• La nuit, tous les aphorismes sont gris. Dominique Noguez les remet en pleine lumière, révélant l'origine et les sources des meilleurs d'entre eux avant de les commenter, souvent avec humour, toujours avec une érudite précision.
    De Sophocle à Duras, de Labiche à de Gaulle, voici une mine de citations, graves ou graveleuses, philosophiques ou drôles. Un délice pour tous les amis de la sagesse antique et moderne, les curieux d'histoire et d'étymologie, les apprentis écrivains, les amoureux de la langue, les professeurs en quête de sujets de dissertation originaux, et les élèves qui voudraient épater leurs professeurs...

  • Des causes : l'humour, la sagesse - antique et moderne -, la littérature de demain, l'avenir du français, le style, le refus de la censure et du puritanisme. Mais aussi des écrivains et des artistes : Sartre, Barthes, Cocteau, Picasso, Henri Langlois, Topor, François-Marie Banier. Enfin, quelques conseils : comment porter la barbe ; être un cadavre coriace ; donner une conférence lorsqu'on n'a plus de bouche... Du lyrisme grave à la bonne humeur, Dominique Noguez a une plume très sure, un tour d'esprit vif qui fouette notre intelligence. L'humour, son arme favorite, lui fait prendre du champ et donne à sa révolte l'apparence de la légèreté.

  • Adrien Delcourt, 59 ans et des poussières, est chercheur en philosophie à l'EHESS de Paris. Il a fait ses études à la Sorbonne, avec Vladimir Jankélévitch, Ferdinand Alquié et Yvon Belaval. C'est un roman sur la philosophie.
    Il a longtemps aimé la plus belle fille du cours d'agreg, devenue sa femme puis morte précocement. Et aussi un jeune homme rimbaldien, disparu. C'est un roman sur les incertitudes de l'amour.
    Son meilleur ami, critique sardonique et fin gastronome, siège au comité de lecture d'un grand éditeur et l'aide à se faire publier. C'est un roman sur l'édition (et la bonne chère).
    Fin 2003, il est amené à présenter sa candidature au Collège de France. Il fait ses visites, rencontre des sommités devant lesquelles il tente de briller. C'est un roman sur l'espoir.
    Dominique Noguez nous livre un ovni littéraire avec des conversations affûtées, du sexe, des dîners, de l'enthousiasme, de la mélancolie et une surprise finale.

  • « Je vais essayer de tout dire. Jai un retard de sincérité à rattraper, il y a longtemps que jy pense. » Dans ce récit autobiographique, Dominique Noguez raconte le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux, très beau jeune homme aussi attendrissant que cruel, obsédant et néanmoins volatil. À partir de ses souvenirs, de ses carnets, de ses photos, « sans aucune altération du vécu », lauteur revient sur cette rencontre qui a profondément affecté sa vie. Entre Paris et le Japon, Une année qui commence bien est un voyage au cur même de lintimité dun écrivain qui sinterroge, entre autres, sur la nature de lamour et sa puissance.

  • A deux reprises, avec Les Particules élémentaires et Plateforme, Michel Houellebecq a mis le feu aux poudres. Traduit en trente langues, partout il a divisé la critique, remué ses lecteurs ou mobilisé la justice. C'est un des auteurs les plus discutés de l'époque. Autant adulé que décrié. On l'a tenu pour un oiseau de malheur, un visionnaire, un provocateur.
    Paradoxalement, l'écrivain reste méconnu et l'homme presque inconnu. Celui que son ami Noguez a surnommé le « Baudelaire des supermarchés » ou le « Buster Keaton de l'informatique » méritait un livre. Le voici. Le premier en France.
    Au cours des deux « affaires » Houellebecq, si chaudes, si passionnées, Noguez a été son principal défenseur, son meilleur exégète. Il a démasqué la « rage de ne pas lire » de ceux qui condamnaient ses romans en bloc. Il a su distinguer dans sa prose prétendument « plate » différents niveaux de lecture et un « ton nouveau ». Ses arguments semblent lumineux et irréfutables. Le lecteur de bonne foi en conviendra.
    A l'essai, Noguez ajoute des « bribes » de son propre journal intime. Houellebecq y apparaît tel qu'en lui-même, enfin ou en fait, avec ses faiblesses et ses forces.

    Romancier et essayiste, Dominique Noguez a publié une vingtaine d'ouvrages dont des romans :Les Martagons (Gallimard, Prix Roger Nimier 1995), Amour noir (Prix Femina 1997) et des essais : Duras, Marguerite (Flammarion, 2001), Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot, 2002). Il a obtenu le Grand Prix de l'humour noir en 1999.

  • L'aphorisme est un tour de magie difficile à réussir. Il est la pièce d'un puzzle mais supporte mal la compagnie. Il cherche l'universalité plus que l'originalité, la concision plus que la simplicité. Il est souvent amer et il est mal-aimé. Dans le sillage de Lichtenberg et Kafka, Dominique Noguez nous peint ses aphorismes en bleu. Des pensées, des maximes, à l'image de son travail d'écrivain. Du style, de l'élégance, une dose de désespoir et beaucoup d'humour. Il y a des pensées classiques et d'autres ancrées dans l'actualité.
    « La plupart des hommes sont des Sancho Pança sans Don Quichotte. »
    « Avec les portables, les confessionnaux sont en pleine rue, sans grillage et sans prie-Dieu. »
    « Quand on va prendre l'avion, soigner ses sous-vêtements : on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe »
    « L'Académie : 40 membres. N'est-ce pas un peu se vanter ? »
    Si vous êtes partisan du court, de l'abrégé et d'un désespoir savant, lisez Noguez !

  • Lénine Dada

    Dominique Noguez

    Une des énigmes du XXe siècle enfin éclaircie. Un canular où tout est authentique. L'extraordinaire coïncidence qui fit se côtoyer, à Zurich, en 1916, plusieurs mois durant, Lénine et les premiers dadaïstes est longtemps passée inaperçue. Au fait, était-ce une coïncidence ? L'étude patiente et méticuleuse de cet épisode trop mal connu conduit Noguez à une découverte stupéfiante, qui remet radicalement en cause la vision qu'on avait jusqu'ici du leader bolchevique, de sa politique et de l'histoire contemporaine.

  • Il y a peu de façons de se rappeler plus adéquatement au bon souvenir de la société, que de se jeter sous un métro à une heure de pointe en s'arrangeant pour éclabousser (terribles, en particulier, les taches de cervelle - demandez aux teinturiers). Dans le genre, avouons que la littérature de confession n'est pas mal non plus. Ce sera pour une autre fois. Ce recueil de neuf perles d'humour noir (nouvelles, fragments, textes poétiques...), fut d'abord publié en 1982 chez Robert Laffont. Tout en invitant le lecteur à occuper ses loisirs d'une manière originale, il balise le domaine d'élection d'un écrivain tendre et féroce.

  • L'embaumeur

    Dominique Noguez

    • Fayard
    • 1 Septembre 2004

    Auxerre est une petite ville à l'apparence tranquille. Christophe Régnier, le narrateur, un bon à rien sympa, prépare une anthologie des « premières fois » : quand le premier strip-tease intégral a-t-il eu lieu à Paris, quel poète a employé pour la première fois le mot « joint de culasse », etc. ?

    Il vit avec une jeune femme charmante, Eglantine, dont la soeur, Prune, mineure à la page, est un peu dealeuse. Son voisin, le mystérieux M. Léonard, exerce la profession de thanatopracteur. C'est l'Embaumeur. Autour de lui, des événements tragiques (disparitions, crimes, agressions) vont se succéder à vive allure, mêlant flics, gitons, intellos de province, érotomanes, gagneuses, révoltés debordistes Il s'agit d'une comédie noire, bien sûr. Dominique Noguez, qui a été le dialoguiste de Mocky (lequel apparaît d'ailleurs dans le roman), commet de multiples attentats aux bonnes moeurs et au bon goût. Il va même jusqu'à représenter le trio Sollers-Houellebecq-Angot, convoqué au stade d'Auxerre pour un grand show littéraire.

    On est partagé entre le rire étouffé et l'horreur macabre. Noguez, qui a enquêté sur le métier d'embaumeur, ne nous épargne rien : nous saurons tout de la façon de rendre un cadavre présentable. En spécialiste de l'humour, auquel il a consacré plusieurs essais, il sait lier la cocasserie et l'érudition, l'exigence, notamment grammaticale, au pur délire et à la provocation douce.

  • On m'a demandé d'écrire sur un lieu où j'aime voyager. J'ai choisi trois villes de France. Loin d'être un pensum, ce livre est devenu un plaisir car j'ai pu y parler de mon enfance, de ma jeunesse, des miens, de quelques amis, de mes études, de mille choses. Et du bonheur général de vivre dans les villes. Rouen, Bordeaux, Lille comme Stendhal disait Rome, Naples, Florence ? En tout cas, Stendhal représente pour moi ici un idéal de liberté, de légèreté, d'autobiographie, d'effort aussi pour créer un livre d'une forme inédite. Pour joindre l'utile à l'agréable, je donne sur Rouen, Bordeaux et Lille quelques conseils : quartiers où flâner, façades sur lesquelles lever le nez, restaurants où ouvrir la bouche et le gousset, boîtes de nuit où se trémousser, ombres d'habitants célèbres (surtout écrivains) à croiser. En route !

  • 6 juillet 2010, 23 heures. Dans un discours télévisé, le président de la République, les yeux rouges, annonce aux Français que de terribles événements se préparent. Depuis quelque temps déjà, les choses allaient assez mal pour décider le narrateur, scénariste de cinéma, à quitter Biarritz où il se remet d'une fin d'amour difficile.
    C'est le début d'une odyssée qui le mène, dans une France en proie à tous les périls, de la Côte basque ravagée par l'épidémie à Lourdes frappé par un tremblement de terre, de Limoges hanté par des bandes de tueurs à Paris totalement désert.
    Sauf à Saint-Benoît-sur-Loire, où il vit un moment en nouveau Robinson, ses errances sont l'occasion de retrouver des amis, notamment à Bordeaux, ou de rencontrer des jeunes femmes qui, sans lui faire oublier Lætitia, le terrible amour de sa vie, l'aident à passer avec moins d'angoisse ces derniers jours du monde.
    " Le roman de Noguez est d'ores et déjà un des douze qui survivront à nos déménagements et ne quitteront pas nos étagères, nos valises." Michel Braudeau, Le Monde.

    " Je vous ai lu un peu comme un oracle. " Michel Houellebecq, 1992.
    " Quand le divin Noguez joue les devins, la littérature a encore un avenir. " Jean-Louis Ézine, Le Nouvel Observateur.
    " Une grande aventure, oui, et ambitieuse. Un livre intense, érudit, allègre et constamment intelligent." François Nourissier, Le Figaro Magazine.
    Le voyage préapocalyptique - sur fond d'histoire d'amour - imaginé par Dominique Noguez est devenu en 2009 un film réalisé par les frères Larrieu.

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