• Un jeune couple d'intellectuels est brutalement interné dans un camp de détenus politiques dans une vallée reculée de Corée du Nord. Année après année, les persécutions viennent à bout de leur dignitié jusqu'à les précipiter dans un enfer moral où la volonté désespérée de survivre justifie tous les moyens. Secrètement amoureux d'elle par le passé, un garde viole la jeune femme, dont le mari refuse de reconnaître l'enfant qu'elle met au monde et qui mourra dans le camp. La jeune femme parvient miraculeusement à s'échapper avec l'aide du garde et s'enfuit en Corée du Sud. Les deux hommes s'échappent à leur tour.Pronfondément meurtris, les trois personnages vont se retrouver et se déchirer. Un enfant - dont elle était enceinte lors de sa fuite - laisse entrevoir un avenir porteur d'espoir.

    Kim Yu-kyeong est une romancière nord-coréenne, membre du Comité central de la Fédération des auteurs de Chosun avant de fuir le pays pour la Corée du Sud dans les années 2000. Elle garde aujourd'hui encore sa véritable identité secrète, par crainte de nuire aux membres de sa famille restés au Nord.En avril 2012, elle publie son premier roman, Cheongchun Yeonga (non traduit), en Corée du Sud. Le Camp de l'Humiliation, paru en février 2016, est son deuxième roman.

  • Grégoire Orlov souffre, boit, et rosse. Son mariage s'est usé en même temps que ses muscles. Martha Orlov, à côté du vide et de l'ennui de leur misérable existence, encaisse les coups du destin avec ceux de son mari.

    L'air empuanti de leur immeuble couve le choléra. L'épidémie réveille bientôt chez Grégoire un instinct d'héroïsme qui va le pousser à soigner les malades. Cette vocation soudaine guérit un temps les déchirements du couple... jusqu'à ce que ressurgisse la nature taciturne du mari. Incapable de satisfaire sa soif d'absolu, Grégoire Orlov s'en remettra à sa soif de vodka.

    Maxime Gorki offre avec Les Époux Orlov un récit emblématique, proche du naturalisme. Sous sa plume, le drame de ces travailleurs russes finit par revêtir la puissance d'une tragédie antique.

    Né en 1868 à Moscou dans une famille modeste, Maxime Gorki effectue divers métiers et apprend à écrire en autodidacte. D'abord journaliste, il connaît la popularité avec ses récits décrivant le quotidien des classes populaires russes. Il est notamment l'auteur des Bas-fonds, paru en 1902. Il se rallie au marxisme et s'exile face à la répression du régime tsariste. Il s'engage dans la révolution de 1917, mais s'exile à nouveau. Il revient définitivement en URSS en 1932 et meurt à Moscou en 1936.

  • Sujet à une psychose brutale et non identifiée, le neurologue Camilo Escobedo est interné dans un hôpital psychiatrique. Du jour au lendemain, il se retrouve le patient de ses propres collègues et internes. Jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il souffre d'une maladie auto-immune récemment découverte. Celle-là même qu'il a longtemps étudiée et qui l'a toujours fasciné : la maladie dont est atteinte la jeune fille dans L'Exorciste.
    Cette histoire, c'est celle, véridique, du docteur Escudero. En relatant la vie de ce neurologue, Gabi Martínez donne à lire le système de santé et la réalité sociale de Barcelone. C'est le combat singulier, dans un monde globalement corrompu, d'un personnage inoubliable.

  • Au coeur du roman, il y a Xin, le petit garçon de cinq ans témoin de la terreur qu'inspire le tigre, de la disparition du père par une nuit de pluie diluvienne ensorcelé par une voix qui appelle à l'aide, de la mort d'une soeur. Puis Xin succombe, tombé au fond d'un puits après les inondations. Ses parents ne peuvent faire le deuil de sa mort, quand survient un autre cataclysme, l'invasion japonaise. Mais Xin renaît des années plus tard, sachant seulement qu'il porte le prénom d'un oncle dont on lui cache l'histoire. Et les malheurs continuent à s'abattre : la rébellion communiste, la mort du père écrasé par un arbre. Car si Xin est au coeur du roman, c'est parce que Xin veut dire « souffrance », comme si la souffrance et la pluie étaient les deux seules choses qui ne s'arrêtaient jamais.

    Kim Ng Chew - dont le nom chinois est Huang Ching-shu - est né le 9 novembre 1967, en Malaisie, dans une famille originaire du Fujian. Diplômé de littérature chinoise classique de l'université nationale de Taiwan, il est aujourd'hui professeur à la National Chi Nan University.
    Ecrivain, professeur et essayiste, Kim Ng Chew est lauréat de très nombreuses récompenses littéraires dont le Grand Prix du Salon du Livre de Taipei et le Prix Trépied de la Littérature tous deux décernés à La Pluie.

  • La narratrice est atteinte d'une maladie auto-immune, autrement appelée maladie de compagnie, "compagne fidèle", dira-t-elle ironiquement, qui la diminue. Le corps s'attaque lui-même en tentant de se défendre, les virus s'engouffrent dans la brèche d'une immunité réduite. Hors de moi dit la rage de la malade qui refuse de se soumettre à cette condition. La narratrice analyse avec lucidité la souffrance, dissèque la maladie, ses effets sur l'humeur, la résistance qu'elle tente de lui opposer. Elle restitue l'impuissance de la pensée face à l'obsession de la maladie. Loin de sombrer dans la résignation et la tristesse, ce récit est porté par l'énergie de la colère qui redonne toute sa vigueur au sujet exsangue. Jusqu'à ce qu'apparaisse, inattendu et renaissant, le désir.

    Claire Marin est née en 1974 et enseigne la littérature et la philosophie. Elle vit à Paris.

  • Trente ans après la tragique retraite de Russie du Corps expéditionnaire italien consécutive à l'échec de la prise de Stalingrad et vingt ans après la publication du Sergent dans la neige devenu un classique de la littérature italienne du XXe siècle, Mario Rigoni Stern réalise un désir qui le taraude : retourner sur les lieux où tant de ses camarades ont trouvé la mort, au combat, de froid ou de faim. C'est l'occasion d'évoquer ses souvenirs. Passé et présent alternent. Jadis, les souffrances vécues ont rapproché les deux camps. Aujourd'hui, l'auteur retrouve les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers où, réfractaire à poursuivre le combat aux côtés des troupes allemandes après 1943, il a côtoyé les soldats de la grande Armée Rouge. Déjà, durant la retraite les contacts humains avec la population locale, élémentaires autant qu'essentiels, recèlent une belle leçon de vie. Il évoque aussi son cher plateau d'Asiago, notamment lorsqu'une vieille scierie est convertie en camps d'internement pour des Juifs dont l'auteur s'efforcera après la guerre d'identifier les victimes et les survivants afin de nous faire aussi connaître leurs noms, à nous, lecteurs. Comme dans tous ses livres, le grand écrivain italien nous fait partager avec une intensité rare les moments forts de sa vie qui, au-delà de son amour de la nature toujours présent dans ses écrits, forment une sorte d'odyssée courageuse entre toutes.

  • Apprendre à traverser la souffrance

     

    La perte d'un être cher, un accident de la vie, une maladie, du mal-être au travail... Parfois, la souffrance vous envahit, voire vous submerge. Quand un événement dramatique vous touche de plein fouet, vous croyez souvent être la seule personne sur Terre à ressentir cela et finissez par nourrir une projection négative du monde.

    Ce cercle vicieux peut pourtant être brisé. Vous n'avez pas à culpabiliser et vous n'êtes pas obligé de « subir » ces situations, bien souvent inévitables. Se réapproprier sa souffrance, l'identifier, la comprendre, partir à la découverte de son Moi, sont autant de clés pour « agir ». Et si participer à la guérison de vos traumatismes et blessures était l'occasion de reprendre la main sur votre vie ?

    À travers leur histoire et les témoignages de leurs patients, les auteurs ont mêlé diverses approches thérapeutiques et établi des outils simples pour vous accompagner sur le chemin de la joie et de l'apaisement.

  • L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est un traitement de choix pour l'état de stress post-traumatique, dont l'efficacité est reconnue depuis longtemps. Il s'agit d'une méthode thérapeutique qui repose sur la stimulation alternée de chaque côté du corps par des mouvements oculaires, alors même que la personne se reconnecte à l'événement traumatisant. S'appuyant sur les facultés du cerveau pour transformer les informations à l'origine d'un traumatisme, l'EMDR permet de libérer le patient de sa souffrance et de dépasser ses blocages. Conçu par un spécialiste, cet ouvrage d'introduction et de référence présente l'histoire, la méthode et les applications de l'EMDR.
    Cette nouvelle édition est augmentée d'un cahier pratique qui propose des exercices sous forme d'introspection et de questionnement.

  • " Ce soir, la cause est entendue : il ne veut plus de Susan, cette femme "dont il sait presque tout". Après six années de vie commune, quelques mensonges, par bonté, deux fils à élever (trois et cinq ans) qu'il adore, le narrateur, à bout de souffle, prépare son départ, conscient que le désir a déserté la maison. Une dernière nuit à contempler seul cette rupture, à solder pour de bon cette union, consentie pour "nous frustrer et nous punir mutuellement ". [...] Kureishi déroule le drame conjugal dans ce qu'il a de plus prosaïque. Est-il possible de bien vivre ensemble ? Le bonheur ne résulterait-il pas d'un apprentissage ? À ces questions, d'apparence éculée, Kureishi renvoie sa propre expérience, ses espoirs, ses tourments, pour finir sur un contentement désabusé : "L'amour est un sale boulot ; impossible de garder les mains propres.""
    Philippe Savary, Le Matricule des anges

  • La prise en charge du burn-out - qui, quoi, ou, quand, comment, pourquoi, avec qui ? Nouv.

    Pression au travail, gestion des émotions, manque d'autonomie, défaut de soutien social et de reconnaissance, harcèlement...
    Lorsque la mobilisation psychologique et physique devient trop importante, le corps envoie des signaux : alarme, résistance puis épuisement. C'est le burn-out.
    Considéré comme un phénomène lié au travail et non comme une maladie, l'épuisement professionnel ne fait, à ce jour, l'objet d'aucun diagnostic officiel dans les classifications médicales de référence.
    Alors, à qui et où s'adresser ? Quels sont les interlocuteurs à privilégier au travail ? Et ceux extérieurs à la structure ? Comment être médicalement pris en charge ? Et avec quel soutien psychologique ?
    Spécialiste de la souffrance au travail, l'auteur a rédigé un guide de prévention à part entière.
    Cet ouvrage se donne pour mission de présenter, de manière factuelle et concrète, le parcours de soins le plus efficient dans le cadre d'un burn-out.
    Avec l'objectif d'orienter les professionnels en souffrance vers les interlocuteurs juridiques et médicaux en capacité de les accompagner sur le chemin de la guérison.

  • Dans cet ouvrage posthume, l'abbé Gérard Marier présente ses réflexions personnelles sur un sujet qui, surtout durant ses dernières années de vie, lui semblait être devenu une grande préoccupation, sinon une obsession, pour beaucoup de ses contemporains :

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • Par le biais de la création artistique, l'art-thérapie permet l'expression authentique de soi et donne sens aux événements douloureux de la vie : maladie, agression, divorce, deuil, stress post-traumatique... Au travers de nombreux témoignages et de reproductions de travaux réalisés en séances (peintures, collages, poésies, masques, modelages en terre...), l'auteure nous emmène au coeur de son expertise et montre :


    comment l'art-thérapie opère, en atelier de groupe ou en séance individuelle ;

    comment elle fait émerger l'indicible et constitue un moment de consolation et d'écoute de soi qui permet de panser ses blessures ;

    comment enfin elle fait jaillir une énergie toute nouvelle en éveillant une capacité créatrice, souvent insoupçonnée, qui améliore la confiance en soi.


    Exhaustif et accessible à tous, cet ouvrage révèle les multiples facettes de l'art-thérapie comme chemin de connaissance et de transformation de soi.

  • Comprendre ses souffrances et oser être soi

    Dans son précédent livre, Votre corps a une mémoire, Myriam Brousse expliquait à quel point le corps humain garde en lui les souvenirs enfouis de nos souffrances d'enfant, de foetus, et même celles de nos ancêtres. Travailler sur la mémoire du corps, c'est partir sur la trace de ces souvenirs, que notre esprit a oubliés mais dont notre corps, lui, se souvient. Ce faisant, nous nous libérons et nous nous réparons, pour accéder enfin à notre propre vie. Si ce témoignage a "parlé" à tant de lecteurs, c'est parce qu'il montrait une alternative aux errances dans lesquelles nous sommes nombreux à nous perdre dès lors que nous entamons un "travail sur soi", tournant sans fin sur nous-mêmes.

    Aujourd'hui, Myriam Brousse réaffirme non seulement que chacun peut sortir de ses impasses, mais qu'il se le doit ! Car là est tout le sens de notre existence. Elle retrace le chemin vers la compréhension et la guérison de notre âme, et nous donne des éléments pour mieux comprendre notre place dans l'univers et changer notre regard sur la mort.

    L'auteure renouvelle ici son art de rendre simple et concret ce que nous avons tendance à mettre à distance, sous le voile de la spiritualité, de la sagesse, voire de la religion. Voici des clés pour devenir thérapeutes de nous-mêmes et remettre du sens au coeur de notre vie.

    Avec la collaboration de Lyse Harinck.

  • Un amour blessé. Un espoir fou. Une femme en quête d'elle-même.
    Été 1986. Emma, les cheveux flamboyants, rencontre Marc au pied d'une Grande Roue. Elle est si jeune, il est si fort. C'est une histoire d'amour qui commence, autour d'une barbe-à-papa, les pieds dans le sable. Une histoire intense. Vitale. Mais ce ''Il était une fois'' se transforme bientôt. Et le conte de fées devient celui de l'ogre et de la poupée.
    Au côté d'Emma, il y a Tess dans la nuit, David en haut d'une montagne et Nathan dans un bureau de flic. D'autres personnages pour d'autres destins - d'autres chaos.
    Les ruptures de chacun les ont isolés du reste du monde. Ils marchent. Chacun à leur rythme, ils marchent. À la recherche de leur identité.
    Dans ce labyrinthe romanesque, où Lynch rencontre Kafka, le réel a besoin des chimères pour se révéler. Et permettre, petit à petit, à toutes les pièces du puzzle d'Emma de se dessiner. Emma, qui n'est pas qu'une poupée.

  • La famille Johnson : Jeanne, l'aînée des trois soeurs, qui vit à Buenos Aires ; Anne, à Paris ; et Eléonore, dite Nore, encore chez sa mère ; leur père, John, un Anglo-Irlandais qui vit à Gibraltar ; et leur mère, une Basque, qui s'est remariée, sans pour autant avoir réussi à vendre la maison familiale.
    Nous sommes dans leur cerveau.
    Il y a un fantôme.

  • Comment parle-t-on d'amour en chinois ?
    A travers les récits de quatre générations de femmes d'une même famille, nous découvrons un témoignage bouleversant sur la vie réservée aux Chinoises par l'Histoire.
    Des unions arrangées pour compatibilité révolutionnaire aux jeunes filles d'aujourd'hui pour qui le mariage n'est plus une fin en soi, ces femmes racontent le sentiment amoureux, l'attente, les souffrances et la perte, la solitude.
    La politique, l'Histoire sont là, mais bien davantage tout ce dont on ne parle pas d'habitude : les secrets qui se transmettent d'une génération à l'autre, les sentiments, les passions, les désirs. Et tout le poids du non-dit, qui brise ici les tabous en se révélant au grand jour.
    Un jeu de miroirs où société chinoise et domaine de l'intime se répondent pour esquisser une histoire amoureuse des femmes chinoises : combien elles ont changé dans leur manière de concevoir les relations sexuelles, les sentiments et la famille, et comment l'amour, envers et contre tout, peut résister et survivre à l'Histoire.

    Xinran est née en 1958. Pendant la révolution culturelle, elle est envoyée dans un orphelinat réservé aux enfants de "chiens à la solde de l'impérialisme". En 1983, elle anime une émission de radio qui l'a rendue célèbre en Chine où elle recueillait sans tabou les confidences des femmes. Son premier livre Chinoises l'a faite connaître dans le monde entier.


    Déjà parus : Chinoises, Funérailles célestes, Baguettes chinoises, Mémoire de Chine, Messages de mères inconnues, L'Enfant Unique.

  • La dépendance amoureuse est une étape naturelle de la relation de couple. Source de bonheur, elle peut aussi être source de souffrance lorsqu'elle s'installe et qu'elle nous enferme dans des liens toxiques. Il est d'autant plus difficile d'en sortir que la dépendance des débuts est forte. En s'appuyant sur des exemples vivants, Hélène Roubeix nous guide sur un chemin de maturité, pour sortir de la fusion et conquérir l'autonomie. Elle décrit les différents types de dépendance, analyse leurs causes et propose une lecture constructive de la passion amoureuse. Solide, accessible et bien écrit, cet ouvrage accompagne le lecteur dans une démarche thérapeutique libératrice. Un propos bienfaisant - Une vision positive - Un ton sensible

  • « Une conversation entendue, un jour à midi, à l'heure de l'apéritif, à la terrasse d'un bar, à Corte, ressemblait comme une petite soeur aux conversations que Cicéron a relatées dans nombre de ses ouvrages, surtout dans les Tusculanes. Cicéron parle avec les morts et fait parler les morts. De là à l'inviter dans mon village, à Vivario où, comme dans toutes les îles de la Méditerranée, les morts ne nous quittent pas, il n'y avait qu'un pas que nous avons vite franchi. Et nous avons eu neuf nuits - qui font les neuf chapitres de ce livre - où nous avons parlé de la vieillesse et de la mort, de la souffrance et du bonheur, de la politique et du gouvernement, de la richesse et de la gloire, et, surtout de la patrie et de l'amitié. Cicéron, comme tous les grands anciens, "déployait comme une aile "la ferme volonté de sa vie éternelle." Seule l'éternité est vraiment présente à tous les temps. »

  • Tout au long de sa vie de religieuse et de théologienne, Marie-Thérèse Nadeau n'a eu de cesse de faire rayonner, par l'enseignement et l'écriture, la foi qui l'animait. De livre en livre, cette auteure généreuse et polyvalente aura composé une sorte de somme théologique pour aujourd'hui.
    Ce recueil reprend ses propos sur l'amour, l'espérance, la foi, la fidélité, l'Eucharistie, l'Église, la souffrance et la sainteté. On peut le lire pour réfléchir sur ces thèmes névralgiques du christianisme ou comme introduction à l'oeuvre d'une théologienne aussi stimulante qu'accessible.

    Membre de la Congrégation de Notre-Dame, Marie-Thérèse Nadeau, décédée en 2018, a été professeure et doyenne au Collège universitaire dominicain à Ottawa. Docteure de l'Institut catholique de Paris et de la Sorbonne, elle est l'auteure d'une vingtaine de livres publiés aux Éditions Médiaspaul.

  • Comment briser le silence de la fin de vie, des agonisants, des vivants, de la société ? L'un des fondateurs de l'éthique médicale en France nous enseigne ici les pouvoirs de la parole qui font notre humanité.
    Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu'au bout de la vie.
    Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, la révolte et l'espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire.
    L'auteur témoigne ainsi d'instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes - les murmures d'une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l'oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n'est l'intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d'une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites de ce qu'est l'existence.
    Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.

  • « Pouvez-vous répondre à une seule question ? Si je vous parle et que vous parveniez à me guérir, ce sera pour vivre quoi ? » Un roman qui se lit comme une leçon de vie.


  • Donner du sens aux maux

    Crises de colère et opposition, difficulté à se faire des amis, à s'adapter à la vie scolaire, agressivité, hyperactivité, hypersensibilité, hyperémotivité, précocité... Quand l'enfant dérange, il perturbe l'équilibre f

  • Karen Messing a consacré sa vie à la santé des travailleurs et des travailleuses et à «l'invisible qui fait mal». À travers le récit de son parcours professionnel, d'abord de généticienne puis d'ergonome, l'auteure démontre comment certains environnements de travail rendent les gens malades, en particulier les femmes. Des ouvriers d'usine exposés à des poussières radioactives aux préposées au nettoyage, en passant par les caissières, les serveuses ou les enseignantes, elle s'est employée à porter leur voix dans les cercles scientifiques.

    L'écart entre la réalité des scientifiques et celle des travailleurs et travailleuses de statut social inférieur est d'ailleurs à l'origine de graves problèmes de santé qui sont généralement ignorés, soutient l'auteure. Pour combler ce «fossé empathique» qui empêche les scientifiques d'orienter correctement leurs recherches, il est primordial d'écouter attentivement les travailleurs et travailleuses parler de leurs difficultés et de tenir compte de leur expertise. Karen Messing plaide également en faveur d'une pratique scientifique davantage interdisciplinaire.

    Lier l'intime au politique, voilà le vaste défi auquel nous invite Karen Messing dans cet essai très personnel qui devrait interpeller autant les employeurs et les scientifiques que les syndicats et le grand public.



    «Les souffrances invisibles est un ouvrage important qui nous informe sur combien mal informés et mal avisés nous sommes en regard des problèmes de stress et de pollution vécus par les masses laborieuses, auxquels on pourrait remédier si on les prenait au sérieux et si on se donnait la peine d'écouter ce qu'en disent eux-mêmes les travailleurs et travailleuses.
    - David Suzuki, environnementaliste et généticien

empty