• Mon père se battait en duel au piano avec Horowitz. C'était il y a longtemps.
    Avant la révolution d'Octobre et la défaite de l'armée blanche, avant l'exil à Montrouge, avant qu'il entre au service galvanoplastie des usines Pathé Marconi pour nous faire vivre ma mère et moi. A présent, mon père a baissé sa garde.
    Alors, avant qu'il ne soit trop tard, j'ai décidé de l'emmener à New York. A Carnegie Hall. Ecouter Horowitz une dernière fois. Mais je ne sais pas ce qui nous attend.

  • Découvrez la rentrée littéraire 2013 des éditions Robert Laffont avec ces quatre extraits :

    Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit, de Jean d'Ormesson Que de l'oubli, de Pauline Guéna Folles de Django, Alexis Salatko Absolution, de Patrick Flanery

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'était hier, c'était l'été. La ville, le port, la rade brillaient de tous leurs feux. On se pressait sur les promenades et les jetées. Ombrelles, bibis, canotiers, foulards à pois, cannes et gants mauves volaient, s'agitaient pour saluer le départ ou l'arrivée d'un paquebot. L'Amérique venait à Cherbourg, et pas seulement l'Amérique, les cinq continents se croisaient à Cherbourg alias Darling-City, Cosmos-Harbour, Puerto de Los Puertos, Crachingtown. Que reste-t-il de tout cela ? Fasciné par le passé légendaire de la gare maritime de Cherbourg, Alexis Salatko rêve aux escales des grands paquebots illuminés dans la nuit. Il ressucite tout un monde mythique dans l'enceinte de la Cité de la Mer, cathédrale art-déco ouverte à tous les vents de l'aventure. Cinéaste « sans moteur », il rembobine le film en noir et blanc de l'épopée transatlantique, et sa caméra-stylo plonge dans la cohue des voyageurs du temps jadis, qu'ils soient bienheureux croisiéristes, stars de passage ou pauvres émigrants en quête d'Eldorado. À la fumée des havanes, aux pollens d'oeillets rouges, se mêlent le parfum de lady Vanish et les effluves de gas-oil. Au fil de l'eau, au fil des mots, entre ombre et lumière, brumes et mirages, souvenirs vrais ou inventés, son voyage immobile nous entraîne de l'autre côté du miroir. Escales de rêve.

  • Du 50e anniversaire de la mort de l'écrivain.
    De 1945 à 1950, Louis-Ferdinand Céline vit en exil au Danemark. Après avoir passé un an dans les geôles danoises, il loge dans un taudis, en résidence surveillée, sur les bords de la Baltique. C'est là que Marcel Aymé, porté par le succès deClérambardreprésenté à Copenhague, vient retrouver son vieil ami. Marcel, le témoin muet des bons et des mauvais jours, celui qui n'a jamais lâché Louis malgré leur différend et les assauts de la meute, est le seul à lui arracher un semblant de repentir, tout là-bas, au coeur de la nuit nordique.
    Céline est l'auteur français le plus lu et le plus commenté au monde. Comment expliquer ce mélange de fascination et de répulsion qu'il inspire encore aujourd'hui ? Cette amitié de trente ans entre Marcel et Louis est le prétexte pour explorer la vie de Céline, cerner sa personnalité dans toute sa complexité, bref tenter de percer son mystère, à travers une fiction inspirée des séquences les plus marquantes de sa vie.

  • Vingt-deux nouvelles par l'auteur de S'il pleut il pleuvra, roman pour lequel l'auteur reçut le prix de la Vocation.

  • Bill, c'est William Faulkner, jeune, pas encore devenu écrivain. Béla, c'est Béla Bartok, qui vient de mourir à New York et dont le cercueil part pour la Hongrie. L'auteur de S'il pleut, il pleuvra réinvente la destinée de ces deux artistes majeurs du XXe siècle.

  • Qui est cette petite fille habillée en garçon qui a des souvenirs d'avant sa naissance ? Comment expliquer sa présence chez les Haviland, les célèbres fabricants de porcelaine ? Quel lien l'unit à Marc Dubreuil, l'un des meilleurs décorateurs de porcelaine de son temps ? Dans les années 1850, de New York à Limoges, Royan ou Auteuil, elle nous entraîne à la recherche de ses origines.

  • Inspiré librement de la vie de Katherine Mansfield, ce troisième roman raconte sous la forme de confessions intimes, le destin tourmenté de Kathleen Beauchamp, né en 1888 en Nouvelle-Zélande et morte en 1923 à Fontainebleau.

  • Flannery n'a pas vingt ans et déjà un recueil de nouvelles à son actif lorsqu'elle est frappée par la maladie qui a tué son père : le lupus érythémateux. Un mal incurable qui rend cette belle jeune fille si douée pour la littérature, invalide et effrayante. Croyante et combative, elle accepte l'épreuve et décide de composer avec sa lente agonie. Pour elle, le lupus n'est pas une malédiction mais une bénédiction déguisée, un moyen que Dieu a mis à sa disposition pour lui permettre d'accomplir son oeuvre. D'ailleurs, elle prie pour ne pas guérir et s'installe dans la maladie comme une oie dans la paille pour couver ses livres.
    Partie pour faire carrière à New York, elle change de cap et va s'enterrer dans le vieux Sud où elle est née, où elle a grandi. Elle se réfugie chez sa mère, Regina, qui possède une ferme coincée entre un pénitencier et un asile de fous, à Milledgeville, en Géorgi. Là, sous un soleil implacable, vivent des Blancs, des Noirs, des poules et des paons. Le décor est planté, les personnages sont en place, il ne reste plus à l'artiste qu'à frapper les trois coups de ses béquilles d'aluminium et d'animer avec des mots cet opera mundi. Mais les jours de Flannery sont comptés et son oeuvre prend l'allure d'une course contre la montre.
    Visionnaire et prophétique, Flannery O'Connor sort de plusieurs décennies de purgatoire et ses livres sont des miroirs tendus le long de notre route minée et chaotique. Sa rudesse de samouraï, son rejet de tout sentimentalisme, mais surtout son humour décapant en font une héroïne de notre temps.

  • Quand Marc Dubreuil arrive à Limoges en 1847, c´est un gamin misérable, prêt à tout. Mais il a un don. Et un jour il s´imposera comme le Rimbaud de la peinture sur porcelaine, le grand maître des arts du feu, au prix de sacrifices inouïs, de patience, d´entêtement.
    La quête de la beauté et le talent suffisent-il à affronter le monde ?
    Originaire de New York, un négociant du nom de Hollister a de grandes ambitions pour cette porcelaine d´une blancheur surnaturelle dont toute l´Amérique raffole. Sous son impulsion, les ateliers insalubres se transforment en usines.
    Des campagnes affluent de pauvres bougres en quête de travail. Les cheminées fument. Marc Dubreuil entre à la grande fabrique. Comment un génie ne se brûlerait-il pas les ailes dans la fournaise industrielle ?
    C´est China, l´héritière de sa folie créatrice, le fruit de ses amours désespérées, qui raconte son histoire.

    Attaché à Limoges et à sa porcelaine mondialement célèbre, Alexis Salatko était depuis longtemps hanté par l´envie de consacrer une vaste fresque à ce thème déjà évoqué dans son oeuvre. C´est chose faite avec ce roman magistral.

  • Pour le soixantième anniversaire de sa mort, un roman chante la vie fulgurante du plus grand jazzman français.Si sa musique est dans toutes les têtes, la vie du plus grand guitariste de jazz, Jean Reinhardt dit Django, elle, est moins connue. Rien ne prédisposait ce gamin né en 1910 dans une roulotte au lieu-dit La Mare aux Corbeaux, près de Charleroi, à devenir le roi du swing. Rien si ce n'est ce caractère hors norme, instinctif, enfantin, capricieux, inspiré... En un mot génial. Parmi les rencontres qui lui ont permis de passer de l'ombre à la lumière, Alexis Salatko recrée trois anges gardiens aux noms de symphonies : Maggie l'Héroïque, Jenny la Pathétique et Dinah la Fantastique. Trois générations de femmes enragées de jazz, folles de Django, qui ont cru en lui et l'ont accompagné au long de sa flamboyante carrière.
    Dès l'âge de douze ans, la virtuosité de Django sidère le public des cafés parisiens. Il enregistre son premier disque à dix-huit ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Encore moins déchiffrer une partition. Bientôt, il est invité à jouer à Londres, mais un drame survient qui va bouleverser sa vie : un incendie ravage sa roulotte, brûlant grièvement Django et sa femme. Le couperet tombe à l'hôpital : deux doigts de sa main gauche n'ont pu être sauvés. Il ne jouera plus.
    Django ne peut envisager sa vie autrement qu'en musique. " Bien sapé, oisif et admiré de tous " : seule sa guitare peut lui faire toucher l'idéal manouche. Durant les dix-huit mois qu'il passe à l'hôpital, il développe une technique guitaristique unique et fait de son handicap un attribut exceptionnel. Avec le violoniste Stéphane Grappelli, ils créent une musique innovante qui remporte vite un grand succès.
    Pendant la guerre, Django est le roi des nuits parisiennes. Mais un Manouche doit se faire discret, et il vaut mieux pour lui filer en zone libre... Après la guerre, Django fait une tournée aux États-Unis, en compagnie de Duke Ellington. À son retour, son jeu est plus inspiré que jamais.

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