FeniXX réédition numérique (Buchet-Chastel)

  • Un jeune Guatémaltèque, guette sur le port un bateau qui pourrait l'emporter vers son pays natal. Il se remémore son histoire et la conte à deux marins... Premier roman.

  • T. Leprince-Ringuet s'est d'emblée imposée avec son premier roman Il faut que je rentre. Ce second ouvrage confirme son talent.

  • Perdu dans les marécages amazoniens après le crash de son avion, Charles Bosseplatière, délinquant français en cavale, est recueilli trois ans plus tard au bord du rio Iça. Ressuscité, propulsé à la « une » de la presse à sensation, il raconte. Le fait divers rejoint alors la légende... Mythomane, drogué, voyou ou gagman ? Peu importe, le récit de ce « gentil loubard » nous plonge dans une errance ponctuée d'étranges apparitions... Évadé de ce Lyon de phosphore, revenu pour finir aux rivages de la ville, « Bosse » restera pour toujours cet être irréductible des périphéries, cet éternel amazonard. Entre les carnets de voyage et la B.D., son insolite dérive nous entraîne dans une rêverie douce-amère sur l'être et le Néant, le désir, les femmes, l'enfance... Ce premier roman innove en matière de langage parce qu'il intègre la densité même de la forêt qu'il désigne. Fulgurances poétiques, fantasmes écologiques, glissements et ruptures ironiques interfèrent pour poser les limites de cette terre d'ombre où l'exploration devient un ardent corps à corps.

  • Vous est-il arrivé qu'une inconnue vous téléphone en pleine nuit à la recherche d'un réconfort? Au héros de ce livre, oui! C'est le point de départ d'un roman plein de péripéties où tour à tour le sida, la drogue, le golf, l'amour et la politique jouent leur rôle.

  • Prix national littéraire Questions d'âge. Une façon optimiste, réaliste et pleine de finesse de poser les problèmes de la retraite.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Biographie romancée du philosophe et mathématicien grec, rendu célèbre par son théorème.

  • Après Vanaa ou la loi des ancêtres, véritable saga polynésienne, l'auteur prend pour thème de ce roman une vieille légende celtique, celle de l'engloutissement de la ville d'Ys. Ce roman symbolique est parcouru de scènes de bataille entre Saxons et Celtes, d'histoire d'amour, de mort et de vie, jusqu'au jour où la ville forteresse de Gradlon, roi de Cornouaille, s'effondre en pleine tempête sous les assauts des Saxons. Il relate la fantastique histoire de cette ville mythique à travers le récit de Mélaw, druide sorcier, et nous introduit dans une civilisation au moment où elle s'apprête à disparaître sous les coups conjugués des barbares et des chrétiens. Dahut, fille de Gradlon, est enlevée et violée un jour par un chef saxon, et elle s'enfuit en portant dans son ventre le fruit de ce viol. Le roman tourne autour de Dahut que Mélaw aime en secret et qui lui fera épouser son propre père, le chef rival de Gradlon. Elle sera le symbole de la celtitude attaquée de toutes parts, par les Saxons et les barbares, et par les chrétiens représentés par Gwénolé. Mélaw, lui, gardien des traditions et des rites celtiques, des pratiques de sorcellerie et de l'art de la divination, visionnera la tragédie de la ville et de son amante, mais ne pourra l'empêcher malgré ses pouvoirs ! Qualité de l'information sur la civilisation celtique, imagination de belle ampleur qui nous entraîne dans les entrelacs d'un roman d'aventures qui frisent, en ces temps de nuit du Ve siècle, un fantastique légendaire de haute volée. Qualité des connaissances historiques de cette époque de lutte entre Celtes et Saxons, magie du discours qui reprend tout l'ésotérisme celte, c'est incontestablement un récit envoûtant. Enlèvement et viol de Dahut, histoires d'amour, combats titanesques entre Celtes et Saxons, combat plus insinuant entre la religion druidique et le christianisme missionnaire. Un roman pour ceux qui s'intéressent à cette confrontation entre la légende et l'histoire, entre une légende et un imaginaire.

  • Fabienne, médecin de campagne, suspecte très vite chez Larry, ingénieur des ponts, une maladie létale. Comment dire cette réalité à celui qui cherche un geste magique ? Un roman à l'interface des êtres.

  • Dans la tradition de Marcel Aymé, Georges Baudouin nous entraîne avec humour et pétulance dans les péripéties de Clérissault. Son imagination vive nous emporte dans un tourbillon de situations cocasses dans lesquelles se débattent des personnages merveilleusement croqués. Clérissault est une petite ville française comme tant d'autres avec une majorité d'agriculteurs, le maire, le curé, l'instituteur. Ses habitants se croisent entre la droguerie et la boulangerie, ou se retrouvent à l'auberge-bistrot. Bref tous coulent des jours paisibles jusqu'au moment où un Américain fortuné vient s'installer et décide de les aider, de subventionner ceux qui lui soumettent des projets valables. Les plus audacieux (souvent les plus aisés) bénéficient d'un soutien financier du généreux donateur et prospèrent rapidement, tandis que les plus pauvres, n'ayant rien à gérer, rien à améliorer et pas d'idées, restent à la traîne. Alors deux clans entrent en conflit. La haine et la jalousie - attisées par les commères - déferlent sur la petite ville, empoisonnant l'atmosphère. La population se met à détester l'Américain. L'instituteur, hors conflit, demande aux jeunes de réfléchir sur la situation et d'imaginer ce qu'ils feraient, eux, avec cet argent providentiel...

  • Avec le recul du temps, Georges Baudouin nous dépeint l'amour d'un enfant pour une amie de sa mère, ses premiers émois amoureux, utilisant toujours la même verve que dans Le Mot de Passe. À l'âge charnière, quand le diablotin agaçant de l'enfance devient démon de la chair, l'adolescent décline toute la palette de ses sentiments, contradictoires parfois, exacerbés souvent, mais toujours extrémistes. Il cherche à ouvrir les portes sans être pleinement conscient du glissement vers un abîme que seul le souvenir de cet amour pur parvient à éviter. Parce que l'homme, pour atteindre à la sérénité, doit d'abord se faire massacreur de tendresse et de tout ce qui paraissait beau. Parfois grinçant dans la réalité de ses portraits, l'auteur, par des ressorts inattendus et des développements imprévisibles, effectue pour notre plus grand plaisir un délicieux croquis humoristique.

  • Début juin 1940. Les troupes allemandes sont sur la Somme et l'Aisne. Une division d'infanterie coloniale est enlevée en hâte de haute Provence - où elle veillait à la frontière italienne - pour renforcer le dispositif de défense de la Seine. Son Groupe de reconnaissance, formé de réservistes de tous âges, est superbement équipé : armes modernes, uniformes récents, chevaux vifs, camions et side-cars neufs. Soixante heures d'un trajet ferroviaire, qui commence sous les acclamations des foules endimanchées et se continue au stupéfiant spectacle des trains civils d'exode, mèneront les soldats de la quiétude méridionale à la désolation des villages figés dans leur abandon. Puis, une fois le contact pris avec les Allemands qui ont entre-temps dépassé la Seine, se succèdent les replis dont l'objectif - leur dit-on - est un regroupement de plusieurs armées à l'abri d'une ligne invincible, cette fois : la Loire. À ce rendez-vous au sud de la Loire ils vont en brûlant les étapes, laissant en arrière les unités misérablement démunies et disputant la route aux populations en fuite. Quand ils ont franchi le grand fleuve impassible dont la rive sud ne recèle ni défenses ni réserves, ils comprennent qu'ils ont été leurrés et qu'il faut entendre désormais par Rendez-vous l'injonction des avant-gardes ennemies qui les pourchassent. Luttant ici avec âpreté, abandonnant plus loin leurs chevaux incapables de poursuivre les marches insensées auxquelles on les a contraints pour gagner la Loire, se heurtant ailleurs à des édiles qui prétendent refuser à l'armée le droit de livrer sur leur sol d'ultimes combats jugés déraisonnables, ils vivent durant trois éprouvantes semaines des situations où le pathétique le cède parfois à la bouffonnerie. Au hasard des cantonnements, ils s'approprient pour quelques heures, dans des régions évacuées, de modestes fermes ou de somptueux châteaux, puis, dans les lieux encore habités, ils côtoient des gens que leur intrusion effraie et rend souvent hostiles. La nuit du « cessez-le-feu » ils sont au bord de la Dordogne, mêlés aux civils dont ils ont dû, cette fois, partager le lent et périlleux cheminement. La défaite est affirmée mais ils ont échappé à la capture : ils ressentent seulement le soulagement de cette maigre victoire.

  • Des récits variés où bifurquent les destinées, et si, parfois, la conclusion ne présente qu'une réponse ambiguë ou une interrogation muette, c'est pour laisser au lecteur la possibilité de poursuivre dans son imaginaire un parcours qui pourrait être le sien.

  • Humour et sarcasme pour ce roman qui se penche sur les thèmes du clonage, de la recherche, de l'euthanasie.

  • Une série de fables sur les mains : mains câlines du bébé ou mains précises du chirurgien, doigts cicatrisées du grand brûlé ou mains d'où jaillissent le mouvement floral de la danseuse, poignée du politicien ou doigt momifiés des saintes...

  • Ambre de Clercy, étudiante en archéologie, fait, la nuit, des rêves étranges qui la ramènent au Moyen Âge. Avec l'un de ses professeurs, elle entreprend des fouilles dans le fossé du château familial et mène parallèlement des recherches sur l'histoire de sa famille, persuadée que ses rêves ont un rapport avec des événements qui auraient eu lieu huit cents ans plus tôt. Elle découvre alors que l'on a volontairement fait disparaître son aïeule - dont elle porte le même nom - et l'homme que celle-ci aimait, Richard de Loupvaillant. Pourquoi les a-t-on fait disparaître ? Quel crime ont-ils commis ? Ambre, la jeune étudiante, va-t-elle, elle aussi, connaître le même sort que son aïeule ? Suspense, faits étranges et rebondissements jalonnent ce récit captivant.

  • Enfant sensible et émotif, Jean vit à la campagne avec sa famille. Mais la mort de son père par une belle journée d'été va envahir l'esprit du jeune garçon, qui va passer en quelques heures de l'innocence à la conscience, de la joie totale à la stupeur désarmante.

  • Jacques Téphany arrache à l'oubli un de ces épisodes de toute résistance où la jeunesse aspire à son être au travers de la mort. Son récit, parfaitement maîtrisé, vigoureux, restitue la plénitude et la formidable ambivalence de l'action, à la fois étau qui se resserre et embrassement d'espoir, d'amitié, d'humanité.

  • Une saga paysanne des années cinquante, autour d'un drame mystérieux : le bébé des Belois, futur prince des collines, est-il mort à cause d'une grande soeur jalouse et négligente, d'un chien ou d'une maladie que l'on cache de génération en génération ?

  • Oscar, fils d'un riche homme d'affaires, a tout pour réussir dans la vie. Et un sérieux handicap, il croit aux valeurs qu'on lui a enseignées au collège l'honnêteté, la rigueur, la loyauté, la vertu. Cela lui vaut d'abord quelques déconvenues. Il en arrive à envier son camarade de classe Antoine, celui qui se prétend « le Prince des cyniques » et à qui tous les succès sont promis. Pourtant, franchissant tous les obstacles de l'amour, du mariage, de l'exil et de la guerre, le Candide de Beyrouth va devenir un illustre milliardaire. Puis être élu président de la République. Serait-il le sauveur de la nation que tous attendent ? « Un idéaliste dans ce pays ? Mais c'est impossible, voyons ! » proteste un Libanais sceptique. Il faut se rendre à l'évidence. Tout démontre que l'aventure d'Oscar est une extraordinaire réussite. À quel prix ? C'est le sujet de ce roman dont l'auteur, avec un humour tranquille et ravageur, démontre les mécanismes d'un système politique truqué et révèle les secrets d'une société qui se croit la meilleure. Jusqu'au coup de théâtre final. Roman à clé ? Caricature au vitriol ? Ou image sans complaisance de la réalité ? Au lecteur d'en décider. Lui seul peut dire si, dans cette fable cocasse et profonde, il a découvert un mensonge ou retrouvé la vérité que, sans trop oser se l'avouer, il connaissait depuis.

  • Il y a de nombreuses façons de vieillir et l'on rencontre même des vieillards heureux. Le Prix littéraire "Question d'Age", créé en 1989 par l'Office Rémois des Retraités et Personnes Agées, souhaite aborder par l'expression romanesque les situations variées de la fin de la vie. En parler, c'est exorciser la peur, c'est prévoir les difficultés et prévenir les erreurs. "Le roi Basil", primé cette année, raconte avec beaucoup de charme l'univers clos d'une petite maison de retraite en province. A l'intérieur, des personnages, réunis par le hasard, ont recréé leur petit monde. Des règles non écrites, mais aussi des sentiments insoupçonnés en font une petite société parallèle que personne n'imagine et qui surprend ceux qui la côtoient. Basil, le vieux Polonais, est riche. Riche d'une sagesse d'homme simple, de souvenirs bien rangés dans sa tête. Il est immédiatement et chaleureusement adopté par tous les pensionnaires à son arrivée à l'asile de Stenay en Lorraine, où il fait figure de roi. Serviable et compréhensif avec chacun, cette royauté tardive comble son âme et le rend fier. Il coule des jours heureux jusqu'à l'arrivée d'Olympe Gaston, ancien coq de village, fort en gueule, tyrannique et acariâtre, qui ne supporte pas la place privilégiée faite à Basil. Pour le discréditer, il invente une sinistre farce. Basil, naïf, tombe dans le piège... Grâce à la personnalité très attachante de ce vieux Polonais au jargon inimitable, avec un style puissant, réaliste et non dépourvu de tendresse, l'auteur brosse un tableau saisissant des conditions de vie réservées à nos vieillards et d'un univers qui nous concerne tous.

  • Ilje est doublement déraciné : algérien, il est né sur le sol français, mais adolescent il est revenu dans son pays avec sa famille, où il s'est senti étranger. Alors il est reparti en France, à la fois terre d'exil et mère patrie. En toile de fond, la guerre d'Algérie est venue raviver cette contradiction qu'il porte comme une blessure.

  • Le lecteur retrouvera dans ce roman les personnages de Vanaa ou la loi des ancêtres laissés à Tahiti en 1847. Jusqu'à l'annexion par la France en 1880, d'îles en îles jusqu'aux lointaines et mystérieuses Marquises, et de génération en génération, à travers de multiples amours et tragédies, l'auteur raconte les événements de l'époque de la reine Pomaré, qui encadrent cette saga romanesque, et retrace la vie d'arii tahitiens, mêlée à celle d'une famille franco-anglaise par des alliances répétées et surprenantes. Petit-fils de Vanaa et fils de Taaroa, Omaï est un enfant béni des dieux qui lui ont donné d'étranges pouvoirs. Élève de son oncle sorcier, l'inquiétant Ravera, auquel il devra un jour opposer ses forces, il pratique l'art divinatoire dans le feu et, s'identifiant à son aïeul Omaï Ier, prédit le combat mortel de son parent Mato, la mort de la reine Pomaré, et l'exil de son père Taaroa qu'il ira rechercher aux îles Marquises pour y trouver lui-même l'amour et son destin... Les personnages sont inoubliables et colorés : Vanaa, Taaroa, Omaï, les trois chefs successifs de l'île de Mataïa, charismatiques, révérés et séduisants, la reine Pomaré IV et ses enfants tumultueux, Maxime de la Ferrière, qui fait naufrage aux îles Marquises et est recueilli par le vieux chef Hakea, Mato qui combat à mort le ravisseur de son épouse, William, amoureux d'une royale vahiné, Edwin, le fils errant et désenchanté de Maxime et Moira, ami fidèle de Taaroa... Le roman est parsemé de scènes grandioses et émouvantes : cyclone, affrontement contre un bateau négrier, enterrement spectaculaire du fils héritier de la reine, mort de la reine Pomaré, et celle du père Vincent dans la montagne, adieu des habitants de l'île à Taaroa emmené en exil, fête tribale somptueuse et sauvage aux îles Marquises pour la naissance du fils d'Omaï... De rebondissements imprévus en amours sensuelles et passionnées, de haines en amitiés cimentées dans le sang, c'est un monde chatoyant, attachant et nostalgique d'une époque révolue qu'il nous faut mieux connaître, que nous révèle Colette Geslin, dans ce grand roman étonnamment bien documenté et riche sur les coutumes ancestrales, les rites et les croyances des îles tahitiennes, que le lecteur n'oubliera pas de sitôt.

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