• L'amour guerrier
    qui jette sur le fer
    les camarades du voyage du sommeil
    les frères errants et les chiens maigres
    s'efforce à mouiller rouge la terre
    on le regarde au loin entraîner les saisons
    on refuse sa croisade d'enfants mal enchantés

  • « Déposer ma langue sur un crochet, crier enfin : "je suis rentrée à la maison!" » scande le numéro hivernal de la revue Moebius. « Le crochet c'est naturel pour le manteau, ça lui va. Tandis que la langue... Encore faut-il pouvoir séparer son muscle le plus puissant du corps, la couper cette langue bien pendue, muer le secret des portes closes en parure. À quelle nudité, pure ou honteuse, nous oblige le silence ? [...] » (liminaire, extrait) En poésie, lisez Laurence Gagné, Martin Hervé, Marise Belletête, et Anthony Lacroix. En fiction, lisez Kaliane Ung, Louis-Philippe Labelle, Mahité Breton, Francis Paradis, Mathieu Villeneuve et Diane-Ischa Ross. Voyez à travers « les yeux fertiles » de Guylaine Massoutre et Martina Chumova. Aussi, « Penser la création avec Stéphane Martelly » avec Stéphane Martelly, Catherine Mavrikakis écrit une « Lettre à Forest », Lucile de Pesloüan est l'écrivaine en résidence et Julie Delporte l'artiste ayant reçu la mission d'illustrer les numéros de l'an 2019.

  • Les jours tigrés sont la chronique d'un double deuil, chacun raidissant la douleur de l'autre, l'empêchant de se liquider dans la vie qui reste. Mais il faut penser à l'avenir, le sentir, le refaire et accueillir toutes les bouées de vigueur, d'émerveillement retrouvé, les souligner. La poésie est un piège et un miroir à émerveillement, à extase et comme une façon de maganner la peine comme la salade, pour qu'elle parte, de guerre lasse, quand on trouve la formule magique, l'équation. Laisser passer aussi : l'écriture agit comme l'eau.

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