• Poétique Nouv.

    Poétique

    Aristote

    Qu'est-ce qu'une bonne tragédie ? Qu'est-ce qu'une comédie vraiment drôle ? Comment bien comprendre les règles de leur composition ? Quelle est la méthode pour devenir un bon critique littéraire et dramatique ? Les questions posées par la Poétique résonnent avec une acuité particulière dans la Grèce des compétitions théâtrales que connaît Aristote. Mais elles dépassent le contexte antique pour nourrir les réflexions contemporaines liées à la littérature et aux beaux-arts. Plus qu'un manuel technique, cette oeuvre, la plus connue et la plus traduite d'Aristote, est un véritable traité d'esthétique philosophique, analysant le travail du poète sans jamais perdre de vue une idée fondamentale : la maîtrise de son art doit servir le plaisir du récepteur.
    Donnée dans une nouvelle traduction qui rend accessible le texte d'Aristote au lecteur d'aujourd'hui, helléniste ou non, la Poétique ouvre le débat sur la signification et la valeur de l'art, et sur son importance pour la vie humaine.

  • L'amitié pour Aristote est absolument nécessaire à la vie. Les livres VIII et IX de l'Ethique à Nicomaque, que nous proposons ici dans une nouvelle traduction, forment un tout intégralement consacrée à l'amitié.

  • Les politiques

    Aristote

    L'extraordinaire intérêt que notre époque porte aux Politiques d'Aristote n'est pas seulement un effet de la révérence due aux grands livres, mais une marque de perspicacité. Car derrière un texte qui se fixe comme horizon une réalité moribonde à l'époque même d'Aristote - la cité -, le lecteur d'aujourd'hui ne peut s'empêcher de déceler la fondation et donc le fondement de la manière dont nous pensons les rapports des hommes entre eux, et plus généralement le monde des « choses humaines ». La structure et l'histoire des sociétés mais aussi le bruit et la fureur des passions des hommes, leurs ruses et leurs vertus, et jusqu'à l'ombre des dieux sur terre, tout est dans ce texte inépuisable que nous commentons, parfois sans le savoir, depuis vingt-quatre siècles.

  • Il n'y avait à ce jour que deux traductions disponibles de la Métaphysique d'Aristote en français. Celle de Jules Barthélémy Saint-Hilaire date de 1878. Il est évident que depuis sa parution beaucoup de travaux en codicologie, en paléographie et en philosophie ont amélioré notre connaissance du texte et notre compréhension de son contenu. La seconde traduction, celle de Jules Tricot, a paru en 1933, puis a été plusieurs fois rééditée, en particulier en 1964. Le traducteur déclare lui-même avoir voulu «rendre la pensée d'Aristote» plutôt que de s'astreindre à «une exactitude littérale». La présente traduction suit une méthode exactement opposée : elle se conforme rigoureusement au texte grec, tel qu'il est transmis par les manuscrits les plus anciens, pour tenter de saisir la pensée d'Aristote. Il est clair que la tâche n'en est pas simplifiée. Cependant l'évolution des connaissances philologiques et philosophiques autant que les exigences actuelles en matière de traduction montrent l'utilité de proposer une nouvelle version d'un texte rarement traduit.

  • Edition enrichie (introduction, notes, chronologie et bibliographie)Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le
    « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.
    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller.  

  • Rhétorique

    Aristote

    La Rhétorique est un texte fondateur à bien des égards. Outre l'intérêt capital qu'elle présente pour les spécialistes de la civilisation grecque antique, elle constitue une mine d'informations et de questionnements pour les théoriciens du langage, pour les historiens ou les praticiens de ce qu'on nomme aujourd'hui « communication ». Mais son intérêt est surtout philosophique. Reconnaître l'importance de la persuasion dans les rapports sociaux et politiques, comme alternative à la violence et pour satisfaire ce que l'homme a d'humain ; reconnaître dans la persuasion la présence incontournable de l'opinion (doxa), analyser ses mécanismes, y introduire de la rationalité sans ignorer ni ses pouvoirs ni ses prestiges, telle est l'entreprise de savoir, de lucidité et de progrès à laquelle nous convie Aristote. Qui nierait sa brûlante actualité ?

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier, chronologie et bibliographie)Avec les sophistes, le Logos se trouve coupé de toute relation avec l'Etre transcendant, il devient simplement le discours manié efficacement par l'individu habile et fort pour rendre convaincantes les  opinions qu'il a intérêt à inculquer à ceux qu'il veut manipuler à sa guise. De là naît la rhétorique qui fait du verbe un instrument au  service de la passion de l'individu ; elle enseigne à manier le discours de façon efficace sans poser le problème de la sincérité ou de la valeur de ce qui est dit.Jean Brun.
    Probablement rédigée entre 329 et 323 av. J.-C., la Rhétorique fait partie des textes que l'enseignant Aristote destinait aux étudiants. Rompant avec les traditions de son temps, qui multipliaient les manuels de rhétorique où chacun était censé apprendre l'art de séduire les esprits, le philosophe entend montrer que la maîtrise des techniques du discours peut aussi devenir le moyen, non seulement de favoriser la justice ou de défendre la morale, mais encore d'aider au développement du savoir.
    La Rhétorique est l'un des écrits essentiels de la philosophie occidentale.
    Présentation de Michel Meyer.
    Commentaires de Benoît Timmermans.
    Révision de la traduction effectuée par Patricia Vanhemelryck. 

  • Histoire des animaux

    Aristote

    De la locomotion des oursins au système vasculaire des mammifères et du langage des abeilles à la psychologie du coucou, l'Histoire des animaux fut, jusqu'aux Temps modernes, le plus important traité d'éthologie connu.
    Dans cette vaste enquête sur la diversité animale, Aristote recense les différentes formes du vivant selon quatre points de vue : genre de vie, activités, caractère et parties. À une époque où science et philosophie n'étaient pas encore séparées, il initie une approche proprement scientifique du vivant.
    Énumération minutieuse et foisonnement baroque, description méthodique et zoologie fantastique, l'Histoire des animaux est une somme fascinante, à laquelle cette nouvelle traduction redonne toute son importance. En témoignant de leurs relations à l'animal, c'est bel et bien le mode d'être des Grecs de son temps que dépeint Aristote.

  • Oeuvres complètes

    Aristote

    Il n'est pas une branche du savoir de son temps qu'Aristote n'ait étudiée : de la logique à la rhétorique en passant par la dialectique, de la physique et la chimie à la cosmologie, de la métaphysique et la théologie aux mathématiques, de la politique et l'éthique à la psychologie, sans oublier le très important corpus biologique et le recueil des différentes constitutions qu'il avait compilées avec ses élèves.
    On redécouvre aujourd'hui l'importance du « maître de ceux qui savent » tant pour l'Occident chrétien que pour l'Orient islamique, et l'on trouve un fondement aristotélicien à presque toutes nos sciences dites « humaines ».
    Cette édition comprend la totalité des oeuvres authentiques d'Aristote, ainsi que la traduction inédite en français des Fragments. Elle comporte en outre une introduction générale, des notices de présentation pour chaque groupe de traités, un index des notions et un index des philosophes, qui permettent à tous, néophytes ou familiers, de redécouvrir Aristote.

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Voici venu le temps de l'Éthique à Eudème.
    Comme l'Éthique à Nicomaque, cette autre Éthique attribuée à Aristote a pour objet l'achèvement de l'humanité dans l'homme, achèvement qui se confond avec le bonheur. Mais tandis que le premier traité est expressément lié à un projet politique, le second insiste sur la dimension intime - et néanmoins universelle - de l'éthique : « Si la beauté d'une vie réside dans des choses obtenues par hasard ou par nature, beaucoup de gens ne pourraient l'espérer : leur effort ne permettrait pas de l'obtenir, elle ne dépendrait pas d'eux et ne pourrait être leur objet d'étude. En revanche, s'il consiste en une certaine qualité qu'ont une personne et ses actes, le bien de la vie pourrait être plus commun et plus divin. »
    Cette affirmation du choix individuel comme principe de la conduite éthique est à la source de la longue réflexion occidentale sur la responsabilité morale et juridique. C'est ainsi que l'Éthique à Eudème, longtemps restée dans l'ombre de l'Éthique à Nicomaque, fait l'objet aujourd'hui d'une véritable redécouverte, à laquelle entend contribuer la présente édition.

    Virginie Berthemet, © Flammarion
    (d'après la mosaïque dite d'Alexandre, musée national archéologique de Naples).
    © Flammarion, Paris, 2013.

  • Initiation à la pensée d'Aristote et à la méthode dialectique qu'elle déploie (l'examen critique des opinions courantes relatives à la question posée), ce volume se propose d'étudier l'articulation des notions de justice et de droit dans le livre V de l'Éthique à Nicomaque.
    La justice, prise comme une vertu, fait l'objet d'un traitement singulier dans l'éthique d'Aristote, car elle possède une portée plus profonde que les autres vertus du caractère, en raison de sa dimension politique. Elle est à la fois la vertu qui permet aux hommes de bien vivre ensemble et, plus particulièrement, celle qui garantit un partage équitable des biens et des honneurs. C'est en ce sens qu'elle est aussi à la source de ce qu'on appelle le droit.

  • La politique

    Aristote

    • Hermann
    • 30 Octobre 2019

    Traduction nouvelle, présentée et annotée par Pierre Louis. Première édition de ce texte capital du philosophe grec sous une forme accessible à un large public. Cette traduction, qui n'est jamais littérale, vise à être exacte et lisible ; elle se veut plus conforme à l'esprit qu'à la lettre et met en lumière une modernité parfois surprenante.

  • Ce ouvrage occupe une place à part dans l'oeuvre d'Aristote, aussi bien par sa forme que par son contenu puisqu'il aborde à la fois des domaines aussi variés que l'astronomie, la géographie, la physique, la géométrie, l'optique, la géologie, la sismologie, la volcanolgie, la chimie et la météorologie en tant que prévision du temps.

  • Les traités d'Aristote sur le mouvement des animaux sont des textes fondamentaux pour les sciences du vivant et pour la théorie de l'action. Ils instituent une zoologie dynamique, qui explique pourquoi et comment les animaux se déplacent, et qui préfigure l'analyse contemporaine de la locomotion par la biomécanique animale. Ils montrent aussi que les animaux, l'homme y compris, se meuvent en vue des fins qu'ils se représentent : échapper à un danger, capturer une proie, atteindre un plaisir, accomplir une action moralement bonne. Ils tissent un lien étroit entre la physiologie, la théorie du mouvement animal, l'étude des facultés psychiques de désir et de connaissance, et l'analyse de la conduite. Tout en ouvrant des débats qui sont pour nous de pleine actualité, ils permettent ainsi d'aborder les questions majeures de la philosophie d'Aristote.
    © Flammarion, Paris, 2013.
    Virginie Berthemet © Flammarion

  • Edition enrichie (Présentation, notes, bibliographie et chronologie)Ce traité composé par Aristote (384-322 av. J.-C.), intitulé Les Parties des animaux, représente dans l'histoire de la pensée le premier essai systématique d'une anatomie comparée, menée dans une perspective philosophique. S'appuyant sur des observations fines , établissant des analogies, Aristote s'efforce de fournir une explication raisonnée de l'organisation des animaux en rapportant leurs différences de structure à des différences de fonction. L'auteur développe ainsi une perspective finaliste qui a fait la force et la célébrité de sa biologie et, plus largement , de sa physique. Jalon philosophique et scientifique incontournable, le texte d'Aristote, proposé ici dans son intégralité, a fait l'objet d'une nouvelle traduction qui s'est attachée à restituer la richesse du grec sans sacrifier l'élégance de la langue.Traduction nouvelle, notes et introduction par Frédéric Gain.

  • L'accès à Aristote a toujours été rendu obscur par des strates d'interprétation qui ont déformé l'originalité extrême du texte. On a lu son oeuvre au travers de la pensée latine, puis par le biais du christianisme et de ses théologies si éloignées de la philosophie grecque.
    Il était enfin temps de retraverser toute la sédimentation de la translation latine et scolastique du texte aristotélicien pour retrouver, à partir de son grec premier, sa verdeur et son inventivité. En plus de retrouver le texte original, cela permet de constater le nombre de contresens, de crispations et de dogmatisme que ces versions ont véhiculés.
    Après les livres A à E, cette nouvelle traduction des livres Z à N de La Métaphysique nous montre un Aristote qui, loin d'être un rationaliste logicien, est une sorte de phénoménologue avant la lettre, un homme soucieux de faire apparaître les diverses modalités de ce qui est. Ici, il faut repenser entièrement les textes d'Aristote, en se mettant à l'écoute du grec. Une révolution herméneutique.

  • Le traité Du ciel est l'un des plus importants traités de cosmologie que nous a transmis l'Antiquité. Aristote y livre une physique générale du domaine où se trouvent les astres, et s'emploie à montrer que l'univers obéit à des lois physiques et structurelles qui ont un caractère nécessaire et dans lequel les données de l'expérience n'ont que peu d'importance.
    Ce traité a connu une influence exceptionnelle : c'est en partant de ce modèle de l'univers que Ptolémée constituera son système géocentrique, schéma qui ne sera remis en question qu'avec les découvertes de Copernic. La cosmologie d'Aristote a ainsi servi de base à un système qui traversa près de deux millénaires.
    Michel Federspiel (1941-2013) enseignait le grec à l'Université de Clermont-Ferrand. Il était traducteur de textes scientifiques et techniques (Apollonius de Perge, Eutocius d'Ascalon, avec M. Decorps-Foulquier), spécialiste de la langue des mathématiques grecques, et a exploré en particulier des corpus techniques à la tradition méconnue. Il traduisit en 1969 l'ouvrage d'Árpád Szabó, Les débuts des mathématiques grecques.
    Victor Gysembergh est docteur de l'Université de Reims et actuellement boursier de la Fondation Humboldt. Il a publié avec W. Furley un ouvrage sur l'extispicine et co-édité un volume sur les rapports entre sciences et philosophie. Il prépare l'édition d'Eudoxe de Cnide pour la C.U.F.

  • Le traité de l'âme Nouv.

    Le traité de l'âme

    Aristote

    Dans le Traité de l'âme, Aristote conduit l'élucidation de ce qu'est la vie jusqu'au coeur du phénomène. En effet, les vivants existent par et pour l'âme. Elle est ce qui permet de naître, de venir à maturité et de déployer ses aptitudes ; elle se rapporte à un corps déterminé qu'elle anime.
    Dans cette possibilité dont l'homme a le privilège, l'âme connaît et accède à la présence de toutes choses. C'est pourquoi Aristote affirme qu'elle est " l'ensemble de tout ce qui est ". Sa thèse n'est donc ni une psychologie, ni une biologie, mais bien une ontologie de la vie.
    Grâce à cette nouvelle traduction d'Ingrid Auriol, qui remet en question nombre de présupposés et fausses évidences, le propos d'Aristote apparaît enfin dans toute sa beauté. Il permet d'approcher la vertu native de l'un des textes majeurs où les racines de toute la pensée Occidentale apparaissent en pleine lumière. INÉDIT

  • Avec son traité de la démonstration intitulé Seconds Analytiques, c'est un véritable discours de la méthode qu'Aristote nous livre. Il parvient au sommet de l'art logique dont il est l'inventeur. Pourtant, de l'avis unanime des interprètes anciens et actuels, nous sommes devant un de ses écrits les plus difficiles à comprendre. C'est pourquoi Thomas d'Aquin a voulu commenter minutieusement ce texte dont il juge la maîtrise essentielle au travail intellectuel. Pour la première fois en langue française, nous en proposons une traduction qui permet d'accéder à cette école de rigueur : la logique.

  • L'Éthique à Nicomaque d'Aristote est composée de neuf livres qui traitent des moyens d'atteindre le bonheur en développant la vertu. Les deux derniers livres sont consacrés à définir l'amitié, telle qu'elle existe et telle qu'elle doit être vécue par l'homme vertueux.La méthode aristotélicienne permet de distinguer les différentes causes et les différentes manifestations de l'amitié, nécessaire à l'homme et qui lui révèle son appartenance à la communauté. Le véritable ami est celui qui aime l'autre pour lui, et non en vue de ce qu'il peut lui apporter.

  • Venez découvrir notre analyse de la pensée d'Aristote grâce à une étude de référence.

    Écrite par un spécialiste universitaire, cet ouvrage est recommandé par de nombreux enseignants de philosophie.

    Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie du philosophe, le résumé détaillé de sa pensée, une bibliographie pour aller plus loin.

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  • La Poétique n'est pas une oeuvre de critique littéraire. Aristote reste un philosophe en étudiant, parallèlement à la physique, au sens étymologique du terme, les créations des hommes les plus révélatrices, à commencer par le faire poétique - surtout la tragédie. Avec ces quelques lignes, le texte d'Aristote retrouve toute sa dimension philosophique et son importance. Mais aussi la traduction, abondamment annotée, et novatrice, met à la portée de tous une part célèbre, et pourtant méconnue, de l'oeuvre aristotélicienne.

  • D'attribution incertaine, les trois traités réunis dans ce volume ont pris place depuis la Renaissance dans les éditions des oeuvres complètes d'Aristote. Ils touchent au domaine de la philosophie naturelle et de la médecine. L'opuscule Des couleurs décrit les couleurs simples dans leurs rapports avec les éléments, les couleurs composées et leurs infinies variations sous différents effets, puis les teintes des végétaux et des animaux. Ce traité fut traduit par Goethe dans une collection de notices sur l'histoire de la couleur de l'Antiquité au XVIIIe siècle. L'auteur du traité Des sons analyse quant à lui le phénomène de la production du son par la voix et par les instruments, le rôle des organes dans sa production et la question de sa propagation. Dans le sillage de l'oeuvre biologique d'Aristote, l'opuscule Du souffle envisage la théorie du souffle inné, le rôle de la respiration, la théorie de la pulsation, la nourriture des tendons et des os, le rapport de l'âme avec le souffle et le chaud, et les problèmes posés par les animaux dépourvus de poumons et de sang.
    Michel Federspiel (1941-2013) a enseigné le grec à l'Université de Clermont-Ferrand. Il était traducteur de textes scientifiques et techniques (Apollonius de Pergé, Eutocius d'Ascalon, avec M. Decorps-Foulquier), spécialiste de la langue des mathématiques grecques, et a exploré en particulier des corpus techniques à la tradition méconnue. Il traduisit en 1969 l'ouvrage d'Árpád Szabó, Les débuts des mathématiques grecques.

    Jean-Yves Guillaumin est professeur émérite de latin à l'Université de Franche-Comté. Spécialiste d'histoire des sciences et des techniques, il a édité un très grand nombre de textes latins, comme les arpenteurs romains, Martianus Capella et Boèce pour la C.U.F.

  • Les trois opuscules réunis dans ce volume concernent les sciences de la terre. Le plus célèbre, Du monde, centré sur l'organisation du cosmos, se présente sous la forme d'une lettre à Alexandre, sans doute le roi de Macédoine. L'authenticité de ce texte a depuis longtemps été mise en cause par nombre de spécialistes, mais l'agitation savante ressurgie dans les années 1970 lui a fait gagner en notoriété. Le traité sur les vents, bref fragment conservé de l'abondante littérature anémologique des Grecs, est lui aussi pseudo-aristotélicien.
    C'est le traité Des plantes qui a connu l'histoire la plus mouvementée, au grand amusement des philologues: il fut composé en grec, sans doute par le péripatéticien Nicolas de Damas (1er s. av. J.-C.). On l'a perdu sous cette forme, mais il fut traduit en syriaque, puis en arabe, puis en hébreu et en latin, puis en grec. Cette version traduit le latin d'Alfred de Sareshel (XIIe-XIIIe s.), qui joua un rôle fondamental dans la diffusion de la pensée d'Aristote en Occident.

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