• Examinée sur la longue durée, la France combine la capacité à être au rendez-vous des grandes révolutions technologiques et la conservation de structures de production traditionnelles. L'industrialisation est à la fois un processus - continu malgré l'exception vichyste - et un fait social total. D'où la tentative de fournir certains éléments d'explication à ce qui est, au-delà de l'écume des événements, le fait majeur du siècle ici considéré : la formation d'une « société industrielle ». Ce qui signifie que les lieux du travail et du cercle familial se sont séparés, que le salariat s'est généralisé et que la division du travail s'est affinée ; tandis que l'accumulation continue du capital nécessaire au bon fonctionnement du système a contribué à imposer, au-delà des entrepreneurs, l'accoutumance idéologique aux normes de l'économique. Mais c'est également un système de production qui a multiplié et diversifié les produits manufacturés mis à la disposition des hommes. Ces « choses », dont parlait précisément en 1965 Georges Perec. Et lorsque le romancier sous-titre son livre « une histoire des années soixante », et prétend « qu'il y a entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé », on sent bien que sur un autre registre que les statistiques ou la sociologie la littérature a saisi cette mutation de la vie matérielle, de la quotidienneté. L'angle d'attaque privilégié par l'auteur est celui des relations internationales, enjeu vital pour une économie aussi dépendante du reste du monde que l'Italie. L'évolution des échanges extérieurs représente à la fois un puissant révélateur des progrès de l'industrialisation, et l'une des principales forces d'impulsion, intervenant tour à tour comme moteur de la croissance et comme facteur de blocage. A plusieurs reprises, le choix du protectionnisme, associé à une politique d'industrialisation volontariste, entraîne un développement accéléré des secteurs de base, mais aussi une montée des déséquilibres, suivie d'une brusque retombée. L'échec le plus flagrant est celui du fascisme, dont la politique d'« autarcie » n'aboutit paradoxalement qu'à exacerber la dépendance extérieure de l'économie italienne, tout en précipitant le pays dans la guerre. La grande expansion d'après-guerre s'identifie avant tout à la réouverture aux échanges internationaux et au choix de l'Europe. Les tensions sociales qui accompagnent une croissance plus rapide encore que celle de l'Allemagne, ne doivent pas faire oublier les réalités du miracle économique : qui aurait prédit, vers 1880, que l'Italie dépasserait, un siècle plus tard, la puissante économie britannique ? qui aurait parié, vers 1950 encore, sur un « rattrapage » aussi rapide ?

  • - Un essai sur les mutations de la société espagnole depuis la guerre civile, en insistant sur l'évolution des niveaux de vie, des représentations et des comportements des Espagnols.
    - Des problématiques très actuelles : la sortie de dictature, l'adhésion à l'Europe, le séparatisme et le terrorisme à l'Ouest du continent.


  • Toujours une référence pour les RSSI

    Pour sécuriser les systèmes d'information, certains agissent sur la technique alors que d'autres privilégient le management. Quelle que soit l'approche, les questions liées à la sécurité opérationnelle se p

  • This book explores convergences of legal doctrine despite jurisdictional, cultural and political barriers, as well as divergences due to such barriers, examining topics that are of vital importance to contemporary legal scholars. Written by leading experts from all continents, its 26 chapters present a comparative analysis of cutting-edge legal issues of the 21st century.

    While each of the countries covered stands alone as a sovereign state, in a technologically advanced world their disparate systems nonetheless show comparable strategies in dealing with complex legal issues. Several of the chapters show how, in addition to state normative production and state adjudication, a growing panoply of non-state instruments and non-state adjudication are becoming more and more central to the legal field.

    /> This book is a key addition to the library of any scholar wanting to keep abreast of the major trends in contemporary law. Representing the current state of law in a vast range of areas, it covers each topic from a comparative perspective.

    Cet ouvrage, en examinant des sujets d'une importance vitale pour les juristes contemporains, traite des convergences de la doctrine juridique malgré les barrières juridictionnelles, culturelles et politiques ainsi que des divergences dues à ces barrières. Écrits par d'éminents universitaires de tous les continents, ses 26 chapitres présentent une analyse comparative de sujets juridiques majeurs du 21e siècle.

    Dans un monde technologiquement avancé, bien que chaque pays analysé dans cet ouvrage demeure autonome en tant qu'État souverain, l'ensemble des systèmes disparates présente néanmoins des stratégies comparables pour traiter des questions juridiques complexes. En outre, plusieurs chapitres montrent comment, en plus de la production normative et de la résolution des différends étatiques, la panoplie croissante de différents types d'instruments non étatiques et de résolution non étatique des différends devient de plus en plus centrale dans la sphère juridique.

    Cet ouvrage est un ajout essentiel à la bibliothèque de tout universitaire souhaitant se tenir au courant des principales tendances du droit contemporain. Il couvre un vaste domaine de sujets traités d'un point de vue comparatif et représente l'état actuel du droit dans chaque domaine.

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