Climats (réédition numérique FeniXX)

  • Comme un hommage aux Contrebandiers de Moonfleet et à L'île au trésor, situant son récit à l'époque moderne, l'auteur nous conte les aventures du jeune pirate Tom-Fly, dans un esprit et un climat du XVIIe siècle, mélangeant, avec une liberté totale : fantastique, aventure et gangstérisme. Ici, tout est action, mouvement, couleurs, éclat. Tom-Fly, le pirate se lit comme on écoute une sonate interprétée par un virtuose, emporté par tant d'allégresse et d'élégance.

  • Mais ce n'est pas tout, je bavarde, je m'attarde... Or, il est bientôt dix-neuf heures trente, et je me sens une petite faim. Je te laisse. Au fait, excuse-moi, une toute dernière question, rien que l'ombre d'un doute... Ne te vexe pas... Es-tu réellement venu me rendre visite, l'autre jour, ou bien... ou bien... l'ai-je rêvé ? Comment être sûr de quoi que ce soit en ce bas monde ?

  • En 1899, sous prétexte de cette Exposition Universelle qui fit aussi se dresser La Tour Eiffel, on érigea à Paris le plus grand, le plus luxueux, le plus prestigieux des cirques taurins de l'époque. Pendant les quatre années que durèrent les activités de la Gran Plaza de Toros du Bois de Boulogne, des toreros andalous, des poules de cabaret, des écrivains engagés, des éleveurs aristocrates, des artistes cosmopolites, des suffragettes hostiles et des gladiateurs africains se frottèrent un peu, au voisinage de la rue Pergolèse. On y croisa Caran d'Ache et la Belle Otero, Léon Bloy, le président Sadi Carnot, le Duc de Veragua, authentique descendant de Christophe Colomb, le peintre Forain et Buffalo Bill. Il y eut aussi Joseph Oller, inventeur du Moulin Rouge, Angel Pastor, le toréador des rêves féminins, la chanteuse Edmée de Thimon, Sigmund Freud et Valentin le désossé, le grand Mazzantini et Racoute Randriamara, pegador malgache professionnel. Rien que du beau linge. Quelques-uns de ces personnages sont ceux qui s'agitent ici.

  • Le puits du Temple est un recueil de quatorze nouvelles, quatorze histoires courtes de 5 à 25 pages, qui prétendent éclairer nos gouffres : nos mystères, la part obscure de nos vies, l'incohérence intime de nos destinées, y sont évoqués. Des événements anciens sont abordés, tels que l'errance des bandes de mercenaires en Allemagne au XVIIème siècle, ou un procès des Templiers, - qui donne son titre à ce recueil. Des vies plus récentes, ou contemporaines, sont dépeintes, comme celle d'un photographe qui veut exposer à une jeune femme en psychanalyse les mystères de ses origines, dans une nouvelle intitulée Le sable : celle d'un enfant qui meurt d'un manière inexplicable dans Le mercredi des liens ; celle d'une jeune femme, qui souffrira beaucoup de trop aimer la lecture et d'autres encore, toutes reliées par une certaine méconnaissance de nos profondeurs. Ayant achevé ce recueil, la lectrice ou le lecteur peuvent penser qu'un moment, ils ont plongé au fond d'un puits.

  • Nous suivons ici un drôle de personnage, agent en mission officielle, mais paumé magnifique, envoyé assermenté, mais vagabond besogneux et délirant. Tel est cet émissaire digne et scrupuleux, mais aussi enquêteur aux troublantes lubies, baroque randonneur urbain et pèlerin paraissant bien perdre, d'heure en heure, son âme. Sorte de guide égaré, dérivant sans attaches, d'avenues pluvieuses en fronts de mer désertés, de berges brumeuses en gares surpeuplées, l'émissaire, privé d'une chaussure, porte sur lui un document dont il oublie à mesure le contenu, la fonction, l'existence, puis la possibilité même. Chantre involontaire, mais éperdu, de la présence du monde, présence plus forte que tous les jeux et enjeux de ce monde, l'émissaire, sans arrêt, fascine et sa perdition même instruit.

  • Et moi, je dis que non, le matador Francisco Rivera Paquirri n'a pas été tué par le taureau Avispado, aux arènes de Pozoblanco. Voilà ce que je dis, et je montre comment cet événement, qui ne s'est pas produit le mercredi 26 septembre 1984, a pu influer sur les destins de Georges Bush, Mikhail Gorbatchev, Saddam Hussein, Khaled Kelkal, François Mitterrand, Yves Montand, Isabel Pantoda, Ayrton Senna, d'autres, et quelques milliards de leurs contemporains. En somme, je raconte comment Paquirri, pour n'être pas mort, un mercredi de l'automne 84, a fait tourner le monde d'une certaine manière, en lui donnant l'effet papillon. Ce fameux papillon, dont il est dit qu'un simple battement de ses ailes peut soulever des raz de marée, d'un côté l'autre de la planète. Si on voit.

  • Le chiffre deux existe rarement sans le chiffre trois. Et, pour parler d'un truchement, on évoque souvent une tierce personne. Dans ce roman, Bertrand du Chambon décrit un autre lui-même, Vétyver, tiraillé entre deux femmes : Anis et Menthe, dans un style très vif, direct, impudique, impudent - disons leste, dans tous les sens du terme. Bertrand du Chambon mène un étrange dialogue avec son lecteur, et lui donne à entrevoir les relations entre l'auteur et le moi, entre le personnage et la personne ; une autobiografuite écrit-il, et une histoire d'amour.

  • Un quartier comme les autres. Une petite ville et son marché hebdomadaire. Ici, il ne se passe rien. Marie Rouanet épie les visages, lit le quotidien, tourne autour des êtres et des choses. Alors, du décor habituel des jours, surgissent les vies, les âmes, les histoires. Pourquoi aller courir le monde ? L'aventure est au bout du trottoir. Dans un magasin d'antiquités, fouillis de merveilles et de débris où pénètre la lumière de l'été, vivent les personnages d'une même famille. S'ils n'ont pas de nom, c'est que les déchirures, les vies ligotées, l'espoir pathétique, les drames intimes, sont de nous tous, et jouent dans tous les lieux du monde leur musique triste. Il a suffi de voir et d'écrire. Un récit dense, une réalité saisissante ramassée dans une écriture juste et belle. Un rythme lent, paisible, un crescendo contrôlé comme dans une sonate, une sonatine, qui culmine dans un coup d'archet vibrant, cinglant comme la douleur.

  • Thomas apprécie qu'on le distingue. Quand il fait ses courses, il aime bien que les commerçants prennent des nouvelles de sa cheville foulée, ou lui demandent s'il a eu beau temps pour ses vacances. Aujourd'hui, Thomas déménage, il s'en va habiter Écheville. De nouveau, il va falloir se faire remarquer ; aguicher la boulangère, séduire le poissonnier, faire de l'oeil au boucher. Tout un travail. C'est un endroit étrange que le quartier. Les figures qu'on y croise sont familières mais le destin de chacune demeure souvent inaccessible ; ses limites sont floues, et tout le monde peut y entrer ; pourtant, celui qui s'y installe passera par une période d'adaptation. Au fil des mois, dans une ville imaginaire, le nouveau venu va s'agréger à sa communauté de vie, et acquérir une fluidité grandissante de ses déplacements. Cela suffira-t-il ? La quête de sort prochain est-elle soluble dans le quartier ? Il y a du René Clair dans ce texte réaliste et farfelu. Ma boulangère... retrace, en de brèves séquences, la chronologie d'un apprentissage : celui de l'accord entre un être et ses paysages.

  • Il y a le fils, qui a probablement tout raté. Il y a le père, qui n'est plus ce qu'il était - si tant est qu'il ait jamais tellement été grand'chose... Il y a la mère, qui les aurait voulus, tous, étincelants. Comme l'un de ces autres hommes, avec qui elle aurait pu faire sa vie. Avec qui elle aurait dû... Et il y a la fourgonnette. Une vieille Nissan, peut-être, ou une Toyota. Un véhicule existentiel en tous les cas - une carcasse et des roues - qui ramène tout ce monde au bercail des ancêtres, cette langue de terre plate, bourbeuse, triste, qui s'avance dans une mer terne et houleuse. Et qui s'appelle La Hougue. La Hougue. La petite colline. La petite butte, qu'ils ont mis des générations et des siècles à gravir. Moi je m'en fous, dit le silence, je suis le silence, j'ai le temps.

  • Il y a, chez l'auteur de Nous les filles, une face d'ombre, un sens étonnant du tragique au quotidien. C'est ce que Climats révélait en publiant la Sonatine pour un petit cadavre. Six proses hallucinées constituent Le Crin de Florence. La soie est-elle autre chose qu'une oeuvre de mort née dans l'enfer des filatures ? La bête recueillie un soir d'hiver, et qui se nourrit de vif, est peut-être l'écrivain lui-même... Quel monstre se cache donc derrière la grenouille de l'étang d'Izou en Bordelais ? Que peut devenir un couvent, transformé en supermarché culturel, sinon un lieu de pourriture et de vague mémoire, qu'il s'agisse d'une chartreuse ou d'un prieuré de l'ordre de Grammont ? Les bêtes, jamais innocentes, sont des miroirs des hommes et nous attendent sur les chemins nocturnes de nos propres désordres.

  • Cet adultère ordinaire, caché dans une maison en Sologne, a tout pour faire de ce week-end une histoire sans histoire. Tous les symptômes du bonheur semblent en ordre, mais la campagne n'est pas si paisible, l'amour n'est pas si aimable. L'ombre de la faute rôde sournoisement. La sensualité et le plaisir sont au rendez-vous mais, insidieusement, la mécanique de la volupté s'enraye, la quiétude de leur nid d'amour glisse vers le cauchemar. Le roman de Jean-François Robin nous emmène dans un univers trouble où se mêlent, sensualité, plaisir, La flûte enchantée de Mozart et une nature qui n'en finit pas d'imposer son impitoyable loi. Un roman d'amour ou un récit d'horreur ?

  • Louis Maladire, merveilleux surnom pour un bègue... Mais si le bredouilleur chronique n'a de cesse d'expliquer à autrui son état intenable, sa douloureuse condition, c'est en vain : il lasse, irrite, fait rire ou consterne son prochain, qu'il n'éclaire, bien involontairement, qu'en le faisant à son tour bafouiller. Dérisoire malédiction qu'on contourne en écrivant, en parlant sans devoir dire.

  • Où est-on mieux qu'au sein de sa famille ? - Partout ailleurs ! aurait enseigné Victor à ses fils, les jours où les hommes Baudouin souhaitaient larguer leurs amarres. Mais le confort du cocon et la force des traditions l'emportaient sur la nostalgie militaire du père, et les rêves de mutinerie de son fils Paul. Les pages retrouvées d'un journal intime, ont permis à l'auteur d'imaginer cette chronique des années 1934-1949 à Sète, comme une mosaïque de regards sur le monde discret et cultivé d'une bourgeoisie huguenote et provinciale. Les tourments et les espérances d'un adolescent à la conquête de lui-même, s'assemblent en un récit nostalgique traité sur un mode ironique, où se mêlent les parfums des colonies, des années de collège, des vacances chez les cousins, aux prises avec la foi, dans les temps troublés de l'Occupation. Un témoignage incisif sur une société dont - en ces années qui furent aussi un tournant du siècle - un des personnages du livre disait que, réchappée des VI et des V2 de Hitler, elle allait sombrer sous le tir groupé des trois V de notre époque : la Vitesse, la Violence et la Vulgarité. On sourit, on rit. Pour autant, ce n'est pas le récit tendre d'une enfance car, au fil des pages, au fil des digressions et des retours en arrière, l'unité de la mosaïque s'impose, l'unité du style aussi, et les souvenirs se font aigres-doux, et l'amertume à l'ironie se joint. On perd en illusion, on gagne en lucidité. L'auteur nous aura prévenus : La vie est un cynique carnaval.

  • Ils sont quatre qui vont quitter Sète, en train, pour Le Mans et ses Vingt-Quatre Heures. En famille. Chargés comme des mules. Avec, notamment, cette mallette qui donne son titre à ce récit désopilant et tendre. Le père est cheminot, sportif, ancien marcheur du Paris-Strasbourg, revendeur de bagnoles, marrant et fastueux. Sa femme, Aliénor, a la beauté des stars de cinéma des années cinquante, et l'ennui distingué. Le tempérament de lèche-cul de Denis, huit ans, exaspère Gaston, qui en a onze. Et c'est Gaston qui raconte, dans le parler de Sète, sur le mode jubilatoire, l'odyssée de cette famille, prolétarienne, mais pas triste.

  • Rave : le mot est étrange - prononcé à l'anglaise, il évoque le rêve, alors qu'on parle plutôt de cauchemar ; quant au légume, il est si dérisoire... Ce roman est la chronique d'un été de vacances dans le Sud de la France, dans l'univers particulier des raves ou parties techno : ennui, vacuité, défonce, drogue, alcool, sexualité débridée avec, bien sûr, la menace du sida. Ceux qui en sont, se retrouveront immédiatement. Quant aux lecteurs ignorants, ils découvriront un univers déroutant, peut-être même incompréhensible, mais partagé par des milliers de jeunes.

  • Dans cette chronique d'une mort annoncée, l'héroïne, une adolescente venue des antipodes, éprouve le malaise, si contemporain et si ancestral à la fois, de l'accession à l'âge adulte. Elle y renonce, pour partager la folie destructrice du père, sur fond de crise, d'absence d'authentique communication, et de difficulté d'insertion. C'est la société française, ses moeurs et ses contradictions qu'accusent en effet les trois personnages - les inséparables - de ce roman familial qui se résout en drame moderne. Le chant d'un couple d'Inséparables sert de contrepoint à ces événements terribles.

  • Isolés entre la forêt opaque et les caprices d'un grand lac nordique, les survivants d'un désastre global ont réinventé, tant bien que mal, leur existence de pionniers. Leur communauté, déjà au péril du vieillissement, de l'inertie, va peut-être se réveiller sous le coup des émotions qu'un scandale et les traces de mystérieuses visites soulèvent en son propre sein. Mais, devant le défi primordial que la Nature lui lance, la peur, l'espoir, laissent la place à la seule question qui mérite notre angoisse : sommes-nous les seuls ? Établi en Amérique depuis près de quarante ans, Richard Vernier a longtemps vécu dans le Michigan. Il demeure maintenant non loin du Mont Rainer et de Seattle.

  • Les grandes personnes sont douées pour le mensonge. Elles en fabriquent selon leurs besoins et les entassent autour d'elles, pour se protéger. Derrière ces remparts, elles font commerce d'hypocrisies qu'elles transmettent à leurs descendants. Ainsi va l'éducation, nationale et familiale. À dix-huit ans, Edmond Caumat est parti chercher en Indochine des réponses aux questions qui l'empoisonnent depuis l'enfance, aux temps de la défaite et de l'Occupation. En octobre 1950, au Tonkin, sa section d'infanterie est décimée dans une embuscade. Avec son camarade Bania, un géant sénégalais de cent trente kilos, grièvement blessé, Edmond tente de regagner le poste de Kiêt Lô, en échappant aux soldats du Viêt-minh. Avec l'espoir de retrouver Su'ong, son amie viêtnamienne. Mais pourquoi ces autres rescapés, dont il découvre les traces sur la piste, les ont-ils abandonnés ?

  • Je sais, Bach et Mozart ce n'est pas pareil. À part que c'est de la musique quand même. Je ne fais plus de distinction. Ça ne vaut plus la peine. C'est un conseil que je pourrais donner aux autres qui jouent, n'en faites pas, de la distinction. Maintenant qu'on ne m'écoute plus, j'en profite pour dire ce que je pense. Avant, je ne pouvais pas, on m'aurait pris pour un cabotin. Vous savez, ces gens qui font des choses extraordinaires avec un air blasé. Mon juge, quand nous nous sommes rencontrés, vous m'avez avoué que vous écoutiez mon disque en famille. Le dernier sorti, les sonates et partitas de Bach. Depuis, votre fille veut apprendre le violon !

  • Au premier siècle de notre ère, Maxence de Tyr, responsable de l'espionnage romain pour l'Asie et l'Égypte devant le César Imperator, vient à peine de former son quatrième réseau, que ses sept membres vont se trouver confrontés à la naissance d'une religion, à la poursuite d'un thaumaturge, aux révoltes juives, et à tous ces complots qui donneront à l'Empire cinq empereurs en dix-huit mois. D'Alexandrie à Rome, en passant par Jérusalem et Corinthe, Ceux-de-Maxence vont ainsi nous dévoiler le secret de la dernière nuit de Jésus-Christ, et les dangereuses collusions du fondateur de son Église, Chaoul de Tarse, saint Paul.

  • Marie est une jeune banlieusarde, épouse d'un représentant moyennement honnête ; Julie est une espiègle adolescente, fille d'un père en mal d'affection ; Rita est une étudiante italienne, amante d'un savant professeur en perpétuel déplacement. Leurs trajectoires ne se croisent pas, leurs géographies ne se recouvrent pas. Et pourtant, quelque chose les relie, pas plus encombrant que le témoin d'une course de relais. Ce roman est le reportage de cette course qui, en vérité n'a pas de début et pas de fin. Les protagonistes se brûlent les doigts au contact de ce témoin dont ils cherchent, chacun à sa manière, à se débarrasser, non sans l'avoir manipulé avec circonspection. Force d'attraction, mais force de destruction, la chose effectivement n'épargne personne. Et pour cause, puisqu'il s'agit de l'objet de l'amour...

  • Le narrateur, à un moment d'interrogation sur lui-même, part à la recherche d'un grand-père paternel qui a littéralement été effacé de la mémoire familiale. Pourvu de rares et vagues anecdotes sur ce personnage, il vient passer l'après-midi à Mézière, le berceau de la famille. Il ne recueillera aucun renseignement auprès d'un secrétaire de mairie qu'il s'obstine à appeler Monsieur le greffier. Le soir même, après avoir déambulé dans le bourg des origines, il va reconstruire une existence possible de ce grand-père, maillon manquant de la chaîne familiale où il peut, lui-même, enfin retrouver sa place.

  • Gentil lecteur, pourquoi t'interroger plus avant sur le titre du modeste ouvrage que tu as entre les mains ? Si le prénom de notre héros présente un semblant d'homonymie avec celui d'une princesse fameuse, si sa langue est aussi agile que celle de cette dame, la personne pour laquelle il la fait aller si bon train au moment où commence mon histoire, est une sultane et non le sultan moustachu dont la cruauté fit naître l'oeuvre célèbre. Regarde notre cher Hazad : dans la chambre aux mosaïques bleues ; sur le grand lit à baldaquins, à genoux entre les cuisses de la souveraine, il soulève ses fesses à deux mains et, sous sa bouche, Lalla Yasmina se pâme et se meurt dans un grand nuage froissé de soie rose, le visage caché dans le flot sombre de ses cheveux. Oui, Hazad a la langue agile et les doigts, et le corps mince et ambré, dans la lueur des lampes à huile...

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