• « On ne sait plus qui a dit, Charles Péguy peut-être, que les pères de famille étaient les grands aventuriers des temps modernes. Il en a de bonnes, Charles Péguy peut-être. Comme si tous les pères de famille étaient taillés pour l'aventure, si tous avaient l'étoffe à se frotter à cette chiennerie qu'on appelle le quotidien.Qui ne l'a pas, en tout cas, c'est celui dont on parle dans ces pages, pauvre type ordinaire confronté aux embarras de la vie. Et la vie, c'est bien connu, elle a ses têtes. Il ne semble pas, à ce qu'on raconte, que celle de ce père-ci lui revienne vraiment.Car contrairement aux apparences, ce qu'on raconte ici n'est pas pour rire. Car qui oserait ironiser à propos d'une fuite d'eau, d'une panne de voiture ou d'un commandement d'huissier, qui aurait le front de se moquer des trois redoutables fourriers de l'adversité que sont le plombier, le garagiste et le facteur ?On verra comment le père dont on parle ici mobilise contre eux toutes les ressources dont il dispose (gaucherie désespérante, raisonnement névrotique appliqué à l'analyse des fonctions mécaniques ou électriques des objets de confort usuel, incapacité à concevoir le plus petit principe de solution pour s'opposer à la révolte des choses) et comment, à la fin, il s'emberlificote dans les problèmes de robinets, de combustion à quatre temps et d'assiette fiscale.Non, ce qu'on raconte ici n'est pas pour rire. Sans blague, et même si on a l'air de déconner, comme ça, qui ne serait frappé d'une sainte perplexité face à ces questions, les seules qui vaillent vraiment d'être qualifiés d'historiques, et auprès desquelles le secret du Masque de Fer et l'énigme du courrier de Lyon ressemblent à des devinettes pour fin de noces et banquets : qu'est-ce que c'est, une durit ? Pourquoi faut-il payer une redevance audiovisuelle ? Où j'ai foutu ce putain de tournevis ?C'est là qu'on aimerait bien l'y voir, Charles Péguy peut-être. »Antoine Martin

  • Et moi, je dis que non, le matador Francisco Rivera Paquirri n'a pas été tué par le taureau Avispado, aux arènes de Pozoblanco. Voilà ce que je dis, et je montre comment cet événement, qui ne s'est pas produit le mercredi 26 septembre 1984, a pu influer sur les destins de Georges Bush, Mikhail Gorbatchev, Saddam Hussein, Khaled Kelkal, François Mitterrand, Yves Montand, Isabel Pantoda, Ayrton Senna, d'autres, et quelques milliards de leurs contemporains. En somme, je raconte comment Paquirri, pour n'être pas mort, un mercredi de l'automne 84, a fait tourner le monde d'une certaine manière, en lui donnant l'effet papillon. Ce fameux papillon, dont il est dit qu'un simple battement de ses ailes peut soulever des raz de marée, d'un côté l'autre de la planète. Si on voit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Histoire de l'Humanité en trois fragments. Dans l'épopée Le Chauffe-eau, un père de famille de la fin du vingtième siècle affrontait la plomberie ; dans l'odyssée Juin de culasse, il triomphait de justesse du moteur à explosion ; l'affaire s'achève ici en apothéose par un sitcom, Conquistadores, dans lequel notre héros se frotte à l'hydre des impôts.

  • Sous son nom ou divers pseudonymes, Antoine Martin aura été cinq fois finaliste du mythique Prix Hemingway attribué à une nouvelle taurine, jusqu'à le remporter enfin contre lui-même, un record ! Composé de nouvelles finalistes et lauréate, mais aussi de pièces inédites, ce recueil prouvera combien leur auteur est non seulement l'un des plus drôles et des plus fins orfèvres de notre langue nationale, mais également que l'univers taurin constitue un angle d'observation incontestablement privilégié pour comprendre une espèce étrange et familière, l'humanité.

  • Après l'épopée du Chauffe-eau, Antoine Martin ajoute un chapitre particulièrement héroïque et universel à sa monumentale histoire de l'humanité en trois volumes. Voici l'odyssée d'un père de famille confronté, à la fin du XXe siècle, à la panne fortuite de sa voiture sur la route des vacances, un cas extrême bien connu pour la condition humaine et familiale.

  • Retrouvez dans ce dossier les premiers chapitres de 15 titres incontournables pour vos lectures d'été : Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre (Martin Amis), Mateo (Antoine Bello), Nos gloires secrètes (Tonino Benacquista), Les poissons ne ferment pas les yeux (Erri de Luca), I Cursini (Alix Deniger), Mapuche (Caryl Férey), Je vais mieux (David Foenkinos), Pour trois couronnes (François Garde), La cuisinière d'Himmler (Franz-Olivier Giesbert), Histoire d'une femme libre (Françoise Giroud), Le flûtiste invisible (Philippe Labro), Ladivine (Marie NDiaye), Fantôme (Jo Nesbo), Un homme effacé (Alexandre Postel) et Garde tes larmes pour plus tard (Alix de Saint-André).

    Vous pouvez accéder directement à chaque extrait par la table des matières de ce dossier ou lire les extraits à la suite. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs. Tous ces livres numériques sont en vente chez votre libraire.

  • En 1935, un programme d'envergure est lancé par Mussolini pour faire de la capitale de l'Érythrée, alors jeune colonie italienne, une petite Rome sous le soleil d'Afrique. A son apogée en 1940, Asmara est une ville moderne habitée par plus de 55000 italiens. Après la Seconde Guerre mondiale, l'Érythrée est annexée par l'Éthiopie et les italiens s'exilent. A travers plusieurs balades dans les quartiers de la capitale, ce livre fait découvrir les trésors architecturaux et l'ambiance surannée de Dolce Vita qui survivent cachés au coeur de la corne de l'Afrique. (De nombreuses photos en couleur).

empty