• En mai-juin 1958, l'accentuation de la crise algérienne ramène le général de Gaulle aux affaires : une équipe animée par Michel Debré établit un projet de Constitution conforme à ses objectifs, selon le modèle du discours de Bayeux. Cette étude explique dans quel contexte, comment, par qui et dans quel but la Constitution de 1958 a été établie.

  • Dans ce livre d'entretiens, Michel Charzat, maire du XXe arrondissement de Paris explique à Claude Neuschwander, consultant auprès des collectivités locales et des organisations de l'économie sociale, que la démocratie locale, école et creuset de l'autonomie, est le moyen nécessaire, sinon suffisant pour stimuler un nouvel appétit de démocratie chez nos concitoyens.

  • Face au processus de mondialisation, de construction européenne, les notions de nationalité, de citoyenneté sont l'enjeu d'un débat politique qui a pour toile de fond le chômage, l'exclusion, l'immigration et tous les problèmes concrets de la vie quotidienne. Quatre représentants de la gauche et des écologistes tentent de faire le point en apportant leur contribution.

  • La démocratie aux États-Unis et en Europe de 1918 à 1989 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne puis RFA, Italie, Espagne) : institutions et pratiques, idées et combats est l'oeuvre des meilleurs spécialistes de l'histoire politique du XXe siècle. Chacun a étudié, soit dans un cadre thématique, soit à l'intérieur d'un État, les points qu'il a jugés les plus importants, parfois selon une approche personnelle, qui peut susciter le débat. Sont ainsi abordés les combats pour la démocratie dans les pays dont elle est absente, le rôle des institutions pour une démocratie véritable et efficace, les moyens d'expression des citoyens dans une démocratie, l'extension de la démocratie du domaine politique au domaine social.

  • La démocratie est située dans son contexte historique et les questions fondamentales de son avenir son posées aussi bien pour les anciennes démocraties que pour celles qui se construisent aujourd'hui.

  • Avec la démocratie moderne, s'est inventé, en Occident, bien plus qu'une nouvelle forme politique, une nouvelle grille de significations, qui organise autrement le rapport des hommes à eux-mêmes, aux autres, au monde, au pouvoir. Cet essai cherche à rendre intelligible, à partir de l'histoire des idées, le travail de ce que nous avons appelé l'illusion sociale, laquelle nous paraît s'incarner exemplairement dans le discours et la pratique des partis qui ont institutionnalisé le lyrisme de Marx. Alors que la modernité avait affirmé l'autonomie du politique et son fondement dans le sujet originellement libre, on voit naître, par la médiation d'une métaphysique de l'histoire, une forme originale de coagulation imaginaire de la société. Celle-ci redevient ce corps plein - que ne divise plus le principe de l'individualisme - dans lequel s'indifférencient espace privé, espace civil, espace politique.

  • La crise de la démocratie, criante en période de récession, met en péril l'économie et le capitalisme. Il serait temps, selon l'auteur, d'appliquer à l'Etat les règles de gestion élémentaire qui ont fait la preuve de leur efficacité dans les entreprises et de renforcer la liberté d'entreprendre au profit de l'industrie.

  • Vous avez dit République bananière ? Les bonnes âmes, en ces temps de commémoration complaisante, crieront au scandale. Mais comment qualifier autrement cette France qui, deux cents ans après la Révolution, célèbre le culte de ses présidents-monarques et organise l'impuissance du Parlement, la dépendance des juges, la valse des fonctionnaires, les trafics d'influence, le financement clandestin des partis et, le moment venu, l'amnistie ? Comment expliquer la complicité de la classe politique que ces atteintes à la démocratie laissent indifférente ? Et que penser des mystérieux critères qui ont guidé nationalisations ou privatisations et certains choix comme le nucléaire ou le Plan-câble ? Quant aux «affaires» et aux scandales -politiques ou financiers -, on en parle quinze jours, un mois, et on les enterre. «1992», les droits de l'Homme, la «République des petits porteurs», autant d'envolées lyriques qui doivent faire oublier au citoyen sa situation face à l'Etat, à ses grands commis, à sa justice sur mesure et à son culte obsessionnel du secret. Avec un certain sens de la provocation, les auteurs démontrent que la France, aujourd'hui, n'est plus un modèle : c'est une république bananière qui ne le sait pas encore.

  • Comment ce système politique est-il perçu par les contemporains ? Car représentations collectives et imaginaires sociaux s'entremêlent et leur analyse est déterminante pour l'historien aussi bien que pour le politologue.

  • Le processus de la modernisation politique qui a son origine en Europe aboutit à la constitution de l'État-nation et du régime démocratique. Cet ouvrage trace l'histoire de la formation des États-nations et de l'intégration de la population dans les systèmes politiques des démocraties occidentales. À partir de l'héritage historique spécifique de chaque pays il décrit et analyse la diversité des institutions et du fonctionnement actuel d'un certain nombre de démocraties modèles notamment l'Allemagne le États-Unis, la France, la Grande-Bretagne l'Italie les pays scandinaves. Tout en se référant aux théories des grands maîtres de la politique comparée, l'auteur présente une synthèse personnelle qui offre un nouveau regard sur les systèmes politiques des pays démocratiques de l'Occident.

  • En période de renouvellement politique, il est important de comprendre les origines, constantes et fonctionnements du système démocratique : tel est le but de cet ouvrage. L'auteur se livre à une véritable redéfinition de la démocratie, rappelant les leçons politiques de la démocratie Athénienne et les analyses des Anciens sur ce « gouvernement du peuple ». Il examine les fonctionnements démocratiques au cours des républiques, notamment la cinquième, ainsi que l'étendue de chaque pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire, avant de terminer sur une analyse sociale, politique et philosophique des gouvernants, et des gourvernés dans la démocratie française. L'auteur montre comment le pouvoir politique, même démocratique, ne fonctionne pas toujours dans l'intérêt général. Il souligne l'accroissement inquiétant des scandales politiques, la perte de prestige moral des dirigeants et la difficulté qu'a le peuple à se défaire rapidement de ses « Rois », protégés par de longues années de pouvoir entre deux élections. Toutes ces réflexions conduisent Jacques Bataillard à souligner que le peuple n'est que soi-disant souverain, que tous les États dits démocratiques sont en fait des régimes « mixtes » alternant monocratie, oligarchie et démocratie, et que le suffrage universel ne suffit pas à lui seul à garantir la démocratie, qui reste, de nos jours néanmoins, « la moins mauvaise solution ».

  • La biographie des vingt présidents de la République française et les chronologies de chaque mandat présidentiel à travers lesquelles on peut découvrir les conquêtes ou les abandons du rôle présidentiel.

  • Nos démocraties contemporaines sont fondées sur des constellations de valeurs morales et politiques, volontiers rassemblées sous l'invocation des droits de l'homme et du citoyen. Elles relèvent de la culture judéo-chrétienne de notre Occident. Ces valeurs ne sont pas des savoirs démontrables comportant des vérités. Ce sont des croyances suscitant des interprétations variables. Car elles sont l'oeuvre de la liberté des hommes, de son pouvoir créateur, un pouvoir humain imparfait. Leurs oeuvres, qu'il s'agisse de moeurs ou d'institutions politiques, portent la marque indélébile de cette imperfection inhérente à la nature humaine. Il n'y a pas de régime parfait. Il n'y a pas d'État parfait. Notre expérience vécue de l'histoire des nations contemporaines nous en convainc à l'évidence. Le présent travail s'efforce de mener de façon raisonnable une critique de ces valeurs fondamentales, des principes classiques, des structures culturelles, sociales, politiques, des procédures mises en pratique dans nos démocraties. Cette critique se veut constructive, afin que puissent prospérer des démocraties meilleures et plus authentiques, animées par des citoyens mieux capables d'exercer leurs fonctions et gouvernées par des élites politiques élues à meilleur escient, dans le respect des libertés essentielles à une existence vraiment humaine. La première de ces libertés, la condition de toutes les autres, c'est la liberté d'expression qui implique un devoir de liberté réciproque. Ce livre voudrait en être un témoignage.

  • La société semble exprimer une crise de confiance à l'égard de ses représentants. L'étude de la tradition politique française et de la Constitution de 1958 permet de comprendre que les mécanismes de responsabilité politique prévus en 1958 étaient d'une relative inefficacité et que les solutions apportées sont loin d'être satisfaisantes sur le plan juridique.

  • L'an 2000 a focalisé beaucoup d'imaginaires. Repartir sans horizon mythique, sans futur programmable, constitue un défi pour la prospective. D'autant qu'elle doit le faire dans un contexte inédit : celui de la gouvernance. Et avec un enjeu majeur : la démocratie. Un contexte inédit ? Oui, celui où « gouverner » n'est plus possible comme une souveraineté qui s'exercerait sans partage. En effet, d'un côté, une nouvelle réalité mondiale met en péril les fondements de l'action collective (le droit, la science, le politique) et, d'un autre côté, une capacité d'initiative renforcée chez les individus et dans les instances territoriales oblige à davantage de concertation. La gouvernance ? Elle vise à organiser le débat public, à donner sens aux projets, à faire naître des valeurs communes. Son exercice démocratique conduit à privilégier le processus sur l'acte de décider, l'humain sur l'institutionnel, la construction de repères collectifs sur l'application de règles universelles. Dès lors, il convient d'envisager une nouvelle prospective du présent qui lie gouvernance, innovation et changement, devient prospective de l'être collectif et accroît une intelligence partagée des acteurs. Prospective et gouvernance ont toujours partie liée : l'une concerne plutôt les savoirs, l'autre plutôt les pouvoirs. Mais dans une société qui se transforme en renouvelant ses modes de pensée, la prospective ne s'associe à la gouvernance qu'en entrant dans l'arène, en intervenant elle-même dans l'action créatrice de nouveau.

  • A l'occasion de ses Assises des 17 et 18 novembre à Grenoble, le R.P.R. présente un ensemble de propositions constructives pour préparer l'avenir

  • Il ne suffit pas de modifier quelques articles de la constitution pour enrayer les causes profondes de la détérioration d'un régime démocratique. Celles-ci tiennent à des bouleversements mondiaux économiques, sociaux, géopolitiques et culturels. Il en résulte l'affadissement de la vie publique, l'incohésion et la fragmentation de l'Etat-nation, etc. La France n'y fait pas exception.

  • Cet essai d'histoire politique éclaire les implications contemporaines du principe en mettant délibérément l'accent sur sa période de formation. A l'aube du bicentenaire de la Révolution française, il démontre la permanence et la force d'un axiome révolutionnaire.

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