Mémoire d'encrier

  • Résumé
    Après quinze années d'absence, Manuel revient à Fonds-Rouge, en Haïti. Le village est en proie à la sécheresse, les habitants vivent dans la pauvreté, les tensions sont quotidiennes. Manuel, qui a travaillé dans les plantations de canne à sucre à Cuba et qui connaît les techniques de l'irrigation, réussit à trouver une source. Après avoir partagé son secret avec Annaïse, il tente de persuader les villageois divisés de travailler ensemble pour faire circuler l'eau. Dans une ultime tentative de réconciliation, Manuel réussit à ramener la dignité humaine et la réconciliation à Fonds-Rouge.

    Gouverneurs de la rosée, chef d'oeuvre de Jacques Roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

    Extraits de presse
    "Chaque fois, quelque part dans le monde, que l'on me demande un seul roman haïtien à lire, je réponds toujours Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain."
    Dany Laferrière

    "i>Gouverneurs de la rosée est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu'il est sans réserve le livre de l'amour."
    Jacques Stephen Alexis

    "Jacques Roumain nous livre une leçon de vie, osons le mot, un exemple de combat pour élever la part d'humanité en nous."
    Émile Ollivier

    "Il y a heureusement un assez grand nombre de livres dont on peut conseiller : lisez-les. Il y en a très peu dont on ait envie de dire : il faut que vous les lisiez. Si vous mourez sans les avoir lus, vous avez manqué quelque chose d'important. Gouverneurs de la rosée est de ceux-ci."
    André Still

    L'auteur
    Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Il est sans doute l'écrivain haïtien le plus lu et le plus connu. Poète, journaliste, militant marxiste, romancier, polémiste, ethnologue, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à Port-au-Prince.

  • Recueil de poésie traduit en dix langues. Mémoire d'encrier détient les droits en langue française. Ciel de nuit blessé par balles est résolument un chef-d'oeuvre qui peint la vie humaine dans toutes ses facettes : l'exil, l'amour, l'enfance, le sexe, la violence. La poésie américaine retrouve ses grandes obsessions avec ce poète vietnamien de 28 ans.

  • Felwine Sarr propose une nouvelle manière d'Habiter notre monde en le fondant sur la production de relations de qualité, c'est ça le vrai progrès, vers un progrès de notre humanisation. Ceci amènera à renouveler tous les imaginaires de la relation (politique, économique, épistémologique). Cela permettra de parler de l'imaginaire comme d'une catégorie centrale du renouveau de la culture. Ce livre évoque des catégories conceptuelles, des relations internationales, de la démocratie... Montrer comment nous devrions Habiter ce monde que nous avons en partage et comment travailler à une montée en humanité.

  • La poésie ne se vend pas, elle ne s'achète pas non plus.
    Mais elle n'est pas gratuite vous savez, le poète la paye au prix fort, de sa vie, sa
    voix, sa solitude et son encre de sang.
    J'ai toujours entendu l'appel d'air/ère libre des poèmes qui m'ancrent en moi-même,
    me fondent et font de moi ce que je suis, un marcheur et un chercheur d'art.
    La poésie est une fièvre salutaire, ma chance, mon bonheur et mon risque.
    Ma poésie est née là-bas à Douala, pas si loin.
    Là-bas, au Sud.
    Au Sud, de mon coeur.

  • Je suis la fille du baobab brûlé. Ceci n'est pas un poème. C'est l'arbre qui cherche son visage. Je suis à la fois l'arbre, la fille et la route. J'accompagne celle qui offre à la nuit sa fable et sa voix. Je voudrais aller jusqu'au bout sans connaître le chemin. Je trébuche, dérive et délire. Qu'importe. Un oiseau bat le tambour dans ma tête, une sorcière parle par ma bouche, ou un amour chagrin me tourmente. Tempête je m'appelle tourbillon. J'ai rendez-vous avec les ombres. J'ai rendez-vous avec la première étoile qui tombe. Poussent dans mon ventre des histoires qui recommencent à l'infini. Il y a toujours une vie à faire ou à refaire. On ne sait rien de ce qui ronge ou exalte. Je scelle mon alliance avec l'exil et la folie. Je suis la fille du baobab brûlé. Pour recouvrer mon visage, je dois confier mes secrets aux vents, abandonner à l'arbre mes promesses. Je ne connais ni l'appétit ni la prison de ce qu'on appelle vivre. Je ne songe qu'à marcher dans mes songes. Si je pleure c'est pour me rappeler que j'existe et que j'aime. Je ris trop fort, parle jusqu'à épuisement afin d'aller plus loin, avec la patience de la bergère et l'angoisse des marins. Je suis belle, flamboyante et insolente. J'ai dans une main le soleil et dans l'autre la terre. C'est ma manière de guetter l'éternité. J'ai des seins qui hument poésie et mort. Je suis la fille du baobab brûlé. Je quête terre d'accueil à parole d'aube. Je hurle. Je divague. Je swingue. N'écoutez pas ma voix. C'est mon âme qui craque. Le poème, ou ce qui reste de mon identité, demeure une vérité empêchée. Consumée. Je suis la fille du baobab brûlée.

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de la relation, l'ouvrage est fondé sur l'entraide, la solidarité et le partage, nécessaires à la survie du peuple innu. En écho revient la langue de Nutshimit, la langue de la terre, scandée par le tambour. Résonne ainsi l'histoire des Peuples premiers dans leur juste colère et leur lutte pour la dignité, pour le territoire et pour un vivre-ensemble. La poésie de Joséphine Bacon, simple et belle, est hommage au territoire, aux ancêtres et à la langue innu-aimun. Cette poésie-témoignage recoupe l'histoire dans ses zones les plus inédites. Une vision cosmogonique qui nous plonge dans l'intensité de la parole des aînés : l'itinéraire des porteurs de rêves et de visions, les horizons des femmes guides, le courage des hommes chasseurs, les enfants garants de la continuité du voyage et les arbres, infatigables témoins de la route.

  • Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est: femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation.
    - Natasha Kanapé Fontaine

  • De la poésie pour réinventer le monde et les vivants...
    Il vit à Port-au-Prince. Son métier : poète. Sa foi : l'avenir. Son désir : quelques rêves d'amour et de soleil. Il a une jeunesse insolente et des yeux qui refusent de se fermer, ni de mourir solitaire / sans livrer les méandres de la faille. Il écrit pour ne pas flancher.
    Pour être debout entre les phrases. Ses mots se font fleurs, barbelés en crue / dans la spirale du rêve, dit testamentaire d'une île où seule l'étreinte / conduit la
    lumière.
    Rodney Saint-Éloi

  • Poème après poème, Césaire, auteur et lecteur de lui-même, bâtit, de l'intérieur, sa part de liberté. Recueil après recueil, entretien après entretien, il ne cesse de présenter son aventure poétique comme un récit de soi à partir duquel arpenter et conjurer le désastre que l'histoire a inscrit dans les corps et l'esprit de ces diasporas qui, comme des îles déportées, rêvent, à voix basse, leur innocence à retrouver.

  • Ishindenshin, de mon âme à ton âme rassemble à la fois poèmes, textes de chansons, une pièce de théâtre Sur la barrière, un court essai Pourquoi je suis poète! (La tentation d'être). Ce livre montre le côté multiple de Felwine Sarr, qui touche à tous les champs de savoir.
    Professeur à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal, l'économiste et écrivain Felwine Sarr aime tordre le cou à la pensée établie: l'Afrique n'a personne à rattraper. Explorer les mondes de Felwine Sarr, c'est faire une incursion dans de multiples domaines - l'économie, l'édition, la musique, la poésie, le théâtre -, c'est réfléchir à contre-courant, c'est toujours penser en avant. Libraire, éditeur et musicien aussi, il est l'une des plus brillantes voix que comptent les intellectuels africains aujourd'hui.

  • Faudrait-il hélas rappeler que la poésie désarme les certitudes, invite à douter, donne à la langue ce qu'elle ne trouvera nulle part ailleurs, brise les miroirs nous renvoyant des images arrêtées de nous-mêmes, saute les verrous du sacré, rêve ?

  • Il ne faut pas ruser avec le rose. C'est une couleur douloureuse.
    La poésie m'a appris que j'étais une lesbienne transversale, un punk métaphysique, un bluesman aveugle, un partouzeur timide et un ascète à hélices. Et que sans doute, nous nous ressemblions...
    Poète, romancier et slameur, Julien Delmaire fait peau et paroles neuves. Rose-Pirogue est un cocktail poétique détonnant, qui navigue entre érotisme, mélancolie et révolte.

  • Un livre étrange et libre, qui rassemble entretien, photos, textes divers, documents d'archives et inédits de l'auteur haïtien le plus mystérieux, le plus fou et le plus libre. Auteur de plus d'une quarantaine d'ouvrages en tous genres : roman, poésie, théâtre, Frankétienne est aujourd'hui une des plus grandes figures de la littérature des Caraïbes. Pour l'écrivain Dany Laferrière, Frankétienne se présente de plus en plus comme un auteur « nobélisable ».

  • À demi
    dans deux vies
    j'ai fini par croire
    que j'étais complète
    rapiécer tous les bouts de moi
    pour me faire un trophée.

    Il y a toujours chez l'enfant qui n'a pas le même pays de naissance que ses parents, l'instant où l'autre patrie dévoile sa fragilité et ses imperfections.
    C'est une sorte de désenchantement.
    Où l'on comprend que là-bas n'est pas mieux qu'ici. Il n'existe pas de pays refuge et nous serons toujours un peu l'autre où que l'on aille.

    Elkahna Talbi a étudié à l'Université Concordia. On la connaît surtout sous le nom de Queen Ka, artiste de littérature orale. Moi, figuier sous la neige est son premier ouvrage. Elle vit à Montréal.

  • les indiens, ça disparaît
    qu'ils disent à la famille
    des indiens disparaissent
    tous les jours
    les flics haussent les épaules
    ça n'a pas de sens de chercher
    qu'ils disent
    il va revenir quand
    il en aura assez
    ou sera sans le sou

    Dans plusieurs cultures autochtones, nous nous révélons en racontant d'où nous venons, alors c'est ce que j'ai fait. J'ai voulu brosser un tableau du lieu
    où j'ai grandi, de la façon dont j'ai grandi dans ce lieu que j'aime et que parfois je déteste : toutes ces choses compliquées qui font d'un endroit un chez-soi.

  • Le légendaire Frankétienne présente Chaophonie, un ouvrage testamentaire, réflexion sur le temps, l'écriture et la ville, sous la forme d'une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain de Port-au-Prince roule en échos, éclatant en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

  • Entre l'arbre et l'homme, l'Alliance date de la nuit des temps. Le tronc d'un arbre, comme le front de l'homme mûr, porte des rides, les traces de son passage sur terre. Un homme ne meurt pas, il renaît dans un autre lieu. Un arbre mort attend, lui aussi, sa résurrection, mais par la main de l'homme. Passera-t-il par là ?
    La poésie, lieu-dit Congo, coule là où se rencontrent les fleuves et les voix. Au royaume de l'enfance, la mémoire appelle les rêves les plus doux: fluidité, beauté, méditation.

  • Arabe et musulman, Adel s'installe au Québec. Enthousiaste, ouvert et amoureux, il désire faire sa place dans la société malgré les nombreux obstacles rencontrés. La philosophie et la poésie l'accompagnent dans sa quête. Comment devient-on citoyen ? Doit-on effacer les traces de son parcours ? L'amour sauvera-t-il Adel ?

  • Dans tes actes et ta penséeNe dors pas du sommeilDes énigmesPrends les livres en otagePour ne pas te voiler d'incohérenceTe mentir à voix basse

  • "J'ai déboité mon fémur gauche
    Je l'ai mis dans un foyer
    et puis un long feu s'est mis en marche
    j'étais heureux comme une allumette"

    Les poètes sont-ils des pyromanes adolescents qui chantent l'espoir du monde? Leurs mots embrasent les coeurs. Leurs amours nous donnent de quoi rêver et vivre. James Noël n'a d'autre métier que celui de pyromane. Pour lui, c'est la seule manière d'être: la fulgurance de l'enfant qui dit que tout nuit est jour férié par l'amour.

  • Je marche. je marche. Le poème est un cheval fou, se rappeler, la barque est la route. L'horizon est dans le regard du promeneur. Découvrir une chose douce et amère: des îles, il faut se résigner à foutre la mer dehors afin de pouvoir marcher librement pour célébrer la terre, dans le récitatif qui offre aux mots et aux choses le contrepoint du chant: éloge et mystère. Surtout l'élégance. L'élégance sauve le poème comme le soleil l'été.
    " Toute ville est un récitatif
    J'apprends du verbe apprendre
    le bon usage des rues
    les paysages de silence
    les plages de l'extase
    l'amitié des lauriers
    l'élégance de l'oiseau-mouche
    l'allaitement des ibis
    j'apprends par exemple que la mer est un immense gâteau bleu
    /> les soirs d'orage quand les nuages font la gueule
    les femmes couchent côté est
    pour aider le soleil à se lever"

  • À travers une poésie forte, brutale, Hyam Yared évoque la naissance, la mort, le corps dans toute sa trivialité, rejetant l'organisme lorsqu'il se fait uniquement reproducteur au profit d'une analyse du rapport aux orifices, à la chair. Une distanciation entre corps et âme qui teinte d'une froideur clinique l'évocation du vide. À travers ces cris de détresse, c'est la solitude qui se retrouve ici brandie pour exposer ce corps qui ne sert plus à rien ou qui, au contraire, est le repaire ultime d'une exploration sans bornes qui donne, peut-être, l'illusion d'exister.
    Les corps se cherchent sans forcément se trouver, ils s'affrontent dans une explosion des sens. Rien d'érotique ici, mais une avancée minutieuse dans les tréfonds du soi, des muscles, des os, du cerveau et donc de l'âme car, quoi que l'on fasse, tout reste indissociable.

  • Le poème, c'est cette réponse à l'âme meurtrie d'une humanité en déroute. Ici, un monde saccagé voudrait à la fois s'épancher et trouver consolation. Attentif à l'autre, à sa fragilité, le poème fait son nid à l'endroit même où chacun de nous se sait mortel, au lieu même où nous mourons, peut-être moins seuls grâce à lui.

  • "L'amour c'est pas ça
    L'amour c'est pas ça
    L'amour c'est pas ça
    C'est quoi l'amour?
    Je sais pas mais c'est pas ça"

    Suite de vignettes, poèmes-affiches, ready-made, donnés à lire tels des rites de passage. Ici le parti pris est la vitesse et le paradoxe. Imaginez une ville faite de ruelles entrelacées, nues, frontales où des milliers d'objets et de voix martèlent la musique de la vie sous un doux parfum de sexe. Un livre vrai.

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