• Les Impatientes

    Djaili Amadou Amal

    • Lizzie
    • 8 Avril 2021

    Prix Orange du livre en Afrique 2019Prix Goncourt des lycéens 2020Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : " Au bout de la patience, il y a le ciel. " Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
    Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

  • Ami noir : Généralement utilisé comme gilet pare-balles dans une conversation stérile. Exemple : "Je ne peux pas être raciste, j'ai un ami noir." À travers ce lexique irrévérencieux, véritable guide de survie dans une société dite post-coloniale, Piment, collectif formé de quatre passionnés de cultures afro-diasporiques - Célia Potiron, Christiano Soglo, Binetou Sylla et Rhoda Tchokokam - et auteur d'une émission culturelle diffusée sur Radio Nova, proposent cette oeuvre protéiforme regroupant leurs propres définitions et réflexions sur des mots et des expressions anciens ou modernes, nécessaires ou superflus, politiques ou humoristiques. Palais sensibles, s'abstenir !

    Formé en mai 2017, à l'époque des premiers balbutiements de l'industrie des podcasts « afros » en France, le collectif Piment anime une émission culturelle diffusée sur Radio Nova et largement écoutée en podcast. Il réunit quatre passionnés de cultures d'Afrique et de sa diaspora : Célia Potiron, Binetou Sylla, Rhoda Tchokokam et Christiano Soglo.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité

    Pourquoi parler des mondes arabes ? Quel avenir pour les pays arabes ? La colonisation a-t-elle aujourd'hui encore une influence ? Quelles trajectoires depuis les indépendances ? Le monde arabe est-il bien ou mal parti ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est- illustré de cartes, graphiques et tableaux. Cette nouvelle édition entièrement mise à jour comprend des cartes inédites.


    "Didier Billion décrypte avec aisance les tumultes et les crises qui secouent les mondes arabes, nous amenant ainsi à une meilleure compréhension de ses enjeux."
    Pascal Boniface

  • Généalogie d'un monde multipolaire

    De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante 75 ans de relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité.
    Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai didactique - mis à jour à l'aune des récents événements (élection de Jair Bolsonaro, dernières décisions radicales de Donald Trump, crise du Covid-19...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
    Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Résumé
    Un après-midi d'été, l'écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
    Mongo demande : comment faire pour s'insérer dans cette nouvelle société ?
    Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
    C'est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d'un livre de Laferrière:« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu'à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n'échappe à cette règle implacable, qu'on soit du pays ou non.» Laferrière raconte ici quarante années de vie au Québec. Une longue lettre d'amour au Québec.

    Échos de presse
    Si le livre semble s'adresser d'abord à Mongo, puis au nouvel immigré au sens plus large, il se veut aussi un miroir offert aux québécois, à ceux que Dany désigne comme les natifs. C'est fait avec humour, et beaucoup d'amour.
    Danielle Laurin, Le Devoir

    Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo se décrit comme une lettre d'amour au Québec. Un livre dans lequel il mélange joyeusement les genres, lui qui se dit obsédé par l'idée d'ennuyer son lecteur. On y trouve un dialogue entre un homme qui connaît aujourd'hui le Québec de l'intérieur et un jeune immigrant, Mongo, qui veut bien sûr tout conquérir en une nuit (et plus particulièrement une jeune fille). Conversations interrompues par les notes, observations et chroniques à la radio de l'homme établi, le tout menant à une espèce de manuel expliquant comment infiltrer une nouvelle culture.
    Chantal Guy, La Presse +

    À Mongo qui s'engouffre dans nos petits matins glacés, en émergeant de son deux et demie, Dany Laferrière demande : « Qui t'avait promis le paradis ? » L'exil transformera le nouveau venu. Les vieux enfants du sol à son contact également. D'autres écrivains d'ailleurs mêleront leurs souvenirs aux découvertes. D'autres émigrés se briseront les ailes sur des murs d'étrangeté, de nouvelles unions mélangeront leurs racines. Reste à se souhaiter d'offrir à tout le monde une langue vibrante pour mieux se parler.
    Odile Tremblay, Le Devoir

    Un livre plein de tendresse
    Marie-Louise Arsenault, Radi0-Canada/Plus on est de fous, plus on lit

    Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d'amour au Québec. On retrouve avec plaisir le ton à la fois léger et sérieux de cet écrivain d'exception, son amour pour le Québec et pour la vie, son humour fin, sa sensibilité et la qualité du regard qu'il porte sur l'humain.
    Marie-France Bornais, Journal de Montréal

    L'auteur
    Dany Laferrière, né le 13 avril 1953 à Port-au-Prince en Haïti, reçoit le prix Médicis en 2009 pour L'Énigme du retour. Il est élu à l'Académie française en 2013. Il a publié chez Mémoire d'encrier Les années 80 dans ma vieille Ford (2005), Tout bouge autour de moi (2011), Journal d'un écrivain en pyjama (2013) et Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo (2015).

  • Un petit recueil des plus beaux proverbes d'Afrique. À méditer sans modération !Plus de 150 perles de sagesse, à picorer, méditer et partager !
    Là où le coeur est, les pieds n'hésitent pas à aller. TOGO
    Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite, mais le rêve. MALI
    Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra. CENTRAFRIQUE

  • « Le temps est venu de panser nos blessures », proclame Nelson Mandela lorsqu'il devient le premier président noir de la République d'Afrique du Sud en 1994. Quel long chemin d'intolérance a mené les Sud-Africains au système de l'apartheid et comment vivent-ils avec ce passé douloureux depuis ? Gilles Teulié retrace l'histoire de ce pays jamais en paix avec lui-même, et pourtant l'un des plus prometteurs d'Afrique.

    La pointe sud de l'Afrique, passage obligé vers l'Orient, fut toujours une terre de migrations. Toutefois, rien ne laissait présager que du simple comptoir fondé en 1652 au Cap par le Néerlandais Jan Van Riebeeck naîtrait une colonie si florissante. Calvinistes néerlandais, luthériens allemands du Nord de l'Europe et huguenots chassés de France s'implantèrent dans cette terre promise, au prix de luttes mortelles avec la mosaïque d'ethnies qui la compose. Mais l'espoir d'une cohabitation pacifique s'éloigne tandis que les Afrikaners et les colons anglophones se défont en partie de la tutelle britannique en 1910. La suprématie blanche guidera sa destinée jusqu'à ce que le célèbre détenu de Robben Island sonne l'heure de la réconciliation raciale.

    Des premiers peuplements à l'émergence de l'empire zoulou, de la violence inédite des guerres anglo-boers aux premières élections libres, en passant par l'aventure fondatrice du Grand Trek, c'est l'épopée de toutes les identités sud-africaines qui renaît dans cette synthèse riche et vivante où l'on croise aussi bien Gandhi que Winston Churchill. Nombreux restent les défis à relever aujourd'hui pour cette société aux onze langues officielles mais la « nation arc-en-ciel », membre des Brics et acteur international majeur, n'en reste pas moins un pays d'avenir.

  • "Ai été nommé garde-chasse honoraire et à cause des événements (la rébellion mau-mau), fais ici office de garde-chasse suppléant. C'est une vie de première classe", écrit Hemingway depuis son camp de safari, au Kenya, en janvier 1954.
    Écrit au lendemain de deux accidents d'avion survenus au Congo belge, mis en forme par son fils Patrick, ce roman inédit de Hemingway forme le contrepoint des récits africains et du premier safari que fit l'écrivain. Au pied du Kilimandjaro, en compagnie de sa quatrième femme, Mary, qui elle aussi est décidée à tuer son lion, Hemingway, promu gardien de réserve, est chargé de protéger les populations massaï et kamba. Aux descriptions magiques de cette Afrique, où une chose est vérité à l'aube et mensonge à midi, s'ajoute une brève rencontre africaine avec une jeune et ravissante Kamba.
    Dans ce récit, Hemingway mêle les souvenirs du Montana, du Michigan et du Paris de sa jeunesse avec les réflexions sur les écrivains et l'écriture. L'humour féroce alterne avec une nostalgie poignante.

  • Le monde politique ne se résume pas à une juxtaposition dÉtats. Divisé en frontières linguistiques, notre univers découle aussi de Babel : 6000 langues relient lhumanité, autant de cultures. Et celles-ci ont leurs mots à dire dans le jeu géopolitique mondial : plus une langue déborde les frontières de son pays dorigine, plus celui-ci est influent.
    La France a connu, elle, un passé glorieux. Sans la francophonie, elle pèserait peu au niveau international. Certes dans la guerre des langues les États-Unis ont depuis gagné du terrain, comme la Chine
    Le français aurait-il rendu les armes ? Ce livre, qui nous entraîne hors de France, à la découverte de la francophonie, nous convaincra du contraire : dans plusieurs régions du globe, le français est une arme de résistance. Une langue davenir.

    Frédéric Pennel, trente-six ans, est un journaliste français qui a notamment écrit dans Lexpress.fr, Slate, ErnestMag, Le Huffington Post, La Revue Parlementaire, Délits d'opinion. Il sest notamment intéressé à lunivers du livre, à lopinion publique et aux questions internationales. Il a exploré la francophonie dont il a relaté les différentes contrées dans de nombreux articles. Résultat dune enquête menée sur plusieurs années, XXX est son premier livre.

  • La culture doit etre l'un des plus ambitieux projets africains au xxie siecle. Au moment ou la mondialisation et la pandemie de Covid-19 accelerent tous les processus de dematerialisa- tion des economies, il nous faut envisager la culture africaine comme une boussole capable de montrer aux Africains et au reste du monde un nouveau cap.

    Prise dans son acception la plus large, englobant la litterature, les arts vivants, les langues, les arts plastiques, les productions audiovisuelles et cinematographiques, la musique ou l'architecture, la culture doit faire l'objet d'une promotion et d'une strategie de developpement a l'echelle continentale portee par une volonte commune. Il s'agit d'une double revolution, spirituelle et economique, que les civilisations africaines, dans leur formidable diversite, doivent mener pour construire le xxie siecle.

     

    Ode aux richesses eternelles de l'Afrique, a sa jeunesse, a ses talents, a sa creativite, le texte de Moussa Mara est un manifeste qui invite a oeuvrer collectivement a une renaissance culturelle du continent africain, source d'inspiration pour les civilisations du monde entier.

  • Cet ouvrage interdisciplinaire rend compte de l'état de la recherche sur la place et le rôle des socialisations extrafamiliales au coeur du développement des jeunes enfants.

    Les auteurs montrent que les différentes instances de socialisation - familles, structures d'accueil de la petite enfance, institutions scolaires, etc. - n'ont ni les mêmes rôles, normes, valeurs, ni les mêmes fonctions, objectifs et projets éducatifs. Ainsi, les jeunes enfants font l'expérience de modes de socialisation pluriels, aux objectifs éducatifs plus ou moins convergents ou divergents. Ils doivent intégrer des expériences contrastées pour se développer dans un ensemble cohérent et compréhensible. Cette tâche peut se révéler plus difficile pour certains que pour d'autres.

    Les recherches abordent, de manière différente selon leur point de vue disciplinaire et les terrains investis, les questions centrales que posent les instances de socialisation extrafamiliales marquées par des inégalités sociales, économiques, territoriales, culturelles ou encore genrées. Elles ouvrent sur l'analyse de dispositifs spécifiques à penser et à co-construire en protection de l'enfance.

    Voir aussi : Socialisation familiale des jeunes enfants

  • Dans les sociétés africaines, comme chez les Bantous d'Afrique centrale où l'auteur a grandi, une tradition consiste à considérer certains enfants comme des « ndoki » à qui on attribue le pouvoir maléfique de semer le désordre, de nuire à autrui par des actions maléfiques ou de faire mourir n'importe qui par leur seule volonté appelée « Kindoki ». Ainsi, la cause du malheur comme de l'échec personnel est le plus souvent imputée à un autre, le sorcier (enfant ou adulte), supposé avoir le pouvoir de modifier la réalité, de répandre le malheur et la souffrance.

    Derrière le symptôme culturel, les croyances en la sorcellerie dont sont accusés les enfants sorciers, l'auteur montre que peuvent se cacher de véritables structures psychopathologiques ou des conflictualités psychiques qui valent pour tous les enfants à travers le monde. Cet ouvrage a pour but de sortir du relativisme culturel, cette haine douce de la réalité. Il fait le lien entre le singulier de la culture et l'universalité de la subjectivité et, par là, ouvre à une prise de conscience du fondement inconscient à l'oeuvre dans le « traitement » - entre exorcisme et exclusion - des enfants sorciers, considérés comme des enfants sacrifiés ou des fétiches martyrisés. L'auteur rend compte de la manière dont la psychanalyse contribue à éclairer les pratiques sociales au sein des populations migrantes d'origine africaine en France.

  • Le Messager, mercenaire mandaté par la France pour assassiner l'un des leaders d'Al-Qaïda, découvre à la dernière minute qu'il a été trahi par ses commanditaires. Marc Andrieu, spécialiste de l'antiterrorisme, n'est plus que l'ombre de lui-même depuis que sa fille Eva a disparu. Et ces deux solitaires vont devenir les acteurs de la vengeance d'un troisième homme : Julien Vittoz, ancien ministre de la Défense compromis par un échec diplomatique, qui élabore un plan machiavélique pour assurer son retour. Son arme : le Messager, sa cible, Marc Andrieu. Autour de ces hommes, des innocents qui font les frais de ces machinations. Mais on ne manipule pas sans risques ceux qui n'ont plus rien à perdre. Entraînant ses personnages d'Afrique de l'Ouest en France, Doux comme la mort est un thriller plein de surprises.

  • Gagnant combat des livres 2019 Radio-Canada
    Finaliste Prix littéraire Émergence 2019 de l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français
    Gagnant du Combat national des livres Radio-Canada 2019
    Finaliste avec mention spéciale, Prix Ivoire 2017
    Finaliste, Prix littéraire Trillium en langue Française 2018
    Finaliste, Grand prix littéraire d'Afrique noire 2018
    Incontournable de Radio-Canada
    Finaliste, Prix du livre d'Ottawa - Oeuvre de création littéraire, 2018  


    « Autant on a craqué pour Dany Laferrière qui nous faisait découvrir Haïti, autant on a craqué pour Kim Thúy qui nous faisait connaître son Vietnam, on a maintenant Blaise Ndala qui nous fait connaître son Congo, son Afrique. Je veux rendre hommage à la beauté de ses mots, à la poésie de ses phrases, à sa culture incroyable, mais accessible. »
    Marie-Maude Denis, Combat des livres.

    Résumé
    Rwenzori, Afrique des Grands Lacs. Fourmi Rouge et Petit Che traquent les ombres fuyantes du conflit le plus meurtrier depuis
    la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se sont rebellés contre le dictateur qui a coincé le pays entre une espérance de vie en chute libre et une constipation électorale bien carabinée. Ce qui hante pourtant leur esprit dépasse les aléas du jeu politique.
    Leur obsession a un nom : Véronique Quesnel, cinéaste attirée par cette république déclarée « centre de gravité de la misère nègre ». Connaîtront-ils le vrai visage de celle qui, de Montréal à Hollywood, draine les foules ? Parviendront-ils à découvrir la vérité et à s'inventer un avenir ?

    L'auteur
    Blaise Ndala, né au Congo (RDC), vit à Ottawa où il écrit, rêve et travaille. Sans capote ni kalachnikov est son deuxième roman.

  • Une enfance sénégalaise: itinéraires et personnages de la vie quotidienne défilent au gré des jours. Des villes et des quartiers s'offrent à nos yeux étonnés. Au-delà du sentiment géographique, des êtres touchent par leur vérité. Beauté, humour, tendresse, sobriété et simplicité... Comme si l'enfance était un royaume.

  • L'immigration est aujourd'hui au coeur de la cohésion des sociétés et constitue un enjeu d'importance dans les relations internationales. C'est aussi une épreuve nationale comme le sont le chômage de masse, l'exclusion sociale, l'échec scolaire ou l'inégalité homme/femme. Beaucoup d'affirmations sont énoncées sur les populations étrangères qui ne reposent sur aucune réalité empirique, aucune preuve, aucune démonstration satisfaisante : « Les mouvements migratoires remettent en cause les identités nationales », « Les passeurs sont la cause de l'immigration clandestine », « Une politique d'immigration trop laxiste provoque forcément un appel d'air », « Le printemps arabe a provoqué un afflux de migrants sans précédent vers l'Europe », « D'ici 2050, le réchauffement climatique provoquera la migration d'au moins un milliard de personnes », etc.
    Smaïn Laacher, qui fait autorité sur les questions d'immigration et des flux migratoires internationaux, nous propose une compréhension rigoureuse du fait migratoire, de son histoire, de sa complexité contemporaine et de ses enjeux politiques.

  • Sur le mont Gourougou nous fait entrer dans l'intimité d'un groupe de migrants d'Afrique noire, attendant à la frontière entre le Maroc et Melilla de pouvoir passer en Europe. Un roman étonnant qui tient autant de la fable que du récit de survie le plus réaliste.


    À la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla s'élève le mont Gourougou, où sont réfugiés
    des centaines de migrants d'Afrique noire attendant de pouvoir poser le pied en Europe. De cette communauté improvisée, on découvre l'organisation du quotidien, les histoires échangées pour tromper l'ennui, les vices, les jeux, mais aussi la lutte pour échapper aux autorités.
    Jusqu'à l'explosion de ce fragile équilibre, quand certains commerces entre hommes et femmes, tenus secrets jusque-là, sont révélés au grand jour...



    Entre conte et récit de survie,
    Sur le mont Gourougou est un texte puissant et sans pathos, qui évoque l'immigration africaine en Europe en donnant la parole aux migrants eux-mêmes.

  • Quel usage faire du monde ? Jean-Claude Charles, errant aux pieds poudrés, propose dans ses récits de voyage un monde sans visa où la liberté de circuler et d'imaginer est le seul guide. Éloge du vagabondage, de l'errance et de la lecture. « Comment se balader... sans donner des nouvelles de l'état du monde, petits romans, petits portraits, choses vues et entendues, traversées d'histoires, se balader n'importe où, le nez en l'air, renifler l'air du temps [...] prendre le pouls d'une humanité qui se débat, mesurer des climats, engranger des fictions minuscules... »

  • Images et mirages des migrations dans les littératures et les cinémas d'Afrique francophone évoque les thèmes de l'errance et de l'exil dans les productions littéraires et cinématographiques d'Afrique et de la diaspora. Comment se négocient les notions d'espace de soi versus espace de l'autre sur les plans culturels et professionnels? Dans ce rapport postcolonial, comment se vivent l'idéologie communautaire ou le fardeau familial des immigrants au contact de l'individualisme occidental? Quelles solutions sont proposées face aux questions de race, de citoyenneté, de légalité, d'égalité et de préférence épidermique? Au plan esthétique, quels sont les aspects de la représentation du migrant (comiques et dramatiques, esthétiques, etc.) qui sont privilégiés? Comment sont mises en scène les rencontres? Comment éviter les dérives identitaires sur fond de préjugés raciaux et culturels? Comment organiser le vivre-ensemble à l'ère de la mondialisation?
    Les auteurs interrogent-de Herzog à Sembène Ousmane, de Tahar Ben Jelloun à Dany Laferrière, d'Henri Lopès à Alain Gomis, de Mahmoud Zemmouri à Marie Binet- les espaces migrants, symboliques ou réels et leurs représentations.

  • Quand Isabelle annonce à son mari Antoine qu'elle a rencontré un autre homme, c'est un véritable choc. Pour ce père de famille prisonnier d'une vie confortable, la rupture amorce un profond travail d'introspection.
    En pleine tourmente existentielle, Antoine décide de suivre son intuition : tout quitter et partir sur les chemins de Compostelle. Quelques semaines plus tard, après sa rencontre avec une infirmière Andalouse, il s'engage auprès d'elle à apporter des médicaments au Burkina Faso. Il met alors le cap vers l'Afrique.
    De l'autre côté de la Méditerranée, Antoine démasquera-t-il les fantômes qui guident ses pas ?
    Dans ce roman initiatique, Franck Trouvé aborde amour et spiritualité bouddhiste avec délicatesse et sensibilité.

  • C'est l'histoire d'un homme, Waberi Abdulaziz Nuur, devenu Aziz Kassim Mohamed au fil du temps et des deuils. L'homme ne parle plus : il est mort. Il n'est plus là pour raconter les traces que la vie a laissées sur son corps, sa naissance à la frontière du Kenya et de la Somalie, l'exil, ce long et terrible voyage qui l'a mené de la Somalie à Montréal, la perte des siens, l'amour des siens. Sa fille se fait l'interprète de ses rides et de ses cicatrices. Sa voix est empreinte de tendresse pour cet homme, ce père.

  • Comprendre l'Afrique du Sud brosse un tableau des us et coutumes du pays afin de transformer votre séjour ou votre voyage en Afrique du Sud en une expérience réussie.
    Comprendre l'Afrique du Sud est un livre pour mieux saisir toutes les couleurs du pays de Nelson Mandela. Il brosse un tableau des us et coutumes du pays afin de transformer votre séjour en Afrique du Sud en une expérience réussie. Que votre voyage en ce pays ait un but commercial, culturel ou touristique, Comprendre l'Afrique du Sud vous permettra de nouer des relations avec le peuple sud-africain. Il présente un portrait de la vie quotidienne ainsi que toutes les nuances sociales et les particularités culturelles de la civilisation largement métissée d'Afrique du Sud. Le livre s'attarde en outre aux divers codes de conduite à connaître ou à respecter lors de rencontres et de situations de la vie de tous les jours, lors d'invitations chez les habitants ou lors d'événements spéciaux. Il comporte de plus de nombreux conseils pour les francophones désireux de faire des affaires en Afrique du Sud. Ce livre est destiné à tous ceux qui par leur travail ou leurs loisirs sont en relations avec la culture sud-africaine et avec des gens qui vivent ou ont vécu en Afrique du Sud. L'auteure : Journaliste, écrivaine et conférencière, Lucie Pagé partage sa vie entre le Québec et l'Afrique du Sud depuis 1990. Elle a été correspondante pour Radio-Canada et pigiste pour divers médias québécois durant toute l'ère Mandela (1990-1999) ainsi que dans les années 2000. Elle a réalisé et produit plusieurs documentaires, notamment sur les chants de libération d'Afrique du Sud et la violence faite aux femmes. Elle a été directrice du département de radio-télé diffusion à l'Institut pour l'avancement du journalisme à Johannesburg. Elle a publié quatre ouvrages, des récits et des romans traitant de l'Afrique du Sud, du continent africain, du racisme et de la justice sociale dans le monde. Elle est mariée à Jay Naidoo, ministre au cabinet de Nelson Mandela, et considère ses trois enfants comme ses plus grands chefs-d'oeuvre.

  • Depuis l'expédition de Napoléon, l'Europe, et les Français en particulier, se sont passionnés pour l'Égypte pharaonique. Mais, paradoxalement, l'Égypte contemporaine ne suscitait, jusqu'à récemment, que peu d'intérêt. Mal connue, elle est encore associée à bon nombre d'idées reçues : « L'Égypte contemporaine est le plus important des pays musulmans », « L'islam égyptien est un islam modéré », « Nasser est le héros des Égyptiens », « Depuis les accords de Camp David, l'Égypte est sous la coupe des États-Unis », « L'Égypte a une importance stratégique essentielle », « L'arrivée au pouvoir des Frères musulmans est une régression »... C'est cette Égypte d'aujourd'hui, sa société, sa culture et son rôle géopolitique qu'analyse ici Jean Marcou.
    Une approche essentielle pour comprendre les bouleversements consécutifs à la révolution égyptienne et ses enjeux pour pour le monde contemporain.

  • Habile métissage entre l'«africanité» et la « canadianité », « Les morts ne sont pas morts » raconte le choc des cultures à travers le destin de Terama, un Africain à cheval sur deux mondes que tout sépare.

    Immigrant bien intégré au Canada, Terama trime dur pendant des années pour faire sa marque dans son pays d'accueil. Une nuit pareille aux autres, il entend la voix de Tongo, son père, qui l'interpelle d'outre-tombe. Ne croyant ni à Dieu ni à diable, Terama est persuadé qu'il est victime d'une hallucination ridicule. Il ignore la voix, qui revient pourtant incessamment. Jusqu'au jour où Terama admet l'inavouable, l'existence du culte primitif des ancêtres. Dans la chambre secrète qu'il aménage dans son logis à la manière des huttes votives, Terama renoue avec Tongo puis avec Makwaya.

    Au fil de ces palabres nocturnes, Terama se rapprochera de son pays et de sa culture d'origine et sera amené à faire des choix douloureux pour lui et sa famille. En bout de ligne, parviendra-t-il à se réconcilier avec cette conviction profonde que la mort est inévitablement dans la vie ?

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