés du cran d'arrêt cherchent à me poinçonner, je regrette le doux temps de l'Orient-Express...
    Tout ce que je désire, c'est éviter de me faire descendre à la prochaine...'

  • Des mails qui traversent lAtlantique entre Venise et New York. Un peintre du XVIe siècle qui peine à simposer parmi les artistes de la Sérénissime et que lon surnomme «tintoretto», «petit teinturier». Un inspecteur vénitien qui ignore tout de la peinture de la Renaissance, mais voudrait comprendre. Mais où sommes-nous? Dans la Venise des Doges ou dans celle des vaporetti? Les deux. Car pour résoudre le mystère qui entoure plusieurs assassinats, il faut parfois remonter très loin dans le temps Et le télescopage des siècles fait de ce roman un polar bien particulier.

  • Pour l'anniversaire des 500 ans de sa mort, ce livre montre comment le génie universel de la Renaissance, entre mille et une inventions, est aussi à la source de l'opéra moderne, de ses décors et de leur magie. Une relecture de Vinci en chantant.
    Architectures, machineries, musiques, odes, lumières, voix et corps en mouvement : pour Léonard de Vinci, la scène aura été le premier lieu de ses inventions et de leur incarnation. Plus encore que pour ses oeuvres picturales, le Quattrocento l'aura célébré pour ses spectacles lyriques sans précédent. Plus d'un siècle avant Peri, Caccini et Monteverdi, ils auront marqué l'avènement des premiers opéras.
    Ce sont cette invention et cette révolution que révèle ici Olivier Lexa. Quatre années de recherche lui ont été nécessaires pour réunir livrets, notes et croquis, indications de mises en scène de Léonard de Vinci ainsi que les témoignages de ses contemporains. Ces documents inédits, racontés et commentés avec intelligence et sensibilité, nous confrontent à une évidence : l'opéra permet à l'artiste de réaliser ce que la peinture et le dessin lui interdisent. En un temps de renouveau de la théâtralité et du champ des passions, son génie est de rassembler en une totalité visuelle les diverses innovations artistiques et philosophiques de la Renaissance.
    Alliance remarquable entre découverte scientifique et divulgation culturelle, cet essai inaugural dévoile un pan méconnu mais essentiel de la vie et de la vision du plus universel des esprits humains. À ce point extrême où, avec lui, tout se fait dramaturgie.

  • Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement.
    Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde.
    Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel.
    Quarante ans d'histoire de l'Église dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.

  • Le consul

    Ralph Rummey

    Le Consul, livre d'entretiens avec Gérard Berréby, retrace la vie du peintre Ralph Rumney : son enfance en Angleterre, sa découverte du marxisme, de la peinture... et ses innombrables rencontres. Dandy nomade, sa route croisera celles de Debord et des lettristes, de Marcel Duchamp, Max Ernst, Georges Bataille, Peggy Gugghenheim, William Burroughs, Cobra et l'Oulipo... Dans cette nouvelle édition abondamment illustrée, les anecdotes se mêlent aux réflexions théoriques et aux souvenirs sur Guy Debord, Asger Jorn ou Yves Klein. On retrouve intacte l'élégance d'un artiste dont le talent fut aussi de se trouver toujours là où bouillonnaient idées et agitateurs : une existence à l'image de son art, comme une expérimentation perpétuelle.

    Ralph Rumney est né à Newcastle le 05/06/34. Fils d'un vicaire issu de la classe ouvrière, il découvre adolescent Sade, Marx et les surréalistes. Il décline son admission à Oxford pour rejoindre les Beaux-Arts, qu'il abandonne. Objecteur de conscience, il fuit l'armée en partant à Paris et rencontre Debord. En 1957, il participe à la fondation de l'Internationale Situationniste, dont il sera exclu en 1958. Son oeuvre comprend peintures, photographies, moulages, montages. Il décède le 6 mars 2002.

  • Il n'existe aucune histoire de Venise à l'époque médiévale en langue française. Ce guide, signé par un historien qui a passé plusieurs années dans les Archives de la Sérénissime République et possède une connaissance intime de la ville, de ses monuments et de ses habitants, met à la disposition du public une histoire renouvelée d'une ville au sommet de sa puissance.
    L'auteur examine les étapes mouvementées de la construction d'un état aristocratique, de la conjuration de B. Tiepolo (1310) pour renverser l'hégémonie du Sénat au sein du gouvernement, jusqu'aux menées monarchistes avortées de M. Faliero (1355). S'appuyant sur une prospérité commerciale dynamique, Venise tente de conserver son impérialisme maritime en luttant contre la redoutable Gênes ou la puissante famille milanaise des Visconti. Sous l'impulsion des Doges, de Dandolo (XIIe siècle) à Foscari (XIVe siècle), Venise s'appuie sur sa noblesse marchande (la famille Polo bien sûr) pour conforter son rayonnement.
    Les hommes qui ont fait cette grandeur occupent la seconde partie de ce guide, avec leurs difficultés (pauvreté, épidémies), leurs croyances (foi et charité), leur culture, la vie familiale, la place de la femme et de l'enfant. Mais Venise est aussi un très grand foyer intellectuel et artistique qui attire encore aujourd'hui des millions de visiteurs venus admirer ses palais, ses places, ses églises, ses musées, l'architecture, les mosaïques, la peinture, la sculpture. L'eau est omniprésente, qu'il a fallu maîtriser, conserver, protéger. L'eau et l'urbanisme sont les deux grands acteurs de cette histoire comme le rappelait déjà le chroniqueur Marino Sanudo Torsello, «Les Vénitiens ont été nourris de l'eau».

    Jean-Claude Hocquet est historien, professeur à l'université de Lille III et directeur de recherche au CNRS. Amoureux de Venise, où il se rend tous les ans, il en est un éminent spécialiste. Aux Belles Lettres, il a publié Venise au Moyen Âge (Guide Belles Lettres des civilisations, 2003), Venise. Guide culturel d'une ville d'art de la Renaissance à nos jours (2010) et Venise et le monopole du sel - Tomes I & II. Production, commerce et finance d'une République marchande (2012).

  • Ce roman abyssal relève un défi sans précédent sous le soleil de la littérature : établir une théorie générale des triangles amoureux ; et, accessoirement, écrire une Histoire universelle de l'adultère. La matière est abondante, comme on sait.
    À partir de seize récits énigmatiques exemplaires - venus des rives de l'Amazone, de Rio de Janeiro, de Venise, de Babylone ou de l'île de Pâques -, Alberto Mussa, méthodique et facétieux, enquête sur les fâcheuses tendances à la triangulation amoureuse de notre inconstante humanité.
    Il parvient ainsi à percer le secret du Mouvement pendulaire, clé de voûte d'un livre plein de surprises qui, à la façon des écrits de Jorge Luis Borges, repousse l'art de la fiction dans l'ordre de l'infini.

  • AVenise, en 1328, le bonheur est-il possible pour Giulia, une belle et noble orpheline élevée par une tante tyrannique, lorsqu'elle tombe amoureuse d'un jeune marchand, Samuel, d'origine juive ? Et, de surcroît, lorsqu'elle découvre qu'elle attend un enfant ? Et un avenir heureux est-il encore possible pour Nicoleta, jeune fille du peuple qui, violée un soir alors qu'elle rentre chez elle, devient enceinte ? Les deux femmes vont accoucher dans le secret le plus absolu - l'une de jumeaux, l'autre d'un garçon - et devront abandonner leurs enfants, confiés à des familles adoptives. La loi du temps, impitoyable, n'admet pas le scandale... Giulia entre au couvent, Nicoleta quitte Venise pour devenir apprentie chez un couturier.
    En suivant le destin de ces jeunes femmes appartenant à des milieux sociaux si différents, Valeria Montaldi nous entraîne dans d'extraordinaire aventures. Car toutes deux vont connaître des vies mouvementées, mais n'oublieront jamais ces enfants qu'elles n'ont pu entourer de leur affection. Vingt ans plus tard, un destin providentiel va les mettre en présence et les jeter dans une intrigue palpitante. La vérité finira-t-elle par triompher ?
    Vivre à Venise, à l'époque, c'est aussi risquer la mort dans un terrible tremblement de terre, un raz de marée meurtrier, des accidents dont on sort estropié, une effroyable épidémie de peste qui décime la population.
    Mais l'amour est plus fort que la mort. Et les visages lumineux de Giulia et de Nicoleta rayonnent sur ce magnifique roman aux rebondissements incessants.

  • 29 mars 1516. La Sérénissime impose aux Juifs de Venise de se regrouper dans le lieu-dit «Geto», à l'extrémité nord de la ville, sur une île encerclée par des canaux. Deux portes, ouvertes le matin et refermées le soir à minuit, donneront désormais accès à ce lieu. Les habitants pourront le quitter dans la journée pour exercer leur profession, mais la nuit seuls les médecins seront autorisés à sortir pour soigner les Chrétiens hors les murs. Le premier ghetto est né. Son appellation sera désormais associée à tous les lieux de ségrégation dans le monde. Aujourd'hui, 500 ans après, nous nous posons d'innombrables questions concernant cette mesure. Qu'est-ce qui l'a motivée? Comment la communauté juive l'a-t-elle acceptée? Était-elle d'ailleurs ressentie comme une contrainte ou comme s'inscrivant dans une politique générale de la République vénitienne vis-à-vis des communautés étrangères? Quelle a été la vie dans ce lieu de confinement durant les 300 ans qui ont précédé la suppression des portes par Napoléon? Depuis l'institution du «lieu clos» jusqu'au processus d'assimilation, dans une approche qui englobe Venise dans son ensemble, ce livre met en lumière les relations qui, malgré la réglementation, existaient entre la Communauté et le reste de la société civile, et aussi la vie de la plus importante ville cosmopolite du bassin méditerranéen.

  • Clair, concis, enrichi de nombreuses illustrations et doté d'utiles index, ce guide unique en son genre, écrit par un admirateur, éminent connaisseur de la Lagune, retrace de la Renaissance à l'orée du XXIe siècle le développement historique et artistique de Venise, capitale d'un État qui fut puissant en Europe. Il donne au lecteur et au voyageur toute l'information utile à la découverte de la Venise contemporaine, de ses difficultés, de ses habitants.

  • Roman «Parmi les statues (...) se dressait le quadrige doré qui semblait piaffer comme s'il allait s'élancer sur la ville.
    - Quelle merveille ! s'écria Angelo. Comme je comprends le doge d'être tombé amoureux de ce chef-d'oeuvre.
    - Au point d'avoir détourné une sainte croisade pour s'en emparer ! continua Guillaume.» Au début du XIIIe siècle, le preux chevalier Guillaume d'Amiens décide de s'engager dans la IVe croisade. Mais bravoure et dévouement ne suffisent à mener à bien une telle aventure. Faute d'argent pour payer le voyage, les croisés sont contraints de passer un accord avec le doge de Venise : ce dernier fournira les galères, et en échange l'expédition participera, aux côtés des Vénitiens, à la prise de Constantinople... et au pillage de ses oeuvres d'art. N'en oubliera-t-elle pas sa mission initiale : déloger les Sarrasins de Jérusalem ?

  • Dans les années où éclosent, en Europe, les forces qui renverseront l'Ancien Régime, à Venise, une jeune femme, Consuelo, fille d'une pauvre chanteuse bohémienne, apporte au théâtre, avec sa voix exceptionnelle, son génie. Roman historique, roman d'amour, roman musical, composé sans plan, au fil de la plume, chaque mois, pour paraître en feuilleton, en 1842, dans la Revue indépendante que George Sand venait de fonder avec le socialiste Pierre Leroux et Louis Viardot, Consuelo est aussi l'oeuvre où l'auteur exprime le plus librement, et fortement, sa conception de l'histoire. Ce « roman de formation » incarne le désir de connaissance des femmes. Ici est mise en voix la nouvelle vénitienne qui fut la matrice du roman et de sa suite, La Comtesse de Rudolstadt.

  • En 1950, Hemingway est au sommet de son art. Il vit à Venise avec son épouse Mary mais s'éprend d'une jeune aristocrate, Adriana Ivancich. Surgissent alors deux personnages de Pour qui sonne le glas qui s'immiscent dans son existence. Roberto, un jeune étudiant italo-américain, cherche à tout prix à rencontrer le grand écrivain. Maria, une jeune femme extravagante, vient de quitter le baron Persi, qu'elle a épousé à contrecoeur, créant le scandale dans une ville où tout se sait. Au hasard des campi et des calli de Venise, elle croise Roberto. C'est le coup de foudre.
    Poursuivi par la police, qui prend Roberto pour un kidnappeur, le couple arpente en une journée, avec l'aide d'Hemingway, cette Venise crépusculaire. Qui se sauvera et qui périra ? Alberto Garlini mène avec justesse et virtuosité cette fantaisie vénitienne échevelée en forme d'hommage au grand écrivain américain.

  • « Mattea était une fort belle créature, âgée de quatorze ans seulement, mais déjà très développée et très convoitée par tous les galants de Venise. Ser Zacomo, son père, ne la vantait point au-delà de ses mérites en déclarant que c'était un véritable trésor, une fille sage, réservée, laborieuse, intelligente... Mattea possédait toutes ces qualités et d'autres encore que son père était incapable d'apprécier, mais qui, dans la situation où le sort l'avait fait naître, devaient être pour elle une source de maux très grands. Elle était douée d'une imagination vive, facile à exalter, d'un coeur fier et généreux et d'une grande force de caractère. » G.S.

  • Giorgione?? L'un des plus singuliers et les plus passionnants mystères de l'histoire de la peinture. Avec un corpus presque impossible à reconstituer et une carrière étonnamment brève, il demeure la figure mythique de l'histoire des arts à Venise. Pour aborder l'art de Giorgione, Chastel nous invite à concevoir la dolce vita vénitienne au début du xvie siècle. Peintre de prédilection et animateur d'une «?jeunesse dorée un peu folle?», c'est souvent à lui que sont destinées les commandes de tableaux privés auxquels il sait insuffler cette dimension poétique et cette facture inédite qui feront sa renommée. Il suscitera l'admiration de ses contemporains, Dürer le premier, et ses fresques inspireront des pages enflammées à Vasari. Mais sa fortune critique ira bien au-delà, jusqu'aux écrits célèbres de John Ruskin et de Marcel Proust...

  • Surgie de l'eau et de la boue, au coeur des lagunes, Venise a été l'objet d'un façonnement et d'un soin jaloux et quotidien qui n'ont connu aucune trêve. Car il fallait mener dans un site fragile, que l'on pensait providentiel, la défense contre les périls des eaux saumâtres au milieu desquelles les hommes s'étaient tôt installés. Sans cesse des pilotis furent enfoncés et remplacés, des digues élevées et renforcées, des canaux creusés et curés, de la terre charriée et amassée pour conquérir toujours plus d'espace. Le travail de création vénitienne fut aussi un immense effort et une longue oeuvre de construction de ponts et de quais, de palais et d'églises, de maisons et d'entrepôts... De la sorte, jour après jour, année après année, la ville a été inventée, dans un mouvement toujours continué qui tendait vers l'élaboration d'une beauté formelle ; par cette exigence de théâtralité monumentale, il s'agissait de mettre en représentation l'imaginaire d'une grâce divine. Mais Venise, aux derniers siècles du Moyen Age, ne fut pas qu'un décor de pierres et de briques : elle a été aussi façonnée par les pas, les postures et les mots des hommes. Et fut ainsi modelée une culture urbaine dévoilant les rapports que les Vénitiens entretenaient avec leur histoire. C'est cette invention de Venise qui est ici reconstituée jusqu'au moment où, vers 1500, elle semble atteindre une plénitude.

  • Gelato, le chat tambourineur, et sa meilleure amie, Violetta la flûtiste, débarquent à Venise. Le duo vit de musique sur la Piazza San Marco mais, un jour, la petite fille disparaît. Gelato la cherche en vain. Massimo le gondolier lui propose son aide.

  • Un vieux doit-il se marier ? Et avec un jeune femme ? Ces questions que se pose Poggio Bracciolini sont un serpent de mer encore bien vivant. Ce serpent, fin 97 encore, reparut dans la lagune de Venise à l'occasion du mariage de Woody Allen. Les journaux italiens titraient : "Un si fatidico". Fatidique ? Reste à savoir pour qui.
    Au XVe siècle, la différence d'âge entre les époux choque les esprits, et le discours populaire avance des arguments pécuniaires pour justifier une union qui contrevient à l'ordre social, dans laquelle l'amour est non seulement impossible, mais encore impensable. Le barbon amoureux, guetté par l'épuisement ou l'impuissance, est un personnage de comédie.
    A 55 ans, ce célibataire endurci qu'est Le Pogge (Poggio), "vieillard" encore bien facétieux qui figure à l'Index, décide de s'unir à une jeune fille : elle est belle, elle est riche, il est célèbre. Vont-ils être heureux et avoir beaucoup d'enfants ? Voici, de 1436, des nouvelles d'une actualité brûlante, d'un homme qui sut mettre un peu d'art dans sa vie et un peu de vie dans son art.
    Ce livre s'adresse à ceux qui veulent se marier, à ceux qui refusent de le faire, et à ceux qui l'ont déjà fait.

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