FeniXX réédition numérique (Ramsay)

  • Max Jacob, qui fut son ami, appelait Carlo Rim « l'Arlequin de sa génération », parce qu'il a fait tous les métiers. Ce méridional bon teint a été dessinateur, essayiste, journaliste, romancier, photographe, directeur de revue, scénariste (Justin de Marseille, Hercule, le Mort en fuite) et enfin auteur réalisateur (la Maison Bonnadieu, Virgile, Escalier de Service, les Truands, le Petit Prof et cette fameuse Armoire volante qui reste l'un des meilleurs rôles de Fernandel). Avoir fréquenté tout le monde et tous les milieux permet à Carlo Rim d'évoquer aussi bien Marcel Pagnol que Céline, Simenon que Cendrars, Raimu que Montherlant, le gangster Carbone qu'Antonin Artaud ou Robert Desnos, en observateur attentif, amical ou féroce. i

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Qu'il s'agisse du cinéaste A. Delvaux, de Chaplin, des frères Van Eyck ou des Sept sacrements de R. Van Der Weyden, D. Rolin nous convie à un merveilleux voyage sur les terres de la littérature et de la peinture.

  • À quoi peut bien penser un comédien dans sa loge, devant son miroir, alors que s'écoulent les dernières minutes qui le séparent de son entrée en scène ? À l'imposteur qu'il va jouer ? Au Tartuffe qu'il a mis en scène ? Sans aucun doute. Mais peut-être, n'est-ce pas aussi simple : les souvenirs s'en mêlent, la mémoire fait son travail ; des spectres apparaissent et avec eux, les énigmes de la scène et le paradoxe du métier. De la loge aux coulisses et des coulisses au plateau, il n'y a que quelque pas : assez pour refaire un bout de chemin entre l'enfance, la découverte de L'Avare et la maturité qu'enrichissent les retrouvailles avec Dom Juan, Arnolphe, Alceste et Tartuffe. Jacques Weber nous livre dans ces pages ce qu'une telle expérience a été pour lui. Molière en constitue l'origine, le fil d'Ariane et son ultime destination. Comme si le théâtre de Molière pouvait éclairer le cheminement hasardeux d'une vie.

  • Reconstitution du lynchage politico-littéraire qui a accueilli la parution en Allemagne du livre de G. Grass Une si longue histoire. Dans ce livre, l'écrivain ose toucher au tabou de la réunification et à la notion même de patrie allemande. Pourquoi l'Allemagne a-t-elle réagi avec une telle violence en ranimant certains feux mal éteints : le nazisme, le communisme, la question juive ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Enquête tous azimuts sur l'émission Apostrophe, profil type des oeuvres et des auteurs retenus pour l'épreuve du vendredi soir, et portrait de l'animateur, du maître des lieux, Bernard Pivot.

  • « Cette Roumanie qui depuis quelques mois nous éblouit et nous émeut, comment la percevoir ? Comment la comprendre ? Comment la sortir d'entre les idées toutes faites et les images sans épaisseur ? Comment, si ce n'est en essayant de donner un corps à ce pays, la chair d'un corps, la consistance d'un homme, la matérialité d'une histoire vécue. » Virgil Tanase a accepté de nous en parler. Son pays, ce sont des sensations, des histoires exemplaires, un certain goût des choses, un certain regard qui ne devient guère plus complaisant lorsqu'il se pose sur les réalités françaises d'aujourd'hui. Par-delà ses ballades d'enfant dans une ville en ruines jusqu'à la Révolution de décembre, en passant par l'histoire enfin racontée de sa disparition alors que les tueurs de Nicolas Ceaucescu en voulaient à sa vie, Virgil Tanase nous livre le récit vrai d'une Europe en pleine mutation qui est aussi la nôtre : « De l'Est à l'Occident, un parcours que des centaines de milliers de gens ont emprunté, que des centaines de millions d'autres ont rêvé. » En lisant ce témoignage bouleversant, nous comprenons un homme, et à travers lui un pays qui nous fascine, et à travers ce pays notre vie même « dans une époque qui cherche encore son nom mais dont les limites sont désormais connues : de la fin de la guerre à la Révolution roumaine du 22 décembre. » Ce livre, comme l'écrit Virgil Tanase, est notre album de famille d'un monde qui vient de disparaître.

  • Il était juif, né à Kiev à la fin du siècle dernier. Il participa à la révolution de 1905. Mais, jeune exilé dans le Montparnasse de Picasso et de Max Jacob, il voulut un temps se convertir au catholicisme et préféra aux bolcheviques Péguy et Léon Bloy. Dès la révolution de 1917, il rejoignit la Russie. Mais il fit tout pour échapper au pouvoir des Soviets et repartir pour un long exil. Poète, critique d'art, romancier, grand reporter, ou correspondant de guerre en France, en Espagne et sur le front russe, il se voulait écrivain russe, européen, trait d'union entre l'Est et l'Ouest. Mais il fut en fin de compte un Soviétique. Qui plus est, un Prix Staline. Il n'appartint jamais au parti communiste. Ses amis - Boukharine, Babel, Mandelstam, Meyerhold... - furent exterminés par Staline. Mais celui-ci ne s'attaqua jamais à lui et en fit son « ambassadeur officieux » aux temps de la guerre froide. On l'accusa d'être une créature du stalinisme. Mais c'est lui qui inventa le mot « dégel » et s'épuisa au côté de Khrouchtchev, puis contre celui-ci, à faire du mot une réalité. Écrire la biographie d'Ilya Ehrenbourg, c'est comme chercher patiemment les pièces éparses d'un puzzle. Pour retrouver le fil d'une vie dans son siècle. Une vie tumultueuse, s'il en fut. Nadejda Mandelstam qui fut son amie pendant près de cinquante ans écrivit, à sa mort : « Parmi les écrivains soviétiques, il était et il est resté un merle blanc. Sans défense et faible comme tout le monde, il tentait néanmoins de faire quelque chose pour les hommes. [...] Ce fut peut-être lui qui, précisément, a réveillé ceux qui sont devenus les lecteurs du samizdat. »

  • On a déjà beaucoup écrit sur George Sand, mais curieusement, ses biographes restent la plupart du temps assez discrets sur sa vie amoureuse, pourtant l'une des plus passionnées de son temps, et qui tenait une place essentielle dans l'existence de cette femme célèbre. Jacques-Louis Douchin a consacré de longues années à la recherche de cette George Sand l'amoureuse, qui disait elle-même : « Je ne peux pas vivre sans amour », et qui a passé tant d'années à le prouver. Chopin, Alfred de Musset (voir notre prochaine édition de Gamiani, définitivement attribué à Musset), n'ont été que les plus voyants des nombreux hommes, de toutes les conditions, de tous les âges, chez qui, vainement, elle traquait l'amant idéal. Sans préjudice des liaisons féminines, comme celle qu'elle eut avec la grande tragédienne Marie Dorval. Sans crudité gratuite, mais sans voiles, avec une visible sympathie pour cette étonnante personnalité de femme « libérée » (comme on ne disait pas encore), Jacques-Louis Douchin nous livre ici un important travail biographique, qui renouvelle complètement ce que nous savions de George Sand.

  • L'auteur tient la chronique des Lettres françaises depuis 1953, où Aragon accède à la direction du journal. Il brosse le portrait de l'écrivain engagé, poète inspiré, amant magnifié, et d'un couple mythique.

  • « Elle fait toujours sensation quand elle entre dans un bar, parce qu'en général c'est plein de lépreux, et elle, on dirait une star de cinéma. Cela intrigue les gens de savoir ce qu'une fille pareille peut bien faire là. Ils croient que c'est une erreur, qu'elle cherche un téléphone ou quelque chose du genre. Ensuite, ils croient que c'est une pute de luxe qui attend quelqu'un dans un endroit mal choisi. Puis, ils s'habituent à sa présence, et ils replongent dans leur insignifiance. Ils ne peuvent pas imaginer que c'est précisément cela qu'elle vient chercher près d'eux. Prendre un bol d'insignifiance comme on prendrait un bol d'air frais. » Imaginez qu'une soeur soit née deux ans après vous, qui rassemble tous les atouts dont vous manquez. Imaginez qu'elle se lance dans la vie avec un aplomb formidable, tandis que vous restez dans l'ombre, trop complexée pour croire en vous. Vous êtes malheureuse, oui, mais pas jalouse. C'est votre soeur et vous l'adorez. Imaginez que tout doucement cette soeur dérape, que sa chance se désagrège, parce qu'elle a été trop impatiente, ou imprudente, ou parce que le monde se dérobe forcément. Vous la voyez zigzaguer d'erreur en déception, de rebuffade en démission, et vous souffrez jusqu'à la déchirure. Comme elle n'entend pas vos appels, comme son parcours devient définitivement inquiétant, il ne vous reste plus qu'une seule chose à faire : raconter toute l'histoire, dans l'espoir de vous libérer d'elle.

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