• Comment choisit-on un scénario? Qu'est-ce qui détermine le style d'un film? Comment gérer un tournage en extérieur avec une centaine de figurants ? Que faire pour maintenir la concentration d'un acteur au bout de la dixième prise ?Étape par étape, Sidney Lumet aborde tous les aspects de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production : le casting, les répétitions, le choix des décors et des costumes, le tournage et le montage, la conception de la bande-son..., jusqu'au moment fatidique de la première projection. Auteur de nombreux classiques (Serpico, Un après-midi de chien, 12 hommes en colère), Lumet offre avec ce livre le point de vue rare d'un cinéaste sur son propre travail et sur son art, nourri d'une longue expérience à Hollywood où il a tourné avec les plus grandes stars (de Katharine Hepburn à Al Pacino). À la fois mémoires professionnelles fourmillant d'anecdotes et guide pour apprenti réalisateur, Faire un film est une plongée saisissante dans les coulisses du cinéma.

  • Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les qualités et les puissances tantôt s'expriment sur des visages, tantôt s'exposent dans des « espaces quelconques », tantôt révèlent des mondes originaires, tantôt s'actualisent dans des milieux supposés réels. Les grands auteurs de cinéma inventent et composent des images et des signes, chacun à sa manière. Ils ne sont pas seulement confrontables à des peintres, des architectes, des musiciens mais à des penseurs. Il ne suffit pas de se plaindre ou de se féliciter de l'invasion de la pensée par l'audio-visuel ; il faut montrer comment la pensée opère avec les signes optiques et sonores de l'image-mouvement, et aussi d'une image-temps plus profonde, pour produire parfois de grandes oeuvres. Cet ouvrage est paru en 1983. Du même auteur : Cinéma 2 - L'image-temps (1985).

  • Tout sur l'histoire du podcast et comment créer le sien étape par étape !Podcast par ci, podcast par là...
    Le podcast est sur toutes les lèvres ! Aussi accessible que passionnant, le podcast peut être créé par quiconque le souhaite vraiment. Il n'y a aucune barrière à l'entrée. Trouver le bon sujet, enregistrer, monter, diffuser et promouvoir est à la portée de tous ! Les seules limites seront celles que vous vous fixerez ! Lisez ce livre pour apprendre toutes les ficelles de ce " nouveau " média, lancez-vous dans l'aventure et faites-en, pourquoi pas, votre métier !

  • Mine de propositions subversives, ce manifeste dans le plus beau style des avant-gardes fait de son titre l'étendard d'un projet d'envergure : la destruction en règle des mass media au moyen de leurs possibilités mêmes. Entre répandre de fausses nouvelles à l'aide d'enregistrements diffusés aux heures de pointe, procéder par contagion sonore - les bruits d'une émeute peuvent la stimuler dans la réalité - ou encore introduire dans le discours d'un politicien bredouillements et autres incongruités, Burroughs applique la technique du cut-up au monde sonore, arme à même de contrer cette autre arme de destruction massive, la médiatisation à outrance, moyen féroce de manipulation des consciences. Brouillons les pistes, aux sens propre et figuré. C'est piquant, stimulant et hautement explosif !

  • Voici un ouvrage d'un genre nouveau, dans lequel Walter Benjamin pratique le collage à la manière de ces amoureux des télescopages poétiques que furent Dada et les surréalistes. Rue à sens unique se compose de notes autobiographiques, de souvenirs d'enfance, d'aphorismes, de scènes de la vie urbaine, de considérations acérées sur l'état du monde, et de l'Allemagne en particulier, mais aussi de réflexions sur l'écriture elle-même, sur la graphologie. Benjamin­ se penche par exemple sur l'entrelacs des manuscrits arabes. Voire va-t-il jusqu'à donner des conseils à l'écrivain : par exemple, ne jamais faire lire une oeuvre non encore achevée ; une musique et quelques voix en fond sonore sont recommandées, de même que l'attachement maniaque à tel type de papier ou à telle plume. Benjamin rend compte par la même occasion de l'éclatement de l'écrit dans la signalétique qui émaille nos villes, désormais parsemées de messages à décrypter. Arrachée du livre imprimé, son asile de prédilection, l'écriture se retrouve désormais dans la rue, à travers la publicité, prise dans le chaos d'une économie devenue toute-puissante. Et l'auteur ne manque pas d'humour en ce sens, reprenant pour titre de ses pensées les recommandations, mises en garde et autres slogans assenés dans nos villes : "Travaux publics", "Défense d'afficher", "Attention aux marches" ou encore "Allemands ! Buvez de la bière allemande". Emprunter cette Rue à sens unique, c'est se laisser entraîner dans une dérive au coeur d'une ville certes de papier mais dont les mots fournissent autant de repères urbains pour qui sait jeter des passerelles. Du reste, entre la ville décrite et le paysage fait de mots que dessine l'écrivain, il n'y a pas loin, quand Benjamin nous propose de découvrir les "principes des pavés ou l'art de faire des livres épais".

  • Tout savoir pour faire des vidéos YouTube comme un pro !
    Hardisk vous donne ses meilleurs conseils pour savoir comment tourner une vidéo, choisir le matériel (éclairages, micros, caméras), faire le montage et même maîtriser les effets spéciaux ! À vous les films hollywoodiens, avec des explosions et des plans séquence ! Et tout ça, expliqué avec humour et des tas de dessins !

  • L'ensemble de ces textes témoigne d'un parcours, d'une trajectoire d'une quinzaine d'années qui n'est pas seulement celle de l'auteur, mais aussi celle de la revue où ils ont été écrits, les Cahiers du Cinéma, depuis la rigidité théorique et idéologique du début des années 1970 jusqu'au post-modernisme des années 1980. On y suivra l'inflexion d'une pensée, d'une écriture, des goûts et des engouements qui définissent une époque - voire plusieurs. (P.B.) Après des études de philosophie, Pascal Bonitzer entre en 1969 aux Cahiers du cinéma, où il écrit jusqu'au milieu des années 1980. Parallèlement il devient scénariste et collabore à de nombreuses reprises avec Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Raoul Ruiz. Encore, son premier long métrage, obtient le Prix Jean-Vigo en 1996. En 2016 sort son septième film : Tout de suite maintenant.

  • Un guide richement illustré pour photographier et filmer avec un drone, tout en respectant les consignes de sécurité du pilotage aérien. Ecrit par un photographe spécialiste des prises de vue aériennes.
    La prise de vue au drone ouvre des perspectives vertigineuses, jusque alors inexplorées par la plupart des photographes et vidéastes. Quel que soit votre modèle de drone, obtenez les plus belles prises de vue photographiques ou vidéos grâce aux conseils de pro de ce livre. Apprenez les bases du pilotage et les règles de sécurité à observer, puis découvrez l'art particulier de la composition en photographie aérienne. Procédez enfin au traitement numérique de vos images et vidéos.

  • Que ce soit avec une caméra, un caméscope, un téléphone portable ou un reflex numérique, nous avons tous désormais la possibilité de filmer des images. Les outils de montage qui permettent de les valoriser sont devenus eux aussi très courants ; malheureusement, ils étaient jusqu'à présent soit très accessibles et technologiquement limités, soit très puissants, peu ergonomiques et destinés à des utilisateurs aguerris. Avec Final Cut Pro X, Apple tente de modifier la donne et d'allier la puissance et la simplicité d'utilisation à un prix grand public.

    Cet ouvrage s'adresse à tous les vidéastes, expérimentés ou non, qui désirent se lancer dans le montage de leurs reportages, webdocumentaires, films institutionnels, clips ou courts-métrages avec Final Cut Pro X. De la sécurisation des rushes au choix des formats et à l'export des fichiers, du premier montage "bout-à-bout" à l'ajout des transitions et des effets, il propose une description pas à pas du flux de travail à mettre en oeuvre pour passer de l'image brute issue de la caméra à un fi lm qui pourra être diffusé sur Internet, DVD ou Blu-ray.

  • Le dossier de ce numéro de la revue Cinémas vise à mettre en lumière l'évolution des pratiques du montage au cinéma, en évaluant l'impact des technologies sur les modes de segmentation, de fragmentation et d'assemblage des films dans des moments-clés de l'histoire du cinéma, de la télévision et du jeu vidéo et en soulignant les expérimentations et innovations. L'enchaînement des plans d'un film a déjà fait l'objet de travaux théoriques qui ont été déterminants pour la fondation des études cinématographiques, mais il est crucial d'en repenser aujourd'hui les modalités à l'aune des méthodes et des modèles récemment développés au sein de la discipline et des études télévisuelles et des études du jeu vidéo. Avec l'émergence du numérique, et la dématérialisation des supports, la réflexion scientifique sur le montage se trouve ébranlée par l'apparition d'une dialectique qui force à en redéfinir les présupposés et à en changer les problématiques, bref à en réorganiser purement et simplement tout le cadre conceptuel.

  • Conversation avec Hannah Hoch Nouv.

    Hannah Hch revient sur les années d'émergence du mouvement le plus radical des avant-gardes européennes et sur son propre parcours. Elle rencontre Raoul Hausmann dès 1915. Alors que ce dernier est encore marqué par le Blaue Reiter, elle-même s'intéresse vivement à l'abstraction, à Kandinsky en particulier, avant de se tourner, comme Hausmann, vers le photomontage. Elle retrace ici la genèse de cette technique, qui vise à intégrer le monde des machines et de l'industrie dans l'art. Elle se souvient de la première foire du Club Dada, alors que celui-ci est encore empreint d'idées communistes. Avec esprit et vivacité, elle livre aussi ses souvenirs sur Kurt Schwitters, Piet Mondrian, George Grosz et révèle un pan méconnu des grandes heures de l'avant-garde la plus radicale du XXesiècle.

    Le poète, essayiste et traducteur américain Edouard Roditi (1910-1992) a vécu une bonne partie de sa vie en Europe, où il a oeuvré comme critique d'art pour différents périodiques français, anglais et américains. Auteur d'une biographie de Magellan, d'un essai sur Oscar Wilde et d'une multitude de textes en vers et en prose, il fut proche du mouvement surréaliste et le premier à traduire les écrits d'André Breton en anglais. Il oeuvra également en qualité d'interprète lors du procès de Nuremberg.

  • Images mobiles

    Jean-Louis Scheffer

    Films, photos, détails : le cinéma burlesque tient dans ce livre la plus grande place. Ce cinéma a été, en Europe, réservé aux enfants.
    Monde violent, sans règles de sentiments, véritablement impitoyable, cet enfer goguenard des marginaux sociaux, cet univers sans expression de sentiments était-il un monde pour rire? Sans doute ces enfants-là ont-ils appris une cause à ces châtiments incessants. Les grands nigauds maladroits, chassieux, fil de fer, obèses, sales, vagabonds avaient gardé, pour nous, l'âge des châtiments, non celui des désirs.
    Quelle école, quelle initiation? Ces films-là ont sans doute été tout le réalisme du cinéma : les seules caricatures de notre vie. Tout autre cinéma a été une féerie de sentiments.
    Monde de pure violence sans équivalent sentimental (l'amour y est toujours une gaffe) : il a suffi de nous en montrer le chaos : l'arche de Noé en train de couler. La réalité mécanique des choses humaines ; les burlesques étaient tout simplement le déchet de cette machine. La seule vision réelle de l'histoire qu'ait produit le cinéma.
    Tout le reste, sans doute, s'apparente à une féerie sentimentale.

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