• Depuis les années quatre-vingt, le modèle de la " société en sablier " s'est imposé dans de nombreux pays, et en particulier en France. Cette image désigne la polarisation des revenus entre une minorité de riches, qui gagnent de plus en plus, et une majorité de pauvres, qui gagnent de moins en moins, tandis que fond la part des " couches moyennes ". La société en sablier est la solution aujourd'hui adoptée, de part et d'autre de l'Atlantique, par les élites productivistes et libérales, face au " problème " du progrès technique et de la mondialisation. Une solution dont l'un des effets majeurs est d'aggraver la " déchirure sociale " qui menace désormais la majorité des citoyens et la cohésion même de la société. Ce modèle n'a pourtant rien d'inéluctable. Pour en faire la preuve, Alain Lipietz s'efforce de comprendre la logique de la société en sablier avec une précision qui fait de ce livre un ouvrage de référence pour l'analyse des mutations sociales et économiques contemporaines.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition de poche de 1998)

  • La crise actuelle n´est pas qu´une crise financière, celle de la folie des traders et de l´économie casino. Plus profonde encore que celle des années 1930, c´est la crise d´une façon de produire, de consommer, de se nourrir, de se loger et transporter... Un monde qui devenait invivable est devenu impossible. Nous pouvons nous en sortir, démontre ici Alain Lipietz, à condition de faire retour, non seulement sur trente ans de libéralisme débridé, mais sur deux siècles de productivisme irresponsable. L´histoire attend de l´humanité un grand retournement.

    Retournement dans notre rapport au travail, aux ressources naturelles, retournement dans le rapport du public et du privé, de l´État aux individus, aux associations. Des nations à l´Europe, de l´Europe à la planète. Partant d´une analyse du modèle de dévelop-pement en crise, le « libéral-productivisme », ce livre démonte les mécanismes multiples de cette crise, puis il présente les premiers pas du grand retournement, de la conversion verte.

    Ces premiers pas, beaucoup de femmes et d´hommes raisonnables pensaient qu´on s´y engagerait naturellement aux premiers signes de la crise, en 2008. Il n´en a rien été. C´est que les obstacles politiques et même psychologiques sont légion. Revenant alors sur la crise des années 1930 (qui ne trouva sa solution qu´au prix d´une guerre terrible), le livre recense sans concession les blocages, qui ne sont pas seulement les résistances des profiteurs d´un monde finissant. Il conclut par une pédagogie politique du changement.

  • La crise économique mondiale, la nouvelle division internationale du travail, la stratégie des entreprises multinationales ont considérablement transformé, depuis une quinzaine d'années, la configuration des rapports entre les États du Sud et ceux du Nord, une transformation marquée, notamment par l'émergence des fameux NPI, les nouveaux pays industrialisés. Alain Lipietz s'attache ici à rendre compte de cette émergence, qu'il impute principalement à la mondialisation d'un système complexe de production et de consommation de masse : le fordisme. Utilisant les concepts (régulation, fordisme, valorisation, etc.), qu'il a définis dans ses précédents ouvrages, il critique les théories dominantes du sous-développement formulées depuis une trentaine d'années, incapables, à ses yeux, d'expliquer, par exemple, l'industrialisation de certains États du tiers monde. Incapables, également, de comprendre comment peuvent coexister un taylorisme primitif et un fordisme périphérique, comme d'analyser les mécanismes de ce système mondial qui produit et reproduit de tels paradoxes. Les relations entre les États du Nord et ceux du Sud ne sont pas de simples relations de dépendance et de domination. C'est de cette réalité complexe qu'entend rendre compte dans ce livre Alain Lipietz, en s'appuyant sur l'étude d'exemples précis - Brésil, États européens méditerranéens, etc. - et en démontant les mécanismes profonds des bouleversements survenus récemment dans les relations économiques internationales (crise monétaire, choc pétrolier, délocalisations industrielles partielles, etc.).

  • Fred Barberousse, ancien du contre-espionnage de l'Union européenne et critique oenologue bénévole, est recruté par l'agence CyberSecuritas.

    Mission de ce militaire atypique, épicurien et non-violent : vider le net de ses indésirables. Le voici lancé sur la piste de fantômes qui pourrissent la tranquillité d'un philosophe à chemise blanche, harcèlent une belle ministre du président Sarkozy, et tendent des pièges diaboliques aux acteurs et actrice de la libéralisation du commerce international. Notre enquêteur croisera ainsi un côte-de-nuits et une cantate aussi sublimes qu'illégaux, un ambassadeur ouïghour érudit, un sextoy éjaculateur précoce...

    Autant d'occasions de parfaire sa réflexion sur la création et la propriété intellectuelle, ou sur la géopolitique du changement climatique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il faut se rendre à l'évidence : la crise ouverte en 1974 diffère assez profondément des crises classiques du capitalisme, y compris la crise des années 1930. Au lieu d'un effondrement général de la production des prix, l'Occident se débat dans une interminable stagnation accompagnée d'une poursuite de l'inflation. Au lieu d'une brutale « épuration » du processus productif, poussant les travailleurs à la révolte et les capitalistes à recourir au fascisme ou à la guerre, la lutte des classes semble s'installer dans une « drôle de crise », où l'attentisme des organisations réformistes laisse le champ libre à une restructuration sournoise mais profonde. Cet ouvrage s'attache à comprendre les mutations dans l'économie capitaliste qui expliquent la forme originale de la crise présente. Il s'appuie sur une relecture du Capital et sur une analyse minutieuse des transformations successives subies par le capitalisme depuis la révolution industrielle. Il apparaît alors que, loin de constituer une anomalie due à quelques phénomènes hasardeux (guerre du pétrole, dérèglement du système monétaire), la forme de la crise actuelle est l'aboutissement des tendances à l'oeuvre dans la structure même du capitalisme, au même titre que l'étonnante phase de développement de l'après-guerre. La première partie de l'ouvrage analyse cette structure et ces tendances. Elle montre que le régime d'accumulation du capital (l'accumulation intensive) qui accompagnait la généralisation du machinisme, exigeait la mise en place d'un nouveau mode de régulation de l'économie marchande : la régulation monopoliste. Cette régulation, et le nouveau mode de formation des prix qu'elle implique, est étudiée dans la seconde partie, la troisième étant plus spécialement consacrée à la crise et à l'inflation. Au-delà de l'analyse économique, cet ouvrage aborde quelques problèmes fondamentaux dont l'examen est rendu urgent par l'actuelle « crise du marxisme ». Au-delà d'une critique de la « théorie des forces productives », il faut s'attacher aux formes de la division sociale du travail qui caractérisent la société marchande. Formes qui engendrent l'aliénation du producteur isolé, le fétichisme de la valeur, la domination du marché, de l'Etat et des grandes entreprises. Formes qui nourrissent l'idéologie « néo-libérale », la magnification d'un système capable d' « autorégulation ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Jusquen 2001, la jurisprudence interdisait de demander réparation pour les actes du « gouvernement illégal de Vichy ». Aussitôt levée cette amnistie de fait, Georges Lipietz le père dAlain Lipietz et son frère Guy S. demandèrent réparation pour leur transfert et leur emprisonnement de Toulouse à Drancy en 1944, dans le cadre de la déportation des Juifs. En 2006, le tribunal administratif de Toulouse condamnait lÉtat et la SNCF. Celle-ci fit appel et, en 2007, la justice administrative se déclarait incompétente Cest cette épopée judiciaire que relate ici Alain Lipietz, ainsi que les remous qui en découlèrent dans lopinion. Occasion douvrir un débat autour de lamnistie et du délai pour demander justice, de la responsabilité dune personne morale et, bien sûr, de la responsabilité propre de la SNCF. Des travaux historiques récents ont en effet mis au jour des archives inédites qui modifient radicalement limage de la SNCF comme « entreprise résistante », et nous appellent à une nouvelle lecture de son rôle dans la Shoah. Autant de questions qui convergent vers cette interrogation essentielle : pourquoi faire justice ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Réorganiser le travail, s'approprier autrement les temps, répartir plus équitablement la richesse produite, modifier les rapports Nord-Sud..., telles sont quelques-unes des propositions faites par l'auteur.

  • Economiste, chercheur au CEPREMAP (CNRS) et conseiller régional des Verts pour la région Ile-de-France, l'auteur propose quelques réponses aux interrogations légitimes suscitées par le parti des écologistes.

  • Trois villes, trois évènements, permettent à l'auteur de formuler son diagnostic concernant l'état économique, politique et écologique du monde en cette fin de siècle, et d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion.

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