• Voici le journal de bord de la conscription dans l'armée israélienne... d'une fille ! Car là-bas, même les filles doivent faire leur service.
    Nous sommes en 1988-1990, à l'époque de la première Intifada, et Valérie découvre un monde inconnu, son ambiance particulière, ses codes, ses secrets, ses camaraderies, sa drôle de façon de faire mûrir les bachelières férues de grands auteurs humanistes. Les soldats en Israël, « personne ne les regarde en particulier parce qu'il y en a trop, parce que c'est normal et que tout le monde est habitué, tout le monde a été, est ou sera un jour à l'armée. »

  • « En quinze ans, Antonio Lobo Antunes est devenu l'un des emblèmes du Portugal de l'après-salazarisme. À cinquante-trois ans, il fait partie de la génération qui, avec Lidia Jorge, José Cardoso Pires et José Saramago, a renouvelé depuis vingt ans les lettres portugaises, jusque-là hantées par le fantôme de Fernando Pessoa et dominées par la figure rebelle mais en définitive traditionaliste de Miguel Torga. C'est peut-être lui qui symbolise le mieux le va-et-vient entre le passé et le présent, entre le Portugal de la dictature et celui de la démocratie, avec au milieu cette fracture béante qu'a constitué la guerre coloniale en Afrique, en Angola en particulier. Antonio Lobo Antunes y a servi vingt-sept mois, entre 1971 et 1973, comme jeune médecin militaire. Sa principale occupation: l'amputation des blessés, le plus souvent à la scie de charpentier. De cette sale guerre, il aurait pu revenir infirme ou putschiste: il en revint héros et écrivain.» (Antoine de Guademar, Libération, octobre 1995)

  • Égrenées au long de vingt-cinq années, les réflexions regroupées dans cet ouvrage, Défense et Océans se limitent à quelques aspects généraux de la Défense et aux dimensions que lui donnent ou devraient lui donner les océans, particulièrement dans l'avenir. Publiés ou non, sous le pseudonyme de Nicolas Polystratu ou sous le nom de l'auteur, ces textes, parfois coupés pour des raisons de discrétion encore nécessaire, n'en sont pas moins libres dans leur expression et, au-delà de leur intérêt documentaire, veulent être surtout un encouragement pour tous les officiers à travailler, lire, et écrire, seul moyen d'affiner sa pensée et de parvenir à influer autant que faire se peut sur l'évolution de la Défense. C'est pourquoi ils sont fondamentalement centrés sur l'homme, sur l'officier et sur « l'homme de mer » puisqu'il s'agit de propos de marin, mais propos qui peuvent être étendus aux trois Armées.

  • 2026 : Service National Universel (SNU). Un mois obligatoire pour les jeunes, filles et garçons
    entre 16 et 18 ans...
    1974 : Service National pour tous les jeunes hommes de 20 ans normalement constitués (ou à peu près)...

    Sans n'avoir rien demandé à personne, je me retrouve le cul dans un train un beau matin d'avril 1974
    propulsé à 600 kms de chez moi, direction Metz afin d'y effectuer mon service militaire.
    Troufion antimilitariste convaincu aux premières heures de mon service, le jour de la quille douze
    mois plus tard, mes idées sur l'armée ne sont plus aussi tranchées.
    Aujourd'hui en relisant ces lignes transcrites chaque jour sur un calepin il y a quarante cinq ans je
    savoure avec délectation ces souvenirs.
    Franchement, avec les copains on a passé du bon temps et partagé de bonnes tranches de
    fou-rires.
    Nul doute qu'à la lecture de ces lignes chacun redécouvrira ses propres souvenirs.

  • Depuis la suspension du Service national en 1996, il semble manquer quelque chose à notre République. Aussi, vous faites certainement partie des 80% de Français qui souhaitent son retour.
    Pourtant, vous êtes-vous déjà demandé comment cela serait possible ? Avez-vous réfléchi à la construction d'une structure capable de mobiliser 750.000 jeunes annuellement ? À son encadrement ? Aux tâches attribuées aux appelés ? À son coût ? Et surtout, avez-vous pensé aux bénéfices qu'il pourrait nous apporter ?
    Dans cet ouvrage, Vivien Destro propose d'approfondir ces questions, analysant concrètement le besoin, brisant certaines idées reçues, aboutissant finalement à esquisser les contours d'un dispositif performant, un outil indispensable pour affronter les immenses défis qui s'annoncent.
    Contrairement à d'autres projets, ce Service national peut être mis en place facilement en s'appuyant sur des dispositifs existants, en limitant les coûts pharaoniques d'un retour au service militaire tel que notre pays l'a connu, et en s'inspirant d'expériences réussies en France comme à l'étranger.
    Écrit pour être accessible à tous, « Vers le Service national » est avant tout un projet d'avenir que vous pourrez vous approprier et porter à votre tour.

  • « Bayard : Je ne partage pas du tout le goût général pour ce personnage. Il était brave dit-on. C'est la moindre des choses pour un professionnel. Seulement, en Italie, il faisait pendre tout goujat trouvé porteur d'une arquebuse, parce qu'il n'admettait pas qu'on puisse tuer par ce procédé un brave chevalier à trente pas. Eh bien, il est mort d'une arquebusade, et dans les reins encore, tirée par un routier espagnol. » [...] « C'est le genre de militaires qui encombrent notre Histoire de leurs hauts faits, mais qui auraient refusé en 70 le canon se chargeant par la culasse, en 14 la mitrailleuse et le canon lourd, en 40 le char de combat et l'aviation d'assaut, enfin en 60 l'armement nucléaire. » Dans un récit haut en couleur, riche d'anecdotes et d'irrespect, Alexandre Sanguinetti démontre ainsi, de l'antiquité à nos jours, la fonction du soldat et le rôle des armes dans la violence des sociétés.

  • Suite à son cri d'alarme, La Bombe ou la Vie, Jean Toulat publie aujourd'hui Les Grévistes de la guerre. L'auteur, à juste titre fait remarquer que nous vivons sur une poudrière, l'arsenal atomique équivalant à quinze tonnes d'explosifs par habitant du globe. Des armes sont vendues « tous azimuts ». Plus de trois cents conflits armés ont éclaté depuis 1945. A cette course à la guerre, des hommes et des femmes disent : NON. Objecteurs de conscience, des jeunes demandent un service civil. D'autres renvoient leur livret militaire, affectent à des oeuvres de la vie la part « militaire » de leurs impôts, refusent, dans les laboratoires ou les usines, de préparer des engins de mort. Des officiers rejettent la doctrine nucléaire de représailles massives. Et partout dans le monde, de Joan Baez et des frères Berrighan aux bouddhistes du Vietnam, se lèvent des militants qui résistent au dieu Mars. Ces « grévistes de la guerre » se veulent en même temps bâtisseurs de la paix. Ils se mettent au service du tiers monde, fondent des équipes d'action non violente, cherchent à faire prévaloir, sur la stratégie de la terreur, le dynamisme de l'amour, cette arme absolue. Jean Toulat dédie son enquête à José Beunza, objecteur de conscience espagnol, qui a reçu en prison le Prix Jean XXIII.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ancien député de la Seine, membre du Comité directeur du Parti socialiste, président de la Convention des cadres de réserve pour l'armée nouvelle, Charles Hernu retrace l'histoire d'une réflexion sur les problèmes de la défense qui a débuté en 1956 au moment de la guerre d'Algérie. Ce travail collectif, auquel ont participé, à côté de militants socialistes, des cadres de l'armée d'active ou de réserve, a abouti à l'élaboration d'un grand nombre de documents, dont certains sont publiés ici pour la première fois. Quelle devra être, le jour où elle arrivera au pouvoir, la politique de la gauche en matière de défense ? Quelle sera son attitude à l'égard de l'armée ? L'importance de ces questions n'échappe à personne. Charles Hernu y apporte la réponse d'un socialiste qui est aussi un spécialiste des problèmes militaires. Cette réponse n'engage que lui. Le débat reste ouvert. On trouvera dans ce livre les pièces essentielles du dossier.

  • Les Français, pour la plupart, ont oublié les tourments qu'après 1945 ont endurés leurs armées et qui, portés au paroxysme à la fin de la guerre d'Algérie, avaient provoqué, pour leur moral, des blessures que l'on avait pu croire inguérissables. Nos compatriotes ne savent guère que, pourtant, en dépit des difficultés qui se sont poursuivies jusqu'en 1975, les militaires ont aujourd'hui retrouvé, après avoir construit un système de forces adapté à l'ère nucléaire, un état d'esprit digne d'une armée qui compte à nouveau parmi les plus solides de ce temps. Les moyens utilisés, les actions menées par le commandement, l'encadrement et les hommes pour changer, conformément aux instructions du pouvoir et aux besoins de l'époque, en sauvegardant leurs valeurs traditionnelles, ne sont connus que d'un petit nombre de spécialistes. Au moment où l'I.D.S. de Reagan et les initiatives de Gorbatchev invitent au réexamen des doctrines stratégiques, au moment aussi où, en France, tant de secteurs sont contraints, dans la douleur, d'affronter l'inéluctable changement, les auteurs de ce livre ont voulu faire connaître au public comment, une fois de plus, de 1962 à 1986, la vieille nation française a su restaurer et, jusqu'à ce jour, maintenir le moral de ses troupes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • " Ce récit du séjour d'un jeune intellectuel sous les drapeaux est un chef-d'œuvre de pudeur et de subtilité " L'Express

    Vers 1950, Léon Werth se penche sur les notes, féroces, qu'il prit sur le vif au cours des douze mois que dura son service militaire.

    Ainsi va-t-on découvrir " la caserne aux environs de 1900, le comportement des officiers et des soldats, leurs sentiments, leur " psychologie ", si l'on veut. Aucune allusion à cette entité : l'armée, qu'au début de ce siècle les uns exaltaient et les autres dénigraient. Récit pathétique ou comique ? L'auteur n'en sait rien, il a voulu être " objectif ", peindre un milieu et une époque et ce n'est point sa faute si la réalité est à la fois comique et dramatique. "

  • Personne ne connaît réellement ces hommes en noir qu'un hélico vient de déposer aux abords d'un petit village d'Afghanistan. Et ces autres qui sortent d'un marais pour abattre un criminel de guerre en Croatie; qui assurent la garde protégée d'un général canadien au Rwanda; qui sévissent contre des preneurs d'otages au Pérou ou qui font mentir le président Milosevic, en faisant la preuve, sur place, du non-désarmement de la Serbie.

    DENIS MORISSET a fait partie des seize premiers membres de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI2 ou JTF2) de 1993 à 2001. Sa formation et son parcours stupéfiant en secoueront plus d'un et il tient du miracle qu'il soit encore là pour tout raconter. Sept de ses compagnons ne peuvent en faire autant.

    Plus encore et pour cause, le Canada ne rendra jamais hommage à ces combattants anonymes dont les vraies médailles de bravoure se résument aux nombreuses marques encore visibles sur leur veste pare-balles.

  • W.S. Burroughs voyait dans la musique rock « comme une tentative d'échapper à un univers mort et sans âme pour rétablir l'univers de la magie ». Rock City n'existe pas et pourtant ces chroniques sont peuplées de fantômes célèbres chevauchant des Stratocasters à manche en érable moucheté dans les prairies oniriques du blues électrique. Ballades-méditations. Texte rock. Humour rock. Des poèmes qui se liraient comme des polars. Et attention, le break. « Qu'est-ce qu'ils attendent au coin des rues ? » demanda Jerry Lee. « Ils attendent le salut, ils attendent la délivrance. Ils attendent une grande tournée mondiale et la résurrection du corps d'Elvis (avant son service militaire). » Jacques A. Bertrand

  • De 1944 à 1994, l'Armée de terre a subi d'innombrables transformations et avec elle son corps d'officiers sur qui, pour la première fois, un auteur se penche. Celui-ci est avant tout soucieux de contribuer à l'élaboration des cadres sociaux de la mémoire d'une grande institution de notre pays aussi sa démarche est-elle féconde. La première partie de l'ouvrage met à jour trois thèmes fondamentaux qui ont marqué la politique des personnels notamment du corps des officiers au cours de cette période fertile en rebondissements : retour à la légalité républicaine et ouverture à la citoyenneté, réduction des effectifs, revalorisation de la condition militaire. La seconde partie, commence par évoquer le contexte dans lequel s'opèrent les changements subis par le corps des officiers au cours de ce demi-siècle. Ces transformations décrites avec précision débouchent sur un important travail statistique permettant de mieux évaluer l'évolution du corps des officiers de l'Armée de terre de 1946 à nos jours. Cet essai, qui n'a d'autre but que d'assurer la plus grande transparence d'une institution, devrait permettre aux anciens de resituer une page d'histoire vécue et surtout aux jeunes générations de découvrir le cheminement, parfois douloureux, dans le droit fil duquel se situe la carrière des officiers de l'Armée de terre au service du pays. Le souci constant de l'auteur de replacer les grandes mutations par rapport aux mouvements de la société contemporaine répond à la volonté permanente d'une meilleure intégration de l'Armée dans la Nation.

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