• « Bien sûr, je devais quitter les miens. Et cela, c'était dur, très dur. Je reverrai toujours nos adieux, à la gare de Nantes, ce soir de décembre 1940. Qui pouvait dire quand nous nous reverrions ? Des jours et des jours, cette idée de départ m'avait tourmentée. C'était comme si je m'en voulais de partir. Et, en même temps, je ne pouvais m'empêcher d'imaginer que j'allais vers François. François ! Toujours François ! C'est vrai que lui seul occupait toutes mes pensées. Mais, maintenant il s'agissait de quitter ma famille dont je ne m'étais jamais séparée longuement. Cependant, le train pour Bordeaux était en gare. Il fallait partir. Les dernières embrassades ne furent pas sans larmes. »

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